BioShock sur Xbox 360, le test de SamPlay

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10
SamPlay X360

Retenez votre respiration! Plongez!

Dire que j’attendais Bioshock serai mentir. News aguicheuses et preview prometteuses ont certes attiré mon attention, mais rien ne laissait présager que 70 de mes précieux euros passerai entre les mains de mon marchand de rêves. Et pourtant un malheureux packaging a eu raison de la mienne. Bioshock était entre mes mains. Mes pulsions ne m’avaient pas trompé : l’aventure vaut belle et bien 70 euros.

Bioshock débute 20 000 lieues dans les airs. Vous êtes dans un avion et heureusement pour nous, joueurs, celui-ci se crash dans les eaux glaciales de l’océan atlantique. Première claque : c’est très très (encore deux) très très beau. Les flammes, l’eau, le clair de lune, on contemple pendant que notre « héros » se les gèlent gentiment. Au beau milieu de l’océan : un phare. Ni une, ni deux, ni trois, vous allez vous réchauffer, les portes se referment. Vous voilà désormais plongé 50 ans dans le passé et bientôt plusieurs dizaines de mètres sous la surface.

Le temps de plonger et vous découvrez Rapture : la ville utopique. Un moment tout simplement sublime. Le créateur de cette citée : Andrew Ryan, un peu timbré, a voulu créer un endroit hors de toutes influences (religieuses, américaines et soviétiques) et où tout serait possible…surtout le pire.L’on a même pas encore réellement commencé à jouer que l’on est déjà conquit, sûr d’être devant un grand jeu. Et cette impression perdurera jusqu'à la fin.

L’on est donc jeté dans cette ville, cette société, avec ses codes, son fonctionnement et surtout son accueil hors du commun. En effet à peine arrivé, il faut trouver une arme. Ici pas de pied de biche (on copie pas, c’est pas bien), mais une clef à molette qui va vite devenir obsolète par la suite. Revolver, fusil, lance trucs, arbalète, l’arsenal est conséquent. Surtout que ces armes sont toutes customisables, via différentes munitions et améliorations. C’est en fait une des particularités de ce FPS pas comme les autres: les armes comme le héros sont customisables. Car en plus de maîtriser les armes à feu et a sang, vous pouvez user de différents pouvoirs et capacités : les plasmides. Cela va des simples éclairs (220 Volts tout de même) à des essaims d’abeilles tueuses, en passant par la capacité de faire s’entretuer les ennemis. Bioshock fait penser par son gameplay à Deus ex par exemple. Exploration, tuning de perso et action sont en effet les trois mamelles de ce condensé de plaisir pur. Le jeu est non seulement extrêmement riche en possibilités, mais il est aussi très immersif. Ces deux aspects sont en réalité intimement liés. Vous pouvez pirater les tourelles automatiques (via un mini-jeu) pour les retourner vers les vilains pas beaux, de même pour les caméras de surveillance, ou encore échafauder des plans diaboliques en utilisant toutes vos capacités.

Pour en revenir à l’aspect exploration, sachez que fouiller tout les recoins de Rapture s’avérera payant, au propre comme au figuré. Enregistrements audio, nouveaux plasmides et améliorations sont dissimulés, prêt à être découverts pour augmenter votre puissance (et votre gamertag). Un vrai plaisir d’autant que l’univers et l’ambiance qui se dégage des lieux et des personnages et envoûtante.

La grande force de Bioshock c’est en effet son ambiance hors du commun. On ressent constamment la tension qui réside dans les différents endroit de la ville, à deux doigts de sombrer. Les habitants (enfin ce qu’il en reste) sont complètements fous, possédés par l’adam, devenu véritable monnaie et drogue. L’adam est ce qui fait marcher Rapture, vous (qui en avez besoin pour utiliser vos pouvoirs) et surtout les petites sœurs, dressée pour ôtez cette substances des cadavres. Ces petites filles, autrefois normales, parcourent la ville accompagnées de leurs fidèles protecteurs. Adam, petites sœurs, plasmides, Rapture a vraiment ses codes, ses symboles et le protecteur en est un. Cette énorme scaphandrier ambulant est sans aucun doute le pire adversaire du jeu. Quasi-indestructible, il mettra votre talent de combattant à dure épreuve, mais la récompense est à la hauteur de sa résistance. Une fois la lutte achevée, vous aurez entre vos mains le destin de ses fameuses petites sœurs. Les sacrifier pour avoir plus d’adam ou les libérer de leurs malédiction et obtenir la reconnaissance de leurs vraie protectrice : Tennenbaum qui vous récompensera autrement.

Car dans Bioshock vous avez le choix, le chois d’aborder les situations et le jeu selon votre façon de jouer, ce qui confère au titre un grand potentiel de rejouabilité (j’en suis à 4).On ne se lasse pas d’arpenter les différents environnements, très éclectiques, de jouer avec les chrosômes (les ennemis « de base ») qui n’hésite pas à vous surprendre et à esquiver vos attaques. Ce qui m’amène à parler brièvement de l’intelligence artificielle dont on a pas grand-chose à reprocher. Certes le jeu est relativement scripté, mais rien de choquant. Les ennemis paraissent intelligents et sont parfois même assez difficiles à mettre à terre, c’est tout ce qu’on demande. Dans la rubrique ennemie, à noter aussi que ceux-çi sont variés et qu'un de vos objectifs sera de les photographier pour les étudier et prendre le dessus sur eux : fastidieux mais utile.

Côté technique, Bioshock impressionne constamment. Tout est magnifique et le charme du design « 50’s moderne » agit. L’unreal ungine est ici utilisé de bien belle manière : c’est fin, coloré, bref c’est beau, malgré quelques petits problèmes d’affichage de textures par moments. Sinon tout est parfait : le rendu de l’eau est saisissant et les divers effets (plasmides) sont extrêmement bien rendus. La bande-son, elle, est du même acabit. Pas de musique mais des bruitages d’ambiances qui font leurs boulots. Je signale aussi que le jeu est entièrement localisé en français et ça ça fait plaisir.

En ce qui concerne le scénario, il est assez classique et est surtout prétexte à nous faire avancer, malgré quelques surprises. C’est surtout la découverte de la cité engloutie qui vaut le détour. Tel un véritable touriste, vous découvrirez les joies des coutumes locales, les personnalités de la ville et  l’engouement effrayant pour la chirurgie esthétique qui opère en ces lieus. Passionnant vous dis-je !

Au final, vous aurez compris que Bioshock est un chef-d’œuvre ! Grâce à sa très forte personnalité, ses graphismes envoûtants et sa richesse, autant dans son univers que dans son gameplay, il est indispensable. Plus aucunes excuses de ne pas le découvrir, grâce à son prix largement accessible et sa disponibilité, non seulement sur XBOX 360 et PC mais aussi sur PS3. Surtout qu’avec l’arrivée de sa suite, il serait dommage de ne pas se préparer un minimum…

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