Crysis 2 sur PlayStation 3, le test de BlackLabel

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BlackLabel
4
BlackLabel PS3

Un principe de jeu sympa qui ne tient pas la distance

Ça m'embête de mettre juste deux étoiles à Crysis 2 parce qu'il m'a réconcilié avec les FPS (tout un exploit !), et que le jeu est plutôt bon dans l'ensemble. C'est juste que je n'ai pas réussi à le finir. J'en suis je crois aux deux tiers de l'aventure, le jeu me semble interminable alors qu'au début je le trouvais prenant. Explications.

Le premier tiers

Au début les graphismes ne font pas envie. Si techniquement le jeu est solide, New York disparaît malheureusement derrière des infrastructures militaires, et donc tous les décors ont la fâcheuse tendance à se ressembler en plus de n'avoir aucune identité. Les décors, ce sont des échafaudages oranges, des barricades grises, des caisses de munitions. Pas très engageant tout ça. Comme je boude, ça me rend mesquin et donc je m'aperçois que même s'il y a des particules et des effets de lumière, les textures sont assez laides de près.

Dans ce premier tiers on se bat contre des humains, avec le choix entre être invisible ou carapacé, ou en alternant les deux. La jauge d'énergie de notre combinaison se recharge trop vite, donc le jeu n'est pas réellement stratégique et c'est dommage, mais on s'amuse bien quand même, et c'est toujours plaisant de placer des headshots silencieux. Le level-design n'est pas génial mais fait le boulot. Il est juste dommage qu'on arrive souvent d'une position en hauteur presque imprenable qui nous permet de faire un nettoyage assez conséquent sans avoir besoin de descendre dans les arènes. L'IA a des problèmes pour trouver son chemin, donc il arrive assez régulièrement que même repéré, on puisse s'en sortir facilement.

Donc je dirai que jusqu'ici, je trouve le jeu plaisant, mais tiré un peu par le bas à cause de graphismes sans attrait et d'une IA qui nous facilite la tâche. Mais contrairement à mes dernières expériences FPS qui m'ont dégoûté du genre (Battlefield Bad Company 1, Killzone 2 et Modern Warfare 2), Crysis 2 a des qualités. Les situations sont claires et lisibles. Le jeu n'est pas un festival d'explosions, l'ambiance est posée un peu à la manière de Deus Ex, et non pas bordélique pour faire réaliste. On peut choisir entre 3 viseurs, et ça change tout de suite la donne. Adieu Iron Sight de mon cul, bonjour à la visée laser type Resident Evil 4 !

La fin du premier tiers

Puis on quitte la rue et ses tristes infrastructures militaires pour arriver dans un appartement bien composé graphiquement, puis après on passe par les toits de New York, et là tout de suite je suis beaucoup plus enthousiaste ! Les décors sont enfin vivants, mais en plus ils sont variés. On arrive aussi dans des quartiers où malgré les installations militaires, c'est l'identité newyorkaise qui domine avec ses édifices et la verdure. Le pied ! Tout le jeu comme ça, je lui mets 4 étoiles. M'en fous des ratés de l'IA, c'est super plaisant.

Le deuxième tiers

Et graphiquement, le jeu se tient toujours dans le deuxième tiers. Cette fois ce sont les infrastructures alien qui dominent dans une ville détruite, avec parfois des visions cauchemardesques, et des panoramas de fin du monde. Pas forcément original, mais ça fonctionne bien. L'IA alien fonctionne mieux malgré les décors accidentés, probablement parce que là où un humain doit trouver son chemin, l'alien lui fait des bonds pour nous rejoindre. Et c'est là où le jeu me perd...

D'abord buter des Aliens, c'est pas trop mon truc. Quelques-uns ok, mais pas plus. Ensuite, ils sont plus résistants et nous foncent dessus en conséquence. Donc on ne jongle plus vraiment entre invisible et carapace, on passe son temps à se blinder (ce qui nous fait marcher au ralenti) et à blaster bêtement. Ou alors on les attrape à la gorge pour les balancer plus loin. Là où au début le jeu avait une certaine finesse d'approche, et aussi un sentiment d'urgence quand on se faisait répérer, ici il devient très bourrin et sans aucune subtilité. J'ai hâte d'en finir, mais ça ne finit plus. Il me reste quelque chose comme trois chapitres avant la fin, le FPS dure environ huit heures, et j'ai l'impression que ça fait quinze heures que je suis dessus. Comme les checkpoints sont éloignés, l'échec est difficile à prendre car on doit reprendre le bourrinage depuis le début. J'ai donc abandonné.

Ça raconte quoi ?

Alors au début je n'ai rien compris. Y'a une invasion Alien, nous on joue un militaire anonyme qui après l'explosion de son sous-marin va récupérer une nanosuit et combattre les agents du CELL. Le CELL, c'est quoi ? Bonne question. La nanosuit appartenait à Prophet, qui s'est suicidé car la combi lui collait un peu trop à la peau. Donc les agents du CELL nous prennent pour Prophet, et Elliot Gould aussi, un gars qui nous guide à travers New York via une oreillette. Elliot Gould ne se demande jamais pourquoi le héros est muet. Vers la fin on comprend qu'Alcatraz (notre héros) est en fait un marine, les marines combattant les Aliens, tandis que le CELL... ben je ne sais toujours pas là où j'en suis. 

Les cinématiques sont rares, assez longues et plutôt plaisantes à suivre, tout en vue à la première personne. Les personnages qu'on voit en gros plans à ces moments-là sont solidement modélisés, c'est très agréable, même si des fois c'est un peu ridicule car le gars parle dans le vide si on ne se place pas là où le jeu nous attend. Le jeu devient spectaculaire peu à peu, et la musique (dont je me souviens pour une fois) participe bien à l'ambiance de fin du monde, on retrouve des thèmes classiques de films de zombies ou du genre. En somme je n'ai pas compris grand-chose, mais l'essentiel, fin du monde et invasion Aliens, est bien illustré.

Conclusion

Buter des humains, c'est bien. Des Aliens par contre...

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