Point-pourpre

Point-pourpre

Par Zinzolin Blog créé le 01/08/11 Mis à jour le 27/05/15 à 17h05

Un blog modeste d'un joueur qui porte le nom d'une couleur commençant par Z.

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Billet détente

Après, un test particulièrement épuisant à fournir, je voulais faire un post big-up à la communauté. BlackLabel, Seblecaribou, Pedrof, Liehd, Celim (qui m'a particulièrement aidé pour ma philo, merci), Strife, Big', Japamn, ladanette, Nem' et plein d'autres ! Z'êtes des gens bien les gars, mais vous avouerez qu'un post guimauve comme ça, on peut en faire tous les jours et en statut. En faite, j'écris aussi ce billet pour "fêter" ma victoire à un petit concours au CDI de mon lycée. Un concours pas vraiment difficile vu le nombre de participant, il s'agissait de poster des critiques de livre au CDI au cours de l'année et j'en ai posté plus d'une demi-douzaine.

J'ai eu le soutien de personne et je n'ai d'ailleurs demandé aucun. Je suis quand même fier de mon travail et c'est donc un peu étrange de mêler cette nouvelle à ce post un peu spécial. La communauté de Gameblog m'a permis d'affiner mon sens critique. Vous êtes des gens bien, on peut parler de nos passions et surtout débattre même si la mauvaise foi et les trolls font que ça tournent souvent au vinaigre. L'éducation c'est toujours intéressant, mais je me demande si j'aurais eu le même esprit critique aujourd'hui si je ne m'étais pas inscrit sur gameblog et lié d'amitié avec certains membres. Voilà, la boucle est bouclé.

Bon, avec un titre pareil, il est tout de même nécéssaire de se la péter ! Le prix était un bon d'achat pour un magasin multimédia à côté du lycée, un bon de 100 € avec lequel je me suis fait plaisir ! (même s'il n'y avait pas tout ce que je voulais)

(Le cable est cable optique pour que je puisse jouer avec un son correct ma PS3, le titre du livre qui n'est pas très lisible à cause du flash c'est le premier tome des Misérables de Victor Hugo)

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Commentaires

Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Celim :

En vite fait, faute de temps :

- Oui, la psychanalyse est autotélique, mais seulement si on la considère comme une vérité, ou comme une "proposition de". Si on la considère comme une hypothèse, elle en vaut bien d'autres. Et que les charlatans en cabinets (les vrais) la vendent effectivement comme l'alpha et l'omega de l'explication rationnelle ne nous contraint pour autant pas à l'envisager comme telle.
C'est à nous de savoir aller au-delà et d'envisager la chose non pour ce qu'on nous vend, mais pour ce qu'elle est. Classer l'affaire juste parce qu'il y a truisme, à mon sens, c'est aussi lapidaire et inapproprié que d'absorber la théorie sans la moindre once d'esprit critique. Dans les deux cas, on ne peut qu'y perdre.

- A mon avis, on prêtait des sentiments aux personnages bien avant que Freud ne mettent les pieds dans le plat. Tu as la position des profs de Litté, et si elle est légitime, je n'y souscris pas complètement. Bien sûr, elle pose une vérité, incontestable et incontestée. Mais que le lecteur puisse (voire "veuille") appréhender les personnages comme des êtres authentiques, moi, ça me plaît. Curieusement.


- En ce qui concerne Hamlet et Lorenzaccio, tout dépend de comment on lit les pièces et de ce qu'on y trouve. Dans la mesure où il n'existe pas de "bonne" façon de lire, uniquement des mauvaises, mais où il en existe des milliers, il n'est guère étonnant que nous ne nous accordions pas. Pour moi, ces deux personnages sont le reflet l'un de l'autre : deux idéalistes forcenés, géniaux et donc, solitaires, qui choisissent délibérément de se salir, de devenir ce qu'ils exècrent au nom de la cause qui les porte, envers et contre tous. Et qui finissent par trahir et par se trahir, sans que leur sacrifice ne porte le moindre fruit.

