La boîte à sucre de Zaza

La boîte à sucre de Zaza

Par Zaza Blog créé le 13/12/09 Mis à jour le 30/09/11 à 11h14

Mon univers de fille culturée...

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Catégorie : Des joulies oeuvres

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Des joulies oeuvres

Alors là, mes aieux, je me lance dans un grand n'importe quoi ! Ca va pas être simple à expliquer mais en même temps ça n'a pas besoin de beaucoup d'explications !

Je voulais juste vous présenter le mouvement Dada ou Dadaïsme. Finalement le titre de l'article résume parfaitement ce petit mouvement artistique du début du XXème siècle.

Pour faire simple, c'est une mise à plat de toutes les conventions philosophiques, idéologiques, politiques et conceptuelles de l'art... Bref, un bien gros bourdel !

Le principe c'est le retour à l'enfance : essayez de vous rappeler comment vous appeliez votre monture en poil de moumoute synthétique que vous chevauchiez avec allégresse...

Votre Dada !

Ben pour certains artistes de cette époque c'était pareil. Grosso merdo c'est ce qu'on peut appeler actuellement une régression infantile !

Durant cette période (fin de première guerre mondiale et entre-deux guerre), le moral des artistes est un peu entaché par la censure, et comme ces artistes sont des sales gosses, ben ils se gênent pas pour faire des caprices !

Dans la clique, on retrouvera les deux plus turbulents Marcel Duchamp et Francis Picabia, au niveau de la littérature, c'est Louis Aragon, au niveau photo et cinoche Man Ray... J'en passe et des meilleurs. Bref, ils sont sacrément nombreux à adhérer à ce mouvement pour bien péter la tronche aux codes établis !

La nouveauté dans le bouzin c'est l'idée de génie du ready-made ! Et qui qui n'a trouvé le concept ? Je vous le donne en 1000 : mon poto Marcel Duchamps :

"Bon qu'est-ce que je vais bien pouvoir foutre de tout ce merdier que j'ai accumulé dans mon grenier ? Je peux quand même pas tout jeter bourdel... Je suis trop sensible et nostalgique...bien que vulgaire mais fleur-bleu quand même...

- (sa femme) : Ben t'as qu'à te faire des bourses en or en les refourgant à un endimanché du musée, ça nous évitera de bouffer des pates à l'eau jusqu'à la fin de nos jours !

(NDLA : les femmes participaient activement au projet Dada de l'époque, une sorte d'émancipation avant l'heure...mmm'voyez....)

- T'es futée ma bonne Suzanne ! Je vais commencer par bricoler la vieille roue de vélo sur ce tabouret pourri tout bancale, histoire de faire passer un peu la pillule, je dirais que c'est un ready-made assisté, donc un objet détourné de sa fonction avec un petit coup de mimines pour pas que ça choque trop non plus...Et hop, à nous les pepettes !"

Et hop ! le concept de l'objet devenant "objet d'art" naît, et en plus il bouge. C'est pas beau le progrès ? Ca a donné ça :

 

 

Fort de son gros piège à couillon pour amateur d'art, le Marcel n'y va pas de main morte. Il plombe l'image du musée et impose une pissotière en l'intitulant "Fontaine". Il ne signe pas de son vrai nom : il utilise un pseudonyme : R.Mutt pour ne pas assoir cette oeuvre précise sur sa notoriété d'artiste déjà célèbre du "nu descendant l'escalier" (oeuvre cubiste pour laquelle il est mondialement reconnu).

Bien évidemment, cette "fontaine" n'a jamais été exposée à l'époque parce que trop scandaleuse.

Ni une, ni deux le père Duchamps en fait la presse, s'insurge contre ces couillons d'amateurs d'art qui n'ont rien compris à son concept, et dénonce l'hypocrisie de ceux-ci.

Finalement, cette fontaine sera reproduite pour être exposée beaucoup plus tard. C'est le début de la reproduction en série qui sera plus tard réutilisée par Andy Wahrol, oui le droguay du Pop'art !

 

J'espère que vous comprenez maintenant pourquoi Marcel Duchamp est mon artiste préféré !

Tout simplement, parce qu'à mes yeux, c'est un des artistes les plus complets autant sur le plan technique que sur le plan conceptuel. Il a permis le cassage de gueule des idées préconçues que la pluspart des gens ont sur l'art : un milieu fermé, hermétique, élitiste et hautain.

