Alan Wake sur Xbox 360, le test de Syllae

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Syllae
10
Syllae X360

La nuit, tous les chats sont gris.

Et pas que les chats apparemment.

Dans Alan Wake vous allez vous frotter à des créatures sombres et pas très nettes. En plus pas question de trimballer un demi milliard d’armes différentes dans vos poches : la plupart du temps vous n’aurez que votre lampe de poche et un revolver six coups pour vous défendre.

Vous incarnez donc Alan Wake, un écrivain en manque d’inspiration, piégé dans son propre roman, dans son propre rêve ou dans une réalité plus ou moins fantaisiste : On ne sait pas trop. Dès le début l’ambiance est plantée : c’est noir, c’est beau, c’est flou et ça fait peur. Les jeux d’ombres et de lumières dans la flore ambiante vous font imaginer des mouvements hostiles et il suffit d’essayer de se réfugier sous la faible lueur d’un lampadaire pour ne plus rien distinguer en dehors du halo.

Alors bien sûr on pourrait se dire « Très bien, si c’est comme ça je reste dans l’ombre et j’éteins la lampe torche. ». Et bien non, la lumière est aussi votre seule arme contre vos ennemis. En effet avant de pouvoir utiliser la fameuse pétoire dont vous êtes affublé il faudra « bruler » la protection de vos ennemis grâce à votre lampe torche.

D’ailleurs les combats sont rares, et c’est bien. On a vraiment l’impression de se faire traquer et on ne sait jamais quand les ombres vont prendre vie et passer à l’action. Jamais ? Ou presque. En effet notre bon Allan a pris soin d’éparpiller les feuilles du manuscrit qu’il viennait d’écrire. Il ne se souvient bien sûr plus de celui-ci, ce qui est fort dommage car il raconte précisément ce qui est en train de se passer. Ces pages annoncent donc l’avenir, et vous me croirez, vous ne me croirez pas, mais de savoir que l’on va se faire attaquer dans la forêt où, justement, on est en train de se balader ça ne calme pas l’angoisse, bien au contraire.

En dehors des ces épisodiques prophéties sur papier blanc l’histoire est narrée grâce à des cinématiques qui rapprochent Alan Wake d’un film dont vous êtes le héros. Il n’y a pas de choix à faire, mais ça ne m’a pas dérangé : on fait place belle au scénario, on est là pour vivre une expérience, pour regarder un film. C’est réussi ! Un bon point aussi pour les nombreux bonus cachés de-ci de-là. Je pense par exemples aux postes de radio / de télévision que l’on peut allumer et écouter / regarder ; aux inscriptions peintes sur les murs et visibles uniquement à la lueur d’une lampe torche…

Un seul point noir est à déplorer : malgré l’importance des cinématiques et la qualité graphique générale du titre de Remedy celles-ci ne sont pas extraordinaires, pire : je m’attendais à mieux. Les visages ne sont pas géniaux et les animations des personnages un peu raides. Mais finalement, quand on les compare à celles d’Assassin’s Creed, c’est pas si mal.

En conclusion,
vous l’aurez compris, j’adore ce titre. C’est le genre de jeu qui vous prend aux tripes et qui, à la manière d’un bon film, ne vous lâche pas, même après le générique de fin. C’est sans aucuns doutes pour moi la meilleur exclusivité XBOX360 et j’espère qu’il rencontrera le succès qu’il mérite.

 

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