- En ce qui concerne Eco, j'avoue que je m'arrête à l'homme, et que cela ne m'encourage pas à aller voir au-delà. Bouffi de suffisance, pour le moins, et tellement content de sa grande culture que cela suinte par tous les pores de ses discours. Eco, c'est un Je, et rien qu'un Je. Il écrit ses textes pour Je, en l'honneur de Je et pour la gloire de Je. Il n'est pas le seul mais si doué qu'il soit (parce qu'il l'est), de mon point de vue, c'est passer complètement à côté de ce qu'est écrire, et manquer autant d'intelligence que de discernement. Mais bon. Il en faut pour tous les goûts. Moi, il incarne tout ce que, culturellement, j'abhorre.
BlackLabel
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BlackLabel

C'est son travail sur la violence symbolique ? Encore une pile qui s'ajoute à d'autres piles.


Le coeur de sa théorie c'est le désir mimétique, qu'il applique à tous les sujets touchant l'humanité ; violence, mythologie, littérature, religion, etc. Mais en lisant un ouvrage sur un sujet précis, ça t'ouvre de toutes façons des perspectives pour tes propres réflexions sur d'autres sujets.

Le Bouc Émissaire a l'avantage d'être court, et de traiter des mythes sous un jour que j'ai trouvé enrichissant. Y'a aussi "Les choses cachées depuis la fondation du monde" qui est très bien. Les autres bouquins que j'ai lu, le problème c'est que tu repasses inlassablement par la présentation de sa théorie avant d'en venir au sujet, donc ça devient rébarbatif.
Yeah
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Yeah
@Celim, ahaha! Je savais bien que ça allait te taquiner!
Evidemment je prends soin de ne mettre personne dans des cases, c'était juste pour illustrer mon vécu.
"Cependant, dès qu'on vient essayer de m'expliquer qu'un auteur a employé le terme "four" dans la description de sa cuisine de manière inconsciente en référence à son arrière-grand-père exterminé pendant la seconde guerre mondiale, j'ai une certaine tendance à voir un poil rouge"
C'est là une des dérive je trouve, de la psychanalyse, de vouloir l'utiliser partout, pour tout expliquer. Elle est avant tout un outil, comme tu le dis, utilisé pour soigner certaines maladies mentales. Lorsqu'on l'utilise à d'autres fins, il faut être très précautionneux sur nos conclusions, l'exemple du four est très parlant.
Si tu veux lire du Freud voici un lien qui regroupe une grande partie de son boulot.
http://classiques.uq...mund/freud.html
Mais comme le dit Blacklabel, si son travail est toujours valable, ses conclusions peuvent ne plus l'être.
La psychanalyse, et la psychologie en général, est un domaine d'étude relativement récent, qui évolue très vite (surtout dans le domaine cognitif), et il reste beaucoup à investiguer...ouais
Celimbrimbor
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Celimbrimbor
C'est son travail sur la violence symbolique ? Encore une pile qui s'ajoute à d'autres piles. Merci !

Celim.
BlackLabel
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BlackLabel

Donc en fait à cette époque-là, on espérait en quelque sorte tuer dans l’œuf la violence potentielle des gens en leur montrant une tragédie.


Non, ça c'est les Grecs. Dans Lorenzaccio comme chez Shakespeare y'a aucun espoir de ce côté-là. Le drame dans Lorenzaccio c'est celui d'un homme qui vit au plus près d'un personnage mauvais et puissant politiquement avec l'ambition de le tuer, mais qui finit par être corrompu malgré lui par une vie de débauche et de décadence.

Si on considère le travail de Freud comme une vérité, OK, on est idiot. Mais ne pas le considérer comme une hypothèse plausible, c'est commettre une erreur pareillement.


Oui et non, Freud c'était un chercheur qui a mis le doigt sur des choses pertinentes, par contre ses théories sur la structure de l'inconscient ne sont plus valables, et lui-même n'y tenait plus tant que ça à la fin de sa vie. Ce que je veux dire c'est que ce que propose un chercheur va être repris par d'autres, complété ou contredit, ce qui fait toujours avancer la recherche. Si le travail de Freud est toujours valable, ses conclusions peuvent ne plus l'être, ce qui est normal d'ailleurs puisqu'on découvre des nouvelles choses tous les jours.