Ce monsieur a remis les pendules à l'heure et a aussi permis une autre vision très ironique de sa condition d'artiste. Il a volontairement démontré que n'importe qui pouvait être artiste à la seule condition d'avoir un esprit libre de tout carcan idéologique, et que finalement, rester simple c'est la meilleure option !

Un petit Picabia pour le fun et parce que c'est jouli :

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Des joulies oeuvres

Ca faisait un petit moment que j'avais pas fait d'article sur mes amis les artistes morts ! Et bé en voilà un de plus !

Je vais dès à présent vous parler du Pop'art, ou art populaire. C'est un mouvement artistique, qui a commencé au pays de la malbouffe (le royaume-uni), et de l'émancipation industriel et technologique dans les années 50.

Le pop'art c'est une sorte de représentation de la surconsommation des pays riches et une sorte de critique vis-à-vis du phénomène !

Monsieur Richard Hamilton est le premier à user des merdouilles découpées dans des magazines et autres pubs pour dénoncer le petit comfort de monsieur Lambda, de façon plutôt ironique puisqu'il a intitulé son oeuvre :

"Just what is it that makes today's homes so different, so appealing ?"

traduction : "Qu'est-ce qui rend les intérieurs d'aujourd'hui si différents, si séduisants?"

Et ben ça donne ça :

Alors qu'est-ce qu'il avait dans la tête ce bon vieux rigolo de Richard ? Ben euh... :

Richard H. : "Hey les gars !!! Je suis allée chez ma belle-mère ce week-end et ça y'est ! J'ai trouvé ZE concept qui tue sa maman ! Je vais montrer au gens que c'est ridicule une pin-up à poil avec un abat-jour sur la tronche, et q'un gay en slip kangourou dans le salon tenant une sucette géante c'est trop lol  et pi je vais bien clouer le bouzin en démontrant que ça sert franchement à queudal... Elle est pas top mon idée ? Hein ? Dites ?"

l'Independant Group : " Arrêtes tu te fais du mal... ça marchera jamais ici..."

Richard H. : " M'en fou ! Vais tout péter la barraque !"

Hum... Alors monsieur Hamilton a tout pété et fut considéré comme le père du Pop'art, on l'appelle aussi le Wahrol anglais mais sa renomée n'est finalement pas si énorme. C'est finalement dans les années 60 que ce besoin de critiquer la consommation de masse prend de l'ampleur et c'est surtout aux States que ça balance à fond les ballons.

Au pays du burger, ceux sont Lichtenstein et Andy Wahrol qui deviennent célèbres. La qualité du Pop'art, c'est que ça parle à tout le monde vu que c'est de l'art populaire, c'est pas trop dur de comprendre le dessin, ce qui est plus ardu c'est de comprendre ce qu'ils veulent dire les deux tarés sous acide (ben oui les beatniks, les hippies tout ça, tout ça...)

Lichtenstein, lui, il est plutôt trip comics et essait de faire un truc le plus artificiel possible... Donc, non c'est pas le décorateur plateau des Zamours qu'a inventé le style mais bien ce monsieur parce que son fils lui avait dit qu'il serait pas capable de refaire en peinture un Mickey géant sorti tout droit d'un comics !

Grosso merdo c'est le roi de la reproduction à grande échelle, même la trame d'impression est visible.

Vous savez les gros pois qu'on voit pas trop quand c'est petit. Un peu comme quand on agrandit à 400% une image sur internet et qu'on voit les gros pixels, ben là c'est pareil sauf que c'est des gros pois et que les lignes noires bougent pas.

 

Sur celle-ci c'est plus flagrant !

Passons à monsieur Andy Wahrol. Grand gourou du Pop'Art, comme le monsieur du dessus, il utilise les procédés d'impression industriels pour faire ses oeuvres, c'est pour ça qu'on peut trouver des séries de trouzemilles portraits de divers stars dont il a récupéré les photos sur des magazines (découpage comme Hamilton), et qu'il leur a revendu des milliers de dollars par la suite...

Faut pas croire qu'ils donnent plus d'importance aux stars, il a fait la même chose avec des boites de soupe...

Ce type a aussi créé la merveilleuse communauté de hippies et beatniks sous LSD, j'ai nommé la Factory (usine), dans laquelle, joueront régulièrement The Velvet Underground, qu'il filmera aussi puisque c'est un grand touche-à-tout ce sacré Andy !

