Le nid du Zhibou

Le nid du Zhibou

Par zhibou Blog créé le 13/05/10 Mis à jour le 13/02/17 à 20h04

Le blog d'un animal nocturne qui se nourrit de cinéma, de jeux vidéos et d'autres aliments de la pop culture.

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jeu vidéo (Jeu vidéo)

 

Avalanche Studios qui adapte l'univers de la saga de George Miller dans un open world, voilà qui promettait sur le papier un résultat explosif après le jouissif Just Cause 2, mais ce Mad Max est aussi et surtout un jeu édité par le mastodonte Warner. Un des piliers actuel dans le monde des blockbusters AAA qui suivent la voie toute tracée par Ubisoft et consorts. Et cela se ressent grandement dans le résultat final. Il ne s’agit pas ici d'une œuvre s’inscrivant dignement dans la lignée de la série filmique, mais bel et bien d'un simple produit dérivé voué à capitaliser sur la popularité de Fury Road sans en saisir l'essence. Avec des intentions diluées dans un lourd cahier des charges voulant satisfaire le plus grand nombre, le jeu cumule les paradoxes et passe par conséquent complètement à coté de son sujet.

 

Une des premières dissonances dans cette adaptation est le choix même du contexte de monde ouvert. Alors que les films tendent peu à peu à chaque épisodes vers une épure du panorama pour atteindre une forme d’abstraction totale, le jeu choisit de matérialiser un bac à sable qui doit maintenir le joueur intéressé par une variété et une richesse des environnements. La construction du monde est cohérente et s'accorde avec la progression de l'aventure. Le joueur débute échoué dans des fond marins asséchés, remonte vers un port abandonné, traverse une autoroute désaffectée, et enfin rejoint Gastown, son ultime objectif qui tout au long du périple montre sa silhouette menaçante à l'horizon. En ce sens, et à part cette dernière location plutôt bâclée, le titre offre donc un terrain de jeu aussi plaisant à parcourir qu'à observer. Visuellement Mad Max fait des merveilles, et il est facile de se plonger dans le très complet mode photo pour en ressortir des screenshots du plus bel effet. Sur PS4, il faut par contre compter sur des baisses de framerates marquées, même si pas omniprésentes. Mais voilà le décor a beau être bien réalisés en terme d'esthétique en étant même assez brillant par endroits (notamment un aéroport enseveli), il ne rappelle la filiation avec les films qu'à de trop rares moments.

 

 

Un autre souci vient du level design des camps que le joueur doit reconquérir, la plupart du temps il font sauter l'immersion par leur approche trop mécanique. Entre une structure en couloir linéaire, et des éléments interactifs soulignés par une couleur jaune, l'illusion de vagabonder dans le Wasteland passe à la trappe et laisse place à la simple sensation de nettoyer un niveau. Ce qui n'est pas aidé pas les objectifs secondaires qui demandent de ramasser tous les morceaux de ferrailles ou autres objets annexes de la zone. À propos de la ferraille, elle est la monnaie courante pour améliorer autant Max que son véhicule, le Magmun Opus. La dimension survie est donc annihilé par cet aspect machinal, et ce n'est pas la gestion de l'eau ou de la nourriture qui va arranger cette impression (il s'agit juste de packs de santé déguisés). Non pas qu'il soit déplaisant de customiser à loisir sa voiture, ou bien de faire le ménage sur la carte, mais c'est un loisir qui se démarque à peine de ce qui rabattu sans cesse dans les Assassin's Creed, Far Cry, et compagnie.