Celim : si le sujet des mythes grecs t'intéresse, avec une relecture de Freud pour montrer qu'il était proche de trouver la solution sans parvenir à mettre le doigt dessus, y'a Le Bouc Émissaire de René Girard qui est très bien.
Celimbrimbor
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Celimbrimbor
@ Yeah : Mais euh ! Je ne suis pas littéraire moi ! Je suis ignorant !
Cela dit.
Pour ce qui est de l'aspect soin de la psychanalyse, je n'ai rien à dire dessus. Je n'en ai pas mené ni étudié la question, de sorte que, voilà, je préfère parler du beau temps.
En ce qui concerne le combat entre psychanalyse et littérature, je ne suis pas d'accord. J'estime que la psychanalyse, ou plutôt, qu'une approche psychologique, peut apporter des choses à la littérature. Il y a une série de colloques à Bordeaux autour de cette idée, "Dires les maux" et c'est assez pertinent. La suspicion avec laquelle je considère la psychanalyse ne me ferme pas l'esprit. Cependant, dès qu'on vient essayer de m'expliquer qu'un auteur a employé le terme "four" dans la description de sa cuisine de manière inconsciente en référence à son arrière-grand-père exterminé pendant la seconde guerre mondiale, j'ai une certaine tendance à voir un poil rouge. Cela dit, je n'ai pas assez lu, il faut que je lise plus. Notamment Freud.

Ensuite, le truisme, en fait, c'est la définition cyclique. Mythe de l'Oedipe (permet de supposer) mythe du pénis (permet de justifier) mythe de l'Oedipe (permet de justifier) mythe du pénis. Voici ce qui me chagrine.

Après, l'obsession de la psychanalyse autour du sexe, sa vision assez machiste du monde ou son attachement à la paye de la cure, sont autant de choses un peu étonnantes aussi. Mais, encore une fois, je n'ai pas lu assez.

La psychanalyse est un outil. Rien de plus, rien de moins.
Par contre, Freud, c'est un charlatan.

Celim, héhé.
Yeah
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Yeah
Littéraire VS Psychologue = FIGHT! :P Un grand classique dont j'ai toujours été témoin!
Je suis désolé par avance car je vais catégoriser un peu les deux camps dans ce commentaire, mais c'est juste pour mieux me faire comprendre.
Loin de moi l'idée de clasher ou de me placer dans une position de défenseur de Freud, je veux juste donner mon point de vue qui je pense, est assez intéressant dans cette discussion.

De part ma position d'ancien étudiant de psychologie (je n'ai qu'une licence, autant dire rien) qui étudiait dans une faculté de lettres, j'ai pu observer les rivalités et les points de vue opposés qu'avaient la plupart du temps les personnes au profil plutôt littéraire (est ce que je peux vous qualifier de littéraire, Celim et P.Y.T, le temps de ce commentaire? C'est un peu catégorisant et donc réducteur, mais c'est juste pour illustrer l'idée générale) et les psychologues, surtout de formation clinique (en psycho, il y a trois grandes branches, la clinique, la psycho sociale et la psycho cognitive).
Cette rivalité traîne depuis un bon moment je crois (Sartre VS Freud, Sartre niant le concept d'inconscient), et me semble assez contre productive. Je me souviens de ma prof de Philo qui se forçait à nous parler de Freud, tout en nous faisant comprendre que l'inconscient c'était une invention du diable. Plus tard, ce sont certains prof de psycho qui riaient de leurs confrères littéraires trop bornés en affirmant que les intellectuels faisaient toujours preuve de beaucoup de résistance au phénomène de transfert (important lors de la cure analytique). Et au milieu du débat (je pourrais presque dire combat, car il y avait rarement de demie mesure), un prof de linguistique reconnaissait que si la parole était une construction volontaire de l'esprit, il ne fallait en aucun cas négliger le pouvoir qui se cache derrière les mots (la cure analytique étant fondée sur la parole [voir association libre]).
Du coup, en lisant les commentaires de Celim et P.Y.T, je ne peux m'empêcher de remarquer que leur ton général, que je trouve légèrement hostile envers la psychanalyse, est assez représentatif de celui adopté par le "camp des littéraires" lors des débats avec le "camp des psychologues", qui eux répondaient bien souvent avec une bonne dose de suffisance. N'y voyez aucune attaque personnelle, c'est vraiment pas mon but. Ca m'a juste ranimer quelques souvenirs.

