Assassin's Creed II sur PlayStation 3, le test de takeru

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takeru
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takeru PS3

Un jeu mal réinventé

Le premier Assassin's Creed m'avait emballé: malgré sa répétitivité, son personannage principal, son univers et son systéme de jeu m'avait conquit. Quand le deuxiéme volet fut annoncé, on parlait alors d'une suite qui saurait réinventer son gameplay: en clair adieu la répétitivité, on ne garde que le meilleur du premier et on brode autour de nouvelles phases de jeu. A ce moment là, je signe.

Manque de chance, si la scène d'ouverture du jeu, la découverte du monde d'Ezio, ce prologue apporte au personnage et à l'univers beaucoup (je frémis encore de l'affichage du titre sur les toits de Florence); ce n'est après que déception sur déception. En faite tout le long du jeu, je n'ai eu l'impression que de jouer un énorme tutorial où on me dit à quel endroit aller, que faire à chaque moment pour poursuivre une histoire qui avait bien démarré mais s'enfonce rapidement dans la débilité: au mieux dans l'inintéressant. Ezio se fait balader de point en point sans trop savoir pour quoi, pour des missions courtes qui passeraient trés bien sur PSP et non sur PS3, ou plus jamais il n'est nécessaire de fuire. Ah que les fuites au son des cloches aprés chaque meurtre dans le premier assasin's creed me manquent ! Ce n'était pas bien difficile d'échapper à ces crétins de garde, mais quel fun ! La musique qui s'emballait, ces villes étudiés pour ne jamais rendre deux poursuites pareil. Oui car voilà autre chose: que ça soit dans Venise, Florence ou les autres petites villes du jeu, jamais je ne me suis sentie appliqué dans les actions de mon personnage, jamais je n'ai ressenti la moindre envie de découvrir les villes pour le seul plaisir de voir ce qu'il y a plus loin, jamais je n'ai trouvé les fuites amusantes avec bizarrement une caméra plus éloigné du personnage j'ai l'impression et beaucoup moins de reliefs entre les toits qui sont plus ou moins tous à la même hauteur. Et d'ailleurs, on s'en fout, car on finit toujours la fuite dans l'eau à Venise où on se retrouve comme une andouille à devoir nager jusqu'à la prochaine rive.

Si j'aime beaucoup le thème principal du jeu de Jesper Kid ou encore la musique de fuite des gardes à Florence ou des différentes courses, je suis beaucoup moins satisfait de la musique général du jeu. Peu marquante ou à l'inverse agaçante. Sans trop d'originalité, sans trop d'emballement, sans trop d'énergie... Bof, ça n'en rajoute pas au gameplay de ce jeu mou comme une éponge trop pleine d'eau. Un peu comme la plupart d'objectifs secondaires rajoutés comme un mea culpa par rapport au jeu original, on retiendra seulement les glyphes sur les principaux bâtiments. Elles donnent accés à des énigmes de plus en plus difficiles assez intéressantes si on arrive à digérer l'ambiance conspiratrice amusante au début, ridicule et à vomir sur la fin (le premier était beaucoup plus équilibré et moins prétentieux là dessus).

Graphiquement, les décors sont immenses mais manquent de variétés. Difficile de distinguer deux cathédrales du jeu si on avait pas le nom et un historique qui s'affichent à proximités. Jamais on ne sent une ambiance différente d'un quartier à un autre: c'est un univers original par le décor, blasé dans sa construction où passé l'émerveillement du début, il n'y a plus rien à découvrir, ou à ressentir.

Bref, si Assassin's Creed 2 veut se renouveler par rapport au premier en proposant une succession de missions diverses s'enchainant une par une, c'est hélas au détriment de beaucoup de qualités de son prédécesseur. Je ne me suis jamais sentie vraiment appliquer au delà du prologue par le jeu, attendant toujours qu'il commence. Je l'attendais beaucoup, mais aucun des rajouts de ce deuxième volet (la monnaie, le domaine à gérer, le choix des armes et style des vetements) arrive à me faire oublier les assassinats d'Altair à Jerusalem.
Déception... 

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