Dead Island sur PlayStation 3, le test de Cathedrale

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Cathedrale
4
Cathedrale PS3

ZomBikinis


"Chériiii, viens voir, y’a type en short vert à fleurs hawaiennes qui mâchouille le barman! Oh, et là bas, dans la piscine, y’en a qui jouent au waterpolo avec une tête coupée. Tu savais qu’il fallait se déguiser toi? Chéri? hm, choupinet? Pourquoi tu me regardes comme ça? Chéri?? Chaire-iiiiiiiiiiiiiih!!!..’

 

Une bouteille de Sky dans l’estomac, j’ai les guibolles qui flagellent, une pagaie pourrie dans la main droite, mes orteils coincés dans une paire de tong, quelques boissons énergétiques en poche, me voilà prête à buter du zombie.

 

Tout y est. Un cadre aphrodisiacauchemardesque, des nanas en bikini un peu partout, de l’alcool, des caisses de jus, des armes variées, quelques notes rappelant fortement le trailer, des grognements, des gerbes de sang, des zombies.. 
On est largué dans un bac à sable à priori de Luxe, un tas de missions s’offre à nous, possibilité de custom ses armes, d’uper son perso, de jouer en coop’ via le psnetwork, -quoi de plus convivial que de buter de l’infecté à plusieurs?, d’aider Cindy qui veut absolument récupérer son collier à l’autre bout de l’île, d’ramener des tas et des tas de boites de conserves à John pour que les survivants se nourrissent, de jeter un coup d’œil dans un endroit hyper dangereux pour voir si la cousine de Pamela va bien, ouais, on va sauver le monde. Vous avez dit Larbin?

Aller-retour incessants du phare aux bungalows, des bungalows au poste de secours, du poste de secours au phare, du phare aux.. Et tout ça pour quoi? Pour aider de pauvres riches fais comme des rats, à peine plus intéressants que la diversité des décors pour ainsi dire quasiment nulle, incapables de prendre sur eux, de s’armer et de venir m’aider. 

Les combats, plutôt dynamiques, demandent, et c‘est tant mieux, une sacré dose de concentration. Chaque coup compte, une barre d’endurance se vidant au fur et à mesure. Toujours penser à en garder un peu pour s’échapper en courant, au cas où.. Une fois moult Zombies éclatés, le perso remplit son aptitude spéciale, on l’actionne en appuyant longuement sur une touche et, la bave aux lèvres, les yeux injectés de fureur, on défonce les ennemis à tours de stick. Vraiment pratique contre les bestioles coriaces! 

Il n’est pas rare de se faire encercler en moins de deux, de galérer, de pressouiller R1 tellement fort qu’une cloque se forme sur notre doigt, d’être à fond dedans. Mais cette impression d’immersion reste bien trop rare et partielle. Certes, beaucoup de missions s’offrent à nous, certaines vitales, d’autres plus secondaires, c’est au joueur de décider, de faire le tri, mais, la liberté d’action est très réduite. J’aurais donné un bras pour pouvoir assassiner le pauvre gars fraichement mordu me demandant de protéger sa femme, ça m’aurait évité de me faire attaquer par derrière 3heures plus tard alors que je repassais devant le bungalow. 

Dead Island a beau se dérouler sur une île exotique, enveloppée de soleil, le jeu reste glacial. Le level design, carré, -rappelant beaucoup Left 4 Dead- n’est pas assez ‘complexe’, pas d’architecture folle, on se contente de tourner droite, gauche ,d’ouvrir des portes donnant toujours sur la même salle de bain, toujours sur la même baignoire. Je me demande si une sorte de Club med ultra standardisé était finalement un choix judicieux..
 
Boisson énergétique, vite, une trousse de soin, ma batte à clous me lâche, faut que je me planque. Tiens, j’irais bien faire un tour dans le bungalow de Tifanie, la blonde plutôt bien foutue de tout à l’heure… 

C’est la fin du monde, on va tous mourir, des centaines de filles agitent leurs fesses , ensanglantées ou non sous votre nez et pas touche? Vous y croyez? J’aurais tellement aimé avoir le choix. Massacrer les idiots qui me gonflent, rouler une galoche à des blondes en perdition, me créer une réputation de super vilain, redouté de tous, au service de la pauvre et de l’orphelin, uniquement quand ça lui chante… ah oui, l’orphelin, parlons en, où diable est passée la gamine du trailer? J’aurais donné mon autre bras pour lui assener un bon coup de pelle dans les dents, pour voir.. 


Dead Island n’est pas assez osé, pas assez fouillé, pour me faire rugir de bonheur. En solo, l’aventure s’avère vite gonflante, la diversité du gameplay dévoilant ses limites trop rapidement.. En multi, par contre, le jeu retrouve une certaine vigueur, il en devient drôle, haletant, fun, qui fera gicler le plus de cerveaux? Les combats, point fort du jeu, sont gâchés par une trop grande similarité des ennemis, ainsi qu’une ambiance molle, inappropriée au contexte. Parti pris, question de gout ou simple ratage? À vous de juger. En tous cas, la fin du monde, mieux vaut la vivre en bonne compagnie. 

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