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Assassin's Creed IIAssassin's Creed 2
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PlayStation 3Disponible Date de sortie19 Novembre 2009 17 Novembre 2009 Groupe : Assassin's Creed Editeur : Ubisoft Développeur : Ubisoft Montréal |
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> le test sur Xbox 360 et PlayStation 3 > les tests des joueurs |
Avant toute chose, je tiens à à préciser que je fais parti des gens intelligents qui ont apprécié le premier Assassin's Creed, malgré tous ses défauts. Oui, c'était répétitif. Oui, c'était assisté. Oui, c'était supra bourrin. Mais putain, quel pied de pouvoir se balader librement dans des villes superbement modélisées, remplies de bonnes femmes qui veulent que tu leurs files du pognon parce qu'elles crèvent la dalle, ou de mongolos qui hurlent et te poussent dès que tu passes près d'eux. Et puis l'époque des croisades, merde quoi. C'est un background tellement peu utilisé dans les jeux vidéo que ça m'avait fait plaisir qu'un éditeur se penche enfin dessus. Cette indispensable mise au point terminée, passons à Assassin's Creed II.
Scénario
Je ne vais pas le résumer, tout le monde le connait. Je dirai juste qu'il est classique et sans surprise, mais qu'il se laisse suivre. Son principal défaut, c'est son côté trop manichéen : les Assassins sont super gentils et les Templiers super méchants. Dans AC1, le fait de ne pas vraiment savoir si l'on faisait le bien ou le mal à chaque assassinat effectué était assez intéressant. Ça n'existe plus dans AC2. Dommage.
A part ça, le mélange entre vérité historique et science-fiction fonctionne toujours aussi bien. Je trouve que cet aspect est même mieux amené que dans le premier épisode, notamment grâce au glyphes. Même constat pour les aller-retour entre le présent et le passé, mieux foutus dans AC2, sauf au tout début du jeu, qui se passe dans le présent, et qui sert à faire le pont entre les deux épisodes. Il faut se taper vingt bonnes minutes de blabla, et c'est chiant.
Ambiance
Le changement d'époque me faisait peur. J'avais adoré incarner Altaïr lors des troisièmes croisades. Et la Renaissance me parlait un peu moins. Mais en fin de compte, j'ai juste surkiffé mon petit trip en Italie. Ubisoft a vraiment fait un boulot remarquable. Encore une fois, la modélisation des villes est dantesque. Toutes ont leurs charmes : Florence et Venise transpirent l'art, Forli et San Gimignano sentent la bouse. Au niveau de l'immersion, rien à dire, c'est vraiment une franche réussite.
Le petit plus par rapport au premier épisode, c'est la fenêtre d'informations qui s'ouvre à chaque fois que l'on passe à proximité d'un monument célèbre, pour nous expliquer ses origines. Extra.
Maniabilité
Pas de révolution. Ezio se contrôle de la même manière que Altaïr : le HUD, les profils actif et passif, la vision d'aigle. Tout est là. Crapahuter de toit en toit est toujours aussi simple et jouissif. Je sais que certains accusent AC d'être trop simpliste sur ce plan là. Peut-être. Mais d'un autre côté, pour prendre un exemple précis, celui de l'escalade des façades, je ne vois pas comment faire autrement que ce que nous propose Ubisoft : on appuie sur haut, s'il y a une prise, on monte, s'il n'y en a pas, on reste bloqué. Tous les détracteurs, là, il vous faut quoi : une combo de cinq boutons pour que ça fasse plus gamer ? Après, c'est sûr que le jeu est plus assisté qu'un Mirror's Edge. Mais ça a son charme, car cela permet d'apporter une fluidité et une esthétique à l'ensemble.
Les nouveaux mouvements (assassiner un garde depuis une corniche ou lors d'un saut, voler les armes des adversaires pendant les combats), ainsi que les nouveaux gadgets (double lames, lame empoisonnée, bombe fumigène, pistolet), diversifient un peu l'approche des combats. Malheureusement, le bourrinage est toujours permis (voire conseillé), et surtout, pas assez punitif. Les combats à dix contre un, où les adversaires attaquent gentiment l'un après l'autre, sont encore de la partie. Nul. Et j'oubliais : Ezio sait nager. Alléluïa !
Gameplay
La grosse nouveauté, c'est la manière d'appréhender les missions, plus narrative et moins rébarbative que dans AC1. Après, faut pas trop embellir le tableau. Entre les missions principales et secondaires, on fait assez souvent la même chose : assassinat, filature, infiltration, combat. Je trouve un peu dommage le fait que Ubisoft ait mis de côté l'aspect enquête du premier épisode. C'était vachement sympa de préparer ses assassinats : une mission pour apprendre où et quand se trouvera notre cible, une pour savoir comment accéder facilement à ce lieu, encore une autre pour découvrir la ronde des gardes.
Autre ajout : la notoriété. Pour moi, c'est une fausse bonne idée, car devoir faire baisser son indice est plus emmerdant qu'autre chose. Parfois, ça casse le rythme. Et en plus, le système est parfois injuste, avec une notoriété qui monte alors qu'on assassine un garde bien discrètement, sur un toit, à l'abri des regards indiscrets.
