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Les grosses fautes des jeux de tennis

Les grosses fautes des jeux de tennis

Par Yann Bernard - publié le
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IMG International Tennis Tour, mon nom est personne

En dépit de ses allures de ping-pong sur grand terrain, la série tennistique de Sega initiée avec les deux opus de Wimbledon arrive à maturité dans le percutant ATP Tour sur Megadrive en 1994. Il était donc temps pour Electronic Arts de se lancer sur le court, mais difficile alors de trouver des licences disponibles, un point stratégique crucial pour la firme qui tend toujours à s'appuyer sur des noms célèbres. L'éditeur se rabat sur IMG, une société bien connue dans le milieu puisqu'elle gère notamment les intérêts des professionnels.

Cela permet de récupérer une belle brochette de champions, toutefois plutôt sur le déclin, voire en retraite tels que Borg, Wilander, Lendl, Leconte, Rosewall ou Laver, mélangés à une liste très hétéroclite de joueurs que seuls les passionnés connaissent. Bien que Rios et Rafter soient des numéros un en devenir, qui a déjà entendu parler de Paul Annacone (le futur coach de Sampras et Federer) ou de Vic Braden, qui distille ici ses conseils ? Et ce titre ne dit évidemment pas grand chose au grand public.

Idem pour le tennis qui n'inspire guère High Score Productions, plus à son aise dans le domaine du hockey sur glace, du baseball et du football américain. Le studio s'essaye logiquement à une approche simulation, avec des idées intéressantes comme la représentation du centrage de la balle au service, mais il en ressort surtout une grande austérité qui se traduit fatalement sur les ventes. EA Sports ne commettra pas la même erreur quinze ans plus tard, en s'assurant d'emblée les droits de Wimbledon et de têtes d'affiches du calibre de John McEnroe pour Grand Chelem Tennis.

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