Des oeuvres que j'aime particulièrement :

Sa série sur les chaises électriques pour dénoncer la peine de mort aux USA en surconsommation

Ses autoportraits :

Sa tête de fou entouré de ses muses :

Et enfin ce que la Factory a produit de plus classe : The Velvet Underground :

et

Enjoyez !

Edit : oui j'ai oublié de vous dire qu'il est à l'origine de la téléréalité avec sa petite phrase choc :


«A l'avenir, chacun aura son quart d'heure de célébrité mondiale.»

 

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Jérôme Bosch, ben c'est un peintre... Super original maintenant que vous me connaissez non ? Alors ce monsieur, on le dirait pas comme ça mais il est pas né d'hier : d'ailleurs on sait pas trop quand il est né : aux alentours de 1460-1464 grosso merdo...

Si vous croyez que Tolkien est le premier maître de la créativité fantastique, ben vous vous fourrez le doigt dans l'oeil mes amis ! Parce que là mes aïeux, vous avez affaire à Ze master avant l'heure !

Et voui ma bonne dame, la spécialité du zigue c'est bien le comment faire passer mes images pour bien inspirer des Tolkien ou autres fan d'héroïque fantaisie jap avant l'heure. Monsieur Jérôme Bosch vous met un petit 500 voir 600 ans dans la gueule !

Bon faut dire qu'à l'époque, tout le monde était taré :  surtout les religieux avec la chasse aux sorcières, l'inquisition, l'enfer-bouuuuuuh-ça-fait-peur et tout ... Bien pieu, le Jérôme Bosch a posé ses angoisses sur toiles pour faire style :

Putain, la vache... Ces cauchemars  de merte, je dois avoir un gros souci de conscience là... Faut que je trouve une solution, parce que sinon je vais finir sur un bucher comme hérétique, si je finis pas sur la roue ou pire la pyramide*... Ah ué, y'a le curé du bled qui m'a demandé de lui torché une "vision"  des trucs de la bible lààà...Ben v'là tit pas un bon moyen d'équilibrer ma ch'tite conscience... Je pourrais aller me soulager aux putes après**...

* : "Le berceau de Judas", je vous invite à faire une petite recherche sur gogol !

** : Il est d'Amsterdam... On ne se refait pas...

Donc voilà ce que monsieur nous a pondu grâce à son sens extraordinaire de l'imagination :

 

Sa "vision de l'enfer"

Vous imaginez bien que pour l'époque, ça déboite sa maman quand même... Disons que ça n'a rien à voir avec ce que les gens avaient pour habitudes de voir. 

Ce qui est bien, c'est que ça a inspiré pleins de hippies et gothiques en tout genre :

 

Une pochette d'album de Pink Floyd

"La porte des Enfers" de Rodin (qu'il a un peu volé à Camille Claudel)

 

Voualàààà ! Comme quoi, c'est souvent dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe !

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Spécial cassdédi à Tiger Suplex_002 avec qui j'ai eu une grande conversation sous couvert d'un état second lié à une boisson dont il ne faut pas abuser...

Bon... Chauffez vous la matière grise à l'aide de mots croisés ça va être ardu les enfants !

L'art concret, qu'est-ce que c'est ?

Ben c'est un beau bordel mes amis. Vous vous rappelez des aventures de Pablito Picasso et de Braquounet ? A la fin j'ai dit que ces deux là avaient boulverser l'art parcequ'ils étaient à l'origine de l'art conceptuel... ben l'art concret c'est la suite en fait !

Ca fait parti des courants artistiques qui découlent plus ou moins d'une nouvelle représentation des choses et autres bidules (vitesse, sensations...) !

Et comme c'est bien barré, ça pouvait venir que de la Hollande, Allemagne... C'est une bande de potes qui se sont amouraché d'un nouveau concept tout droit issu du Bahaus. Merde ça se complique, va falloir que je vous explique ce qu'est  le Bauhaus...

Alors... Le Bahaus qu'est-ce que c'est ?