Mon avis personnel, c'est que Freud n'est pas un charlatan (il a quand même fait de la merde parfois, surtout en ce qui concerne les groupes), qu'il a apporté beaucoup (avec bien d'autres) à la psycho grâce à des concepts clés (oedipe est le plus connu, mais aussi et surtout les deux topiques : inconscient/préconscient/conscient et ça/moi/surmoi), et une démarche scientifique crédible (il se remettait en cause et faisait évoluer ses idées régulièrement, ce que n'ont pas forcément fait ses successeurs). Il a certes imposé ses idées parfois autoritairement, mais c'est parce qu'il avait la conviction qu'il fallait absolument garder un discours scientifique pour exprimer ses découvertes, et ainsi éviter le risque de ne pas être pris au sérieux, tant ce qu'il développait paraissait ridicule aux yeux de certains ( pansexualisme de ses théories, que je critique un peu moi même pensant que la problématique la plus importante en psychanalyse est celle de l'identité, mais là j'évoque un avis très personnel qui ferait frémir plus d'un psy!).

Celim, j'ai du mal à voir en quoi la psychanalyse est un truisme (j'ai appris un mot ^^), sachant qu'elle est née de l'observation de malades (les hystériques, à la base). En fait je crois que je ne comprends pas très bien le terme de truisme, c'est pour cela que je ne comprends pas ta critique.
Par contre pour ce que tu dis au sujet de l'interprétation psychanalytique des textes et des auteurs, je comprends et je suis d'accord. J'ajouterai que pour moi la psychanalyse, lorsqu'elle essaye d'expliquer la normalité, perd de son intérêt car elle s'éloigne de son but original : le soin.

P.Y.T, je pense que le principal problème du complexe d'oedipe, c'est son nom. J'ai beau relire le mythe (en résumé), il m'est difficile de voir un rapport évident avec la concept de Freud, à par la prohibition de l'inceste. « Et Œdipe lui-même en voulant se détourner de son destin a contrarié les dieux qui le punissent doublement. Cela n'a rien à voir avec la haine du père ou le désir de la mère. » Cela me paraît être une lecture correcte.


Je crois qu'il y a pas mal d'incompréhension autour du concept de l’œdipe, qui est souvent réduit à son expression sexuelle. On se focalise aussi beaucoup trop autour de lui, alors qu'il existe bien d'autres théories. J'ai encore bien du mal, après plusieurs années d'études, à cerner la psychanalyse (il faut dire que la clinique n'a jamais été ma spécialité), et il faut préciser aussi qu'il y a plusieurs écoles qui se font la guerre (le film La méthode l'illustre assez bien).
Bref, je comprends sincèrement, et je suis même vraiment d'accord avec l'idée qu'il faut remettre en cause la psychanalyse. Mais je nierai pas ses apports sur la compréhension de l'être humain. J'ai mis du temps à saisir certains concepts comme celui du fameux complexe d'oedipe. Si certains ont le droit de douter qu'il existe, et de ne pas le considérer comme une vérité absolu (encore heureux) , il reste de toute façon une lecture efficace (parmi beaucoup d'autres) pour les psychologues quand il s'agit de soigner des gens avec des réelles pathologies névrotiques. Qu'on y croit ou pas, l'important au fond, c'est que ça permette de soigner (avant, on y allait à coup d'électrodes et de trépanation, raconter ses rêves allongé sur un divan c'est quand même mieux !).
Ce n'est que mon avis !

J'aimerais cité un grand sage de notre ère pour la fin de mon pavé :
« Ce n'est pas parce que Freud dit que l'homme est comme-ci ou comme ça que c'est effectivement le cas.
Mais ce n'est pas parce qu'on dit que Freud était comme-ci ou comme-ça que ça l'est tout autant. »
:P


Zinzolin si tu veux forger ton esprit critique sur le sujet, je te conseille de lire un bouquin de psychologie assez large (genre destiné aux première année de psycho), qui abordent rapidement les différentes matières étudiées en psycho (beaucoup de mathématique et de biologie, n'en déplaise à certains), et qui résument en général assez bien les concepts de base, dont ceux de psychanalyse. C'est bien pour commencer. Tu peux aussi lire Freud directement (ce que je n'ai jamais fait en entier), mais c'est une entreprise bien vaste et complexe (surtout que ses idées évoluent, donc il faut lire dans l'ordre). En général on conseille de lire Introduction à la psychanalyse en première année de licence (je peux te l'envoyer je l'ai en pdf).
Celimbrimbor
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Celimbrimbor
Ah, non, je parle sur un plan purement théorique. La psychanalyse est un gigantesque truisme, de ce que j'en ai lu (J-d. Nasio, 7 concepts clefs de la psychanalyse, ou un truc comme cela : de la vulgarisation pas si simple des concepts de Freud).
Truisme : proposition autotélique. C'est-à-dire fondée sur elle-même. Qui se donne à elle-même les conditions de sa vérité. Exemple de truisme : dieu existe car étant parfait, il ne peut pas ne pas exister. Cette proposition est un truisme car elle présuppose une condition (l'existence d'un dieu parfait) pour justifier une proposition (l'existence de dieu).
La psychanalyse fonctionne de la même manière. Elle propose le mythe de l'Oedipe comme hypothèse de travail. À partir de là, elle trouve ce qu'elle appelle le mythe du pénis (tout enfant, mâle ou femelle, serait doté d'un pénis dans la petite enfance). Et grâce au mythe du pénis universel, elle justifie et prouve le mythe de l'Oedipe. En gros, elle construit un cercle fondé sur du vent.

