Alan Wake sur Xbox 360, le test de marko

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8
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Perdu dans la nuit

Annoncé il y a pas mal de temps lors d’un E3Alan Wake suscitait l’envie et l’impatience chez presque tous les joueurs Xboxiens. Nous sommes en 2010 et les petits gars de Remedy, géniteurs de la saga Max Payne, se sont enfin décidé à quitter le froid du nord pour nous pondre et mettre à disposition leur bébé. Voyons voir si l’attente qu’a suscitée le jeu va être comblé ou non.

Scénario : Je vais tenté d’être le plus évasif possible sur le scénario d’Alan Wake puisque c’est l’essence même du jeu. Pour faire rapide et sans trop spoiler, on y incarne Alan Wake, un écrivain très célèbre qui rencontre quelques  problèmes d’inspiration et qui part en vacances avec sa femme Alice. Fraichement arrivés à Brights Falls, leur paisible lieu de vacances, il n’aura fallu qu’attendre la tombée de la nuit pour que les problèmes commencent et qu’Alan soit sujet à d’étranges manifestations. Mais le pire n’est pas là puisque tous ces phénomènes semblent être ceux dépeints dans son dernier livre. Sauf qu’il ne l’a pas encore écrit. Le scénario est diablement bien écrit, la mise en scène est excellente, la narration magistrale et on suit les péripéties de ce bon vieux Alan avec la plus grande des attentions. Si tous les jeux pourraient posséder le dixième de la qualité scénaristique d’Alan Wake, on serait foutrement bien loti.

Réalisation : Même si le jeu n’est pas à la hauteur d’une exclusivité Xbox 360Alan Wake n’en reste pas moins très agréable à regarder. Les différents environnements sont d’une beauté folles et fourmilles de détails,  les effets de lumière sont à tomber et la direction artistique est diaboliquement accrocheuse. Les seuls défauts résident dans la rigidité des personnages, les modélisations houleuses, voir minimalistes, ainsi que les textures qui sont trop ternes et qui manque de finesses. Si le jeu serait sorti deux ans plus tôt, Alan Wake aurait réellement impressionné. Mais de l’eau est passé sous les ponts et le jeu a un  petit gout amer par rapport à ce qu’on l’aurait pu attendre de lui. Mais au delà de son statut d’exclusivité, le jeu a les reins solides et envoi du lourd grâce à son ambiance incroyable.

 

Gameplay : Tout comme la réalisation que l’on pourrait qualifier de vieillissante, le gameplay d’Alan Wake montre ses limites assez rapidement.  A la recherche de sa femme Alice et tentant de comprendre ce qui se passe autour de lui, Alan doit faire la lumière sur les évènements qui lui tombent sur la tête. Ainsi, le jeu est très dirigiste et on se déplace dans des environnements assez ouverts où l’on tombe nez à nez avec des ennemis absorbés par une étrange force obscure. Pour s’en débarrasser, c’est vers la lumière que l’on doit se tourner. En pointant une lampe torche sur un ennemi, il perd de sa force qui est représentée par un halo lumineux et une fois à sec, une balle bien placée le fait morde la poussière. Très simple sur le papier, mais une fois qu’on a 5 ennemis autour de soi, seulement 6 balles dans son revolver et qu’on arrive  à court de piles, on commence a avoir les chocottes. Et contrairement aux autres jeux où le héros est aussi fort qu’un Clark Kent sans ses lunettes, Alan Wake montre très rapidement ses faiblesses et on finit avec une loque qui n’arrive même plus à courir et qui fini gisant sur le sol face aux assauts ennemis. Du coup, il faut la jouer fine, ne pas tirer à tout vas, récolter toutes les piles que l’on retrouve et ne pas hésiter à se réfugier vers une source lumineuse. Là où le gameplay d’Alan Wake déçoit, c’est dans sa simplicité et sa redondance. Durant presque tout le jeu, on ne fait qu’avancer, tuer des ennemis à l’aide de différents outils lumineux (Lampe torche, fusées éclairante, projecteur etc) et résoudre quelques énigmes très simplistes. Mais comme l’ambiance est si soignée et que l’on est transporté par le scénario, on lui pardonne tous ces petits défauts.

Bande son : Contrairement à la réalisation que l’on pourrait qualifier de datée par rapport aux standards actuels, la bande son d’Alan Wake est une petite perle. Les différentes musiques collent parfaitement avec ce qui se passe à l’écran, les doublages (intégralement en français) sont de très bonne factures et tous les différents effets sonores nous plongent au cœur même de Bright Falls.

Durée de vie : À l’instar des séries américaines qui cartonnent depuis plusieurs années déjà,Alan Wake se compose comme une série qui est découpée en six épisodes. A chaque épisode terminé, on a même le droit à un petit récapitulatif vidéo qui nous met dans le bain et nous remémore les temps forts. Chaque épisode dure entre 1h et 1h30 ce qui nous ramène à une durée de vie de 8 heures environ. Assez court il faut l’avouer, mais d’autres niveaux de difficulté sont de la partie pour les  acharnés du pad qui souhaiteraient débloquer des bonus supplémentaires.

Il aura mis du temps, mais il est enfin là. Même si Alan Wake montre quelques écueils par sa réalisation trop juste et un gameplay un brin trop simpliste, son ambiance incroyable, sa bande son envoutante et son scénario haletant font que le dernier née de Remedy est une petite perle qu’il serait bien dommage de rater. Une fois entré dans le jeu, on a du mal à en sortir et c’est un véritable petit plaisir de parcourir les forêts de Bright Falls en pleine nuit.

 

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