C'est Gropius, un allemand qui invente le style : il en avait un peu ras le bonbon qu'on ne parle que de peinture et tout le tralala qu'il a repris l'idée de la conceptualisation au max. Ce mec, qu'était pas une quiche (directeur d'école d'art) a quand même pondu le truc de la façon suivante :

"Bon c'est le bordel en école d'art, on va remettre les trucs au point... D'abord ces saloperies de fumeurs de pétards vont arrêter de se prendre le melon artistique de mes fesses pi on va leur apprendre les bases : dessiner des carrés, des ronds et des triangles... Après on leur fera faire des ronds, des carrés et des triangles avec du bois, du métal, de l'argile, du tissus, de la gouache, des cailloux et du verre...Ils feront moins les  malins les va-nu-pieds..."

Nous v'là t'y pas revenus aux fondamentaux : les matières premières et les formes de bases, ou les jolis cubes de quand vous étiez à la maternelle... Simple mais efficace ! 3 couleurs primaires, 3 formes de base, des lignes, des matières toutes couillonnes...

Résultats :

 

Alors vous allez me dire, c'est pas très sex mais en même temps c'etait pas le but.

Le Bahaus était au service de l'architecture et de la production industrielle de meubles comme ces magnifiques fauteuils de Breuer :

 

hyper confortable et trop choupi classe dans un loft de bobo parigo pété de sous.

 

Bon reviendons à nos moutons... L'art concret ou Abstraction géométrique, de quoi qu'elle parle la dame ?

Je disais donc que des potes Hollandais se sont lancés dans l'aventure "De Stijl", en Français "le style"... Ben oui parce que le style on l'a ou on l'a pas... Ces potes étaient Piet Mondrian (le plus connu) et Théo Van Doesburg. Voilà ce qui s'est passé pendant une nuit dans un coffeshop aux abords du quartier rouge d'Amsterdam :

"- Didons mon bon Piet, j'ai vu une école en Allemagne ou ils se foulaient pas trop à la comprenette pour faire de l'archi : avec un carré, un rond, un triangle et trois pots de peinture ils te fabriquent une usine et des chaises over fonctionnelles et moches. Par contre, ils sont hyper célèbres et pas loing d'être pétés de thunes... Moi perso, je suis plutôt patoune dans la gouache... Tu penses pas qu'on pourrait faire un truc pour éviter de passer pour des branques ?

- Ué justement j'en avais un peu ras le pompon du magazine (DeStijl).Ca m'inspire bien ton truc là... Je vais tenter un truc... Prendre une toile, y faire 2 voire 3 lignes avec une équerre et y coller des carrés bleu , rouge et jaunes... Trop révolutionnaire man...Je le sens là, on va être célèb'"

Résultats :

Depuis, Piet s'est retourné dans sa tombe parce que la pluspart des gens pense que c'est le logo d'un gel capillaire...

 

Pour bien poser le clou, y'a Monsieur Kandinsky qu'a déposé sa pèche et qu'a posé les base de l'Art Abstrait, d'ailleurs il en revendique la paternité. Et ça donne ça :

 

 

Ce gros malin de Kandinsky a travaillé avec tout le monde, autant dire que c'est le pique-assiète des vernissages (Picasso, Mondrian...) ! Et comme il était aussi mélomane, il a carrément travaillé ses oeuvres comme un musicien, il composait de la musique avec de la peinture. Depuis on parle de couleurs dans la musique...

Tout ça pour dire que le Bahaus et tous les bonhommes dont je viens de vous parler sont à l'origine du mix entre les Arts Plastiques (dessins, peintures, sculptures...) et l'artisanat (production en nombre, architecture, objets fonctionnels...). Ce qui nous donnent aujourd'hui : les Arts Appliqués avec la pub, le design, le stylisme et tout le toutim.

Si vous avez pas tout compris, c'est pas grave, c'est pas évident et je dois vous avouer que si j'ai bon souvenir, je me suis lourdement mise à ronfler le jour où nous avions étudier ce courant artistique.

 

 

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Dans la série "j'aime les belles images" j'ai dans mon petit glossaire quelques photographes que j'aime bien.

En 5éme position je vous propose Mary Ellen Mark, un petit bout de bonne femme qui fait de la photo un outil d'observation des marginaux et autres saltimbanques... J'apprécie son travail parce qu'il me fait un peu penser aux foires aux monstres du XIXème le coté péjoratif en moins. Elle nous montre des instants et des "gueules" avec le plus d'humanisme possible et rend les sujets humains bien que marginaux.

Mes préférées :

 

En 4ème position : Robert Capa, photographe de guerre en Espagne sous Franco, il a réussi à photographier la mort en temps réél, sa plus célèbre photo en témoigne.

