Borderlands sur Xbox 360, le test de Fugelas

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Fugelas
8
Fugelas X360

Borderlands - Affronte la folie !

Pandore, vaste monde débordant d’ennemis plus moches les uns que les autres. Ici, c’est la loi du plus fort, pas de pitié pour le gibier, les mauviettes restent dans leur coin et les faibles servent de pâtés pour Skag. Mais vous n’êtes pas comme ça, non, vous êtes un mercenaire et personne ne vous arrêtera. Vous devriez arpenter cette planète et l’explorer de fond en comble pour dénicher l’Arche, un trésor alien enfui. Ça existe ? C’est vivant ? C’est encombrant ? On s’en fout, ça peut rapporter gros, et c’est le plus important.

Vous voilà donc sur Pandore, et vous ne savez pas trop par quoi commencer. Heureusement, une fabuleuse femme aux yeux bleus vous vient en vision et offre – pas le choix de refuser – son aide pour trouver l’Arche. Trop facile. Ensuite, un petit robot qu’on nomme Clap-Trap (CL4P-TP) vous expliquera avec dynamisme et entrain les rudiments pour survivre. Personnellement, j’ai adoré ces petits-robots déjantés, effectuant des danses ridicules et tournant dans tous les sens en jactant des âneries . Un peu d’humour dans ce monde de fou, ça détend. Bref, vous voilà fin prêt à remplir votre tâche.

Pour cela, vous aurez le choix d’incarner 4 personnages des plus atypiques. Chacun aura une compétence d’action différente et 2 armes de prédilection. Ce n’est pas pour autant qu’ils ne pourront utiliser les autres armes, vous faites comme vous voulez mais les compétences seront liées pour la plupart aux armes de prédilection. A vous de voir.  Pour le reste, je vous laisserai le loisir de les apprivoiser, manette en main.

Pour remettre tout ça dans son contexte, Borderlands est un hack ‘n’ slash à la Diablo où le loot aléatoire est le maître-mot à ceci près qu’il se joue à la première personne. De ce fait, la personnalisation des personnages n’a pas du tout été mise en avant. Vous serez affublés d’un accoutrement unique et c’est tout, le seul changement possible, c’est changer la couleur de vos vêtements. Vu que l’on ne voit jamais son protagoniste, ce n’est pas dérangeant. Mais le plus balo, est la customisation pauvre de l’équipement. Vous disposerez d’un bouclier avec quelques bonus, des grenades aux fonctions différentes (fragmentation, régénère la vie, …), un objet spécifique à votre classe et les armes qui s’améliorent au fur et à mesure qu’on l’utilise. C’est peu. On ne verra pas d’épaulettes, d’armures, de bottes habiller notre héros pour un style plus prestigieux. Dommage. Ensuite, les objets intéressants ne tombent que trop rarement, il ne sera pas quotidien de changer d’équipement. Le facteur « chance » joue beaucoup, j’avais pu trouver dans le cul d’un Skag une bonne arme que j’ai gardée pendant 15 niveaux. Ça sera le gros point négatif du jeu, qui ne sera pas amélioré avec les différents DLC déjà sortis. En plus de l’équipement peu riche, vous disposerez à chaque niveau un point de compétence. Ce point permettra d’améliorer vos armes, votre capacité spéciale, votre résistance, diminuer le délai de rechargement et j’en passe.

Vous pourrez évoluer jusqu’au niveau 50 (60 avec les DLC) ce qui sera impossible à accomplir sans faire le jeu une deuxième fois. A la fin, le jeu vous offre la possibilité de le refaire en « parcours 2 », avec des ennemis plus forts comme le niveau Enfer dans Diablo 2 (j’adore donner Diablo 2 comme référence). Bordelands n’est pas toujours simple, on ne pourra pas foncer dans le tas sans réfléchir à tout bout de champ. Vous verrez bien vite votre barre de vie descendre mortellement. Pour éviter ce désagrément, il y a la coop qui augmente le fun considérablement, tout comme le multijoueurs qui peut se jouer jusqu’à 4 et si vous êtes seuls, cherchez d’autres quêtes moins difficiles, elles ne manquent pas.

Niveau beauté, j’ai été envouté par les graphismes que nous offre Gearbox. Le cell shading peut paraître enfantin mais ici, c’est du mature. Si vous ne me croyez pas, allez dire ça au psychopathe démembré qui git dans son sang! La profondeur est aussi impressionnante, on prendra plaisir à sniper un oiseau à 300 mètres. Malgré une génération aléatoire des armes, elles ne sont jamais ridicules et les effets des balles (feu, électricité, poison) sur les ennemis sont assez réussis .

Vous aurez aussi droit à un véhicule pour vous déplacer au plus vite d’un point à un autre en explosant littéralement tout ce qui frôle votre Titine. Pandore est grand et long à parcourir. Vous n’aurez pas le temps de vous embêter. Les quêtes annexes sont nombreuses. Il vous faudra plus d’une trentaine d’heures pour tout terminer et le double, si vous le refaites dans les parcours 2 et 3. Les classes sont tellement différentes que ça serait un crime de ne pas tous les essayer au moins une fois. Quand je passe de la brute épaisse avec sa voix de stentor et son fusil à pompe au Chasseur et son sniper, ça change pas mal le gameplay. On voit alors les quêtes sous un autre angle.

Pour conclure, Borderlands a su répondre à nos attentes. Lier un jeu de rôle et l’aromatiser avec un FPS dynamique, pas rasant ni monotone, moi je dis chapeau, Gearbox ne s’est pas foutu de nous. Donc si vous êtes en manque de dérouiller des ennemis et évoluer pour faire de plus en plus mal, tout ça avec un humour bien dosé et bien bourrin alors il est fait pour vous.

Verdict : 8/10

Les plus :

- Les graphismes

- La combinaison jeu de rôle / FPS

- Bonne rejouabilité

- L’écran splitté et le multi

Les moins :

- Customisation pauvre

- Facteur « chance » élevé pour le loot

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