DMC : Devil May Cry sur Xbox 360, le test de Kahnettan

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Kahnettan
7
Kahnettan X360

Un agréable enfer

Ce test est à la base destiné à un blog, si vous voulez lire sur une mise en page plus agréable, je vous invite à vous rendre ici.

 

DMC Devil May Cry (que je vais abréger DMC) est sorti le 15 janvier 2013, développé par Ninja Theory et édité par Capcom. C'est le reboot du BTA Devil May Cry sorti en 2001 sur PS2.

 

Pourquoi on cause ?

 

DMC n'a pas un scénario à retenir, ceci dit jouer pour l'histoire dans ce genre de jeu, ça limite beaucoup dans le choix.

Nous contrôlons donc Dante, Nephilim de son espèce (un mélange de Démon et d'Ange, oui un Bâtard quoi) qui n'a pas vraiment grand intérêt pour son espèce toutefois disparue. Il se limite en effet à vivre dans une caravane, et à se taper tout ce qui bouge, se taper étant un verbe à double sens vous pouvez l'intégrer dans les deux sens. Mais c'est sans compter sur Mundus, le roi Démon qui à pour objectif de tuer Dante, vu que même si il ne le sait pas encore, c'est la seule personne à pouvoir contrecarrer ses plans de grand méchant qui veut conquérir la planète. Voilà, et encore, la j'ai beaucoup embelli l'histoire.

 

Le jeu n'est pas un exemple de finesse, plus Dante insulte, et plus il cogne, ça suffit grandement pour finir le jeu. Mais encore faut il que le Gameplay soit à la hauteur, après tout c'est ce qu'on attends d'un BTA.

 

Epée, Hache, Faux, Flingues, le compte est bon

 

DMC est typiquement le genre de jeu qu'on pourrait se finir en mode total bourrin, avec une seule arme si quelques ennemis n'avaient pas une couleur spécifique qui demande de sortir la bonne. Cependant, ceci n'est pas une mauvaise chose en soi, car ça permet de satisfaire tout le monde. Quelqu'un qui ne veut pas se prendre la tête jouera à l'épée tout le long du jeu, et ceux qui veulent finir rapidement, avec la meilleure arme sur tel monstres chercheront avant de trouver (rapidement cependant, faut pas déconner).

 

Le jeu propose donc diverses armes, toutes plus ou moins complémentaires, ces armes étant reliés à un côté de Dante (Ange ou Démon). Les armes angéliques faisant moins de dégâts mais ayant une plus grande zone de dommage, et logiquement les armes démoniaques font des dégâts énormes mais étant très limités dans le champ d'action. Mais il y a aussi les armes neutres, l'épée et les armes à feu. Nous obtenons environ une arme par chapitre, qui fait un bon compte au final.

Mais les facettes Ange/Démon de Dante ne cible pas que les armes, il peut effectivement attirer ou se rapprocher plus rapidement les ennemis selon la gâchette sur laquelle vous appuyez, mais également faire de la déco en bougeant le décor. A la manière d'Alice Madness Returns, Dante peut passer en mode Berserk pour reprendre de la vie/ Frapper plus fort/ Immobiliser les ennemis. Autant dire que c'est complètement abusé, mais la jauge est très longue à remonter (sauf si on est riche).

 

Car comme tout BTA, DMC dispose d'un magasin qui lui permettra d'acheter des nouveaux combos, des améliorations et aussi des objets de soins, de résurrection automatique ou pour monter la barre de Berserk.

 

Ça en jette ! Une fois appuyé sur mute

 

Ce qui m'a vraiment surpris quand j'ai lancé DMC, c'est sa DA. Je ne m'attendais pas à une telle maîtrise, le jeu est très beau et les niveaux disposent d'un vrai thème très bien exploité. De plus l'architecture est fait telle que certains murs sont disposés à reculer lorsqu'on s'approche d'eux, ce qui donne un effet très convainquant. Au final j'ai beaucoup aimé parcourir les niveaux et bouger la caméra de droite à gauche. On peut cependant noter le trop grand effet explosion dans tout les sens auquel on essaye de nous habituer qui peut par moment exploser les rétines et rendre les combats très brouillon.

Le gros point noir que je peux donner au jeu, après le langage inutilement grossier de tout le monde, c'est sa bande son. C'est une purée d'éléctro mélangé avec du métal/hard-rock qui colle très bien avec l'esprit du jeu, mais qui est complètement inaudible, pour moi vu que certains m'ont affirmer qu'elle était de qualité. Je ne suis de toute façon pas client de ce genre à la base.

 

Je rentre comme dans du beurre

 

DMC n'est clairement pas le BTA le plus dur de cette génération, dû notamment à la trop grande liberté qu'on nous donne sur les armes à utiliser, si bien que le dernier boss est tout simplement un monstre à bourrer jusqu'à sa mort, comme tout les autres. Les features comme le grappin sont évidemment nécessaires, mais beaucoup trop mise en avant pour qu'on puisse chercher un peu. Le jeu se met d'ailleurs très régulièrement en pause pour nous indiquer quelle technique est la meilleure sur le monstre devant nous, tout en nous laissant évidemment la liberté de garder la simple épée.

 

Le jeu est en effet trop guidé, ce n'est pas la linéarité que je remets en cause puisque dans ce genre c'est difficile de parler de monde ouvert, mais le peu d'armes/gadgets obligatoires qu'on doit utiliser à un moment précis est tellement ciblé (encore ces couleurs Ange/Démoniaques) qu'on a pas le temps de chercher. Au moins, DMC n'est en aucun cas frustrant, et il se traverse tellement simplement que ça permet de sortir d'une session d'un jeu plus compliqué. Je n'ai pas fait les 10h de scénario sans changer de jeu entre temps, ça m'aurait vraiment trop gavé au bout d'un moment.

 

La collectionite est également de la partie, mais les artworks à la clés ne sont pas une récompense suffisamment pour s'y intéresser. Quoique les salles secrètes étant beaucoup plus difficiles que le jeu en lui même, ça peut intéresser ceux qui cherchent un peu de challenge.

 

En conclusion

Un agréable jeu « snack »

 

Si DMC Devil May Cry n'est pas exempt de défauts, il faut reconnaître que le parcourir se fait très bien, et que le gameplay très facile à assimiler ainsi que les décors somptueux font qu'on ne regrettera pas son achat. Le parcourir en une run est évidemment faisable puisqu'il n'est pas long, mais pour l'apprécier pleinement sans jamais être lassé, j'ai préféré passer par de petites sessions.

Il faut reconnaître que le scénario n'aurait pas mérité une durée plus longue, il se serait sûrement perdu au bout d'un moment. Car l'histoire est plus à prendre à la rigolade, et comme on dit : Les blagues les plus courtes sont les meilleures.

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