Persona 3 sur PlayStation 2, le test de Frick the prince

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Frick the prince
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Frick the prince PS2

welcome to Gekkoukan High School!!!

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Persona 3... ce jeu est un chef d'œuvre, autant le dire d'avance, une perle de gameplay, d'ambiance, de scénario et enfin, d'originalité. C'est justement cette originalité qui me pousse à parler d'un jeu sorti en juillet 2006 sur PlayStation 2 au Japon, car, étant un grand fan de RPG japonais, je ne peut pas extérioriser ma frustration autrement... la next gen réussi bien mal aux jeux de rôle nippons, c'est un fait, et Persona 3 semble aujourd'hui plus ambitieux et abouti que n'importe quel Blue Dragon ou Last Remnant, malgré que ces derniers disposent de plus de moyen et de meilleures machines. En tout cas voici un petit panorama de ce qui vous attend dans la ville de Port Island.

Quant les Sims rencontrent Resident Evil.

Le héros vient d'arriver fraîchement d'une petite ville pour venir habiter dans la vitrine technologique de Port Island, une espèce de Shibuya géant hyper hype et moderne. Il s'installe dans un dortoir habité par deux jolie jeune fille qui seront ses camarades au lycée du coin... car oui, notre avatar(qu'on nommera comme nous le voulons) est un lycéen, bien loin des clichés du RPG. Une belle ambiance s'installe, on se fait des amis à la Gekkoukan High School, on apprend à connaître les professeurs, on s'inscrit à un club de sport ou de musique, on vit la vie au jour le jour d'un adolescent japonais scolarisé. Mais le scénario avance très vite et on se surprend à découvrir l'intrigue principale du titre. une heure "parallèle" existe et est nommé la dark hour. En effet, entre minuit et 1 heure du matin, toutes les lumières s'éteignent, une teinte verdâtre apparaît dans les décors accompagnée de taches de sang sur les murs, les gens sont enfermés dans des cercueils... c'est aussi le moment ou des monstres appelés shadows qui volent l'âme des gens entrent en scène. Ces mystérieux démons sortent du Tartarus, transformation de notre cher lycée en tour glauque et stressante.Et c'est la que nous entrons en scène, doté d'un étrange pouvoir qui nous permet d'invoquer un reflet de notre personnalité, ce pouvoir est appelé Persona et permet a notre escouade appelé S.E.E.S et ayant pour QG notre petit dortoir, de combattre les shadows, En somme tout le fil conducteur de ce RPG sucré-salé est basé sur les shadows, le Tartarus et enfin notre mystérieuse abilitée, nous nous posons vite un tas de questions, mais le scénario très bien ficelé malgré tout, est loin d'être le point fort ultime du titre,qui est sûrement son gameplay et la variété de ce dernier.

17 ans, lycéen, recherchant une petite amie

Le gameplay de cet opus se découpe en tranche de vie dans un calendrier allant d'avril 2009 à Janvier 2010. Chaque journée se ressemble, le matin on se lève, on va à l'école, après les cours on a l'occasion de voir un ami, draguer une fille ou encore tout un tas d''activité comme aller en night club ou à la salle d'arcade du coin, un panel de choix somme toute assez varié qui renforce grandement l'immersion. Surtout que, à la manière d'un RPG occidental, les phases de "lien social" donne lieu à une réelle interactivité avec le PNJ, nous offrant 3 voir 4 alternatives de réponses possible que l'ami appréciera différemment en fonction de sa personnalité, ce qui offre au final des PNJ réellement intéressants et variés qui offre une expérience vraiment rare dans le RPG japonais. Malgré tout, n'allez pas croire que les développeurs ont installé toute ces phases juste pour renforcer l'apect vivant du monde car vous aurez l'occasion de voir qu'en fonction des liens sociaux tissés, votre manière d'appréhender la partie plus "dark" du titre, sera différente. Finalement, malgré un aspect assez répétitif de ces phases diurnes , Atlus a eu la bonne idée de faire que tous les gameplays ont finalement un lien entre eux, de plus, certains événement, comme des voyages scolaires, qui nous donne l'occasion de jouer quelques scènes particulièrement savoureuses, ont été intégré de manière à ce que le joueur ne se lasse pas, une très bonne idée en somme

Darkness, Fear, Demons... enjoy!

