Tomb Raider Underworld sur PlayStation 3, le test de Maniax

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Maniax
6
Maniax PS3

Conclure la légende

Reine déchue des jeux d’aventures, Lara Croft se relançait à l’aventure dans ce dernier épisode de la trilogie de Crystal Dynamics. Son but était celui auquel je croyais le plus depuis les débuts de la série. Annoncé dès la fin du Legend, Lara allait traverser le monde avec l’espoir de retrouver sa mère disparue dans le monde mystérieux de l’Avalon. Legend avait placé les jalons pour une histoire des plus intéressantes, plus axée sur les sentiments de Lara, plus humaine que jamais. C’est donc l’envie de connaître la fin de l’histoire qui m’a poussé à acheter cet épisode plus que son passage à la HD.

 

Alors l’histoire… Je dirais qu’elle est décevante. En soit le scénario sur papier sonne bien mais le problème vient de la profondeur de cette Lara. Depuis Legend, on sait qu’elle peut être très en colère, c’est encore le cas ici, mais la tristesse… la déprime… On en est encore très loin. Finalement tous les sentiments qu’elle pourrait ressentir face à une telle quête sont grandement amoindris. La conclusion est là mais pourrait être vraiment mieux amenée.

 

Non le vrai point fort de ce jeu vient de son ambiance. Les décors sont magnifiques, parfaitement modélisés, les effets de lumière et de météo tout à fait maîtrisés. On ressent clairement la solitude du personnage (même si elle ne semble pas la ressentir autant que nous…), les ennemis humains se font rares, même les animaux/monstres ne font pas légion. L’ambiance sonore est très bonne, très immersive, la bande-son musicale très agréable et arrive toujours au bon moment (même si elle est parfois un peu trop grandiloquente). Quand Lara est au Mexique, nous sommes au Mexique, idem pour l’Indonésie, pour les ruines méditerranéennes.

 

Un Tomb Raider est avant tout un jeu d’énigmes, on traverse des salles, des couloirs, on active des mécanismes pour ouvrir des portes et continuer à progresser jusqu’à la salle du trésor du temple visité. Les énigmes sont bien faites, leur difficulté bien dosée, à la fois difficiles et réalisables, exactement ce que l’on attend en tant que joueur. Les points de sauvegarde sont très fréquents ce qui permet de ne pas être trop handicapé quand on manque un saut. Pourtant on ne pourra pas passer outre les nombreux bugs du jeu qui rendent la jouabilité parfois insupportable (attention cela n’est cependant pas du niveau des anciens épisodes). Que ce soient les bugs de collisions, les tremblements de la caméra, les éléments du décors qui disparaissent, et les ralentissements, le défilé des bugs s’est invité dans Underworld. Mais soyons indulgents, Lara reste fluide à contrôler, les énigmes toujours solubles, les bugs énervent parfois mais savent vite se faire oublier.

 

Conclusion : J’hésitais à mettre deux ou trois étoiles à ce jeu, mais force est de constater qu’il possède de très nombreuses qualités, pas forcément celles que j’attendais et c’est ce qui me pousse à ne pas très bien noter ce jeu, mais il faut reconnaître que l’aventure se fait et se suit avec plaisir.

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