 

Cela serait de mauvaise fois de nier que le jeu se laisse aisément parcourir. Il est flatteur pour la rétine, le système de combat directement puisé des Batman Arkham est bien rodé, remplir les objectifs et venir à bouts des défis se fait sans suer. En somme, un jeu au challenge restreint qui satisfera les complétionistes en quête de détente et trophées faciles. Heureusement, les combats en véhicule relève un peu la sauce de cette recette convenue. Via un équipement qui va du harpon, au fusil, en passant par les lance-flammes, les possibilités lors des affrontement sont multiples. Arracher les pneus, tirer sur le conducteur, rentrer dans le tas avec des chocs latéraux, les rencontres routières peuvent devenir intenses et spectaculaires. Ici la personnalisation du Magnum Opus prend tout son sens. Améliorer le blindage fera diminuer les performances du véhicule, gonfler la puissance du moteur sera au détriment de la maniabilité, il faut donc jongler avec les compromis pour forger une voiture qui s'adapte le mieux aux situations et reflète le style du joueur. Un point fort, mais amoindri encore une fois par la structure du titre. Les convois suivent un circuit balisé, et les affrontements aléatoires dépassent rarement les trois adversaires. De plus, les véhicules ennemis se dénombrent en seulement quelques types de voitures repartis dans les trois factions du jeu. Où sont les War Rig, et autres engins massifs et improbables des films? Ces séquences, même si la base de gameplay est réussi et les violentes tempêtes qui arrivent occasionnellement rajoutent un peu de sel, n'atteignent jamais vraiment la fureur de leur équivalents cinématographiques. Mais ce bémol n'est qu'un aspect mineur dans l'incapacité du jeu à retranscrire fidèlement l'esprit de la saga Mad Max.

 

 

Même s'il est un peu injuste de comparer l'ampleur du dernier film à celle du jeu, force est de constater que ce dernier fait preuve d'une totale incompréhension de son univers. Passons sur la mise en scène ridiculement mauvaise des cinématiques, car il y a bien plus dérangeant. Le titre reprend les apparats de Fury Road avec entre autres ses Warboys, et c'est bien tout le problème. Bien sûr que d'un point de vue commercial, réutiliser tel quel les éléments du film pour satisfaire sans efforts la majorité était la solution de facilité, bien plus aisé que se réapproprier la saga avec un parti pris plus osé et ambitieux. Sorte de préquel au quatrième long-métrage, le jeu rattache indirectement Max à la société d'Immortan Joe alors que la série met un point d’honneur à se réinventer à chaque épisodes. Où à chaque fois le monde présenté se voit transformé par le héro solitaire intriqué malgré lui dans sa trame, ce dans la pure tradition du western ou du récit mythologique. Ici, Max a une némésis en la personne de Scrotus (un des fils de Joe) et le seul enjeu revient à l'affronter tel un vulgaire boss final. Entre temps, il croise plusieurs leaders de forteresses qu'il doit aider en échange de services, soit le schéma typique du pire des scénarios de jeux à mondes ouverts. Outre Max qui est transformé en faire valoir, l'impact de cette galerie de personnages est pour ainsi dire nulle. Une fois les missions accomplies, et les forteresses pleinement améliorées, ils restent plantés là sans influer le moins du monde sur la suite du récit.

 

Max est également suivi par Chumbucket, un sidekick sorte de croisement entre Quasimodo et Golum, faisant office de mécano pour réparer et customiser le Magnum Opus. Ce dernier commentera très régulièrement les actions de Max, empêchant de ressentir la moindre sensation d'isolement ou d'égarement durant toute l'aventure. De plus la promesse de son arc narratif (pas inintéressant à la base) se conclut de manière aussi abrupte qu'insatisfaisante. Le bossu n'est pas le seul cas d'un traitement bien trop bavard, un être mystique qui permet d'améliorer certaines capacités (Santé, résistance au coups, etc...) se lance dans de longs monologues tentant de plonger dans la psyché de Max. Le héro qui ne manquera pas aussi de faire part de quelques pensées bien senties lorsque des photos (appelées ici reliques historiques) sont récoltés par le joueur dans l'intention d'étayer un peu la genèse de ce monde post-apocalyptique. Deux terribles non-sens qui vont à l'encontre de tout ce que la saga a pu insufflée. Les films, surtout dans le magistral Fury Road, ont poussés le medium cinématographique à son paroxysme pour que l'image soit le vecteur majeur de la narration. Le jeu, dans son travail d'adaptation, échoue lui dans les grandes lignes. Au lieu d'utiliser le format vidéoludique pour livrer une digne interprétation de la mythologie Mad Max, le titre se contente de fiches de personnages qui viennent combler les trous scénaristiques et rattacher maladroitement les wagons avec Fury Road. Hope, une des concubines de Joe, en est l'exemple le plus probant (en plus d'instaurer une simili romance complémentent hors propos). Une absence de vision et d'ambition qui finit de classer le jeu comme simple jouet sous licence.