La série Persona est un spin-off de la saga Shin Megami Tensei, aussi vieille que les Dragon Quest et autres Final Fantasy, elle est connue et reconnue de par ses univers souvent contemporains au notre, et surtout par ses scénarios torturés, teintés de démons, de notions a des sujets sensibles et tabous (comme l'homoséxualité ou le néo-nazisme)... bref bien loin de la belle vie de lycéen décrite jusqu'ici dans le test. C'est la que les phases nocturnes apparaissent, avec notre petite équipe de persona-user, on inspecte le Tartarus, on fait du level-up, le tout avec un système de combat assez riche et souple. Dans les phases de combat, on peut faire intervenir des personas sur l'aire de jeu en fonction d'un système de faiblesse élémentaires... exemple: si mon ennemi est sensible à la glace, je fait appel à une persona possédant le pouvoir de glace, j'attaque l'ennemi et vu qu'il est faible à cet élément, je gagne un tour dans le combat. Bien sur les ennemis peuvent aussi utiliser les affinités que nous avons avec tel ou tel élement pour les utiliser à leur avantages, le tout donne un système somme toute classique, mais efficace et dynamique à l'écran, ce qui aide à faire passer la pilule. Le système de création de persona est lui aussi intelligent et très bien pensé, en effet, la partie "sociale" du jeu intervient directement ici. Chaque PNJ avec lequel on crée un lien social appartient à une classe de Persona, et chaque fois que l'on veut créer une persona, le résultat dépend des affinités que nous avons avec tel ou tel personnages correspondant à la classe de la persona. C'est vrai qu'avec l'explication fournie, on a l'impression que ce système est compliqué et dur à prendre en main, mais le tout s'avère très accessible grâce à une interface claire et a le mérite de se dévoiler petit à petit, parallèlement à la progression du joueur dans sa vie de lycéen. Mais le point d'orgue de ces phases nocturnes s'avère être dans l'avancée du scénario, en effet, à coté de indicateur de la date, se trouve un indicateur du nombre de jours restant avant la prochaine pleine lune, accessoirement le moment ou le scénario profite pour avancer.

En conclusion, ce Persona est un très bon RPG et surtout une expérience jamais vécu, chose que l'on retrouve peu de nos jours dans des J-RPG refermés sur eux même et offrant les mêmes expériences sans aucune saveur ni prise de risque. Bien sur il y a des défauts dans ce Persona, comme une réalisation graphique datée, surtout lorsqu'en même temps, Square nous offrait un FF XII merveilleux graphiquement. on pardonne  cette déception technique grâce à une esthétique manga ravageuse, des cinématiques en anime assez jolies et surtout par un des meilleurs chara design du monolithe noir de Sony. Un autre défaut du jeu est son manque de rythme parfois de par l'utilisation d'une gestion en temps réel (du jeu) et donc un scénario trop peu présent à certains moments. On regretteras aussi que Port Island soit si petit et que nous n'avons pas l'image de grosse ville que l'on a dans l'intropar exemple. Au rayon des bons points, on peut bien sur parler de la bande son qui est dans le ton du jeu, de la techno-j-pop kawai en passant par des musiques d'ambiance glauques et stressantes, l'éclectisme est de mise  et même si on aime pas certain morceaux(moi le premier), ils ont le talent de toujours correspondre à ce que l'on voit à l'écran. Le mélange de dating-sim et de dungeon RPG peut contenter à la fois le hardcore  gamer et celui qui veut vivre une petite aventure sympa dans un univers urbain avec  des personnages attachant. Les personnages, finissons avec eux, sont parmi les plus attachants que je n'ai jamais jouer dans un RPG, en effet chaque personnage a son lot de révélations et ses petit secrets, mais la ou Persona 3 innove, c'est que chacun d'eux évoluera au jour le jour et certains personnages qu'on peut détester au début, changerons, parfois de comportements, parfois de motivations ce qui ne nous lasse jamais d'eux et nous immerge plus dans le jeu. Immergent, prenant, esthetiquement parfait, vous l'avez compris, si vous voulez du J-RPG de qualité, sortez vos PlayStation 2 et mettez vous y à la place de jouer a Star Ocean sur votre Xbox!

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