Assassin's Creed II sur Xbox 360, le test de Cronos

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Cronos
8
Cronos X360

Carnet de route d'un macaroni

Attention: peut-être que certains l'ignorent dans l'assemblée, mais ce deuxième épisode se déroule en Italie. Pour plus de professionnalisme et d'objectivité, je me lance un défi: placer plusieurs mots d'origine italienne complètement idiots afin de corser cet article. Et ces mots seront: pepperoni, chianti, pizza, saltimbocca, Don Corleone, mascarpone, santiago et Rocco Siffredi.
Bon, j'avoue, beaucoup de ces mots ont une consonance culinaire (et autres joyeusetés), et un intrus espagnol s'est glissé dans cette liste. Mais comme il y a des espagnols dans le jeu, je ne suis pas hors-sujet.

 

Un air de déja vu

1476. Après un premier épisode chez les Croisés, Desmond se retrouve dans le slip de son ancêtre de la Renaissance, prêt à profiter d'un bon verre de chianti. Je vous fais grâce du background de l'univers de Desmond, il faut avoir joué au premier épisode pour tout comprendre. Sachez juste qu'on se retrouve au milieu d'un combat entre les Assassins et les Templiers, et que Desmond doit chercher des réponses au XVème siècle pour avoir une chance de lutter contre les Templiers de son époque.

Premier point non négligeable: la cohérence de l'univers. Alors que l'univers d'Altaïr ne proposait finalement que quelques points historiques vérifiables, ce second opus veut clairement s'intégrer dans l'Histoire réelle, en utilisant le contexte de l'époque (l'affaire des Médicis, etc...) pour raconter son histoire. Et ça marche! On a même droit à des informations détaillées sur les personnages et les décors que l'on croise au fil du jeu. Ça permet d'en apprendre plus sur cette époque et d'enrichir sa culture, ce qui n'est pas négligeable, surtout quand on se nourrit uniquement de pizzas.

Le personnage d'Ezio est lui aussi plus intéressant. D'abord gentil charmeur et un peu coquin sur les bords (il veut se taper tout ce qui a une poitrine décente), un drame familial va le pousser à se réfugier chez son oncle et à traquer tous les conjurés responsable de la mort de ses proches. Une traque qui va le conduire aux Templiers et va malgré lui poursuivre l'histoire débutée dans le premier épisode. L'histoire contient pas mal de rebondissements, et l'évolution du héros est plutôt intéressante et fouillée, contrairement à Altaïr où finalement à part le début, il n'y avait pas de grands changements.

"Oui, mais des Panzani!" (air connu)

Et techniquement, c'est quand même vachement bon. Aussi bon que du mascarpone. La réalisation des villes est stupéfiante et plus varié que le premier. Même les sections entre les villes (campagnes toscanes, etc...) sont du coup moins ouvertes mais moins énervantes que dans le premier, où il n'y avait rien à faire (à part attraper des drapeaux...). Mais la modélisation de Venise et Florence est juste magnifique, et sauter de toit en toit est toujours aussi trippant, surtout que la jouabilité d'Ezio est amélioré par rapport à Altaïr: il grimpe plus vite, ne saute plus n'importe où.

D'ailleurs, en parlant de jouabilité et d'améliorations, le système de combat a été revu. Enfin pas trop quand même. Au bout d'un moment, on passe toujours notre temps à attendre l'attaque de son adversaire pour contre-attaquer et le tuer, puisqu'ils se protègent tout le temps. Mais c'est quand même nettement plus fluide. On peut récupérer les armes de ses adversaires, les attraper pour les égorger ou les balancer du haut d'un toit, utiliser des fumigènes, etc... On a beaucoup plus de possibilités, même au niveau assassinat discrets: on peut par exemple planter sa lame directement du haut d'une corniche, chose impossible avec Altaïr.

Et ainsi les missions en deviennent aussi plus fluides et mieux ficelés. On sent plus que les missions ont été conçus indépendamment par rapport à l'histoire, et tout se suit merveilleusement bien. Il n'y a plus de petites missions répétitives à accomplir avant d'achever sa cible, on suit juste l'histoire. C'est d'ailleurs à double tranchant. Ce système permet de s'immerger dans l'histoire et de ne pas s'ennuyer, mais rend la progression plus linéaire. Le premier épisode permettait d'obtenir des infos sur sa cible et on pouvait ensuite atteindre sa proie comme on le voulait. Ici, mis à part quelques gardes qui bloquent le passage et qu'on éloigne avec quelques filles de joies issus d'un film de Rocco Siffredi, ça reste linéaire. Donc chacun son avis, cela ne m'a pas gêné, mais on perd un peu la liberté au profit d'une absence de répétitivité. Personnellement ça m'a donné envie. Autant qu'un saltimbocca.

On peut aussi ajouter aussi les quêtes secondaires, bien moins répétitives que dans le premier. Ça permet d'avoir des décors variés, pepperoni, même si j'aurais aimé gambader à Santiago du Chili. On y trouve des tombes d'assassins cachés qui permettent d'obtenir un objet spécial quand on les termine toutes. Ces séquences sont purement plate-forme, dans la pure tradition d'un Prince of Persia et font plaisir à voir, autant au niveau graphique que du level design. On a aussi quelques plumes à trouver (100, c'est pas grand-chose...), une villa à améliorer et pas mal de pièces d'armures et autres armes à acheter. Car la présence d'argent donne un côté RPG à l'ensemble, pas négigeable du tout.

Beaucoup de points qui ont été améliorés, on peut dire qu'Ubi a su écouter les joueurs. Même s'il reste quelques défauts (système de combat pas toujours efficaces mais mieux...), on sent la volonté du développeur d'en faire une licence forte qui plaira au plus grand nombre. Et comme dit Don Corleone: "C'est une offre que vous ne pouvez pas refuser."

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