Assassin's Creed II sur PlayStation 3, le test de ioen

Publiez votre test
Signaler
ioen
10
ioen PS3

Assassin's Creed II

 

Ce test a d'abord été publié sur Kysban.fr

Assassin’s Creed II est, tout comme son prédécesseur en 2007, candidat au poste de jeu de l’année. Cependant, ce dernier avait échoué malgré de forts atouts : Une grosse claque graphique, un héros charismatique, une histoire passionnante, et un univers ancré dans le réel, sur fond de Terre Sainte au temps des Croisades. Le jeu avait été un succès, mais s’il avait obtenu de bonnes critiques sur les sites spécialisés, les joueurs avaient assez vite déchanté.

En effet, malgré toutes ces qualités généralement reconnues par tous, la mécanique de jeu était vraiment répétitive. Pour chaque cible à assassiner, il fallait se coltiner un nombre limité d’épreuves : monter en haut des points d’observation pour renseigner la carte, secourir des innocents en frittant quelques gardes, voler des documents ou frapper un témoin pour le faire parler. La lassitude prenait alors rapidement le dessus, et beaucoup n’ont pas eu le courage d’aller jusqu’à la fin. Les développeurs d’Assassin’s Creed II ont donc conservé un gameplay proche du premier, en ayant pour but principal de diversifier au maximum les actions à faire faire au joueur.

Mission accomplie ? La réponse plus bas (bah oui, si je dis « oui » tout de suite, personne ne va lire la suite, et… eh merde).

Pour resituer un peu le cadre du jeu, je dois revenir un instant sur le premier. En effet, l’action ne se situait pas exactement au temps des croisades, mais dans notre futur. Le héros s’appelle Desmond Miles, il est un descendant de l’AssassinAltaïr, et a été capturé par les scientifiques de la société Abstergo, dirigée par les Templiers. En plaçant Desmond sur une machine appelée Animus, ce dernier pouvait revivre via sa mémoire génétique la vie de son ancêtre.

S’étant maintenant enfui d’Abstergo, Desmond va vivre cette fois à travers un autre de ses ancêtres : Ezio Auditore. Ezio est un Florentin vivant à l’époque de la Renaissance. Le jeu, se déroulant sur 20 ans, commence en 1478, alors qu’il n’est pas encore assassin, mais un jeune homme volage et insouciant. Suite à un complot, son père et ses frères sont tués devant ses yeux, il décide donc de les venger en obéissant au credo de son père, celui des assassins.

Graphiquement, Assassin’s Creed II est légèrement supérieur au premier mais s’il s’agissait d’une claque en 2007, la surprise et l’émerveillement ne sont pas aussi forts aujourd’hui. Néanmoins, le jeu est un des plus beaux sortis cette année, et mis à part une modélisation moyenne des visages, je n’ai aucun reproche à lui faire. En termes de doublage, nous avons aussi droit à une grosse amélioration. Une option existe pour choisir la langue parlée et la présence ou non de sous-titres. Ces options existent de plus en plus, mais sont encore un peu trop rares, je me permets alors de le souligner. A noter que le doublage français est franchement honnête, et surpasse le premier.

Concernant le déroulement du jeu, il est le même, en très enrichi. En effet, un système économique a été mis en place, permettant d’améliorer son armure, ses armes, ou d’acheter des munitions, des kits de soin et autres. Il est également possible de s’adjoindre les services de certaines factions : les mercenaires pouvant combattre les gardes à votre place, les courtisanes vous cachent et distraient les gardes, quant aux voleurs, ils les éloignent. Pour gagner des florins, plusieurs solutions : Premièrement, chaque mission en rapporte. On trouve également des coffres, parfois gardés, remplis d’argent. Et, c’est moins glorieux, mais on peut également le voler aux passants tel un pickpocket. Encore moins glorieux ? Fouiller le corps de ses victimes. Ezio est également propriétaire de la villa Monteriggioni, ainsi que de la ville qui l’entoure. En investissant dans la rénovation de la ville, elle prend de la valeur et fait gagner de l’argent en grande quantité, mais oblige le joueur à faire des allers-retours pour récupérer le contenu du coffre.

En dehors de l’aspect économique, Ezio peut compter sur son ami Leonardo Da Vinci pour déchiffrer les pages du Codex philosophique des Assassins, certaines permettant des améliorations de l’équipement. En effet, Ezio se sert, tout comme Altaïr, de la fameuse lame cachée. Mais Da Vinci fait mieux, puisqu’il permet de l’améliorer pour injecter du poison, ou encore la transformer en mini-pistolet. A noter également la présence d’une seconde lame, qui permet des doubles assassinats hyper classes.

