Rage sur Xbox 360, le test de moacmoii

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8
moacmoii X360

La colline a des yeux...

ID Software est un monument dans l’histoire du FPS. Créateurs de Doom, Quake et Castle Wolfenstein, ils sont à la base de la plupart des concepts de gameplay qui régissent le genre actuellement. Leur nouvelle création arrive et se présente comme un FPS dans un monde ouvert ; vont-ils à nouveau faire évoluer le genre ?

Rage, c’est l’histoire d’un survivant venu tout droit d’un passé qui n’a pu ou voulu sauver qu’un certains nombres de terriens suite à l’impact d’une météorite sur terre. Ces survivants ont été enfermés dans des arches et comme jamais rien ne se déroule comme prévu, celles-ci n’ont pas assuré entièrement leur rôle et la plupart des gens enfermés dans les arches sont morts dans leur sommeil. Notre survivant lui arrive à sortir et se retrouve dans un monde post apocalyptique rempli de brigands, de mutants et d’une entité appelée « l’autorité » qui compte bien modeler le monde à sa façon.

Vous l’aurez compris le postulat de base de Rage n’est en rien original et ressemble énormément à celui d’un Fallout 3 par exemple. Le monde de Rage est donc un monde violent et sans loi, une sorte de Western du futur mélangé avec le monde de la Coline a des yeux. C’est glauque, sale et  la société dans laquelle vous évoluez ne tient que par des bouts de ficelles. Les personnages du jeu sont en tout cas très intéressants, plus que l’histoire du jeu, ils semblent tous avoir un background intéressant mais le jeu ne vous laisse que peu de temps ou d’occasion pour l’entrevoir. Bref, le monde de Rage est une réussite mais l’histoire du jeu est en dessous particulièrement dans la deuxième partie du jeu.

Le jeu s’articule autour de deux axes de gameplay, le FPS pur et dur ainsi que les courses de buggies. Une mission type s’exécute toujours selon le même rituel, vous discutez avec un ou plusieurs autochtones dans une des villes qui sert de hub dans le jeu, puis vous partez dans le Wasteland (la zone de jeu ouverte) détruisez quelques ennemis à l’aide de votre buggie, vous arrivez à l’entrée de la mission, vous réalisez votre mission en tuant tout ce qui bouge et en complétant les quelques énigmes qui jalonnent le jeu, puis vous ressortez et retournez à la ville.

Rage n’est donc pas un vrai monde ouvert comme peut l’être un GTA, il est plutôt composé de multiple zones reliées entre elles par le Wasteland. Du fait de sa structure le jeu se compose de missions principales et secondaires, vous permettant de gagner des crédits pour améliorer votre équipement ou acheter de nouvelles munitions. Vous devrez aussi participer à des courses de buggies en ville pour améliorer vos différents véhicules, car les points d’amélioration de vos moyens de transports sont une monnaie différente que celle qui vous permet d’acheter votre équipement courant.

Rage comprend donc un vrai système d’évolution de l’équipement (arme + armure) ainsi qu’un système de crafting permettant de créer des objets à partir d’éléments trouvés dans les différentes missions du jeu à la manière d’un RPG. Mais là où le jeu se démarque des autres FPS c’est dans la gestion des munitions pour chaque arme. Chaque arme du jeu peut se voir chargée par plusieurs types de munitions. Chacune possède une utilité bien particulière et peut vous aider dans les situations les plus complexes.

Parlons donc des combats dans Rage. Ceux-ci sont nerveux, intenses et très intéressants. On s’amuse énormément dans ceux-ci. Les ennemis proposés ne sont pas extrêmement variés mais entre les différents types de mutant, les bandits et les unités de l’autorité, il y a de quoi faire. Le point fort des combats est le gameplay du jeu, comme vu plus haut chaque arme possède différent type de munition et suivant les ennemis qui vous font face vous devrez non seulement adapter votre arme mais aussi les munitions. Le système de changement en temps réel est justement très bien pensé. L’IA des ennemis est aussi remarquable, prenez par exemple les mutants déjà très agiles, ils utilisent leur agilité à bon escient pour vous combattre. Les situations sont donc intéressantes et la seule chose qui manque au jeu est un petit plus de boss.

D’un point de vue technique, le jeu est impressionnant. Pourvu de l’ID tech 5, dernier moteur en date du développeur, Rage est un bonheur pour les yeux. Affichant 60 images par secondes de manières constantes, il se permet d’avoir des environnements gigantesques et des personnages très détaillés. Bien entendu, tout n’est pas parfait et quelques textures indignes peuvent être aperçues si on cherche bien, mais en règle générale le jeu est dans le très haut du panier. D’un point de vue sonore, leu jeu s’en sort aussi très bien, avec des bruitages qui rajoutent à la sauvagerie des combats et un environnement sonore qui participe à l’ambiance malsaine du jeu.

Du côté du multi-joueur, le jeu se compose de mission en coopération à deux joueurs, ainsi que de différents modes de jeu utilisant les buggies. Il n’y a pas de mode death match ou team death match pour la partie à pied et c’est bien dommage quand on voit le plaisir éprouvé lors des affrontements en solo.

Passons aux paragraphes imposés :

Jouabilité :
Nerveuse, précise et tactique à pied, arcade et amusante en voiture.

Graphismes :
C’est excellent à quelques détails prêts.

Son :
Du très bon travail qui renforce l’atmosphère du jeu.

Intérêt :
Rage est un excellent FPS solo qui possède une petite composante multi qui aurait pu ou dû être plus importante.

En conclusion, Rage n’est pas un jeu surprise mais il est surprenant dans le sens où son gameplay est beaucoup plus profond qu’attendu avec un mélange FPS / monde pseudo ouvert / petit côté RPG. Durant la quinzaine d’heure que dure l’aventure, vous ne vous ennuierez pas une seconde malgré une fin un peu trop rapide et un mode multi qui aurait dû être plus étoffé.

Mon appréciation : Très Bon

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