Jak and Daxter : The Precursor Legacy sur PlayStation 2, le test de SamPlay

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SamPlay
10
SamPlay PS2

A poil et au poil!

Marre de buter du zombie, de dégommer des allemands ou d’autres ennemis stupides dans des univers glauques? Envie d’un peu de couleurs, d’humour et d’aventures sans prises de tête ? Jak and Daxter est le jeu qu’il vous faut !

 Jak and Daxter est, pour commencer, issu du studio Naughty Dog, à qui l’on doit la géniale série des Crash Bandicoot. D’ailleurs l’on remarque rapidement que les influences sont là. Les graphismes colorés, les personnages, les mouvements (l’on peut faire la toupie comme le faisait Crash) ou encore la présence d’une boule de poil (Daxter), l’on est immédiatement séduit par le savoir-faire de l’équipe. Impossible de ne pas sourire en voyant Daxter gesticuler ou de ne pas s’émerveiller en voyant les paysages qui s’étendent à perte de vue. L’impression d’évoluer dans un dessin animé est bel et bien là et perdurera jusqu'à la fin. Mais revenons en au début.

L’histoire de Jak and Daxter est simple puisque la mission initiale est de permettre à notre "beloutre" de retrouver sa forme originelle. En effet, Daxter, avant de tomber dans de l’Eco noire était normal…enfin presque. C’est là LA grande force du jeu : le charisme de Daxter. Son coté frimeur et grande gueule détend nos zygomatiques et nous permet de suivre avec plaisir une histoire, il faut bien le dire, ultra-classique. Daxter porte donc, non seulement l'histoire, mais bénéficie aussi d’une superbe animation et d’un doublage de qualité qui lui donne vie. Et ce constat s’applique à tout les protagonistes qui profitent d’un design très réussis et d’une personnalité propre.

L’autre gros point fort du titre, c’est sans aucun doute son graphisme, et ce, même 8 ans après sur une PS2 vieillissante! Les textures sont, certes, simples mais le charme opère tout de même. La distance d’affichage énorme, la gestion de l'alternance jour/nuit, les décors colorés et le level design parfait, y sont sans doute pour quelque chose. Pour enfoncer le clou, le jeu est entièrement en français et les musiques (très "Crashiesque") rythmes agréablement l'aventure.

Mais ne croyez pas que le plaisir est uniquement sonore et visuel, il est de tous les instants. La jouabilité est, par exemple, très simple mais pas simpliste. Les sauts sont précis, les possibilités grandes et la caméra toujours bien placée. Rien ne vient faire obstacle au bonheur de parcourir les environnements et d’admirer les animations de Jak et surtout de Daxter. Un détail amusant, par exemple : lorsque vous êtes suspendu à une corniche et que vous attendez un peu, Daxter essayera de vous hisser, non sans difficultés. Toute cette attention accordée au moindre aspect du jeu se retrouve dans la progression, fluide et agréable. En effet vous évoluez « librement » entre plusieurs zones, sans temps de chargements intempestifs. Pour progresser vous devrez récupérer des piles d’énergie qui sont parfois durs à trouver. Mais c’est là un des plus grands plaisirs du jeu : fouiller le moindre recoin pour atteindre les 100%. Tout est fait pour que l’on ne puisse plus s’arrêter. L’on est toujours surpris par quelque chose et l’envie d’aller toujours plus loin est plus forte que tout (même une XBOX 360 rutilante ne peut lutter!). Entre les séquences en véhicules, les mini-jeux ou les missions annexes l’on ne s’ennui pas une seule seconde et la difficulté progressive bannit toute frustration. Ici plate-forme ne rime pas avec « sauts foireux et boss lourds » (je sais, ça ne rime pas), mais plutôt avec inventivité (je sais, ça ne rime toujours pas). Les différents environnements sont très différents (plages ensoleillées, usines, montagnes, laves) et rien que de les parcourir à la recherche d’items est une occupation chronophage.

Et attention…transition ! Ce qui m’amène à parler de la durée de vie, qui fait partie des « défauts » de ce Jak and Daxter. Moins de 10 heures pour quasiment tout terminer (98% personnellement), c’est court mais ces 10 heures sont géniales. Ensuite, l’on peut pinailler en regrettant que Daxter ne soit pas jouable ou que l’histoire soit si classique, mais se serait chercher la grosse bête, celle qui empêche de se taire et d’apprécier tout simplement ce divertissement dépaysant et pourtant de plus en plus rare aujourd’hui. Loin de s’adresser à un public âgé de moins de 10 ans, ce titre est dédié à celles et ceux qui aiment retomber en enfance, tout en étant confronté à un jeu de plate-forme loin d’être facile.

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