Driver San Francisco sur PlayStation 3, le test de yochau

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yochau
8
yochau PS3

Shifteur San Francisco !

Avant de débuter ce test, je précise qu'il a été réalisé après une douzaine d'heure de jeu (sur PS3), tous modes confondus. Je ne suis donc pas encore arrivé au bout du jeu.

 

Amateurs d’adrénaline et de pneus qui crissent, soyez heureux Tanner est de retour pour user de la gomme ! Ce nouveau Driver vous emmène une nouvelle fois à la traque de votre meilleur ennemi, Charles Jericho, dans les rues de San Francisco, un terrain de jeu familier et emblématique des fameuses (et fumeuses) courses-poursuites Hollywoodiennes.

 

Driver San Francisco, premier du nom sur console next-gen, reprend ce qui a fait le succès du premier opus sortit sur PS1 en 1999 : des belles américaines qui glougloutent, une ville ouverte tout à nous, et une police féroce qu’il vaut mieux laisser tranquille. Le jeu propose plusieurs modes de jeu : le classique mode histoire, l’incontournable mode multi-joueurs en ligne, un mode deux joueurs en écran splitté (en local seulement) et un mode défi, ces défis étant en fait de courtes missions de pilotage débloquées au fur et à mesure du jeu.

 

Le mode histoire vous met donc dans la peau de John Tanner, secondé par son coéquipier Tobias Jones, au volant de son bolide de fonction, une sympathique Dodge Challenger de 1970…mais pas seulement ! Vous apprendrez rapidement à « shifter », comprenez passer presque instantanément d’un véhicule à l’autre, et c’est la géniale trouvaille du titre. Justifié par le fait que Tanner soit plongé dans un coma profond, le Shift garanti de grands retournements de situation. Mais le mieux c’est encore de l’essayer : une simple pression sur la touche X (au passage, il n’est pas proposé de configuration entièrement personnalisable) et l’on est aussitôt projeté verticalement pour ensuite se déplacer et sélectionner le véhicule de son choix. Simple, rapide, mais pas forcement très précis, ce système à de quoi séduire les habitués du car-jacking démocratisé par les jeux Rockstar !

 

L’effet bâtard du Shift, c’est que cette pratique propose de délaisser nos véhicules à quatre roues pour se déplacer directement par la voie des airs d’une mission à une autre puisque l’on est plus vraiment obligé d’utiliser les plus de 120 voitures sous licence pour nos trajets… c’est un comble pour un jeu qui s’appelle « Driver » vous ne trouvez pas ? Surtout que les véhicules de Driver San Francisco sont très correctement modélisés et subissent des réels dégâts visuels comme mécanique : chaque véhicule dispose d’une jauge de « vie » qui se videra en fonction de sa puissance (la vitesse, la puissance, et le drift du véhicule caractérisant son comportement). On ressent grandement les différences de maniabilité entre les survireuses propulsions américaines, les lourds semi-remorques, et les sportives Nissan 370Z !

 

On prend réellement du plaisir à zigzaguer, le  « turbo » enclenché, dans la circulation sur le célèbre Golden Gate, ou bien à dévaler Lombard Street tout au frein à main ! Surtout que mine de rien les tracés et la topographie sont variés à San Francisco. Dur de rester sur la route lancé à fond, surtout que le Shift, encore lui, encourage les conduites bourrines. Ben oui, à quoi bon ménager sa voiture si d’un claquement de doigts l’on peut se procurer un nouveau bolide tout beau tout neuf ! On aurait appréciez une conduite plus subtile, moins arcade, avec des véhicules plus lourds et soumit à une gravité terrestre plus crédible.

