Final Fantasy XIII sur PlayStation 3, le test de Matthewx

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Matthewx
10
Matthewx PS3

La révolution à l'extrème


« Quite possibly the most anticipated game of this generation. »*
*Surement le jeu le plus attendu de cette génération.

En effet, 4 ans qu’on l’attendait, tel le messie, le 1er Final fantasy next gen, et donc le 13e épisode de la lignée principale. L’attente fut interminable, comptant les années, les mois, et les jours me séparant de ce « jeu ». Et malgré ça, je vais tenter de livrer un test objectif, dénué de tout fanboyisme inutile.


La première impression qui nous saute littérallement aux yeux, ce sont les graphismes, et là, dès la première cinématique, c’est le K.O debout, la claque. On a jamais vu si beau, si détaillé, si époustouflant. On en arrive à distinguer le grain de peau des différents personnages. FF advent children a été officiellement dépassé ! Les graphismes in-game ne sont pas en reste, on s’arrêtera souvent pour faire tournoyer la caméra afin de profiter de tous ces décors fantastiques. Petit bémol tout de même, certaines formes restent encore parfois trop géométriques, on pensera aux épaules de Lightning ou aux doigts des protagonistes en général. Mais cela relève du détail.


La scène d’intro rappelera de bons souvenirs aux amoureux de la saga, et cette première séquence correspond elle-même à la démo accompagnant le blu-ray de FFAC au Japon. On découvrira très vite à travers ce passage, les deux premières déceptions, toutes relatives du jeu :

Ainsi, en parcourant le menu la première fois, vous risquerez d’être choqué par la faiblesse de l’équipement, deux stats, Force et Magie, une arme et un accesoire (au début). C’est peu, là où FFXII était archi complet. Toutefois, il est à noter que ce système revient régulierement d’un FF à l’autre, où l’équipement varie de très recherché à très basique (FF7 , 9, 12 vs 8, 10, 13). Deuxième déception, la carte, la rumeur courrait, elle est finalement vraie, le design des cartes est lui aussi très restreint. Les 25 premières heures se résumeront souvent à traverser des couloirs, aussi somptueux soient-ils, ça reste des couloirs. Ils seront entrecoupés de cinématiques, et terminés par un boss de zone. Parfois rébarbatif, ce système a le mérite d’introduire les personnages, de mettre en place l’histoire, et de nous initier au système de combat de ce nouvel opus.


Parlons, d’ailleurs, de ce qui fait le cœur de cet épisode, surement son plus bel atout : la baston ! A l’image du reste du jeu, le système de combat met du temps à se mettre en place. Les différentes possibilités ne se débloquent qu’au fur et à mesure du jeu. Si les premières heures se résument à choisir entre Attaque et Fauchage, le gameplay s’étoffe pour devenir un des plus aboutis de la série. Adieu FFXII et son système, certes génial, mais terriblement passif, place à celui de FFXIII, incroyablement prenant, où la moindre erreur peut coûter chère, et qui s’avère tellement plus stratégique qu’au premier abord. Il faudra toutefois encore attendre la fin du « tutorial » et la possibilité d’avoir trois personnages en combat pour pouvoir profiter pleinement du système.


Cette lourdeur de jeu, correspondant à toute la première partie, n’est là que pour servir une chose, le scénario. Vous allez en manger de la cinématique ! Sans réellement dévoiler l’intrigue du jeu, elles auront pour but de renforcer la cohésion d’équipe. Et ça marche du tonnerre, personne n’est laissé de côté, chaque personnage est travaillé (ce qui n’empêchera pas les clichés), et on se retrouve à s’attacher à eux. Le groupe se séparant très vite, on jongle entre les différents duos ce qui nous permet de découvrir peu à peu l’histoire de chacun.


Pulse, ce monde impitoyable.

Une fois le groupe réuni, on est vite forcé de quitter Cocoon pour rejoindre Pulse, ce bas-monde considéré comme l’enfer. Un tout nouveau jeu commence alors. Très proche d’un monster hunter, on se retrouve sur une plaine immense, remplie de monstres avides de chair fraiche, où il faudra avancer prudemment pour en sortir vivant. 64 missions nous sont alors peu à peu accessibles, toutes plus dures les unes que les autres, il vous prendra de nombreuses heures pour en voir le bout. Libre à vous de retourner alors sur Cocoon pour conclure l’aventure.

Graphisme :

La perfection n’existe pas, mais on s’en rapproche à grands pas, FFXIII est un régale constant pour les yeux. Aucun clipping, aucune baisse de framerate, aucun ralentissement, enfin un produit techniquement fini sur console next gen, ça fait plaisir. En revanche, on pestera parfois contre la caméra, peut-être un peu trop farrouche à maitriser.

Gameplay :

Le système de combat est une pure réussite. Très long à se mettre en place, mais tellement addictif une fois au complet. Un des meilleurs de la saga à n’en pas douter. Malheureusement, les innombrables couloirs parcourant le jeu pourront en rebuter plus d’un.

Musique :
On ne se lasse pas du thème de battle, tournant en boucle dans la tête une fois la partie finie. Le reste est également de haute volée, flirtant parfois avec le mysticisme. Un simple passage m’a embêté, où j’ai trouvé que la musique ne correspondait pas au lieu (thème de Sazh ?).

Ambiance :

N’ayant personnellement pas accroché à l’univers très « Star Warsien » du 12, manquant de « fantasy » à mon goût. Je pense l’avoir retrouvé avec cet épisode. La mise en scène et les lieux visités apportent beaucoup à l’ambiance générale du titre.

Durée de vie :  45h de jeu pour l’aventure principale, sans zapper aucune cinématique. Plus du double si vous visez la platine. C’est correct mais le jeu manque clairement de contenu. Cocoon n’est qu’un vaste couloir et Pulse ne propose que les missions de chasse. Pauvre pour un Final Fantasy…

Scénario :
Moins tortueux qu’à l’habitude (pour ne pas citer son prédecesseur), le scénario de FFXIII est au final assez simpliste et l’on garde un sentiment étrange d’inachever… Toutefois, l’histoire est cette fois centrée sur les protagonistes, elle est faite par et pour eux. Ils ont un passé, un caractère, et continue d’évoluer tout au long du scénario.

Avis général :
Le plus grand dilemme de ce test… comment le noter ?
Pour exemple, Resonance of fate a été testé, pour ce qu’il est, une nouvelle licence, pleine de culot et d’originalité. N’est ce pas le cas de FFXIII ? indépendant de tous ses prédecesseurs, il joue la carte de la nouveauté, pourquoi alors le sanctionner pour ses différences par rapport aux anciens ?
Alors oui, « Final Fantasy XIII est un bon jeu, mais un mauvais FF. »
A vous de voir, en regardant dans le rétro, il est évident qu’il n’est pas à la hauteur de ses « parents », mais en tant que jeu plus ou moins indépendant, c’est un grand jeu.

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