Professeur Layton et la Boîte de Pandore sur DS, le test de Atticus

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Atticus
10
Atticus DS

Ca vous change un homme !

Level-5 revient nous titiller le cerveau avec la suite du très bon Professeur Layton et l’Etrange Village. Ces deux volets narrent les aventures d’un réputé professeur d’anthropologie, le professeur Layton, accompagné de son jeune apprenti Luke (qui a aussi la force en lui, pour résoudre les mystères tout du moins). Cet intellectuel duo s’emploi à mettre toute la lumière sur une affaire somme toute mystérieuse. A l’instar de L’Etrange Village, Professeur Layton et la Boite de Pandore commence par un mystérieux meurtre, faisant apparemment suite à l’ouverture d’un coffret maudit. La victime étant un ami de notre professeur, il va tout mettre en œuvre pour retrouver le « Coffret Céleste » et élucider à la fois ce meurtre mais aussi la nébuleuse qui entoure cette boite maudite. Mais, comme une réminiscence de la première enquête, d’autres mystères devront être résolus durant l’aventure pour toucher du doigt la réponse finale.

                Ne dérogeant pas à la règle déjà établie, Professeur Layton et la Boite de Pandore est jeu d’aventure et de réflexion, se jouant entièrement au stylet. Le gameplay est extrêmement simple à prendre en main : en effet, il s’agit de cliquer sur les personnages pour leur parler, sur une icône pour se déplacer et sur une porte pour rentrer dans un bâtiment. Bien sur, toucher l’environnement n’est pas anodin mais j’y reviendrai plus tard. Pour faire avancer votre enquête, il vous faudra entièrement explorer le lieu où vous vous trouvez. Rien n’est à laisser de côté : chaque wagon de train, chaque ruelle d’un village, chaque personnage présent, etc.…. Tout, absolument tout, renferme un indice, un bonus ou une énigme cachée.

                Et c’est ainsi que vous progresserez dans l’aventure. Chaque début de chapitre vous informe sur le but poursuivi par les protagonistes : «Le Professeur et Luke décident d’explorer le village » ou encore « Le Professeur et Luke décident de se rendre dans le wagon de tête » par exemple. Le scénario est très dirigiste et il est impossible de se perdre dans l’histoire ou l’environnement. Toutefois, ce n’est pas le but recherché par les créateurs. En effet, la vraie difficulté réside dans les énigmes. Le jeu compte plus de 130 énigmes plus une vingtaine cachée, le tout pour un total de 153 énigmes. Et croyez-moi, certaines sont terriblement prises de tête !! Elles touchent à tous les domaines : les mathématiques, la logique, la représentation, l’interprétation, etc.… Autrement dit, elles sont le reflet des énigmes de base que vous pouvez trouvez dans des livres ou sur la toile. Il y a une réelle progression en ce qui concerne la difficulté des énigmes.

Si le jeu s’ouvrait sur une réflexion simpliste et outrageusement évidente, la fin de Professeur Layton et la Boite de Pandore vous donnera du fil à retordre tant par la complexité que par la longueur des défis proposés. On regrettera cependant que certains types d’énigmes soient un peu trop longtemps répétés : le saut de billes, par exemple, reprend le concept du solitaire consistant à éliminer une bille en sautant par-dessus avec une autre, l’objectif étant de ne laisser qu’une seule bille sur le boulier. Amusante au départ, cette énigme, lors du sixième volet, peut devenir légèrement ennuyante. Néanmoins, ces énigmes à étapes sont minoritaires et bien que les modes de réflexion soient souvent similaires, on prend plaisir à résoudre différents cas et problèmes.

Comme je l’ai mentionné précédemment, certaines énigmes sont d’une difficulté renversante. Mais que le joueur se rassure, la présence de pièces SOS vous sera d’un divin salut. Tout au long, des pièces SOS sont dissimulées dans le paysage, il suffit de « cliquer » sur l’endroit que vous soupçonnez et elles en sont expulsées pour rejoindre leurs consœurs dans la valise du professeur. Pour chaque énigme un peu trop coriaces, vous avez la possibilité d’échanger un indice contre l’une de ces pièces, jusqu’à un maximum de trois (notons que le dernier indice vous donne souvent la réponse concrète à la question). Autant dire que scruter l’environnement se révèlera essentiel à la progression quant à l’aide que cela peut apporter. De plus, leur nombre est assez conséquent pour vous permettre de ne pas rester bloqué sur une énigme un peu tordue.

Ces pièces SOS ne sont pas les seules quêtes annexes de cet épisode. Et c’est là que le jeu en devient d’autant plus intéressant : Level-5 nous a concocté des occupations alternatives à foison. Durant votre aventure, vous devrez vous employer à faire mincir un hamster en le faisant courir d’obstacles en obstacles (et croyez-moi, le résultat final vous sera d’une aide précieuse), inventer des recettes de thé avec différents ingrédients obtenus au fil du jeu pour, par la suite, désaltérer les pauvres individus rencontrés, reconstituer un appareil photo et, enfin, l’utiliser à des endroits clés pour jouer à un jeu des différences (avec, à la clé, des énigmes cachées). Tous ces procédés annexes sont plaisants mais ne présentent pas de grande difficulté. Toutefois, ils permettent d’entrecouper une aventure mine de rien assez linéaire par de petits défis sympathiques.

Car oui, si résoudre plus d’une centaine d’énigmes ne vous parait pas plus attractif que cela, il faut savoir que l’histoire s’oublie rapidement et passe au second plan. Bien que vous soyez ravi de voir chaque mystère résolu se faire tamponner d’un petit haut-de-forme, ce n’est pas cela qui motive le joueur. Ce qui est attendu à chaque fois est en fait une nouvelle énigme car c’est bien pour cela qu’on joue à Professeur Layton : faire travailler nos méninges. Le joueur pourra aussi apprécier les graphiques, très « dessins animés ». Le jeu est en effet joli et les ambiances sont prenantes. Le character design est toujours le même que dans le premier volet, ainsi on retrouve le même Layton et le même padawan Luke. Notons au passage que Layton, dans son honnêteté, son savoir vivre et sa politesse, peut vite être énervant, que cela soit dit. En effet, le jeu est marqué d’une ambiance à l’anglaise, rappelant un bon vieux Hercule Poirot ou Sherlock Holmes (autrement dit, l’enquêteur qui s’occupe de ce qui ne le regarde pas).

 

L’impression finale ?

Professeur Layton et la Boite de Pandore est un excellent jeu de réflexion, où la résolution d’énigmes représente la plaque tournante d’un scénario à rebondissements rondement mené, la situation initiale n’étant qu’un prétexte à venir chatouiller vos neurones. Ce jeu est alors un véritable ascenseur émotionnel : le joueur passe par de multiples état : de la satisfaction d’avoir résolu une énigme au sentiment de faiblesse intellectuelle en passant par l’énervement face à une subtilité non perçue. Le jeu se termine en une quinzaine d’heures si l’on prend en compte les défis cachés, les énigmes dissimulées et les quêtes annexes. Professeur Layton et la Boite de Pandore semble donc faire partie de ces jeux desquels le joueur ressort amélioré, plus logique et plus affuté. Au moins, jusqu’au prochain Call of Duty…

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