Wolfenstein sur Xbox 360, le test de iNC

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6
iNC X360

It never gets old !

Wolfenstein. Un nom qui résonne dans beaucoup de mémoires comme le saint des saints. Celui par qui tout est arrivé. Doom, Duke Nukem, Quake, Unreal, etc.  Si les bonnes familles bien pensantes devaient remonter le temps pour tuer le « John Connor » du jeu vidéo, elles descendraient celui-là. La simple évocation de ce nom aux consonances germaniques annonce pour le joueur averti un divertissement de qualité. Sa véritable suite, des années plus tard, n’avait pas failli à sa réputation en offrant un excellent solo et surtout un multi à base de classes qui deviendra une référence. 8 ans plus tard, revoici notre franchise dans les mains d’un autre développeur. Il arrive dans les rayons avec beaucoup moins de tapage médiatique et l’engouement du public n’est plus au rendez-vous. Dans les tests, le verdict tombe, le jeu est raté et se ramasse des cotes qui avoisinent tout juste le 5/10. Autant vous dire que je n’étais pas prêt à débourser un plus de 60 € pour ça.

Et c’est alors que j’ai découvert les magnifiques avantages de la médiathèque. Pour une somme dérisoire, me voici avec le jeu pour une semaine. Au final, si c’est de la merde, je n’aurai pas perdu grand-chose. Je lance le jeu qui démarre avec une cinématique d’introduction du pire effet. Notre héros est un américain stéréotypé à la mâchoire carrée, blouson de cuir et cheveux gominés. La mise en scène à deux balles fait très série B et on ne sait pas encore si elle sera assumée. Pas grand-chose pour m’enlever le gros à priori que j’ai déjà sur le jeu. Je prends le contrôle de mon personnage (ça c’est l’avantage des fps, on ne voit pas le visage du héros quand il a une tronche de fesse) et c’est parti.  

Après 2 minutes, je récupère ma première arme, je spotte mon premier nazi et je tire. Et là…Woaw ! J’ai quasiment senti le recul dans mon épaule et le corps du teuton d’en face se souviendra encore longtemps du trou qu’il a maintenant dans le ventre. J’en aligne un deuxième, un troisième, bientôt tout un régiment et je ne me lasse pas du feeling que procurent ces fusillades. Et le mieux, c’est que ça continue tout le jeu durant. Les armes tirent droit, les corps tombent lourds et les blessures sont sanguinolentes à souhait. La physique n’est jamais exagérée et les rixes ne préservent pas le décor qui vole dans tous les sens pour le plus grand plaisir des yeux. L’IA fait son job même si elle sent le script à plein nez. Les ennemis se mettent à couvert, communiquent entre eux, attendent que vous rechargiez pour bouger et vous délogent à la grenade. Tout cela a des relents de FEAR mais qui s’en plaindra ? Les combats sont donc le gros point positif de Wolfenstein, le problème, c’est que c’est le seul.  

L’histoire, qui mélange 3e Reich et occultisme est bateau au possible et qui plus est très mal racontée avec des rebondissements dont tout le monde se fout et des personnages auxquels on ne s’attache pas. Après 5h de jeu : « Machin s’est fait capturer, avec tout ce que vous avez traversé à deux, vous allez tout faire pour le sauver, n’est –ce pas ? » … Quoi ? Traverser quoi avec qui ? Et en quel honneur j’en ai quelque chose à br… ? Ah, c’est pour faire avancer le jeu ? Ok alors, tant que je peux continuer à appuyer sur la gâchette. Le tout est saupoudré de série B non assumée (puisqu'on se posait la question) avec des méchants très méchants, des gentils bien couillons et des traîtres qu’on avait débusqués depuis le début. Inintéressant. 

Le jeu se sabote également lui-même avec des fausses bonnes idées. Via le Voile, notre héros a par exemple accès à une série de pouvoirs classiques qui seront finalement toujours utilisés de la même façon. L’ennemi a un bouclier ? Je booste mes armes. Ils sont 15 ? Je ralentis le temps pour tous les aligner avant même que le premier touche le sol. Finalement, on essaie de ne pas trop les utiliser pour se laisser un peu de challenge, d’autant plus que leur utilisation n’est pas des plus agréables. 

Autre mauvaise idée, pour se rallier à la tendance actuelle, les missions ne s’enchaînent plus les unes après les autres mais doivent être activées en parlant à des PNJ. Pour ce faire, il faut parcourir la ville d’Isenstadt qui fait office de hub et qui ne se résume en fait qu’à une succession de couloirs parsemés d’ennemis générés aléatoirement. Aucune liberté ne nous est laissée, ni dans les déplacements ni dans le choix des missions et on se demande alors quelle peut bien être l’utilité d’une telle feature. C’est en arrivant à la fin du jeu que j’ai compris. Après 6 heures de jeu, j’avais bien dû en passer plus de 2 à déambuler dans la ville. Une belle leçon sur comment gonfler artificiellement une durée de vie ridicule.

Techniquement, le jeu n’est pas désagréable. Il ne pique pas les yeux mais on sent tout de même que c’est tout juste. Par contre, la technique est maitrisée, les niveaux sont classiques mais bien conçus, les animations crédibles et les physiques plutôt réalistes avec quelques effets sympas.

Au final, je dirais que j’ai bien apprécié Wolfenstein car j’ai fait abstraction de ce qui n’allait pas pour me concentrer sur les gunfights qui, elles, sont spécialement bien rendues. Forcément je n’ai pas payé le prix plein, je n’ai donc pas l’impression d’avoir été floué mais à 30 € ou en seconde main, le jeu en vaut clairement la peine.

 

 

 

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