Assassin's Creed II sur PlayStation 3, le test de Latoun64

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Latoun64
10
Latoun64 PS3

L'un des trips de l'année

A la fin 2007, le studio d'Ubisoft Montréal se lançait dans un ambitieux pari : Assassin's Creed. Un jeu superbe et plein de bonnes idées (on y incarnait, à l'époque des Croisades, un membre de la secte des Assassins), mais également répétitif et limité, avec un schéma des missions identique de bout en bout. En clair, l'exemple même du titre qui divise.

Place est faite aujourd'hui, grâce à une intéressante astuce scénaristique, à l'Italie de la Renaissance, avec un nouveau héros, Ezio de Auditore de Firenze. Cet adolescent issu de la noblesse florentine, qui verra son père et ses deux frères exécutés devant ses yeux, jurera vengeance. Mais ce qui lui semblait au départ la simple élimination d'une famille rivale prendra par la suite une tournure d'une tout autre ampleur...

Une fois encore, Assassin's Creed II nous plonge dans un univers magnifique, inédit et reconstitué avec soin. Certes, la claque graphique du premier opus n'est ici plus de mise, et quelques visages ou bugs de collision déçoivent clairement, mais ce superbe cadre se révèle accrocheur, au point de jouer pour beaucoup dans l'intérêt du titre. Pourtant, ailleurs aussi les nouveautés abondent...

Car c'est un fait : avec ce second épisode, Assassin's Creed a bien changé, notamment en termes de variété. Ainsi, l'ancienne progression à base d'escalade d'un point d'observation, puis d'espionnage, de vol ou de collecte de drapeaux a été rénovée ; et dans AC II, grâce aux nombreuses aides (dont de célèbres personnages historiques) d'Ezio, peu de passages se ressemblent. Courses-poursuites, infiltration (si vous êtes repéré, la partie s'arrête), escorte, sécurisation d'objectifs, ou encore vol grâce aux ailes de Léonard de Vinci (l'un des amis d'Ezio dont je parlais plus haut), ne sont qu'un aperçu de ce que le titre propose.

Mais plus encore que par les missions en elles-mêmes, le jeu se voit doté de nouvelles possibilités qui lui confèrent un aspect "aventure" : se faire soigner par un médecin et lui acheter des remèdes, acquérir de nouvelles armes (épées, couteaux, massues...), réparer son armure... offrent de la richesse à une série qui, dans son premier opus, en manquait cruellement. Et pour mener à bien ses missions, notre héros pourra engager, moyennant finance, voleurs ou courtisanes afin de faire diversion. Enfin, les quêtes annexes se voient ici modifiées, puisque Ezio pourra principalement porter des lettres, visiter des tombeaux d'assassins et remplir des contrats d'assassinats.

Bref, il y a là de quoi plaire aux déçus du premier opus. Mais malheureusement, ces nouveautés pourront en gêner certains. Ainsi, contrairement au premier Assassin's Creed (qui permettait, grâce à quelques missions un peu longues mais pas dénuées d'intérêt - espionnage, informations d'autres assassins -, en savoir beaucoup sur la cible), on élimine parfois certains hommes sans savoir pourquoi. Et le dialogue entre assassin et victime qui suit le meurtre, autrefois instructif, se révèle ici très vite expédié... Par manque de temps ? En outre, le mélange entre liberté dans les villes et missions scriptées se révèle parfois déroutant, et le va-et-vient demandé par les aides d'Ezio pourra parfois lasser. Enfin, les réactions des gardes - étonnamment statiques lors des combats - se révèlent parfois incohérentes.

Mais voilà, Assassin's Creed II est un trip. Superbe, varié, intéressant en termes d'histoire et globalement très riche, le titre envoûte réellement, et aucune phase de jeu ne paraît inintéressante (les combats, par exemple, sont à chaque fois jouissifs). Pour ma part, cela faisait longtemps que je n'avais pas si été étonné en regardant l'heure après une partie ! Surtout, ne vous fiez pas trop au début de l'aventure, agréable mais moins captivant que la suite de l'histoire. Et si personnellement, j'avais aussi aimé le premier épisode (notamment pour son univers très accrocheur), je n'aurai qu'une phrase pour terminer cette critique : Altaïr peut reposer en paix.

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