 

Ma préférée :

 

 

En 3ème position : Man Ray, cet artiste assez complet (peintre, réalisateur de films...) et surtout connu pour ses super photos, je l'aime bien parce que c'est un pote à Duchamp et un surréaliste donc il a aussi copiné avec Dali et toutes la clique ! La plus connue : "Le violon d'Ingres", on peut faire le parallèle avec la célèbre toile d'Ingres, je vous laisse voir d'ou vient l'inspiration !

 

 

Ma préférée : "La prière"... huhu...

La prière

En deuxième position Joël Peter Witkins, ou le plus barré et plasticien des photographes ! Monsieur pousse le détails à son paroxisme et nous en met pleins les boyaux et les yeux.

Ses images sont déroutantes, écoeurantes mais essentiellement belles. Je parlais de foires aux monstres pour Mary Ellen Mark mais elle gardait en vue l'humanité et la vie des sujets en premier plan. Witkins déstructure, détruit, se joue de la mort pour créer et donner vie, gratte , lacère la pellicule . Il s'évertue à refaire son Fankenstein pour de faux...

Ames sensibles s'abstenir de regarder !

Petit clin d'oeil à Man ray : "La femme qui fut oiseau"

Ma préférée : "Le baiser"

Petite anecdote sur "le baiser" :

Comme vous l'avez surement deviné, J.P. Witkins travaille souvent avec des cadavres qu'il prend soin de mettre en scène pour illustrer ses propos... Un jour il reçoit un colis, une boîte carré de l'institut d'ana-path de la fac de médecine du bled à coté. Il ouvre la boite et sans faire exprès le contenu de celle-ci tombe sur le sol... Il a juste eu à installer son matosse, vérifier les lumières et à appuyer sur le déclencheur et le tour est joué !

 

En première position : Cindy Sherman, la reine de l'autoportrait et de la couleur ! Cette dame est tout simplement géniale ! Américaine, elle critique le puritanisme exacerbé de son pays et en dénonce la surconsomation. Elle s'affuble de laideur avec des couleurs acidulées toujours dans la provocation, ses autoportraits sont gigantesques en moyenne 150cmX100cm. Des références à la peinture de la renaissance, des lumières, des matières... bref tout y est !

Je vous en mets quelques échantillons !

 

 

       

 

 

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Le cubisme quésako ?

Je vais vous faire un topo sur le cubisme, un mouvement artistique à l'origine inspiré par les oeuvres de Cézanne, Paul de son prénom.

Je vous explique : Cézanne, peintre plutôt impressioniste en a eu un peu ras le pompon de faire des patés de peinture et était un peintre jamais satisfait (comme quasiment tous mais chez lui c'etait pathologique). Un jour il se dit :

" Mais bourdel de puteuh borgne con* !!! Y'as pas que la lumière dans le bouzin, y'a des formes quand même... Comment je vais faire ? pour qu'on voit que les objet sont palpables, qu'ils sont pas plats... Raaaaaa c'est relou peuchère de fan de chichoune*...."

* Oui il est du pays des cigales, malheureusement, il est mort avant de trouver la solution...Mais il était pas loin hein...


Alors après trouzemilles versions de "la montagne Sainte Victoire", il mourrut sur un amer gout de pas avoir trouver ce qu'il cherchait...C'est pourtant pas tombé dans l'oreille d'un sourd !

Y'en a même deux qu'ont choppé le tips : Braque et Picasso, le début du cubisme commence avec "les demoiselles d'Avignon" :

Pas couillons les deux mecs, ils ont juste poussé l'idée de base de Cézanne en "géométrisant" les formes tout bètement... Bref ils se sont pas trop foulés. Mais ils sont allés quand même un peu plus loin :

Ben tu vois, mon très cher Braque... Je crois qu'on peut aller un peu plus loin dans le bouzin : imagine qu'on puisse dans un même tableau voir les nichons de la dame, ses fesses, son profil, sa face, les trucs qu'on arrive à voir que quand on sculpte... tu vois le truc ?

- Ben je vois bien ou tu veux en venir mon bon Picachou mais t'as pas peur que ça fasse patchwork à la Frankenstein ?