Concernant l’équipement d’Ezio, en plus de cette lame secrète, il pourra se procurer d’autres armes rendant les combats bien plus riches, et moins gagnés d’avance, que dans le premier opus. Il pourra se servir d’épées, de couteaux, et sa lame pourra servir directement lors des combats. A distance, il pourra lancer des couteaux sur les gardes, ou leur tirer dessus une fois le pistolet obtenu. Il y a à présent plusieurs classes de gardes, certains plus balèzes font plus mal, d’autres ne se laissent pas avoir par les contres etc… Il faudra donc ruser, alors qu’avec Altaïr il suffisait finalement de contrer tout le temps. Il est également possible de désarmer les gardes et d’utiliser leurs lances, haches, marteaux, et autres. Pour fuir le combat, Ezio aura la possibilité de lancer une bombe de fumée, très efficace, ou encore lancer quelques florins par terre pour que les passants se jettent dessus et empêchent les gardes de le poursuivre. Les passants sont nombreux, et si on échappe dans cet épisode aux mendiants qui empêchent d’avancer, cette fois-ci ce sont ces cons de bardes qui ne partiront qu’avec un poing dans la tête ou quelques florins. Très stressant, surtout dans une phase d’infiltration !

Côté décor, on note là aussi une grande amélioration. Des 3 villes du premier, Damas, Acre et Jérusalem, séparées par un « univers » franchement limité dans lequel il n’y avait rien à faire, on a à présent 2 grandes villes, Florence et Venise, séparées par une campagne toscane comportant de plus petites villes, certains monuments historiques… Si Florence et Venise ne sont pas de la taille de Liberty City, on mettra un moment à les explorer de fond en comble. Petite déception tout de même, on nous promettait une troisième ville, Rome, et finalement si Rome est bel et bien dans le jeu, c’est seulement pour la dernière mission et on ne voit que le Vatican. Alors oui, c’est déjà superbe, mais je rêvais du Colisée ! A chaque fois qu’Ezio commettra un crime, que ce soit du larcin ou du meurtre, sa réputation dans la ville augmentera. Des affiches décoreront les murs, des hérauts clameront sa présence à tous, et il sera alors nécessaire d’arracher les affiches et de soudoyer les hérauts pour retrouver l’anonymat, sans quoi les gardes auront vite fait de l’interroger, voire de le poursuivre et de l’attaquer sans sommation.

Côté quêtes annexes, s’ajoutent 6 niveaux fermés, sortes de labyrinthes au style proche de Prince of Persia, où se mêlent acrobaties et descente de gardes afin d’atteindre les tombeaux de 6 grands assassins historiques. Trouver les 6 tombeaux permet alors de débloquer l’armure d’Altaïr, la plus robuste du jeu. Le challenge en vaut donc la peine, d’autant que pour certains, les niveaux sont absolument magnifiques. Côté exploration, on est donc servi, d’autant que le scénario du jeu incite à pas mal se balader. Il y a même des missions de tourisme, notamment lors de l’arrivée d’Ezio et Leonardo à Venise. Pas le plus utile, mais instructif et prolongeant l’immersion.

Autre quête secondaire, celle du Sujet N°16. Desmond étant appelé Sujet N°17, on apprend au fil du premier Assassin’s Creed que le sujet 16 a été tué lors de l’expérience Animus. Il a néanmoins découvert un grand nombre d’indices permettant de percer « la vérité ». Concrètement, il a placé dans l’Animus des dessins sur plusieurs monuments. Il s’agit donc pour Desmond / Ezio de retrouver ces dessins, ce qui implique une courte phase d’exploration, puis de déchiffrer les énigmes qui y sont contenues. Souvent assez simples, elles montrent aussi la présence des fragments d’Eden auprès de plusieurs personnages historiques ou légendaires, de Jésus Christ au Roi Arthur, en passant par Jeanne d’Arc.

Pour résumer, le premier Assassin’s Creed, déjà énorme, a été amélioré en tous points, et notamment ceux qui fâchaient. Le scénario est passionnant de bout en bout, s’étalant sur 20 ans, et du jeune con insouciant de Florence, Ezio Auditore devient un vrai héros charismatique. Tout comme il y a 2 ans, le jeu s’achève sur une fin très ouverte laissant espérer un 3e épisode, plaçant la barre encore un peu plus haut.

Le jeu de l’année ? Oui, sûrement. Ou en tous cas, il s’en approche.

 

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Vos tests de Assassin's Creed II

tous les tests