Bionic Commando sur PlayStation 3, le test de BlackLabel

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BlackLabel PS3

Un des rares vrais jeux de cette gen

J'ai toujours voulu tester Bionic Commando, mais comment m'y prendre ? D'abord la note... 5 pour le gameplay, sans problème. Pour le reste... 2 étoiles ? 1 ? Où trouver l'équlibre entre un excellent gameplay et du vide ? Solution ; pas de note, et je vais vite expédier ce qui malheureusement n'a aucun intérêt.

Le scénario de Bionic Commando est nul, tout comme son illustration. Je ne perdrai même pas de temps à expliquer pourquoi. Tout ce que je peux en dire, c'est que la révélation finale sur la composition du bras bionique peut nous faire envisager la masturbation sous un angle inattendu. Visuellement c'est pareil. Le jeu a une technique potable, mais la direction artistique est transparente, les décors sont d'une platitude extraordinaire, avec les mêmes éléments copiés/collés et sans aucun sens du détail. C'est limite si ce n'est pas créé aléatoirement. Mais c'est sûr, il n'y a eu aucun travail artistique de ce côté-là, ou le minimum. Découvrir un nouveau lieu n'éveille rien. Ce jeu est limite une abstraction. Les ennemis, orange poubelle, n'ont même pas la plus élémentaire courtoisie de se reskiner de temps à autre, et les robots n'ont aucune classe non plus.

Mais ce gameplay... Third Person Shooter, Bionic Commando ne s'embarrasse pas d'un system de cover, ni de caméra à l'épaule. Ce n'est pourtant pas un TPS PS2 où on court de gauche à droite comme un débile. On bouge. Les armes ont un gros viseur qui pousse à la confrontation à courte distance. On ne peut pas camper dans Bionic Commando. On approche, on contourne, on s'éloigne. L'arme n'est pas le seul moyen de buter du vilain orange poubelle. Il y a aussi le grappin.

Le grappin dans Bionic Commando sert aussi à la plateforme... Aucun train suspendu dans le vide, d'avion qui se crashe pendant que nous on tapote X en mangeant du pop-corn. Niet. Pas de QTE, pas d'automatisation, de fausses situations d'urgence. Il va falloir surveiller son élan sinon on tombe dans le vide, il va falloir viser en plein vol le prochain élément de décor auquel s'accrocher, et viser le bon, sinon, pareil, dans le vide. N'importe quelle phase de plateforme avec le grappin est intéressante.

C'est un coup à prendre, pas forcément évident, mais vraiment gratifiant. Certains ont mis du temps à saisir le truc, puis ils ont progressé. Moi, j'ai réussi tout de suite !... sauf que j'ai galéré jusqu'au bout... On joue tout le temps pour de vrai à Bionic Commando. Quand on réussit quelque chose de spectaculaire, on le réussit par nous-mêmes. Ce n'est pas un script, ce n'est pas le jeu qui joue à notre place.

Les situations se renouvellent, et le grappin est utilisable de multiples façons pour terrasser les adversaires. C'est l'un des rares gameplay décent de cette gen. Pas compliqué à comprendre, mais qui demande un peu d'investissement pour se faire la main, et pour en tirer le meilleur.

Même si son scénario est nullissime, des graphismes travaillés en aurait fait à mes yeux un incontournable. J'ai eu du mal à le finir car les décors me démotivaient beaucoup, ne me donnaient pas envie de connaître la suite. Dommage. Vraiment.

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