Dead Island sur PlayStation 3, le test de benamanou007

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benamanou007 PS3

Visez la tête !

Sorti de nulle part, Dead Island a créé le buzz dans le monde du jeu vidéo grâce à une bande annonce sombre et poétique de très bonne facture parue plus tôt dans l’année. S’annonçant comme un FPS/ RPG mélangeant le crafting de Dead Rising, le RPS (Role Playing Shooter) de Borderlands et l’ambiance paradisiaque de Far Cry, le titre de Techland était à surveiller de très près puisqu’il s’annonçait comme le jeu de zombies de l’année. Pari réussi pour Dead Island ?

Une histoire de chair

Dead Island, c’est l’histoire de 4 personnages qui n’ont rien en commun si ce n’est une chose, leur immunité face aux virus qui s’est abattu sur l’île de Banoi, un lieu touristique en vogue depuis pas mal d’années.

Le premier personnage jouable sur l’île est Sam B. Ancien rappeur à succès éphémère, il sillonne les clubs-Med et croisières pour arrondir ses fins de mois en chantant son unique titre populaire : « Who do you Voodoo B**** ?! ». Dans le jeu, Sam B est un expert en armes contondantes (batte, matraque, masse,…).

Le second, Logan Carter, est une ancienne star de la NFL qui a du mettre fin à sa carrière suite à un accident de voiture où il se brisa le genou. Celui-ci vous sera utile puisqu’il a une précision redoutable en lancer de couteaux.

La troisième, Xian Mei, est une femme faisant partie des forces spéciales chinoises mais qui se retrouve (contre son gré) à espionner les riches hommes d’affaires en voyage à Banoi. Elle est experte en armes tranchantes (katanas, couteau, machette,…).

La dernière, Purna, est une ex-flic de Sydney qui a été forcé de rendre sa plaque après avoir tué un pédophile en relation avec un politicien haut-placé. Aujourd’hui, elle survit en travaillant comme garde du corps pour des gens qu’elle déteste. Dans le jeu, Purna peut être très redoutable avec une arme à feu en main.

Parce que les zombies, c'est trop chouette !

Puisqu’ils ne seront jamais contaminés après une morsure, les personnages seront considérés comme les hommes/femmes à tout faire de l’île pour les survivants. Et vous vous retrouverez à faire des quêtes sans savoir le pourquoi du comment vous êtes arrivé ici. Le but des missions principales est de trouver un moyen de sortir de l’île pour y ramener le plus rapidement des secours.

Pas besoin de vous faire un dessin, vous l’aurez compris, le scénario n’est pas le point fort du jeu. Même si le soft est extrêmement addictif, il aurait pu l’être beaucoup plus si un effort avait été fait sur le scénario. D’ailleurs on se surprend quelques fois à passer les cinématiques en relation avec l’histoire !

Mais heureusement, les quêtes secondaires sont là ! Elles sont variées et vous ne tomberez jamais dans la répétitivité, qui est présente dans beaucoup de RPG à monde ouvert. Malgré que le plan de la plupart des missions soit le même : aller là-bas ; trouver ceci ou cela ; revenir ici. On oublie vite cela grâce à des objectifs quelques fois assez originaux et des récompenses de quêtes qu’y en vaut le coup !

"Chérie ? Elle est où cette foutue carte ? !"

Le monde ouvert promis par Techland est bel et bien là, puisque vous aurez droit au fil de l’histoire à 3 environnements vastes et différents possédant des décors et paysages joliment réussis. On regrettera le temps de chargement assez lourd pendant les changements de zone ainsi que le clipping atroce, auquel on a droit pendant quelques secondes en rejoignant une zone. Mais ce n’est pas tout : le jeu possède un moteur graphique totalement dépassé, le Chrome Engine 5, le même que le troisième opus de Call of Juarez qui fût critiqué pour ses graphismes bas de gamme comparés à certains FPS sortis récemment. Mais le jeu n’a pas que des défauts puisque l’avant plan est joliment gâté. En effet, la réalisation de la centaine d’armes disponible dans le jeu, qui se détériorent au fil du temps, n’est pas à piétiner puisque le réalisme est bien présent.

Mais le gros bémol technique est la végétation de l’île. Elle est pleine de textures baveuses et anguleuses. Tout comme les falaises, les rochers et autres. En plus de cela, chaque petit buisson est en fait un mur infranchissable que ce soit à pied ou en voiture, vous serez toujours bloqué par le plus petit buisson/caillou/parasol /etc. de l’île. Ce qui est très agaçant quand on se retrouve bloqué à cause de bugs de collisions. D’ailleurs ce n’est pas rare de rencontrer ce genre de bugs puisque lorsque vous vous garez à côté d’un transat sur la plage, ou n’importe quoi, vous mourrez automatiquement.

Lorsque vous mourrez, vous aller respawner automatiquement sur des points de respawn censés être le plus proche de votre dernière position connue (10 voir 15 mètres maximum) mais quelques fois, le jeu prend lui-même des initiatives et vous envoie quelques centaines de mètres plus loin ! Un bug assez fréquent en multijoueur d’ailleurs.

L'argent fera votre bonheur !

Lorsque vous succombez à vos blessures, 10% de votre argent se verra retiré de votre portefeuille. Cet argent est récupérable dans des valises que vous devrez ouvrir, ou encore des armoires ou sur les corps des zombies tués. L’argent est une chose que vous devez toujours avoir sur vous puisqu’il vous sera utile dans des ateliers « stratégiquement » placés sur toute la carte. Dans ces ateliers, vous pourrez échanger de l’argent pour pouvoir réparer vos armes cassés, améliorer leurs compétences (dégâts, puissance, durabilité et la maniabilité). Mais il vous sera parfois utile de garder votre argent lorsque vous rencontrerez un vendeur d’armes et de ressources. Les ressources (ruban adhésif, colle, détergent, bout de métal, etc.) vous serviront, dans les ateliers, à transformer n’importe quelle arme en véritable machine à tuer grâce à des mods très sympa cachés ou déblocables via des quêtes.