 

 

Au bout du compte, le titre d'Avalanche Studios n'est qu'un produit qui applique avec efficacité, et dans un bel enrobage, une formule qui fait toujours ses preuves auprès du public actuel. Il permet sans soucis de consommer quelques dizaines heures de divertissement aussi sympathiques qu'anecdotiques, et cela aurait été amplement suffisant si le nom Mad Max n'était accolé sur le devant de la boîte. En l'état, le jeu est finalement incapable de traduire l'expérience des films sous forme interactive.

 

 Les captures d'écrans de l'article ont été prises directement en jeu via le mode photo.

 Cet article a été originellement publié sur Chronics Syndrome :

chronicssyndrome.wordpress.com/2015/10/02/critique-mad-max/

Voir aussi

Jeux : 
Mad Max
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Commentaires

S H A D O W
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S H A D O W
Très bel article dans la forme et dans le fond. Juste une réflexion: sortir un titre AAA sous licence est toujours un exercice périlleux et je trouve que Avalanche Studio s'en ai bien sorti je pense que leur créativité a du être bridée et ils n'ont ni repris la gueule de tom hardy ni copier le film ce qui représente une prise de risque. De plus la sortie du jeu a été décalé par rapport au film pour que la qualité du jeu soit exempt de bugs ce qui est aussi un risque énorme. Bref je pense qu'en général on a été trop sévère avec ce jeu.
KingTeDdY
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KingTeDdY
Ouais enfin c'est très superficiel.
Remarque tu me rassures. J'avais compris que tu voyais cet élément comme un thème important du film. :D
zhibou
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zhibou

ben les enfants prophétise la venue de Max comme une figure christique.

KingTeDdY
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KingTeDdY
Bah oui le renouvellement pour moi implique un gros changement.
Aliens est l'exemple évident. On change d'ambiance, presque de genre de film. C'est une autre vision de l'univers Alien.
Dans Mad Max 2 c'était pareil.

Les suivants, je trouve pas. Pareil pour T2.

Prophétie christique, seriously ? :/
zhibou
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zhibou

 

Ce sont juste de nouveaux lieux situés toujours plus loin dans la chronologie donc forcément y'a des nouvelles choses qui sont apparues (Comme le culte du V8) mais de là à parler de renouvellement. Surtout que le thème  reste le même (Le forts écrasant les plus faibles).

 

 

Et y'a plein de bonnes idées dans Alien 4. :P

D'ailleurs, la saga Alien se renouvelle bien plus que Mad Max, selon moi. Chaque film est réellement différent des autres.

 

LE thème "les forts écrasant les plus faibles", c'est l'enrobage de chaque films. LES thèmes (entre autres: objectivation dans Fury Road, prophétie christique dans Thunderdome, etc...) sont les spécificités de chaque épisodes qui font que c'est à chaque fois une vrai ré-imagination du même univers.

J'ai cité Alien 4, car justement le reste de la série faisait ça très bien. En particulier avec James Cameron qui a un peu la même logique de cinéma que Miller. Terminator 1/2, c'est pratiquement le même schéma, mais si le second est aussi célébré c'est bien parce qu'il est une revisite du même univers tout en l’étendant vers de nouveaux horizons.

 

J'entends en quoi on est un peu en désaccord sur les termes. Dans RÉ-invention, je crois que tu cherches plus dans le coté invention dans le sens "vierge", alors que moi c'est le coté RE-telling qui me fascine.