Ensuite : en littérature, en analyse littéraire et, plus généralement, en analyse de texte, la psychanalyse est inutile et dangereuse. Un personnage ne pense pas. Ne souffre pas. Ne vit pas. Un personnage ne possède pas de psyché, d'esprit, rien. Il est une lettre, une projection et une représentation. L'esprit d'un personnage est une illusion construite par un auteur. Plus il sera doué, plus il réussira son tour. Ou dénoncera son tour (cf. le nouveau roman). Par exemple, je vous renvoie à la célèbre analyse des contes de fées de Bruno Bettelheim, qui est d'une inanité affligeante.

Cependant, il est possible qu'elle apporte des choses intéressantes dans l'analyse des conditions d'écriture d'un texte, en gros, dans l'analyse de l'auteur. Mais à ce moment-là, d'un pur point de vue personnelle, d'une part je me fous de l'auteur d'un texte quand j'analyse un texte, d'autre part, cela redevient une simple analyse de texte (l'individu étant un texte particulier) et donc, d'autres outils s'offrent à nous.

Voilà pourquoi je considère Freud comme un charlatan. Sa théorie à prétention scientifique n'est fondée que sur elle-même.

@ Liehd : Ah, mais nous pouvons discuter d'U. Eco. Je considère toujours qu'il a fait des choses assez géniales, tant en roman qu'en critique. Ses promenades, son lecteur dans l'oeuvre, sa conceptualisation de la théorie de la réception, sont des piliers pour moi. Et son analyse du roman populaire aussi.

Pour Lorenzaccio, je ne l'avais jamais considéré sous cet angle et, pour le bien de la discussion, je dirai que je ne suis pas du tout d'accord. Hamlet est une histoire de vengeance retardée parce que l'absence de preuves rend le crime criminel. Je ne vois pas la ressemblance avec la pièce de Musset.

Celim.
ladanettedu94
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ladanettedu94
Je capte que dalle à vos conversation trop intelligentes pour moi, donc je me contenterai de dire merci, et de te féliciter pour ton travail, ça a du être bien galère.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees

Pourquoi ? C'est une vraie question hein, j'y connais rien.


Parce qu'il n'a pas été objectivement démontré que c'en était une, de vérité, tout simplement.
Partant de là, voir des vérités ou il n'y a que des hypothèses, c'est manquer cruellement de discernement. Forcément.

Le problème majeur de la théorie de Freud, c'est qu'elle n'a pas été mise à l'épreuve de la théorie de Freud et par conséquent, si on suit son raisonnement, elle peut très bien être le produit de ses propres névroses. Au moins en partie.
Ceci étant, ce n'est pas pour autant qu'elle est nulle et non avenue, au contraire.
Pedrof
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Pedrof

Si on considère le travail de Freud comme une vérité, OK, on est idiot.


Pourquoi ? C'est une vraie question hein, j'y connais rien.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Ho ho ho, on se calme, les jeunes, on se calme.


Lorenzaccio, d'abord. C'est surtout, et avant tout, une réécriture d'Hamlet "à la française". Ce qui est à la fois sa principale force et sa principale faiblesse parce que même si elle est remarquable sur tous les plans, ça ne reste qu'une réécriture.

Sur Freud, ensuite. C'est un peu gonflé d'en faire un charlatan sur des fondements aussi arbitraires que ce qui, pour vous, fait de lui un charlatan. Sa théorie ne vous plaît pas, et ce qu'on en a fait non plus, mais ce n'est pas pour autant qu'elle n'est pas valide, au moins en partie. Si on considère le travail de Freud comme une vérité, OK, on est idiot. Mais ne pas le considérer comme une hypothèse plausible, c'est commettre une erreur pareillement.