Apparition également d'un système monétaire, qui permet d'upgrader son inventaire, ses armes, ses armures, d'acheter des articles consommables, d'enrôler des factions pour faire diversion. Tout ça est est plutôt bien géré. Le problème, c'est qu'il est beaucoup trop facile de gagner de l'argent, notamment grâce à la gestion de la villa des Auditore dans Monteriggioni. Dès la moitié du jeu, on devient quasiment invincible, avec une barre de vie énorme et des armes surpuissantes par rapport à nos adversaires. C'est très grisant, mais pour la difficulté, on repassera.
Et enfin, on a droit à de nouvelles séquences de gameplay : décodage de glyphes bien tordu, tombeaux des Assassins (très Prince of Persia dans leur approche), poursuite en chariot, utilisation des ailes volantes. J'ai trouvé ça vraiment excellent. Ça prouve que Ubisoft a tout fait pour varier au maximum son jeu. Et ils ont globalement réussi, car j'ai trouvé AC2 bien plus agréable à jouer que AC1.
Réalisation technique
Le jeu est vraiment super beau. Peut-être un poil plus que le premier. Cependant, il met moins la baffe que AC1 à son époque, car entre-temps, les Uncharted et autres Killzone ont mis tout le monde d'accord. N'empêche que le travail sur les animations est toujours aussi bluffant. Concernant la modélisation des visages, j'avais lu que beaucoup la trouvait calamiteuse. Pas d'accord. Ça reste perfectible, mais correct.
Le problème, c'est le niveau de finition, indigne d'une telle production. Le tearing est omniprésent, les animations sont saccadées, des freezes obligent parfois à redémarrer la console, le son est quelque fois décalé. La honte.
Conclusion
Vous l'aurez compris, je suis un énorme fan de Assassin's Creed II. C'est sans aucun doute l'une des plus belles expériences que j'ai vécue sur cette génération de console. Cette suite sublime le premier épisode, en corrigeant ses nombreux défauts, et en conservant ses points forts. Malgré tout, le jeu n'est pas encore parfait. Mais, l'ambiance hors normes, que le contexte historique instaure, permet d'oublier toutes ces petites erreurs. Si Ubisoft effectue quelques ajustements, et choisit un background tout aussi intéressant que celui de leurs deux premiers jeux, Assassin's Creed III sera, à n'en pas douter, une pure tuerie.

26/10/2010, 15:59
San Gimignano qui pue la bouse, on voit que tu n'y es jamais allé, moi j'ai retrouvé le côté charmant. Je regrette aussi la répétitivité des missions, qui ne préparent plus un assassinat.
Pour la modélisation des visages faut se remettre dans le contexte, le jeu sortait juste après Uncharted 2. Et niveau visages, mise en scène, doublage, les cutscenes faisaient vraiment peine à voir. Alors depuis, on est redescendu de notre nuage, Uncharted 2 est plus l'exception que la règle, mais quand même.
Enfin, au final, le jeu est plus addicitf que le premier, avec plein de petites distractions, mais il gomme certaines forces du premier, comme le scénario moins manichéen, les missions qui préparent les assassinats, et peut être un jeu moins facile.
J'adore le monde, me balader dedans, l'aspect historique, certains minijeux, mais l'histoires et les missions manquent d'inspiration je trouve.
26/10/2010, 22:52
Après pour le scénario j'ai beaucoup aimé, et je suis vraiment dégouté de pas avoir la séquence 12 et 13 (mes premiers DLCs?) mais je suis assez content du finish.
Plus qu'à attendre Brotherhood.
Juste une dernière note au niveau des déplacements: ils sont bien foutus mais dans un souci de jouabilité rapide et simple, ils ne sont pas super précis. Pratique en général sauf quand on a besoin de l'être dans le cas où on veut marche sur une poutre longeant un mur et que le personnage grimpe bêtement sur le mur...
28/10/2010, 10:54
@ Valpokbest : pour le côté manichéen du scénario, je t'assure que dans AC1, c'est carrément moins marqué. Ton maitre te bourre le mou avant chaque assassinat. Et une fois la basse besogne effectuée, quand tu parles avec ta victime, tu te rends compte que, finalement, elle n'était pas aussi mauvaise que ça, et tu en reviens presque à regretter de l'avoir tué. Dans AC2, c'est une simple histoire de vengeance. Quand tu butes un type, tu ressens rien de particulier.
28/10/2010, 22:40
Je trouve que le côté science-fiction casse le trip d'une manière inimaginable. Les villes sont bien fichues, pleine de vies, puis bam ! y'a des traits blancs partout pour te rappeller que t'es pas à Venise, t'es dans la matri... oups ! le Nexus.
Sinon dans l'ensemble, AC 2 a été une bonne surprise pour moi (ne connaissant pas le 1).
07/11/2010, 16:22
09/12/2010, 01:40
Concernant ce second épisode, que je suis tout prêt de finir, je comprend la remarque de manichéisme (si ça se dit), mais je trouve surtout que cette gestion de la dualité des choses est plus subtile que dans le premier. Autant avec Altair comme Avatar on ressentait effectivement le doute à chaque cut-scene, autant avec Altair comme auteur du codex ce doute se distille par petites doses, pour ceux qui souhaitent les lire. Cela m'a donné une impression de plus y participer, de ne pas subir les pensées de mon avatar mais de créer moi-même mes propres idées, car je choisissais de découvrir les "rouages" de la mécanique assassins-templiers.
Certes l'histoire principale ressemble surtout à une simple vengeance, mais le second opus m'a plus donné l'impression d'utiliser mon intelligence, de moins me tenir par la main.