 

Let's agree to disagree.

Ps: Ouais non il y a des trucs dans Alien 4, je peux pas.

KingTeDdY
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KingTeDdY

 

EDIT: Arg! j'ai perdu une bonne partie de ma réponse! Je reprends.

 

À chaque film c'est une bulle sociale différente. Bartertown n'a aucun lien direct avec le règne de Joe.
La source est la même, mais le traitement amène des nouveaux thèmes, de nouvelles visions.
Je préfère cet aspect anthologique de la saga aux séries qui s'étendent et forcent des idées "fraîches" dans leur continuité. Un exemple simple : toute les mauvaises idées de Alien 4. 

 

Ce sont juste de nouveaux lieux situés toujours plus loin dans la chronologie donc forcément y'a des nouvelles choses qui sont apparues (Comme le culte du V8) mais de là à parler de renouvellement. Surtout que le thème  reste le même (Le forts écrasant les plus faibles).

 

 

Et y'a plein de bonnes idées dans Alien 4. :P

D'ailleurs, la saga Alien se renouvelle bien plus que Mad Max, selon moi. Chaque film est réellement différent des autres.

zhibou
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zhibou

 

 

Encore une fois, je vois pas où la "mythologie" est altérée. Ce qu'on voit dans Mad Max 3 et Fury Road n'est que la continuation de Road Warrior : des tribus se forment, la civilisation renaît des cendres de l'ancien monde sous toute les formes qu'on lui connaît à savoir le commerce (Bartertown), l'industrie (Gaztown/Bullet Farm) et la religion (La Citadelle). C'est une logique fréquente en post-apocalyptique. Le monde n'a pas drastiquement été chamboulé d'un film à l'autre passé Road Warrior. C'est toujours les mêmes terres désolées où règne la violence et où les ressources (Vivres, Gaz, carburant) deviennent si rares qu'on peut tuer pour elle.

 

Je suis d'accord que Mad Max 2 à 4 raconte la même sorte d'intrigue et justement je ne vois où y'a un renouvellement là-dedans.

 

EDIT: Arg! j'ai perdu une bonne partie de ma réponse! Je reprends.

 

À chaque film c'est une bulle sociale différente. Bartertown n'a aucun lien direct avec le règne de Joe.
La source est la même, mais le traitement amène des nouveaux thèmes, de nouvelles visions.
Je préfère cet aspect anthologique de la saga aux séries qui s'étendent et forcent des idées "fraîches" dans leur continuité. Un exemple simple : toute les mauvaises idées de Alien 4. 

KingTeDdY
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KingTeDdY

 

Depuis le deuxième film, la série adopte plus la forme de la chronique. Max est le héro au milles et un visages et le fond est similaire. Max intervient dans un intrigue qui n'est pas la sienne. Mais c'est à chaque fois c'est dans un contexte différent avec une mythologie qui n'a presque plus rien à voir avec les autres films. Vois ça un peu comme ce qu'a fait Metal Gear solid 2 avec le premier via la "Solid Snake Simulation". La même situation conté à nouveau mais dans un écrin différent.

 

 

Encore une fois, je vois pas où la "mythologie" est altérée. Ce qu'on voit dans Mad Max 3 et Fury Road n'est que la continuation de Road Warrior : des tribus se forment, la civilisation renaît des cendres de l'ancien monde sous toute les formes qu'on lui connaît à savoir le commerce (Bartertown), l'industrie (Gaztown/Bullet Farm) et la religion (La Citadelle). C'est une logique fréquente en post-apocalyptique. Le monde n'a pas drastiquement été chamboulé d'un film à l'autre passé Road Warrior. C'est toujours les mêmes terres désolées où règne la violence et où les ressources (Vivres, Gaz, carburant) deviennent si rares qu'on peut tuer pour elle.

 

Je suis d'accord que Mad Max 2 à 4 raconte la même sorte d'intrigue et justement je ne vois où y'a un renouvellement là-dedans.

zhibou
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zhibou

Belle plume.