 

Pour revenir à la ville en elle-même, je n’ai pas encore tout exploré mais elle s’étale largement et nous fait découvrir différentes ambiances en fonction des quartiers. La modélisation générale des bâtiments est tout de même un peu passée puisque ceux-ci sont lisses et ternes. La ville grouille de San-Franciscains aux réflexes étonnants :-) mais manque tout de même d’âme. L’effet d’image "rétro" (comprenez un filtre jaune) atténue les couleurs de ville la rendant légèrement fade. Un cycle jour-nuit (et une météo changeante tant que l’on y est) aurait été un vrai plus dans ce jeu. On aurait pu avoir une vraie ville vivante. Peut être pour le prochain épisode ?  …et au fait quelqu’un a t’il retrouvé le célèbre tramway de la ville ??? Encore la faute de ce Jéricho !

 

En effet Charles Jericho est le grand méchant du jeu. Tanner en est obsédé. Une chimiste à été enlever, Jericho est dans le coup ! Une cargaison d’ammoniaque en ville, Jericho est dans le coup ! En fait, le scénario enchaîne brutalement différentes missions et la transition entre chacune d’elle n’est pas évidente. Cette phase d’enquête du jeu est un peu brouillonne, attendons d’être surpris par la suite ! Cependant le scénario est grandement mis en valeur avec d’agréables cinématiques où le travail sur les expressions faciales de nos compères est tout simplement bluffant rendant les séquences de dialogues très crédibles. Les « Previously On Driver San Francisco» à chaque reprise de partie confèrent au jeu une dimension cinématographique assumée. Et que dire de la bande son : elle est top ! Les musiques sont entêtantes, musicalement de qualité, et collent parfaitement à l’ambiance. Un gros point fort du titre !

 

Parlons maintenant du mode de jeu dont je n’attendais pas grand-chose (puisque j’attendais ce Driver pour le retour aux sources tant annoncé) c'est-à-dire le multi-joueurs en ligne. Et quelle bonne surprise ! Exploitant le principe du Shift, mais pas seulement puisque l’on peut aussi faire des courses de manière classique, plusieurs types de partie sont proposés et il y en a pour tout les goûts ! Luttez avec acharnement pour suivre un véhicule marqué en partie Pistage, battez vous pour dérober et conserver le trophée en partie Chasse au trophée, jouer aux policiers et au voleurs en partie Elimination ou bien mesurer vos talents de pilote en parties Courses Shift ou Classiques, seul ou en équipe. Au fur et à mesure de vos montées de niveaux, vous pourrez accédez à des améliorations ou bien à des armes pour déstabiliser vos nombreux adversaires.

 

Même si la fluidité du jeu en prend un coup comparé au mode histoire qui est exemplaire de ce côté là, le multi en ligne tient la route techniquement. Précédé par un système de qualification bien trouvé permettant de commencer la partie bien avantagé, la compétition est sévère et acharnée ce qui rend chaque victoire plus que jouissive. Bien accompagné par des didacticiels efficaces, le mode en ligne de Driver San Francisco est très accessible et addictif. A noter que la plupart des modes du jeu en ligne sont conservés en mode écran splitté pour vous tirer la bourre avec votre voisin.

 

Driver San Francisco revient à l’essentiel de la série, de la seule conduite sur fond de rythmes old-school, tout en se modernisant grâce à l’apparition du diabolique Shift. Apportant un nouveau souffle au gameplay de la série, mais réduisant en contrepartie l’investissement du joueur au niveau de son pilotage, le Shift n’a fini de faire parler de lui. L’histoire, très inspiré des block-busters cinématographiques tant au niveau du scénario que de la réalisation, satisfera les amateurs de courses-poursuites endiablées. Allez j’y retourne… vvvvVRRRROOOoouuuuummm !


Les + :

>      Le Shift

>      Le multi-joueurs en ligne réussi

>      La bande son et les effets sonores

>      120 véhicules sous licences

>      Ca crisse, ça fume, ça fonce !

Les - :

>      Le Shift

>      La ville manquant d’âme

>      Conduite trop bourrine

>      Pas de configuration personnalisée des touches

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