Freedom Fighters sur Xbox, le test de iNC

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10
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"FREEEEEEDOOOOMMM" dixit Mel

S'il y a bien un jeu dont je trouve qu'il n'a pas eu droit au succès qui lui était dû, c'est celui-là. Je suis d'ailleurs en train de le faire pour la 7e fois, et pourtant, ce n’est pas comme si j'étais à court de jeux ces temps-ci.

Le scénario est des plus basiques. Nous sommes dans les années 90, en Amérique (forcément, ça parle de liberté...). Le héros s'appelle Chris, il est plombier et surtout, il ne croit pas en toutes ces folles théories qui disent que l'Armée Rouge pourrait envahir le pays. C'est con, c'est justement ce qui arrive. Je vous passe les détails mais Chris va bien évidemment faire partie de la rébellion jusqu'à devenir l'ennemi public n°1.

 

Le jeu nous met donc à la tête de petites escouades afin de reprendre, zone après zone, la ville de New-York. Le gameplay est assez basique, mais le feeling général est nickel. Au niveau de difficulté supérieur, foncer dans le tas diminue fortement notre espérance de vie. Fort heureusement, les chemins de traverse sont nombreux et il est toujours assez grisant de contourner l'ennemi retranché derrière ses fortifications pour le surprendre. 

 

Puisqu'on aborde le sujet, les batailles dans FF sont toujours intéressantes. On se met à couvert, on lance des grenades, on tente une sortie pour trouver un meilleur emplacement de tir, etc. Les possibilités ne manquent pas. De plus, même si l'IA n'a rien d'exceptionnel, on va dire qu'elle donne le change. A part quelques réactions parfois assez spéciales de la part de nos alliés comme de nos ennemis, ces derniers possèdent un sens de la survie un minimum développé. Surtout, ils ne restent pas figés en attendant que vous leur logiez une balle entre les deux yeux mais se déplacent en permanence afin de vous submerger.

 

Niveau graphismes, c'est propre, c'est fluide même sur des configs modestes et ce, malgré le nombre parfois impressionnant de persos à l'écran.

 

Vous allez me dire que je vous ai décrit là un jeu sympa, sans plus. Mais non, c'est bien plus que ça...

 

Tout d'abord, les développeurs de Hitman s'y entendent pour créer des ambiances et, encore une fois, ils se sont pas foutus de nous. Cela se ressent dans les décors, ou  la culture américaine se mélange avec le communisme caricaturé (il n'y a qu'à voir la russe blonde qui présente les infos-intox avec un accent à couper au couteau). S'ajoute à cela une sensation de vraiment faire partie d'un petit groupe de résistants. On se bat constamment à du 1 contre 20 et étudier un minimum le terrain devient vite une priorité. Pour corser le tout, chaque balle compte et il faut sans arrêt ramasser les armes de ses ennemis pour ne pas tomber à court de munitions. Ajoutez à cela une certaine liberté dans l'enchainement des objectifs secondaires (détruire un hélipad pour moins se faire emmerder, empêcher le ravitaillement des ennemis pour les affaiblir, etc.) et vous serez fin prêts à rentrer dans le trip.

 

Et enfin, dernier point, et non des moindres, la musique !!

Oh My!! Une fois de plus, c'est Monsieur Jesper Jyd aux commandes (cf. la série Hitman) et il confirme une fois de plus ses talents de compositeur. En mélangeant des sonorités modernes aux choeurs de l'Armée Rouge, il arrive à créer une ambiance sonore épique. Ennio Morricone disait que la musique, c'était plus de 50% d'un film, et bien c'est aussi valable pour les jeux. Tantôt nerveuse, tantôt posée, elle accompagne toujours l'action (ou l'infiltration) de façon magistrale.

 

Bref, voilà un jeu dont je ne me lasse pas, car sa non-linéarité lui offre une excellente rejouabilité et que son incroyable ambiance couplée aux compositions de Jesper Jyd en font, à mon sens, un véritable petit bijou vidéoludique.

 

Vivement un 2...

 

 

 

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