Ce n'est pas parce que Freud dit que l'homme est comme-ci ou comme ça que c'est effectivement le cas.
Mais ce n'est pas parce qu'on dit que Freud était comme-ci ou comme-ça que ça l'est tout autant.


@Celim :


On parle d'Umberto Eco, un peu ? :evil:
Zinzolin
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Zinzolin
Loin de moi l'idée de défendre ici le complexe d'Oedipe, de Diane ou de poser une seule interprétation à une pièce de théâtre antique que je n'ai jamais lu. Je voulais juste éclairer Pedrof sur le fait que oui, la psychologie a retravaillé sur les pièces de théâtre Antique avec ses outils et que la question de la catharsis a du être examiné même si je n'ai aucune référence sous la main.

Edit : ça vous empêche pas de débattre sinon, je n'ai rien contre ça.
P.Y.T.
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P.Y.T.
o_0 '
OK on va le faire court : Freud voit de la névrose partout, et va jusqu'à fabriquer une notion, le complexe d'Oedipe, pour expliquer sa propre névrose. Je suis désolée, mais théoriser sa propre névrose pour la rendre légitime, c'est juste du foutage de gueule.
Le complexe d'Oedipe, de Diane, ça n'existe pas ! C'est juste du verbiage pour expliquer l'instinct animal qui sommeille en nous : le petit de l'animal s'accroche à celui ou celle qui représente la sécurité jusqu'à ce qu'il se sente assez fort pour se débrouiller seul, et puis c'est tout.
Pedrof
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Pedrof

Le problème de Freud, c'est que c'était le genre à ne pas appliquer ses propres conseils...


C'est pas pour autant qu'il avait tort. Un parent qui fume qui explique à son fils que c'est mauvais pour la santé, il a quand même raison dans son explication.
P.Y.T.
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P.Y.T.
Le problème de Freud, c'est que c'était le genre à ne pas appliquer ses propres conseils...
Sinon, ton explication sur Oedipe est trop freudienne pour qu'elle s'applique à la pièce antique.
La pièce Oedipe-Tyrannos, tout est dans le titre, est plus là pour montrer qu'on ne peut échapper au châtiment divin : Oedipe est juste le dommage collatéral de la faute commise par son père Laios qui a séduit le fils de son hôte dans sa prime jeunesse. L'hôte en question a prié les dieux de le punir, et la malédiction fut lancée.
Face au crime atroce de Laios (insulter son hôte en séduisant son fils, il ne faut pas oublier que l'hospitalité est sacrée), les dieux l'ont puni par un crime plus atroce (l'infanticide et l'inceste). C'est ainsi qu'il faut voir la pièce. Et Oedipe lui-même en voulant se détourner de son destin a contrarié les dieux qui le punissent doublement. Cela n'a rien à voir avec la haine du père ou le désir de la mère.
Il faut considérer les pièces grecques (cérémonies religieuses, n'oublions pas l'autel de Dionysos au centre du lieu) comme un formatage de la société, pour qu'elle reste sur le droit chemin.
Zinzolin
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Zinzolin
Pourquoi, Celim ? Bon, je sais qu'il y a autant de pro-Freud que de anti-Freud, mais il ne faudrait pas lire son travail avant de choisir une position ?
Celimbrimbor
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Celimbrimbor
Conseil gratuit, Zinzolin : oublie Freud. À la rigueur, un peu de Lacan. Mais même. Oublie Freud. Ce n'est qu'un charlatan. Un vrai de vrai.

Celim.
Zinzolin
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Zinzolin
"Passions dangereuses", c'est les passions contraire à la morale (de la cité ou de la société). Je n'ai pas d'exemple sous la main, à part le mythe d’œdipe : on exhibe des sentiments refoulés par certaines personnes sur scène, c'est-à-dire la haine de son père et l'amour de sa mère (inceste) (dans le cas d'un garçon) et on présente cela de façon dramatique pour que le spectateur en ressort bouleversé par la pièce.

Je pense que les sciences comme la psychologie et la psychanalyse l'ont en partie démontré puisque le Complexe d'Oedipe de Freud fait référence à la pièce Antique et d'autres psychologue ont tenté de réinterprété des pièces antiques avec des principes scientifiques. Personnellement, je n'ai pas entendu parlé récemment, mais à mon avis c'est en partie à cause de l'image de la violence véhiculé aujourd'hui dans la fiction et dans les médias.
Pedrof
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Pedrof

Bon, alors, comme le quatrième mur c'est un principe du théâtre. Il date même de l'antiquité, à cette époque on divisait les pièces en deux genres : La comédie et la tragédie. Les dramaturges avaient pour mission de divertir le peuple, mais aussi "d'enseigner la morale", tout devait être utile à la République.