Je n'ai ni fait le jeu (d'ailleurs, j'hésite à le cocher), ni regardé aucun des films de la saga mais j'ai bien saisi le décalage entre le dérivé et son modèle. Cependant, en prenant quelque peu du recul, est-ce que le studio en charge du jeu avait les moyens de satisfaire les ambitions que tu prêtes légitimement à qui de droit aimerait rendre pleinement honneur au film ? Pouvaient-ils faire mieux avec les ressources alloués, n'y avait-il pas un risque de marginalisation de l’œuvre au près de ce "grand public" qui fait rentrer le cash ? C'est pas pour partir défaitiste - et se dire qu'il n'aurait pas pu faire mieux à la fois qualitativement ET quantitativement en termes de vente afin de prouver que oui, on peut faire l'un et l'autre et non l'un au détriment de l'autre. En d'autres termes, est-ce que les enjeux au-delà du jeu leur permettent vraiment de faire mieux que ça ? Et surtout, le studio dispose t-il des talents créatifs ? Peut-on aborder le divertissement procuré par un film de la même manière dans l'adaptation vidéo-ludique où n'est ce pas un risque de démotiver le joueur (typiquement, un monde ouvert qui aurait risqué de faire bien vide).

Maintenant dans l'esprit (l'utopie même), je te suis tout à fait. Seulement, si il n'y avait pas une notion de risque/rentabilité derrière, je ne poserais pas toutes ces questions.

 

Je vais prendre l'exemple du jeu Riddick Escape from Butcher Bay. C'est un jeu ambitieux, qui respecte l'esprit de la série de films dont il s'inspire, tout en proposant une expérience propre qui est en parfaite adéquation avec le genre qu'il choisit (FPS teinté d’infiltration) et le personnage principal. C'est un excellent jeu qui ne fait pas tâche au milieu des films et est même selon moi un épisode capital dans la série.

C'est possible de cumuler ambition et rentabilité, mais il faut pas se leurrer, aujourd’hui c'est bien plus rare. 

 

Pour ce Mad Max, la production a eu quelque chamboulements. Au départ, Cory Barlog (God of War II) devait s'en charger avec George Miller qui supervisait plus directement le jeu, et il devait accompagner la sortie de Fury Road. Le jeu devait même utiliser la technologie de L.A. Noire. Avec les retards de production du film, le jeu a finalement échoué dans les mains d'Avalanche.
Non pas que Avalanche était incapable de faire un jeu Mad Max plus légitime, mais on sent bien que c'est un projet de commande de "seconde mains". Ce qui est un peu dommage.

 

J'ai lu en diagonal vu que je n'ai joué qu'une petite heure au jeu (Histoire de voir comment ça tournait sur ma config quoi) mais le passage où tu racontes que les films se réinventent à chaque épisode m'a fait tiquer.
Franchement, Mad Max stagne depuis le deuxième film. Miller s'est enfermé tout seul dans un carcan à base de pillards au look atypique et de joutes sur de gros véhicules roulant à vive allure dans le désert, avec au centre Max toujours dans le même rôle sans le moindre développement ou la plus infime évolution de sa part.Thunderdome avait momentanément fait croire à un changement avec la tribu d'enfants, mais c'était pour une très courte partie du film. Le reste demeure dans la même lignée que Road Warrior.
Quant à Fury Road, il tient plus encore d'un gigantesque moment fanservice autour du deuxième film. Jubilatoire. Magistralement divertissant. Mais je ne vois pas où la série se réinvente.

Depuis le deuxième film, la série adopte plus la forme de la chronique. Max est le héro au milles et un visages et le fond est similaire. Max intervient dans un intrigue qui n'est pas la sienne. Mais c'est à chaque fois c'est dans un contexte différent avec une mythologie qui n'a presque plus rien à voir avec les autres films. Vois ça un peu comme ce qu'a fait Metal Gear solid 2 avec le premier via la "Solid Snake Simulation". La même situation conté à nouveau mais dans un écrin différent.

