Final Fantasy XIII sur Xbox 360, le test de Fugelas

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Fugelas X360

Final Fantasy XIII - Chiffre malchanceux ?

 

Nous l’attendions comme le messie. 3 ans depuis le XII, le voila enfin, le 9 mars 2010 (pour nous petits Occidentaux), Final Fantasy XIII … sur console HD, s’il vous plait ! Il nous aura fait attendre un an de plus avec le portage sur Xbox 360, mais on remercie Square enix mille fois d’avoir cassé cette exclusivité Sony.

Il faut savoir que depuis FF X, Sakaguchi le fer de lance de la série n’a plus été de la partie chez Square et que, pour certains, les fondamentaux se perdent. Est-ce un mal ? Aura-t-on une si grande intensité, émotion, musique, liberté que les volets précédents ? Réponse dans le test qui suit.

Tout d’abord, on se ramasse une belle grosse baffe avec une cinématique d’introduction splendide, digne d’un FF. On est tout de suite plongés dans l’action, ça fuse de partout, on ne comprend pas trop ce qui arrive mais on sait une chose, c’est du BON !

Après on était prévenu, le début sera relativement lent et le scénario prendra du temps à se mettre en place. Effectivement, pas de surprise, la progression est lente, tout comme le didacticiel, bien préparé pour les débutants qui veulent commencer à se mettre au FF (Casual oblige). Les joueurs les plus ardus par contre voudront vite avoir toutes les données pour défoncer stratégiquement des soldats de la PSICOM et les monstres de Pulse. Malheureusement, ils devront attendre une quinzaine d’heures pour découvrir tous les détails et avoir toutes les possibilités qu’offrent les combats ainsi qu’une trentaine pour changer à leur guise le leader et l’équipe combattant. Les non-combattants gagnant des PC (point de capacités) – Il n’y a pas de niveau – on peut changer si cela nous chante sans devoir farmer à outrance pour égaler le niveau des autres. Cependant, petit détail énervant pour ma part et pour ceux qui aiment changer souvent la composition du groupe, c’est qu’il faut remettre les stratégies à chaque changement de personnages ce qui peut être irritant à la longue.

Pour ce qui est des combats, ils ont le mérite d’être sublimes et très dynamiques. Avec le switch intensif des stratégies, la barre ATB, la barre de choc des ennemis et  des invocations (Eidolons), il y a de quoi faire. Voir Bahamut, Odin, Shiva et toute la clique est toujours un vrai plaisir visuel.

Malgré tout, les combats sont parfois interminables et une erreur est si vite arrivée, surtout que si votre leader meurt, c’est « Game Over ». Heureusement on peut réapparaître devant l’ennemi et non à la sauvegarde précédente.

Le scénario prend du temps à se mettre en place, l’histoire est intéressante et gagne en puissance émotionnelle au fur et à mesure de l’aventure et de l’attachement aux personnages. Des moments forts sont au rendez-vous, mais il faudra être courageux pour arriver jusque là. De plus, le groupe est assez éclectique, il y en a pour tous les gouts. On passe de la femme taiseuse et mystérieuse par le post-adolescent peureux en terminant par la fille naïve et naturelle. Tout le monde a son importance, aucun personnage n’est laissé derrière juste pour faire beau.

Square nous montre bien la puissance de la haute définition. Les graphismes sont tout bonnement fabuleux et somptueux (Pulse et la côte de Sunleth sont encore gravés sur ma rétine). Ce point nous fait parfois oublier un sujet qui en rebuteront plus d’un, les couloirs !!

Effectivement, le jeu regorge … de longs couloirs interminables, les bifurcations sont rares. Le plaisir de l’exploration est nul, il n’y a pas de carte du monde, les villes sont aussi inexplorables,  il n’y a pas de boutiques, pas de PNJ. Fini les moments où on pouvait rentrer chez X et piller ses économies sans qu’il bronche. Gros coup de gueule pour le parc d’attractions (Nautilus) où je m’attendais à un Gold saucer II (FF VII), mais non, désillusion, c’est une belle ligne droite toute tracée.

On a un sentiment de ne pas pouvoir souffler, prendre un peu de distance avec des quêtes annexes, il faut toujours aller tout droit et continuer. Il y a juste dans Pulse ou il y a une grande plaine  ce qui permet de respirer un bon bol d’air. Pulse nous offrent une soixantaine de quêtes des plus variées, on passe de « Tuer un loup » à « Tuer un poulpe » et « Tuer deux loups ». Après avoir péter du monstre pendant quelques heures, on retourne dans les couloirs. Pour ceux qui veulent faire les quêtes plus tard, il sera possible d’y retourner.

Il me semble primordial de parler de la musique qui prend une énorme place. Dans ce volet c’est Masahi Hamauzu qui s’en occupe. Pour ma part, il n’a pas réussi à  me satisfaire entièrement. Les musiques sont très belles, il y en a qui se fixeront encore longtemps dans mon oreille mais j’ai l’impression qu’elles ne sont pas tous authentique, que certaines pourraient bien coller à d’autres scénarios. Pour ne pas le citer, Uematsu avait cette magie de nous transporter dans le jeu.

Pour conclure, on pourrait dire que l’essentiel d’un RPG est là, des combats dynamiques et prenant, un scénario accrocheur tout ça et mis en scène par des graphismes somptueux,  que demandez de plus ? Des détails, des petites choses qui fait qu’on vit une expérience hors du commun. On sent bien que les développeurs se sont focalisés sur un scénario béton, sans faire de fioritures sans se perdre dans de l’exploration, et ça, ça manque ! Même si c’est un bon RPG dans l’ensemble je suis déçu, je m’attendais à avoir une leçon de vie et qu’on m’arrache une larme. Alors les gars pour le 15 on retourne aux sources, merci!

Pour plus de tests, rendez-vous sur www.lavisestdur.com

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