GordonLeMuet, le 04/12/2009, 21:06, dit :
[...]Il faudra citer ce jeu dans les débats sur les adaptations de films en jeux vidéos, car autant elles étaient souvent un échec car elles n'étaient pas pris en compte par l'équipe du film autant James Cameron avait dés le départ souligné sa volonté de prolonger l'univers du film en jeu vidéo.[...]
Je pense que la problématique est différente, sachant qu'il ne s'agit pas d'une adaptation à proprement parlé, mais bel et bien d'un projet global, dans la mesure où le projet Avatar a dès le début été pensé pour être un "cross-media".. (Un univers transposé en même temps/à la fois au cinéma et en jeux vidéo, voire s'attendre à encore plus selon le succès que remportera le phénomène.)
Il ne s'agit pas "d'adaptation classique" type Resident Evil, Star Wars ou Street Fighter, où là effectivement ce sont des licences déjà connues qui sont recomposés dans un média parallèle (du jeu au film ou du film au jeu..)
Dans le même genre, on a eu Matrix aussi. La trilogie ciné, les épisodes manga et le jeu (Enter the Matrix), qui pour ce dernier n'a pas non plus été un exemple de produit réussi. PJ'King Kong aussi à priori.
Nous sommes donc confrontés à une toute nouvelle forme de "baclage", le Cross-Media.
On peut en tirer quelques petites conclusions contemporaines, comme le fait que le media parent qui prime sur l'autre semble demeurer le film (après tout, James Cam' n'est pas développeur, mais cinéaste..).
Son film, s'il semble surfer sur des thèmes très classiques, revendique surtout la mise en avant d'un univers visuel hyper travaillé, la mode au ciné de notre siècle. Le nouveau Star Wars ou Seigneur des Anneaux quoi... (même si l'univers de Star Wars reste intouchable tellement il gère..^^)
La déception doit donc être axée sur ce type de réflexion : des projets cross-media qui ne tiennent pas leurs promesses... Plutot que classifier la chose directement dans l'exploitation minable classique de l'adaptation banale.
L'apologie du jeu Avatar a surtout été appuyée avec la soit-disante technologie toute nouvelle de la 3D à l'écran, qui demeurre au final accessorielle, mais surtout inaccessible au commun des consommateurs...
en bref : dommage.