La comédie éduque les gens en leur présentant leurs travers comme l'avarice (L'avare de Molière (oui c'est pas l'antiquité mais le classicisme reprend les principes de l'antiquité)) de façon caricaturé ou exagéré. Quand le public rit d'un tel comportement, on espère que celui-ci prendra du recul et évitera d'imiter ces mêmes personnes sur scène.

La tragédie éduque les gens en les mettant face à des personnages élevés socialement et dont les passions peuvent être destructrices. Il y a aussi d'autres facteurs comme des morts à la fin d'un Tragédie, la notion de fatalité et la traîtrise. Il faut émouvoir le spectateur et face à la spirale infernale que vive les protagonistes, ils oublient leurs passions dangereuses. C'est comme l'idée qu'aujourd'hui jouer à des jeux de guerre ça défoule les adolescents qui n'auront pas envie de refaire ça dans la vraie vie et comme hier cette idée est parfois réfutée et qu'elle produit l'effet inverse que désirer.


D'accord et merci pour l'explication.

Donc en fait à cette époque-là, on espérait en quelque sorte tuer dans l’œuf la violence potentielle des gens en leur montrant une tragédie. Moké, mais c'est toujours juste une croyance populaire ou les sciences (je pense à la psychologie) l'ont vérifié ? Et en fait, parle-t-on encore de catharsis aujourd'hui, je veux dire, en dehors d'un cours sur l'Antiquité ?

Je précise que je n'ai pas trouvé ton commentaire pompeux, à l'exception du terme "passions dangereuses", pas assez concret pour moi.
Zinzolin
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Zinzolin
Gameblog m'a appris à être plus pompeux que mes profs de français B)
P.Y.T.
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P.Y.T.
Mes deux commentaires résument bien ce que tu viens de dire avec des termes pompeux... :P

Liste noire...
Zinzolin
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Zinzolin
Bon, alors, comme le quatrième mur c'est un principe du théâtre. Il date même de l'antiquité, à cette époque on divisait les pièces en deux genres : La comédie et la tragédie. Les dramaturges avaient pour mission de divertir le peuple, mais aussi "d'enseigner la morale", tout devait être utile à la République.

La comédie éduque les gens en leur présentant leurs travers comme l'avarice (L'avare de Molière (oui c'est pas l'antiquité mais le classicisme reprend les principes de l'antiquité)) de façon caricaturé ou exagéré. Quand le public rit d'un tel comportement, on espère que celui-ci prendra du recul et évitera d'imiter ces mêmes personnes sur scène.

La tragédie éduque les gens en les mettant face à des personnages élevés socialement et dont les passions peuvent être destructrices. Il y a aussi d'autres facteurs comme des morts à la fin d'un Tragédie, la notion de fatalité et la traîtrise. Il faut émouvoir le spectateur et face à la spirale infernale que vive les protagonistes, ils oublient leurs passions dangereuses. C'est comme l'idée qu'aujourd'hui jouer à des jeux de guerre ça défoule les adolescents qui n'auront pas envie de refaire ça dans la vraie vie et comme hier cette idée est parfois réfutée et qu'elle produit l'effet inverse que désirer.
P.Y.T.
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P.Y.T.
Pas si compliqué que ça si on considère que même les catcheurs de la WWE l'ont compris :


:D
Pedrof
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Pedrof

C'est la notion de Catharsis : purification de l'âme du spectateur par le spectacle du châtiment du coupable ou par la terreur, la pitié qu'il éprouve face au spectacle.

@Pedrof : C'est le principe de la Catharsis, mais je crois que P.Y.T. se fera ravie de t'expliquer cette merveilleuse idée.


Compliqué, ce concept.

Édito

Je n'ai plus le temps d'écrire ou de tenir un blog. Je n'ai jamais réussi d'ailleurs, écrire à un rythme régulier, avoir toujours les derniers jeux sortis et faire de magnifiques mises en page illustrées ; tout ça ce n'était pas pour moi. Néanmoins, pour des cas exceptionnels je posterai des billets ici.

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