Assassin's Creed sur Xbox 360, le test de SamPlay

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SamPlay
8
SamPlay X360

La répétitivité est son credo...

Annoncé et mainte fois repoussé, Altair a crée un tel buzz que l’attente s’est révélée insoutenable et que les espoirs placés dans le dernier jeu d’UBI SOFT ont été énormes, mais à trop attendre un jeu, le résultat peut se révéler en deçà des espérances. Presenté à coup de vidéos aguicheuses comme un mélange parfait, Assassin’s Creed dévoile sa recette : une pointe de Prince of Persia, un soupçon de GTA et un zeste d’Hitman. Ce sont les références qui apparaissent dés les premiers assassinats et les nombreuses pirouettes. Alors contrat réussi ou atterrissage raté?

Premièrement, plantons le décor et éclairons un minimum le si mystérieux scénario resté secret jusqu'alors. Et il faut bien l’accorder au développeur, le scénario est réellement une surprise, et une belle! Sans vous dévoiler le principal de l’intrigue, Assassin’s Creed prend place au temps des croisades (en 1191 plus précisément), mais pas seulement puisque le voyage dans le temps est au centre du jeu (et de la trilogie déjà annoncée). Vous découvrirez donc que l’intrigue se déroule dans le présent. Le scénario se révèle passionnant, entre organisation secrète, complots et mystères, vous devrez trouver le pourquoi du comment petit a petit au gré de vos pérégrinations dans le passé qui constituent, il faut le dire, l’essentiel du titre.

Vous incarnez donc Altair, un assassin déchu qui fait partie d’un clan qui a pour objectif de « laver » le royaume des personnalités qui nuisent à la société par leurs idées, des hommes très influents pour la plupart. Vous allez donc parcourir l’immense royaume, composé de quatre villes, qui sera votre terrain de jeu, à la recherche de contrats à remplir et donc de têtes a faire tomber. Vous devez donc, pour commencer, vous rendre dans la ville dans laquelle votre cible se trouve. Pour ce, le cheval reste le moyen le plus rapide (mais aussi le plus classe!). Mais n’allez pas croire qu’une fois arrivé en ville, votre cible va gentiment se laisser approcher puis tuée. Il faudra en fait procéder de la même manière tout au long du jeu : premièrement escalader l’une des hauteurs de la ville pour surplomber celle-ci et dévoiler une partie de la carte pour enfin - summum du style - faire un saut de l’ange et atterrir dans du foin (si si! c’est possible), ensuite effectuer des missions (toujours les mêmes) pour que les informateurs vous révèlent la position du chanceux qui va se retrouver avec une dague entre les omoplates et là vous avez l’entière liberté d’aborder la situation : par les toits, en tuant les gardes, en vous faisant passer pour un moine, ou tout simplement en fonçant sans réfléchir épée à la main - solution qui paye malheureusement trop souvent. Une fois que notre grand méchant a mordu la poussière, celui-ci nous fournit une des pièces du puzzle à travers une cinématique qui conclura chacun de vos assassinats. En plus de ça Altair « évolue » au fil de vos exploits (plus de vie, de mouvements et d’armes) . Le contrat remplit, il ne vous ne reste plus qu’a recommencer l’opération qui vous mènera au dénouement riche en mystères. C’est un peu réducteur, mais vous vous apercevrez bien vite que le déroulement est toujours le même. Répétitif ?

Et ce défaut est d’autant plus frustrant qu’il entache un tableau qui se révèle quasi-parfait. A commencer par le plus gros choc : les graphismes, tout simplement ahurissants! Une distance d’affichage énorme, des textures d’une finesse extrême, des effets magnifiques (HDR, particules), le tout dans un univers extrêmement crédible, vivant et passionnant. Le résultat est tout simplement sublime (ça fait beaucoup d’adjectifs).Et pour enfoncer le clou, les animations sont à tomber par terre : Altair se déplace avec une grâce et une aisance presque irréelle, il saute de toit en toit, s’accroche aux rebords, bouscule les passants ; et bien qu’il ne court pas sur les murs comme son cousin de Perse, il dépasse de loin celui-ci en terme de possibilités. C’est d’ailleurs l’occasion de vous parler de la jouabilité qui demande un petit temps d’adaptation puisque les sauts s’effectuent automatiquement : il vous suffit de rester appuyé sur une des gâchettes pour que notre cabri avance sans rechigner, le jeu prenant en compte tout les obstacles automatiquement, il n’a jamais été aussi facile de jouer les yamakasis (peut être trop). Sinon aucun bug n’est à signaler (sur la version testée : XBOX 360), la maniabilité est parfaite et permet nombre d’action : voler des poignards aux brigands, lancer des dagues, escalader les bâtiments, assassiner de plusieurs façons, monter à cheval, s’asseoir sur les bancs, se cacher dans les bottes de foin… La liste est longue et la liberté d’action immense. J’evoquerai aussi les combats à l’épée et au poignard qui sont très riches et jouissifs, fonctionnant sur un système de contres et  d’esquives donnant aux joutes un côté réaliste et violent du plus bel effet.

Pour terminer, le jeu se révèle assez long à défaut d’être varié. Compter environ trente heures de jeu si vous avez la motivation de tout terminer, c'est-à-dire les missions secondaires aussi inutiles que rébarbatives ou encore trouver des drapeaux qui n’apportent sur XBOX 360 que des succès. Mais bien sur, après, tout dépend si vous aimez flâner dans les rues poussiéreuses et bondées de Jérusalem rien que pour le plaisir des yeux et des oreilles, mais je n’en doute pas.

La dernière production d’UBI SOFT est donc globalement une réussite, mais l’impression que le produit a été délaissé au profit du magnifique emballage laisse un goût amer de gâchis. Il aurait fallu changer la chanson pour que ce tube devienne un titre culte. Mais au vu de la fin plus qu’ouverte, il est quasi certain qu’une suite est d’ores et déjà en préparation, reste à espérer que celle-ci gommera les défauts du premier jet.

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