Max Payne 3 sur PlayStation 3, le test de Nightmare1984

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Nightmare1984
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Nightmare1984 PS3

Max Payne 3: Deception.

Après plus de huit ans d’absence, Max Payne revient pour un troisième épisode cette fois ci développé par les studios de Rockstar. Est-ce que l’œuvre culte de Remedy est entre de bonnes mains ? Faut-il s’en inquiéter ou peut-on faire confiance à l’éditeur des GTA pour nous proposer un TPS sur vitaminé à l’ambiance noire ?

 

Max fait payne.

 

Toujours traumatisé par la mort de sa femme et de sa fille ainsi que par les évènements des deux premiers épisodes, Max Payne a quitté la police de New York pour sombrer totalement dans la dépression avec pour seuls amis l’alcool et les médicaments. Pourtant c’est un autre ami qui va le faire sortir du New Jersey. Raul Passos, un ancien collègue de l’académie de police, travaillant pour la sécurité d’une riche famille brésilienne, va lui offrir une chance de tourner la page en lui proposant de travailler avec lui. Destination Sao Paulo, la ville la plus dangereuse du monde. Il y a rien de tel comme endroit pour recommencer sa vie à zéro. Max avait besoin d’un électrochoc pour se sortir de sa complaisance malsaine et bien il va être servi le jour où la femme de son patron va se faire kidnappée par un des gangs locaux de la ville. Bien sûr les choses vont empirer et rien ne sera aussi simple d’apparence.

Un scénario classique mais surtout moins riche en rebondissements et trop fouillis par rapport aux deux opus précédents. Une quête qui semble être étrangère à Max, la faute à des personnages pas assez travaillés où l’on n’éprouve aucune sympathie pour les personnes que l’on doit protéger ni haine envers les crapules de l’histoire qu’il n’est pas rare de se demander mais qu’est-ce qu’on fout là ?! Les cinématiques ont remplacé les bandes dessinées façon roman photo. Elles sont longues et bien mise en scène avec des dialogues comme souvent chez Rockstar très bien écrits. Dialogues malheureusement en VO sous titrées uniquement, surtout que ces derniers sont minuscules et de couleurs grises  s’affichant trop rapidement qu’ils seront difficile à suivre durant les conversations. C’est très rageant ! Autre moment qui fera grincer des dents, une fois une cinématique terminée, Max reprendra automatiquement son arme de poing même si il avait gardé son arme principale. Résultat il faudra continuellement repasser par l’inventaire pour récupérer son arme ce qui peut devenir préjudiciable si un affrontement se déroule après la dite scène…surtout que le jeu est loin d’être facile.

 

Paynekillers.

 

La caractéristique principale de la franchise Max Payne tient dans son bullet time, un effet limité qui permet de ralentir le temps façon Matrix afin de pouvoir tuer les ennemis en slow motion. Bien sûr on retrouve cette possibilité dans ce troisième épisode mais malheureusement la jouabilité trop lourde et un gameplay mal étudié va rendre les gunfights beaucoup plus frustrantes que funs. Déjà la jauge du fameux bullet time se vide trop rapidement par rapport aux anciens épisodes forçant le joueur à se planquer à couvert. Un comble pour la série ! Sans compter qu’il sera impossible de changer de couverture via un bouton comme c’est le cas dans la majorité des TPS. Pour cela on pourra toujours recourir au shoot dodge, à savoir le plongeon au ralenti, car certains ennemis n’hésiteront pas à nous contourner pour nous faire sortir de notre cachette. Dommage que cette fonction n’est pas des plus précise et s’enclenche par moment avec un peu de latence.

Dans Max Payne 3 il est possible de combiner deux armes de poings différents pour chaque main. Par exemple un pistolet dans une main et un canon scié dans l’autre. Le problème c’est que Max fait feu avec les deux armes en même temps ruinant toute dimension tactique pendant les fusillades, il est préférable de garder son AK 47. Autre défauts côté armement : les armes avec viseurs lasers. Paradoxalement se sont les armes les moins précises du jeu car le réticule de visée disparait et la mire laser n’est pas voyante sur nos cibles obligeant à tirer à l’aveuglette. Et puis où sont passées les grenades ??? Sinon au rayon des bonnes nouvelles, les développeurs ont eu la bonne idée de conserver les antalgiques à récupérer quand la santé se fait basse. Ces derniers peuvent se consommer automatiquement si la jauge de vie atteint le seuil critique. Pour cela il faudra obligatoirement tuer la personne responsable dans les secondes qui viennent, encore faut-il avoir la possibilité de la viser…

 

Graphiquement c’est de la bullet !

 

Si il y a bien un point où Max Payne 3 ne décevra pas c’est sur sa qualité graphique, mais qu’est-ce que c’est beau !!! Y’a pas à dire, Rockstar Vancouver a fait un travail d’orfèvre. Les décors sont de toutes beautés, regorgeant de détails par milliers. C’est bien simple, chaque niveau est d’une crédibilité à toute épreuve proposant par moment une profondeur de champs incroyable comme par exemple sur le toit d’un immeuble offrant une vue de la ville de Sao Paolo de nuit tout simplement magnifique ! De plus les niveaux sont partiellement destructibles renforçant le côté spectaculaire des fusillades.

Niveau sonore on retrouve le thème musical de la série mais malheureusement ça ne colle plus trop à l’ambiance « brazil », les autres musiques par contre sont parfaitement dans le ton. La VO est de bonne qualité et James McCaffrey a fait du bon boulot cette fois en ne lisant plus son texte mais en le jouant. Surement grâce à sa participation à la motion capture. Transition parfaite pour parler des animations dont celle de Max Payne est remarquable. Ses déplacements, sa façon de visée ou de recharger ses armes, ses plongeons ou lorsqu’il se relève tout est animé d’une crédibilité sans faille. Dommage que l’on ne peut pas en dire autant lorsque l’on élimine nos ennemis qui meurent comme des pantins désarticulés. On est bien loin d’un Red Dead Redemption de ce côté-là.

Max Payne 3 ce n’est pas seulement une aventure solo qui demandera onze heures de jeu pour en voir le bout mais aussi un multijoueur online où 16 joueurs peuvent s’affronter. Outre les modes classiques que représentent le match à mort et le match à mort en équipe, le jeu propose deux modes beaucoup plus originaux avec « Payne Maximale » et « Guerre des Gangs ». Dans le premier cas deux joueurs doivent survivre contre tous les autres et dans le second cas on retrouve un mode à objectifs variables avec un lien scénaristique à l’aventure principale. Des modes en ligne complets avec une interface communautaire qu’il est tout autant pour offrir ainsi plusieurs heures de jeu supplémentaire dans un Blu Ray déjà bien fourni.

 

Les plus:

 

- Une leçon graphique.

- La mise en scène.

- Les animations de Max.

 

Les moins:

 

- Une jouabilité trop lourde.

- Un gameplay frustrant.

- Scénario et personnages manquant de profondeur.

- Absence de VF.

 

Loin d’être un mauvais jeu, Max Payne 3 reste cependant une déception ; la faute à un gameplay beaucoup plus frustrant que fun et à un scénario indigeste. Il sera néanmoins contenter les amateurs de TPS à la réalisation léchée. Mais comme le dit l’adage vidéoludique : « un beau jeu fait-il un bon jeu ? » prend tout son sens ici.

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