Rage sur Xbox 360, le test de Foucheur

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Foucheur
8
Foucheur X360

Quelle belle Rage !

 

Emile Zola a dit : « La haine est sainte. Elle est l'indignation des cœurs forts et puissants,
le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise.»
Id Software tente, une fois encore, de nous offrir tout ce que la Rage et la violence possèdent de plus horrible. Le studio qui a bombardé nos consoles de divers jeux philosophiques tels que Doom, Quake ou encore Wolfenstein vient de frapper à nouveau. Ce nouveau coup sur notre tête est d’une autre nature que les précédents ; imprévisible, spectaculaire ou même plaisant, c’est avec une immense joie que nous allons découvrir Rage.

 

Chaud devant !

Un nouveau moteur bien frais sorti tout juste du frigo, Id Tech 5 possède des particularités aussi intéressantes qu’incroyables. En nous proposant un monde entièrement dynamique et modifiable ou plusieurs effets graphiques comme le Motion Blur ou encore le HDRR (le High Dynamic Range Rendering prend en compte l’intensité de la lumière en fonction de divers paramètres préréglés pour nous assurer une meilleure immersion) Id Software nous tend la carotte pour nous appâter vers quelque chose d’encore plus gros. Rage est un FPS, proche et, en même temps, à des années lumières de ses ainés il reprend toutes les notions de base qui font recettes pour ce genre bien particulier. Mettons ça de coté quelques instants pour s’occuper de notre héros du jour. Le personnage que vous allez incarner est plutôt chanceux, en plus d’être fort et beau, il vient d’échapper à l’apocalypse. Un astéroïde plutôt menaçant qui a complètement ravagé la terre que nous connaissons et qui n’en a laissé qu’un champ de ruine, rappelant celui de Fallout 3, comme souvenir. Vous vous trouviez alors dans une cabine située en plein cœur d’un bunker ou plus communément appelée « arche » dans Rage. Votre réveil un peu tardif (106 ans) va laisser quelques traces. À peine sorti de votre torpeur et de cette fameuse arche le monde hostile de Rage éveille vos 5 sens et vous plonge la tête dedans dès la première seconde. Surtout lorsque l’un des dangereux mutants, qui rodait aux alentours, saute sur vous pour vous arracher la tête. N’ayez crainte, dans ce monde post-apocalyptique sommeille des gens de confiance qui n’hésiteront pas à vous porter secours. Vous voilà donc parti à l’aventure dans ce futur très instable aux allures de films de zombies.

Au premier abord les développeurs ont voulu soigner la mise en scène. Même s’il n’y a rien de neuf, la narration n’en reste pas moins agréable, notamment avec l’une des premières scènes du jeu dans laquelle vous vous trouvez à bord du Buggy de l’homme qui vous a sauvé la vie. Avec un semblant d’interactivité dans cette séquence, la narration gagne en dynamisme et en immersion. L’univers quant à lui semble profond et suffisamment travaillé pour laisser le joueur se fondre dans le décor et apprécier, avec un certain intérêt, les divers endroits et lieux de la carte. Comme un RPG, la zone de jeu est composé de divers villages, tous séparés par de longs chemins qu’il va falloir emprunter en Buggy, la majeure partie du temps, pour réussir les divers objectifs qui vont vous être proposés. Si, dans un premier temps, la zone s’annonce très grande, on aura assez vite fait le tour. Mais nos pauvres esprits, ayant finis de se faire berner, reviendront très rapidement les pieds sur terre et remarqueront qu’il s’agit bel et bien d’un FPS et non d’un jeu de rôle. Car oui, effectivement, Rage mélange habilement et subtilement les deux genres et nous propose divers éléments proches de chacun. Par exemple, le système de Quête-Village, très populaire dans les RPG est présent dans Rage. Mais les phases d’action, aussi nombreuses soient-elles, prennent vraiment une tournure shooter et demande au joueur du réflexe et de la précision (Au contraire de Fallout 3 par exemple).


Que faire si j'ai la Rage ?