- Mais non, mon tit Braquemard, au pire on pond une théorie sur le besoin de pouvoir visualiser tous les plans de l'espace dans un pavé de 5000 pages, sachant qu'on est pas des brelles en dessins (on a déjà peint assez de croutes avant), pi on se fera pleins de pognon !

-Top là mon Pablito !

Et voilà comment est né le précubisme, non parce que faut pas croire : y'a pas un cubisme mais 4.

Le précubisme, je viens de vous l'expliquer, ensuite y'a le cubisme analytique : dans cette phase Braque et Picasso fragmentent les objets, incluent la notion de lumière-ombre et zappent la couleur.

 

Le joueur de guitare. Période du cubisme analytique

On est effectivement sensé voir un mec en train de jouer de la gratte, alors avec un peu d'imagination je suis sure que vous pouvez le voir... Allez làààà... un petit effort siouplait !

Après ils sont passés par le cubisme synthétique :

C'est un peu pareil que l'analytique sauf qu'ils poussent le vice un chouilla plus loin : ils synthétisent, il mettent le minimum d'infos pour comprendre sans avoir à donner un titre à l'oeuvre et ça fonctionne pas mal. Ils réintègrent la couleur et débordent le cadre du support : ils font les poubelles et avec des ciseaux et de la colle ils révolutionnent les techniques : "la peinture c'est has been" .

Finalement, dans cette période, les supports ne sont plus aléatoires mais choisis : encore une guitare mais on se rapproche plus du concept de "faire de la sculpture, représenter un objet dans son intégrité sur un plan". Les matériaux choisis reflète l'objet représenté : le bois (pour l'objet) le papier et le crayon (pour les outils de représentations : ce n'est pas une guitare mais un "dessin" de guitare, cf. surréalisme qui sera développé bien plus tard)...

Dernière période : le cubisme orphique :

Ici pas une oeuvre de Picasso mais de Sonia Delaunay. L'orphisme est à l'origine, un terme donné par Guillaume Apollinaire, les couleurs et les formes ne représentent plus des objets mais des abstractions telles que la vitesse, et le rythme... Ce qui donne les fondements de l'abstraction (suprématisme, futurisme, expressionisme abstrait, Bahaus) et l'art conceptuel.

Ce mouvement, à la base tout couillon, a repoussé les limites de conceptualisation des représentations et est à l'origine d'un énoOorme boulversement  des pensées artistiques au XXème siècle et encore aujourd'hui. 

Tout ça pour vous expliquer que tout s'enchaine et qu'on ne peut pas observer une installation ou une oeuvre abstraite dans une exposition sans avoir dans un premier temps compris ce que signifie la conceptualisation !

Je sais c'est un peu compliqué et indigeste mais tout part de là...même si je peux pas blairer les productions de Picasso, vous comprenez à présent pourquoi ce mec a sa signature réutilisée sur une bagnole !

 

 

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Henri de son petit nom, est issu d'une famille plutôt aristo du sud de la France : Albi.

Quand il était petit, Henri de Toulouse Lautrec était mal foutu le pauvre, il se pettait régulièrement les jambes :/ ... Résultat, il a pas beaucoup grandi et il en est resté infirme.

Sa maman qui le couvait un peu trop en a fait un cas social, alors pour couper le cordon, il n'a pas trouvé d'autres solutions que de devenir artisss !

Il est monté à Paris, a cotoyé les peintres de Montmartre (Degas...) et surtout les bordels et autres cabarets de cancans qui font tant la fierté du quartier ! Il était plutôt festif et rigolo pour les gens qu'ils le reconnaissaient, il a un peu dilapidé le pognon de maman dans la peinture et les soirées de beuveries mais finalement c'était chouette.

Ce peintre amateur du coté obscure des bas-fonds parisiens de l'époque a illustré la festivité des lieux de "perdition" de l'époque, une sorte de grunge underground avant l'heure si vous préférez !

Il s'est inspiré des peintres qu'il cotoyaient dans ses oeuvres, il aimait aussi voyager,  quelques petits emprunts aux estampes japonaises et parti-pris photographique de Courbet dans sa façon assez réaliste de représenter les sujets.

Avec des couleurs vives parfois dégoulinantes et un trait rappelant souvent une ligne d'écriture de poivrot après sa ennième absynthe, il voulait surtout représenter un mélange de plaisir, de luxure et de festivité incontrôlée et un peu la misère des conditions des femmes dans ce contexte, par la même occasion.

