Kameo : Elements of Power sur Xbox 360, le test de seblecaribou

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Transmorphers

Faisant partie des nombreuses arlésiennes du jeux vidéo, Kameo : Elements of Power avait été pensé bien avant la sortie de la Xbox360 dont il accompagna le lancement. Le jeu signé Rare, a vécu un parcours chaotique, lié au studio qui l’a réalisé. Initialement prévu pour la GameCube (on trouve encore des images avec l’interface de la console) le projet est transposé sur la Xbox première du nom, suite au rachat de Rare par Microsoft en 2002, mais ne verra le jour que sur la deuxième console de la firme de Billou. Alors le résultat valait-il une telle attente ?

 

Comme sur les forums, c’est un problème de trolls.

 

Il était une fois Kameo, jeune elfe qui vivait au près de sa fratrie dans un beau château. Elle se vit un beau jour confier un pouvoir, celui de la transformation, qui lui procurait alors un lien avec les guerriers élémentaires, créatures aux pouvoirs liés aux éléments (incroyable je sais). Sa sœur, folle de jalousie et décidément en rogne contre sa famille (l’adolescence fait vraiment des ravages) décida alors de s’allier au cruel roi des trolls, géant et vert (et friand de maïs) afin de kidnapper sa famille et de…mettre bien les glandes à sa sœur, ceci relançant au passage la guerre entre trolls et elfes. Dans toute cette affaire, Kameo se retrouva également privé de ses guerriers n’ayant plus que ses yeux pour pleurer.

Mais comme dit l’adage, qui sème le vent, récolte la tempête. Accompagnée de son fidèle mentor (un livre qui parle) et un fier destrier, Kameo va utiliser ses pouvoirs pour apprendre la vie à sa sœur, délivrer sa famille du roi des trolls et régler la question de la guerre une bonne fois pour toute. En gros on va remettre un peu d’ordre dans ce monde féerique qui est devenu un vrai foutoir. Vous l’aurez compris, Kameo mélange allègrement les références de l’héroïque-fantasy, et propose une histoire banale, faite de jalousie familiale, d’un grand méchant anciennement statufié et de nouveau libre, et de grandes batailles épiques (et pique et colégram). Seulement ce n’est pas là que ce situe l’intérêt du titre.

En effet Kameo fait partie de ces jeux vitrines de la Xbox 360, qui en tant que tels se devaient d’être au top visuellement. Et franchement, c’est réussi. L’esthétique sympathique, bien que peu originale est superbement rendue (pour un premier jeu Xbox 360 bien sûr) avec de beaux effets de particules, de lumière (l’entrée dans le château est splendide), ou encore de l’eau. Les textures sont travaillées, tout comme les animations et l’ensemble même sur écran cathodique marquait déjà une vraie progression, le tout étant très coloré et enfantin. Parfois le jeu est même un peu trop généreux dans sa démo technique au point que l’écran est inondé de détails qui polluent légèrement la visibilité (rien de bien grave cependant). La diversité des décors (liés aux éléments) amène régulièrement une nouvelle surprise et le tout est très stable puisque même lorsqu’il faut afficher 500 elfes et trolls se bastonnant, aucune chute de framerate n’est à noter. Une petite prouesse en 2005. 

 

Avatar avant James Cameron.

 

J’ai pu m’extasier longtemps devant la beauté du titre, mais là ne résidait pas son seul attrait. Comme je l’ai précédemment évoqué, au début de l’histoire notre brave elfe est privée de ses compagnons, les guerriers élémentaires. En fait il s’agit de dix créatures chacune liée à un des cinq éléments que compte le jeu; le feu, l’eau, la glace, la roche, la végétation. Chacun d’eux a ses propres capacités comme Frappedur qui…frappe dur, ou Cendre qui crame tout sur son passage. Mais pour bénéficier de leur pouvoir, il va d’abord falloir récupérer leur version miniature (toute trognone) capturée par des trolls des ombres. Ceux ci seront de plus en plus coriaces au fur et a mesure que le jeu avance. Une fois libéré et absorbé, Kameo pourra alors se transformer en ces guerriers. Cela permet alors d’atteindre un nouveau donjon, car chaque bestiole a une ou deux capacités nécessaire à la progression vers la zone suivante (Zelda ça vous dit quelque chose?). Ainsi le jeu permet de diversifier les utilisations, en forçant le joueur à employer tous ces compagnons, qui se révèlent donc aussi utile au combat que pendant les phases de plateforme. Le tout s’articule autour d’une jouabilité simple a prendre en main, mais qui montrera parfois ces limites.

En effet chacune des touches A, B, X et Y étant associées à un avatar (oui c’est un mot à la mode depuis fin 2009) , ceci étant paramétrable à volonté, on se retrouve à frapper avec les gâchettes, et autant dire que si le tout est facile d’emploi, cela manque clairement de punch. En clair il est assez dure de ne pas se faire toucher bêtement dans une phase de combat. Rien de bien grave ou d’entravant pour la progression générale, disons seulement que c’est parfois un peu frustrant de se prendre des coups qu’on aurait aisément évité avec une maniabilité un chouilla plus vivace.

Malgré tout, on se fait vite au switch entre les différents petits monstres, et on apprends vite à utiliser chacun d’eux, parfois plusieurs combinés dans une série d’action. Le jeu est plutôt facile dans son ensemble, ce qui rattrape les petites carences de gameplay. Et pour les plus jeunes, où ceux qui on vraiment de la peine à avancer, notre ami le bouquin qui cause aura toujours un petit indice au coin d’une page. De quoi finir le jeu en une quinzaine d’heure (la rejouabilité étant presque inexistante sauf si un petit coop vous tente)

 

 

 

Kameo passait donc en décembre 2005 pour un très gros titre de la nouvelle génération de console amorcée par Microsoft. Rare montrant le potentiel incroyable de la Xbox360, au travers d’une belle vitrine technique, le jeu reste encore en 2010 très jolie; bien sûr il ne casse plus trois pattes à un canard. Seulement si elle réserve une aventure sympathique et diversifié à ceux qui l’essaieront, Kameo montre tout de même des faiblesses. Pas franchement originale dans la forme, bien que toujours de bon goût esthétiquement, la belle elfe manque globalement d’une personnalité forte qui la pousserait dans la catégorie inoubliable. C’est d’autant plus dommage qu’il évite tous les écueils des jeux développés sur une longue période de temps (problèmes techniques et compagnie). En l’état, le premier soft de Rare sur la Xbox360 reste un titre sympathique, parfois légèrement mou dans sa prise en main et qui ne laissera pas un souvenir impérissable...

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