Le jeu se compose d’un tronc principal, une histoire ou quête primordiale ainsi que de divers missions secondaires et mini-jeux qui enrichissent l’expérience de jeu et le gameplay. Si Pierre, Paul ou Jacques vous demande d’aller chercher un chat dans un arbre c’est que … hein ? Comment ? Ce n’est pas ça ? Ah oui ! Où avais-je la tête !?! Les quêtes secondaires dans Rage sont un peu plus hardcores en termes d’objectif que ce que l’on pourrait trouver dans certains jeux de rôles. Il faudra aller détruire un camp du mutant ou traverser le désert, rempli de bandits tueur, pour aller récupérer une fleur. La majorité de ces quêtes vous donneront un minimum d’adrénaline et un maximum d’action, réfléchissez bien avant de dire oui au premier venu, vous pourriez le regretter. On regrette, cependant, que le nombre de ces quêtes n’aient pas été revues à la hausse. Si l’histoire principale ou les objectifs secondaires ne réussissent pas à faire passer le temps, Wasteland regorge de mini-jeux plus marrant les uns que les autres… enfin quand j’dis marrant… Tous sont des jeux d’argents où vos mises peuvent vous rapporter gros. On y trouve ; le fameux jeu du couteau qu’il faut planter dans la table entre chacun de vos doigts sans vous couper (un jeu de réflexe), un jeu de hasard total (jeu de dés) et enfin un jeu que j’ai trouvé très intéressant, un jeu de cartes avec ses propres règles qui fait automatiquement penser à Magic ou à ceux que l’on pouvait apprendre dans les anciens Final Fantasy. Chaque carte représente une créature du bestiaire de Rage, un personnage important ou une arme et ces dernières possèdent toutes des caractéristiques qui leur sont propres (points de vie, point d’attaque, voir même capacités spéciales). Des jeux aussi amusant que frustrant qui pourront faire passer le temps dans ce monde de cinglés. Pour conclure sur la Durée de vie, cette dernière est tout à fait raisonnable, moins qu’un RPG, plus qu’un FPS classique. Si toute fois, les quêtes secondaires et les mini-jeux ne vous ont pas convaincu ou que vous avez fait le tour, vous disposez de divers objectifs optionnels pour finir le jeu à 100%. Ainsi, une cinquantaine de cartes à jouer sera dispersé partout à Wasteland (ces mêmes cartes que vous pourrez utiliser pour le fameux jeu type Magic). Vous pourrez tenter de dénicher tous les schémas du jeu, ces fameux bouts de papier avec lesquels vous pourrez construire des objets, on y viendra juste après. Et enfin, vous devrez compléter une vingtaine de sauts uniques dispatchée dans tout le jeu. On ne s’est pas moqué de nous sur ce coup. Ah ! J’allais oublier, les développeurs se sont amusés à mettre quelques secrets dans Rage, dernièrement j’ai trouvé une salle secrète cachée derrière un mur. Il se trouve qu’il s’agissait de l’une de ses 3 salles minutieusement dissimulées à travers tout le continent, celle-ci rendait un gracieux hommage à notre bien aimé Wolfenstein.

Coté gameplay le jeu est riche en éléments qui vacillent entre l’utilité maladive et l’inutilité rageante. Pour argumenter ma parole je vais vous présenter deux gameplays bien différents. Tout d’abord, le jeu nous propose de fabriquer nos propres objets, d’où l’intérêt de ces fameux schémas. Avec la bonne formule et les bons « ingrédients » à récupérer pendant les missions, vous pourrez vous fabriquer un ou plusieurs objets. On y trouve, une invention très intéressante d’Id Software… les Wingsticks. Ces espèces de boomerang qui vont vous faire passer l’envie d’utiliser autre chose. La formule, si elle est complétée, vous permet de fabriquer 15 de ces objets d’un coup ! Ces armes de jet, décapiteront le premier venu ou leur fera perdre un nombre important de points de santé et si ces dernières ne se sont pas brisées lors de votre lancé elles reviendront à vous pour une utilisation ultérieure. En ce qui concerne les éléments peu essentiels à votre survie le grand gagnant est sans contestation l’infiltration ! On nous propose de l’essayer au début du jeu, dans le tuto, et cela s’avère plus qu’inutile. Les ennemis ont un radar dans le dos, et surtout… mais alors surtout, vous n’avez pas envie de perdre votre temps. La subtilité de l’infiltration dans un jeu réside dans le fait que le joueur peut dérober un objet sans se faire voir ou encore assener un coup fatal dans la nuque d’une cible. Ici, l’utilisation est vraiment superficielle et la simple pression du bouton B ne sera utile que pour se couvrir dans des fusillades, autant dire que les deux intentions sont éloignées. En termes d’armement, vous y trouverez votre compte, même si on est loin de ce que proposent les derniers FPS, les armes de Rage ont des utilisations et des intentions tellement différentes qu’elles nous suffisent pour étoffer nos diverses stratégies. D’ailleurs l’IA des ennemis semblent assez réussis et leur comportement pourra évoluer au fur et à mesure de la bataille (attaque en groupe, retraite, attaque discrète…), de quoi nous promettre des heures d’amusement !

 

C'est rageant !

Malheureusement on se lasse un peu de la répétitivité globale du jeu, les quêtes se ressemblent presque toutes et sont simplement déguisées pour fausser la diversité (Aller d’un point A à un point B en tuant tout le monde sur le chemin). Malgré cela l’habillage reste intéressant et le bestiaire ainsi que les personnages haut en couleurs sont plutôt bien fournis dans Rage. On s’amusera aussi à un jeu dans le jeu, et oui… Rage dispose d’un mode Course, accessible après quelques dizaines de minutes de jeu. Mélange étrange entre MotorStorm et Mario Kart, ce jeu de course est assez fluide et dynamique pour y trouver un intérêt. Vous l’aurez compris, dans Rage on n’a pas le temps de s’ennuyer !

(Ce test ne parle pas des modes multijoueurs, car je ne les ai pas testés.)

 

J’aime :

 - La réalisation globale du jeu.

 - Les intentions RPG dans un FPS.

 - Le mode Course et le jeu de cartes.

 - Les clins d’œil et les secrets des développeurs.

 - L’IA des ennemis.

 

Je n’aime pas :

 - La fin complètement bâclée.

- Grosse répétitivité au fur et à mesure.

- 3 CDs sur Xbox 360.

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