Prototype sur Xbox 360, le test de Vinsou

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Vinsou
10
Vinsou X360

Prototype ou l'apologie de l'imperfection

Un testeur objectif ? Ça parait être un pléonasme, et pourtant...                                  Evidemment lors de mes tests j’essaie d’être le plus objectif possible mais une part de ma subjectivité se glisse toujours dans mes critiques c’est inévitable, c’est mon subconscient qui fait des siennes. Mais aujourd’hui je le clame haut et fort « Je ne serais pas objectif !!! Je vais faire parler et même crier ma subjectivité ». Je vais la faire crier car je suis étonné de voir la virulence des critiques autour  de Prototype,  énervé de voir tous ces « amoureux du jeu vidéo » critiquer ce soft sur son aspect technique. Non, pour moi le jeu vidéo ce n’est pas simplement des amas de polygones qui bougent, non ! Le jeu vidéo c’est avant tout des sensations et pour ce qui est des sensations Prototype est ébouriffant. Effectivement, niveau scénar’ Prototype accumule les clichés : un super-héros amnésique, une catastrophe biologique liée à l’armée américaine, mais malgré cela le contenu narratif de Prototype parvient à vous accrocher durant les 31 missions qui composent l’aventure (comptez 12 heures de jeu en Normal)

Alex Mercer, un héros en pleine puberté.

Vous êtes Alex Mercer, un scientifique un peu trop curieux et le jeu commence quand deux adorables légistes en blouse blanche s’apprêtent à joyeusement vous disséquer. Vous comprenez vite que la caresse du bistouri n’est pas une des plus agréables et vous quittez la salle d’opération après avoir gracieusement remercié les deux en blouse. Vous voilà dans New York. Et qui dit grosse pomme dit aussi gros vers, dans ce New York alternatif il y a trois types de vers : Les militaires, les infectés et un super héros en pleine puberté : VOUS. En effet Alex Mercer ne connait pas les plaisirs de l’acné mais d’autres joyeusetés poussent d’un peu partout sur son corps. Ces modifications font de lui l’arme ultime, en plus de cela il possède une force surhumaine qui lui permet de sauter à des hauteurs incongrues (oubliez Super Man, à côté d’Alex c’est une petite frappe) et d’envoyer valser n’importe quel péquin d’une simple pichenette. Evidement puisque Alex est un héros de jeu vidéo il a un but (pas comme 99% des habitants de notre belle planète) Et son but est simple : trouer la peau à ceux qui ont fait de lui un monstre, sauver sa copine et accessoirement déjouer le plus grand complot de l’histoire de l’humanité, tout ça en un mois !

Assez de blabla, parlons maintenant des sensations manette en main et là je vais être concis : jamais un jeu ne m’avait donné une telle impression de puissance et de liberté. Je survole New York tel un aigle assoiffé de sang, j’aperçois ma proie, je descends en piqué sur elle, la transperce d’un simple coup de poing puis je me jette sur un building, je cours à plus de 250 km/h sur celui-ci et pour finir je me remets à voler dans le crépuscule. Au chrono, j’ai effectué ceci en 12 secondes. Durant ces douze secondes l’adrénaline a fluctué dans mon pauvre cerveau de joueur, mes doigts ont tremblé, mes pupilles se sont dilatées et une fois que j’eus fini ceci j’ai posé ma manette près de moi en laissant Alex Mercer planer sans mon aide et j’ai eu envie de crier mon amour pour les gars de chez Radical Entertainment. Prototype, c’est douze heures de sensations similaires à celle-ci non-stop. Chaque animation du héros respire la puissance. Alex est en effet un vrai monstre : il peut tomber du plus haut building de New York atterrir dans un nuage de poussière et continuer comme si de rien n’était. Malgré toute sa puissance Alex n’est pas invincible (on le comprend dès que l’on rencontre le premier molosse : un infecté dont la taille et la force n’ont rien en commun avec celles des infectés normaux).  C’est pour cela qu’il va falloir se faire tout petit durant certaines missions. Mais ne vous inquiétez pas Alex a toutes les capacités nécessaires pour cela, en effet il contrôle parfaitement toutes les informations génétiques de son corps ce qui lui permet « d’absorber » n’importe quel être vivant afin de prendre son apparence. (Bizarrement cela va jusqu’à modifier ses vêtements afin qu’ils soient identiques à ceux de la personne absorbée…Qui a dit que les jeux vidéos deviennent de plus en plus réalistes ?...) Cette capacité permet à Alex de s’infiltrer dans des bases militaires ou encore de se fondre dans la foule mais elle lui permet aussi d’apprendre à piloter différents véhicules (tanks et hélicoptères) car Alex n’assimile pas que l’apparence de sa cible, il assimile aussi ses souvenirs et par voie de fait ses aptitudes. Comprenez donc que si vous absorbez un pilote de tank vous pourrez conduire le dit tank. Dans Prototype, vous avez la possibilité d’assimiler n’importe quel passant mais cela a relativement peu d’intérêt, ce qui est intéressant c’est d’assimiler les cibles liées à l’intrigue (marquées par un gros signe rouge). Si vous les assimilez vous récupérez leurs souvenirs qui  sont pour la plupart des fragments de scénario. Tous ces fragments mis bout  à bout étoffent considérablement l’histoire de Prototype et apportent une vraie cohérence à son univers.

Malheureusement je ne pourrais pas faire un vrai test sans parler de ce qui fâche, pourtant j’ai bien envie d’omettre le fait que malgré quelques effets de poussières et quelques explosions sympas, le moteur graphique de Prototype est vraiment à la traîne, il porte le poids des années et témoigne de la longueur du développement de ce jeu (le projet Prototype  a commencé il y a plus de trois ans). De plus il est vrai qu’au-delà de la trame principale les défis optionnels proposés par Prototype sont bien fades (un peu comme les textures des buildings…) pour ne pas dire inintéressants.

Prototype vous offre la divinité !

Bref Prototype est un jeu ambitieux, certains disent même qu’il l’est trop… Mais qu’est ce qu’on en a à faire ? Une fois la manette en main les sensations relèvent du jamais vu et c’est bien ça qui compte. Tout le monde rêve d’être un dieu et voilà ce que Prototype vous offre : la divinité, ou en tout cas les sensations qu’elle procure et qui peut dire non à cela ? Alors au diable l’objectivité, les graphismes, la technique, au diable les critiques trop froides et trop peu humaines ! Pour moi Prototype est l’un des jeux les plus marquants de 2009 si ce n’est LE plus marquant !

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