J'ai un article prêt sur Fury Road qui attend bien au chaud la sorite du blu-ray (je veux éviter les questionnement sur la provenance des captures d'écrans si tu vois ce que je veux dire). Ce n'est pas une critique (que j'ai déjà publié), mais une analyse un peu plus poussée du film, et le contexte de chroniques mythologiques est justement un des points de j'aborde. 
On pourra en rediscuter le 14 octobre du coup ;)

KingTeDdY
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KingTeDdY
J'ai lu en diagonal vu que je n'ai joué qu'une petite heure au jeu (Histoire de voir comment ça tournait sur ma config quoi) mais le passage où tu racontes que les films se réinventent à chaque épisode m'a fait tiquer.
Franchement, Mad Max stagne depuis le deuxième film. Miller s'est enfermé tout seul dans un carcan à base de pillards au look atypique et de joutes sur de gros véhicules roulant à vive allure dans le désert, avec au centre Max toujours dans le même rôle sans le moindre développement ou la plus infime évolution de sa part.Thunderdome avait momentanément fait croire à un changement avec la tribu d'enfants, mais c'était pour une très courte partie du film. Le reste demeure dans la même lignée que Road Warrior.
Quant à Fury Road, il tient plus encore d'un gigantesque moment fanservice autour du deuxième film. Jubilatoire. Magistralement divertissant. Mais je ne vois pas où la série se réinvente.
Neves
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Neves
Belle plume.

Je n'ai ni fait le jeu (d'ailleurs, j'hésite à le cocher), ni regardé aucun des films de la saga mais j'ai bien saisi le décalage entre le dérivé et son modèle. Cependant, en prenant quelque peu du recul, est-ce que le studio en charge du jeu avait les moyens de satisfaire les ambitions que tu prêtes légitimement à qui de droit aimerait rendre pleinement honneur au film ? Pouvaient-ils faire mieux avec les ressources alloués, n'y avait-il pas un risque de marginalisation de l’œuvre au près de ce "grand public" qui fait rentrer le cash ? C'est pas pour partir défaitiste - et se dire qu'il n'aurait pas pu faire mieux à la fois qualitativement ET quantitativement en termes de vente afin de prouver que oui, on peut faire l'un et l'autre et non l'un au détriment de l'autre. En d'autres termes, est-ce que les enjeux au-delà du jeu leur permettent vraiment de faire mieux que ça ? Et surtout, le studio dispose t-il des talents créatifs ? Peut-on aborder le divertissement procuré par un film de la même manière dans l'adaptation vidéo-ludique où n'est ce pas un risque de démotiver le joueur (typiquement, un monde ouvert qui aurait risqué de faire bien vide).

Maintenant dans l'esprit (l'utopie même), je te suis tout à fait. Seulement, si il n'y avait pas une notion de risque/rentabilité derrière, je ne poserais pas toutes ces questions.
zhibou
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zhibou
C'es tout à fait ça. ça n'enpeche pas d'y trouver un certain fun, mais c'est bien tout.
Donald87
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Donald87
Si je m'en tiens à ce que tu dis, j'ai vraiment l'impression que c'est une occasion ratée.
Certes, le jeu a des qualités mais on sent bien que l'on aurait pu avoir un produit de meilleure qualité en s'en donnant la peine.
C'est le lot de beaucoup de jeux d'adaptation "ciné" qui "surfent" sur le succès cinématographique déjà acquis.

Édito

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Vous aurez en effet droit aux articles écrit par mes soins, publiés en intégralité sur Gameblog. Je ferais de la pub racoleuse seulement pour les articles de mon collègue de blog. Cela me semble plus juste ainsi.

Donc, des critiques d'un coté (cinéma, jeux, etc...) mais aussi quelques rares bonus qui n'ont pas leurs place sur les Chroniques. Un cru spécial pour la comunauté Gameblog.

 

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