Phantasy Star Portable sur PSP, le test de Tomby

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Tomby
6
Tomby PSP

Le Monster Hunter du pauvre ?

Après le (très) grand succès de Monster Hunter au Japon, Sega voulait y aller de son petit jeu. Et voilà que sort le 17 avril dans nos contrées Phantasy Star Portable. Le succès du dit jeu n’est plus à contester au Japon ; mais qu’en est-il du jeu en lui-même ?

La vie est dure au Gurhal System. Après avoir exterminé l’infection SEED dans le précédent opus, Phantasy Star Universe, il semblerait qu’il reste des traces du virus SEED aux quatre coins de la galaxie. Et bien sûr, c’est à vous que revient la lourde tache de re-exterminer la vermine.

 On prend les mêmes et on recommence

Le jeu se trouvant être une adaptation de l’extension Phantasy Star Universe: Ambition of the Illuminus, les connaisseurs de PSU ne seront pas perdus, les interfaces de ce nouveau titre étant à peu de choses les mêmes que celles des précédents opus. Mais clarifions bien les choses : nouvel opus ne veut pas toujours dire nouveau scénario et rebondissements à gogo. Mais revenons-en au sujet.

À vos débuts, un éditeur de personnage est mis à votre disposition pour façonner votre avatar de A à Z. Vous aurez le choix entre 4 races : Les humains, Les Newman, des sortes d’elfes, les Cast, des androïdes autonomes et les Beast des humains aux tendances animales ; chacune de ces races possédant leurs caractéristiques et leurs jobs de prédilections. Après avoir choisi votre sexe, à vous la possibilité de customiser au mieux votre personnage avec des possibilités très variés : choix des yeux, des sourcils, corpulence, habillement, etc. Une fois cela fait, à vous de choisir votre JOB de départ. Les choix étant évidemment restreints au début mais ils s’étofferont grandement au fur et à mesure de votre progression dans le jeu.

Un système qui a déjà fait ses preuves

Après la très belle cinématique relatant l’histoire du précédent volet Phantasy Star Universe, le jeu commence.

Cet opus portable reprend clairement le gameplay en hack and slash des précédents Phantasy Star. La série Phantasy Star a la réputation d’offrir aux joueurs une panoplie d’armes tout à fait ahurissantes. Bien qu’à un nombre inférieur de celui du précédent épisode, cet opus PSP ne déroge pas à la règle. Il y en a pour tout les goûts et toutes les couleurs : épée, hache, marteau-jambonneau, mitraillette, pistolet-étoile… Par le biais du menu, on choisit les armes à utiliser au combat. En pressant le bouton Rond, on navigue parmi les armes préalablement choisies en plein combat. Cela apporte un aspect sans temps mort franchement sympathique aux phases de combat. La cavalerie ennemie déboule ? Hop, je sors la mitraillette. Le dragon se ramène ? Hop, je glisse dans la palette pour sortir la grosse épée. C’est vif, et cela apporte une vraie force aux combats. Cette force a toutefois ses faiblesses. Le jeu ne pouvant se mettre en pause général, il faudra être très rapide pour s’équiper ou pour se soigner en urgence. On n’est de plus pas aidé par une IA qui ne suit pas toujours.

 En effet, durant l’aventure, vous serez accompagnés par divers protagonistes dont certains déjà présents dans PSU. On aurait aimé pouvoir donner des ordres à ces joyeux lurons, qui savent parfois se manger parfaitement des murs aux moments primordiaux ou encore d’être une époustouflante nonchalance quand le dragon se jette sur l’équipe.

Il faut bien l’avouer, la plupart de ces protagonistes ne payent pas vraiment de mines au premier abord et auront mêmes tendances à énerver. En particulier la CAST, Vivienne. La plupart des dialogues la concernant traiteront de la philosophie humaine. Mais la philosophie made in Sega, ça ne vole pas vraiment très haut, il faut le dire. On passera donc souvent ces scènes qui essayeront de voler le trône aux Diderot et autres philosophes de renoms.

Un effet placebo manqué

À certains moments, on pourrait se dire que le jeu est mal pensé. Simple exemple : l’impossibilité de locker en tirant. Cela peut paraître tout bête, mais face à certains boss, on rigole moins. Ces dits boss, forcément énormes – hack and slash oblige – pourront s’avérer très simples ou carrément galères s’ils volent. Pour les toucher, on devra se contenter de la touche Select pour activer la vue à la première personne. C’est peu, je sais, mais c’est tout ce qu’on a, monsieur. Pour les courageux qui voudront s’essayer au tir sur les monstres lambdas, la formule est simple : on tourne autour du monstre, on recadre la caméra avec L et la pilule passe, mais laborieusement.

En bon hack and slash, le jeu se devait de se doter de longues scènes de farming. Eh bien, il en est bien question dans ce jeu. Les phases d’actions sont découpées en missions, primaires pour l’histoire, annexes pour l’exp et la collection des objets. La plupart – pour ne pas dire toutes – de ces missions consisteront à enchaîner les monstres jusqu’à trouver le boss. Mais quels boss ! Un bon concurrent à Monster Hunter se devait de nous offrir des monstres à la hauteur. Et c’est bien le cas, ici. Pour la plupart des dragons, ils sauront aisément vous compliqués la tâche en fin de mission.

 L’intérêt majeur non négligeable du jeu réside aussi sur l’incroyable penderie mise à votre disposition. Les habits n’ayant pas d’effets sur vos caractéristiques, tout les choix sont permis ! S’il vous semble bon d’aller dézinguer du troll en maillot de bain, faites donc. N’allez pas vous plaindre après si vos amis se moquent de vous durant vos parties en LAN. Eh non, pas de mode online (officiel) dans cette épisode, on se contentera de parties à 4 en LAN. Ces parties consisteront à effectuer des missions annexes à plusieurs.

En avant pour l’espace !

Les fans de la saga de Phantasy Star seront aux anges ! L’univers ainsi que des personnages propres à la série ont été conservés. Les graphismes sont au top et montre bien la puissance de la portable de Sony. Les cut-scenes, malheureusement peu récurrentes, sont de toutes beautés et avec des environnements diffèrent à quasiment chaque mission, on ne peut être que dépaysé par de telles environnements.

Les cut-scenes de dialogues sont en revanche assez mal réalisés. Trop nombreuses, parfois inutiles et dotées d’une réalisation vraiment pauvre (personnages fixes, voix, fond fixes), elles ne font pas parties des qualités du titre ; on aura souvent envie de les passer.

Sur le plan musical, les musiques reprennent des thèmes connus de la saga. Des compositions de qualités assez inégales mais tout de même de très bonne facture.

 Phantasy Star Portable s’impose donc comme un sérieux concurrent à Monster Hunter car il en reprend les bonnes et mauvaises idées du genre : des objets à collectionner, du farming, des boss incroyables et une sacrée ambiance. Les fans du hack and slash donc auront de quoi faire et referont le jeu autant de fois qu’il le faudra pour découvrir les fins multiples, toutes les races, etc.

Le jeu ne révolutionne pas le genre, mais il en reprend très bien les bases et c’est déjà pas mal.

 

 

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