Devil May Cry 3 : Special Edition sur PlayStation 2, le test de SamPlay

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8
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Dante s'est levé du pied gauche...

Après un deuxième épisode plus que décevant en 2003 qui faisait suite au premier volet  qui a mit la barre très (trop) haute, l’on était en droit de s’inquiéter pour le troisième volet d’une série qui commence déjà à faire du surplace. Capcom se reposerait-il sur ses lauriers? C’est donc avec une pointe d’appréhension mais surtout une grosse dose d’excitation que j’enfourne la galette dans le lecteur (Oh ! que c’est laid !). Alors est-ce réellement le réveil de Dante ou peut–il aller se recoucher? Confidence sur l’oreiller.

Comme il est dit plus haut dans l’introduction, le premier Devil May Cry a été une véritable surprise à sa sortie en 2001.L’on n’avait pas vu arriver ce mélange made in Capcom de Resident Evil pour l’exploration et la recherche d’objets avec du beat‘em all nerveux et classieux. Ce chef-d’œuvre nous présentait Dante, fils d’un démon nommé Sparda (rien que ça) et nous faisait évoluer dans un univers gothique et fouillé. S’en suit un épisode plus que décevant car reprenant les mêmes ingrédients mais en pire, tout en incluant quelques nouveautés inutiles. Ce troisième épisode était donc aussi bien craint qu’attendu.

Ce dernier met en scène Vergil, le frère jumeau de Dante, à la seule différence c’est que celui-ci met ses dons démoniaques au service du mal. Les deux frérots vont donc tout au long de l’aventure s’affronter. D’un coté un Dante à la désinvolture et à l’humour d’ores et déjà culte, de l’autre Vergil, un être cruel et froid. Deux autres personnages viendront par la suite pimenter cette querelle de famille avec chacun leurs intérêts propres. L’on peut déjà noter le charisme général des différents personnages avec entre autre un simili Joker excellent ou une jolie donzelle armée d’un bazooka qui fait deux fois sa taille.
Les cinématiques utilisant le moteur du jeu sont quant à elles plutôt réussies car mettant en scène un Dante au meilleur de sa forme avec des répliques cinglantes et des situations aussi improbables et excessives que classes, mention spéciale à l’intro.

Passons maintenant à l‘essence du titre: le gameplay. Depuis le premier DMC, il s’est complexifié : plus de coups, plus d’armes et surtout plus de style. Dante peut utiliser quatre styles de combats différents : Trickster qui fait la pare belle aux acrobaties et qui permet entre autre de « surfer » sur l’ennemi ; Swordmaster qui favorise les combats à l’épée ; Gunslinger qui vous transforme en tireur d’élite ; et enfin Royal guard et ses punchs d’enfer. Cette diversité permet des combats à la fois complexes puisque basés sur les esquives et les combos mais surtout jouissifs et dynamiques. Dynamisme renforcé par une bande son très métal mais qui se répète un peu. L’on fracasse du démon en musique, et avec aisance tant la prise en main est aisée après quelques heures de jeu. Seul petit bémol inhérent à Resident Evil et à Devil May Cry, les fameux écrans fixes qui posent quelques problèmes de directions notamment pour les sauts et aussi un système de lock peu pratique.
Comme toujours l’on doit trouver des objets (clés entre autre) et résoudre des « énigmes » pour avancer. Ici, l’on évolue les trois quarts du temps dans un château, ce qui est plutôt dommage car la monotonie des lieux pourtant en général très beaux entraîne une pointe de lassitude. Les lieux étant souvent sombres et peuplés de créatures quasi semblables, les allers-retours finissent par agacer. On aurait aimé plus de variété. Malgré cela le jeu est tellement nerveux et Dante tellement charismatique que l’on passe outre.

Techniquement le titre est dans la veine des deux autres, un peu plus beau mais loin de la claque du premier. Les écrans fixes bien qu’étant un vieux procédé tiennent toujours la route et offrent des décors fouillés et grandioses, contrairement à certaines textures qui sont franchement moches. Dans tous les cas le jeu est fluide (à part les menus plutôt lents) et les animations sont réussies.
 La difficulté étant toujours au rendez-vous, le jeu est plutôt long - compter une dizaine d’heures plus les modes bonus qui offre une bonne rejouabilité.
 Donc si le deuxième vous a déçu, le troisième ne peut que vous réconcilier avec la série. Pour les fans de la première heure qui n’ont sûrement pas attendu le test pour se le procurer, la question ne se pose pas. Pour les autres qui n’on jamais réellement accroché, ce troisième épisode n’innove en rien.
Capcom continue sur sa lancée au risque peut-être de finir par se répéter. Attention pour l’hypothétique quatrième épisode !

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