Qui ? Quoi ? Où ? Comment ?
Cloudphobia (version 0.26) peut être récupéré directement sur le site de son auteur ici (8,36 Mo en zip). Il ne nécessite pas d'installation.
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Qui n’a jamais rêvé de ne faire qu’un avec un mecha, ces espèces de robots sur vitaminés qui volent dans les cieux à la recherche d’autres vilains mechas qui, eux, veulent détruire le monde ? Qui n’a jamais rêvé de protéger son vaisseau mère à 1800 km/h au dessus des nuages, risquant à chaque instant de finir en chute libre, calciné, n’étant rien de plus aux yeux du monde qu’une fine pellicule de poussière dans le porte-monnaie de maman ? Qui n’a jamais rêvé de tout ça ?
Vous ? Ah...

loudphobia est, comme son nom ne l’indique qu’à moitié, un shoot horizontal au dessus des nuages, avec ses ennemis, son vaisseau mère à protéger et son boss de fin, bref un jeu plutôt bateau (ou avion pour le coup *rires*). Ce qui le rend intéressant, ce n’est pas le game-design à proprement parler mais un de ses facteurs : le temps. Vous n’aurez que trois minutes pour défaire le boss tout en veillant à la survie de votre vaisseau mère. Et il s’avère que c’est juste impossible. Tout du moins tant que vous n’aurez pas activé votre turbo pour arriver fissa devant le grand méchant et lui botter le train. Et là boum, forcément, le souci : chaque ennemi qui ne passe pas sous le coup de vos lasers endommagera le vaisseau mère, jusqu’au game over. Il vous faudra donc constamment jongler avec le turbo afin de garder une vitesse de croisière correcte sans laisser filer trop d’ennemis. Autant dire que vous allez constamment être sous stress, et que vous adorerez ça. Ce n’est d’ailleurs pas le paragraphe technique qui dira le contraire.
"Non, je ne dis pas le contraire."

isuellement tout est simple et reposant, avec un ciel bleu azur, parsemé de nuages défilant à toute vitesse et de jolis effets de lumière et de fumée. Le tout forme un univers policé mais incroyablement cohérent. Oui, en seulement trois minutes de jeu. Une fois le turbo enclenché, la vitesse d’animation devient saisissante. Les réflexes sont mis à rude épreuve et on se dit qu’on ne sortira jamais vivant de ce tableau aussi rapide que cruel. La musique en profite aussi pour vous mettre un petit coup derrière la nuque, avec un thème éthéré mais galvanisant, comme peuvent l’être certains morceaux de F-Zero GX.
"Mais finalement, ça vaut le coup ?"

uelques petits nuages orageux viennent tout de même souiller ce qui aurait pu être un tapis blanc de perfection. Première chose, sûrement la plus frustrante, le jeu n’offre qu’un niveau. Si si, un seul. Et même pas cent balles et un mars avec. Tout se perd ma petite dame. La structure du jeu en fait donc un objet de curiosité, pouvant même devenir une obsession pour les plus acharnés d’entre vous qui veulent apprendre les routines des ennemis par cœur et obtenir les combos parfaites. Second souci, tout de même moins gênant : le jeu ne se pratique qu’au pad. Fuck les prolos. Pas de bras pas de chocolat. (Bon en fait, on peut jouer au clavier mais la config n’est ni modifiable, ni ergonomique, et puis il fallait trop que j’insulte ces parias de pauvres pour mon premier papier chez Gameblog). Et je ne risquerai pas grand-chose en disant que la majorité de nos lecteurs possèdent au moins un petit adaptateur manette pour profiter de ce petit bijou d’ambiance, frénétique et décomplexé. Comme à la grande époque.
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