Les mods peuvent se comparer à des recettes de cuisine. Explication : un mod vous demandera une liste d’ingrédients (ressources dans le jeu) ainsi qu’une casserole (armes contondantes) ou une poêle (arme tranchante) vous mélangez le tout, et vous obtenez un bon petit plat succulent à souhait ! (Autrement dit, une batte électrochoc ou encore un katana venimeux !)

Un role-play aussi anecdotique que mon arrière-cousin d'Asie centrale !

Après cette petite parenthèse métaphorique dont je ne suis pas fier, parlons du système RPS repris principalement du jeu Borderlands. Tout comme dans le titre de 2K Games, chacun des quatre personnages de Dead Island possèdent une jauge qui se remplit en tuant des zombies. Une fois la jauge remplie, vous pourrez activer la capacité spéciale propre à chaque personnage du jeu. Ce petit outil se révèle très efficace au début du jeu, mais devient très vite inutile en avançant dans l’histoire. Ces capacités peut évidemment être améliorées via l’arbre de compétences grâce à des points d’améliorations qui se gagne à chaque level atteint de votre joueur.

Vous pouvez atteindre jusqu’à 50 niveaux qui peuvent être terminés en une bonne quinzaine d’heures de jeu . Mais puisqu’il n’y a pas de niveau de difficulté, les zombies ont aussi un système de level qui s’adapte au vôtre. Donc, vos ennemis seront toujours aussi résistants du début à la fin, à condition que vos armes soit adapté à votre level. Mais pour corser le tout, le jeu propose une dizaine de zombies différents, qu’ils soient plus rapides, plus résistants, ou plus forts ... le challenge est au rendez-vous. D’ailleurs, Dead Island se veut être un jeu hardcore. Mais pour vous aider, un mode multijoueur est au rendez-vous !

Quoi de mieux que de défourailler du zombie entre amis ? !

Le mode multijoueur de Dead Island est lui aussi basé sur celui de Borderlands, puisque n’importe qui peut vous rejoindre à n’importe quel moment de votre partie solo (à condition d’activer cette option) et que vos ennemis seront toujours au level du premier joueur qui a rejoint la partie. Les morts vivants seront d’ailleurs plus résistants une fois que vous serez en groupe. Vous me direz « Mais si on tombe dans la partie d’un joueur avec un plus gros level que soi ?! », je vous répondrai alors que Techland avait prévu le coup puisque l’on ne pourra pas rejoindre un bel inconnu sans être plus loin dans l’histoire que lui. Mais il n’y a pas que des bons côtés dans cette petite idée, loin de là, puisque même ce système anti-spoil a quelques mauvaises surprises. Vu qu’il faut être à la même progression qu’un serveur pour le rejoindre, quelques fois, vous ne pourrez même pas rejoindre une seule partie alors qu’une centaine de serveurs grisés (injoignables) s’affichent dans votre menu. Ce qui peut être très frustrant par moment. Ce système était une bonne idée, mais elle a été mal interprétée . Un petit peu plus de liberté concernant le spoil aurait été préférable.

Mais heureusement, pour parer cela, vous pourrez rejoindre vos amis ! Et là, une toute autre dimension s’offre à vous puisqu’il n’est plus question de survie mais plutôt de rigolades entre potes après avoir tabassé un zombie à coup de pied ! Comme le mode multijoueur public, le privé partage l’argent ramassé avec tout les joueurs de la session et de même pour l’EXP. Vous pourrez aussi terminer plus facilement une quête où vous êtes bloqué depuis pas mal de temps en invitant vos amis qui viendront vous aider. Le jeu prend une toute ampleur en jouant avec des amis et c’est un point fort du jeu que de pouvoir se balader sur l’île jusqu'à quatre joueurs.

Si vous n’avez pas d’amis, je peux vous assurer que vous en trouverez (trop ?) sur Banoi : les survivants (ou PNJ) ! Vous les rencontrerez durant votre périple, bourrés de stéréotypes et manquant clairement de naturel lorsque vous discuterez avec eux, étant donnés qu'ils sont dotés d’une reconnaissance faciale trop anguleuse et des doublages à la limite du correct. Vous ne jetterez pas non plus votre jeu par la fenêtre mais c’est malheureusement encore un autre point négatif du jeu qui aurait pu être fixé.

Frayeur de minuit garantie !


Pour vous remonter la moral, parlons d'un autre point positif du jeu : la bande-son. Elle nous met très rapidement dans l’ambiance paradisiaque assez bien réalisée, vous pourrez écouter les vagues s’abattant sur le sable chaud de la plage mais aussi les cris et grognements des infectés qui vous glaceront le sang tout au long de l’aventure !

Une aventure qui vous maintiendra en haleine, malgré des bugs pas si rares que ça, de 15 à 20h pour la trame principale et doublez le reste si vous voulez explorer le moindre recoin de Banoi.

Malgré un scénario qui est rapidement mis de côté et accompagné des bugs assez fréquents, Dead Island s’en tire plutôt bien dans l’ensemble grâce à son ambiance unique et son mode multijoueur qui relève le niveau. Techland a développé un bon soft mais qui aurait pu l’être beaucoup plus si le titre avait été travaillé quelques mois de plus. Dead Island est à surveiller pour les plus indécis et à posséder dans sa ludothèque pour les amoureux du zombie !

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