Darksiders sur Xbox 360, le test de

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X360

Le nerf de la Guerre

 

En ce début d’année hivernale, l’Apocalypse s’abat sur nos consoles avec le très attendu Darksiders. Mais là où beaucoup y voyait un adversaire de la très sexy Bayonetta et du sanglant Dante, Darksiders nous arrive plus surprenant que jamais.

Tout d’abord plantons le décor de cette énième fin du monde, ici point de Maya, de 2012 ou d’effondrement de la croûte terrestre, juste une fin apocalyptique au sens biblique. Comprenez par là Jugement dernier, cris, douleurs et Quatre Cavaliers de l’Apocalypse en colère.

Seulement voilà l’Apocalypse n’était pas prévue pour tout de suite (peut être pour 2012 finalement…) et War (ou Guerre), l’un des Quatre Cavaliers se voit accusé, à tort, d’avoir prématurément provoqué la fin des hommes et par la même occasion d’avoir rompu l’équilibre universel entre le royaume des cieux, celui des enfers et celui des hommes. Mais une chance lui sera offerte de découvrir ce qui s’est vraiment passé, et ainsi de se venger. 

A vous donc de prendre le contrôle de War et de faire tomber son courroux sur les inconscients qui oseront se mettre en travers de sa route.

Incarner un des Quatre Cavaliers de l’Apocalypse change des classiques héros surentraînés et chevaleresque et c’est plutôt bien vu, surtout que la force du personnage se fait rapidement sentir et monte en puissance tout au long de l’aventure, ce qui est un des points fort du soft.

En effet la première originalité de Darksiders est que notre héros perd la quasi-totalité de ses pouvoirs à peine l’Armageddon déclenchée. Et, à la manière d’une Samus ou d’un Link dépourvus de toutes leurs aptitudes, il va devoir se battre pour récupérer sa puissance d’antan. Et la comparaison avec les deux licences phares de Nintendo ne s’arrête pas là.

Contre toute attente le déroulement de Darksiders s’articule plus à la manière d’un Zelda ou d’un Metroid Prime que d’un simple beat’em all. On se retrouve ainsi avec une aventure musclée, parsemée de combats titanesques et rythmés à la manière d’un God of War entrecoupés de donjons et de quêtes très clairement inspirées de la légende de Zelda. Petites clés, cartes, demi-boss et énigmes très proches de celles du petit lutin au bonnet vert sont donc de la partie. Tout comme les fameux objets clés chers à la licence de Nintendo. En effet chaque donjon renferme un objet permettant d’augmenter les compétences de notre cavalier, mais aussi d’accéder à des lieux jusqu’ici inaccessibles et bien souvent à défaire le maître des lieux, lui aussi très « Zeldesque » dans sa conception. Les développeurs ont même été jusqu’à reprendre le système des quarts de cœurs augmentant la barre de vie avec des artéfacts à collectionner dans ce vaste monde dévasté.

Vous l’aurez compris nous avons plus à faire à un jeu d’aventure qu’à un simple beat’em all où les combats s’enchaînent sans exploration préalable. Ici le monde est vaste et ouvert, et on peut si téléporter à loisir grâce à un marchand démoniaque qui n’est pas sans rappeler un certain Resident Evil 4. Ce même marchand nous permettra d’acquérir de nouvelles compétences et des objets en échange d’âmes collectées au cours de notre périple.

Des compétences qui ne seront pas superflues face aux hordes démoniaques envoyées par le Destructeur, le grand vilain de service. Hordes que l’on aura vite fait de renvoyer dans leur enfer sordide grâce à un solide système de combat fluide et dynamique provoquant un sentiment de puissance à chaque coups portés, ce qui n’est pas sans rappeler un certain God of War.

God of War, Zelda, Metroid, Resident Evil 4, ou encore Soul Reaver, tant de références variées pour un seul jeu, cela peut paraître beaucoup. Mais la grande force de ce Darksiders, c’est aussi de s’affranchir de ces modèles pour apporter sa propre ambiance, son propre univers grâce à la patte de Joe Madureira, grand nom du comics book américain. Directeur artistique et membre de l’équipe originelle du titre, on sent son influence et son style à chaque coup porté, à chaque pose du héros ou personnage rencontré. Ce qui rend l’aspect visuel de Darksiders très agréable à l’œil malgré des graphismes inférieurs à un Bayonetta et un problème récurent de « screen tearing » qui provoque un découpage latéral de l’image assez fréquent (d’autant plus sur X-box 360 que sur PS3).

Au final on pourrait reprocher à Darksiders un manque d’originalité ou encore  des graphismes  pas assez clinquants mais en cette année 2010 où les Beat’em all vont se suivre (Bayonetta, Dante’s Inferno, God of War III), et peut-être se ressembler, il est bon de voir un peu de finesse et d’exploration dans ce monde de tatane et d’hémoglobine. Bref un peu de Zelda là ou on à si peu l’habitude d’en voir.

 

 

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