 

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Egon Schiele était avant tout un anatomiste de très grande qualité puisqu'il dessinait  et peignait en tenant compte de l'ossature de ses modèles.

Ce qui nous marque dans ses oeuvres c'est le caractère décharné de ses portraits, une espèce d'écartèlement des personnages, un peu comme si on leur avait rouler dessus avec un rouleau compresseur. On y ajoute une gamme de couleur verdâtre et un blanc livide accentuant l'aspect cadavérique de ses oeuvres et on a un joli sentiment que ce monsieur devait être sacrément torturé voire carrément dépressif, en même temps il a perdu son père très tôt...On peut pas vraiment le blâmer d'avoir tourner taré !

Le mélange d'érotisme et l'aspect cadavérique me fait penser à l'expression "cadavres exquis", pour résumer, il arrive à montrer que la "laideur" peut être esthétique.

Ce type était super pote avec Klimt, Gustave de son prénom, et on y retrouve vraiment le style.

Ici du Schiele :

Egon Schiele, Nu à la chevelure noire (debout), 1910

autoportrait

On peut discerner les deux artistes dans la sensibilité qu'ont chacun : Schiele a une vision très torturée de l'érotisme et du corps alors que Klimt trenscende ceux-ci de façon positive ( les couleurs vives et le luxe pour ce dernier).

Je ne pense pas qu'on puisse parler de l'un sans parler de l'autre : ils se complètent et c'est ça qu'est trop chouette !

Ici du Klimt :

 

Pour clore ce chapitre, je tiens à vous préciser que Schiele est mort de la grippe espagnol... Rien que le mot grippe me file des boutons... monde de merde...

PS : Je tenais aussi à vous préciser que ces deux peintres se sont beaucoup inspirés des estampes japonaises, et ont beaucoup utilisé l'orientalisme, je vous en parle dans un prochain article parce qu'il y a de quoi faire !

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Alors, Géricault, c'est un peintre, étonnant non ? Un peintre romantique plus exactement !

Alors vous allez me dire le "radeau de la méduse" c'est pas ce qu'il y a de plus fleur bleue...

Donc je vais vous faire un tit topo sur le romantisme (mouvement artistique du XIXème) parce que j'aime bien cette période, d'une part et parce qu'elle est blindée de bons trucs littéraires et musicaux (Baudelaire, Shubert...)

Le romantisme késako ? Ben c'est la technique au service de l'humanitaire et de l'humanisme en quelque sorte : c'est l'expression de l'émotion avec les trucs appris et/ou repris à l'école d'art.

Donc à partir de là, le monsieur Géricault, il voulait un peu montrer que c'est chiant de peindre pour le bon plaisir de ceux qui commandent alors il s'est dit un jour en lisant un canard : 

"Mais boudiou !!! C'est trop fort ça : des rescapés d'un nauffrage qui poussent un gueulante... Je vais en faire une peinture, tiens ! Pi comme ça, les gens ils comprendront qu'ils ont du en chier les marins ! "

Ni une ni deux, le peintre s'affaire à la dure tache d'illustrer ce fait-divers, c'est l'oeuvre de sa vie !

Et il nous a pondu ça :

Alors maintenant on va essayer de comprendre comment il a bossé sans avoir de photos et sans y être :

Avant de faire quoi que ce soit, le mec s'est carrément demandé comment il allait faire pour que le drame fasse "vrai" ; et comme il est issu d'une école classique, il a commencé à cogiter mathématiquement. Ca a du donné un truc comme ça :

"Bon... d'abord faut que je raconte d'un coté le pessimisme et pi de l'autre l'optimisme, pi ça fera une jolie complémentarité, faut qu'il y ait des marins qui soient à moitié crevés (j'irais faire un tour aux morgues pour chopper le bon vert cadavérique et pour le coté affamé), faut qu'il y'en aient à poil parce qu'il auront vécu un cataclysme... quand même... pi après on va mettre des mecs qui secouent leurs fringues parce que faut quand même des survivants sinon, ça fait pas réalissse...JE LA TIENS CETTE CROUTE !!! Wouhouuuuuuuuuu ! "

Voilà quelques schémas explicatifs pour vous faire comprendre l'idée et les techniques de composition de l'oeuvre

Après y'a les lignes directrices, je m'explique : dans les oeuvres de ce type (dites école classique), les codes de compositions sont basés sur le nombre d'or et sur des modes de lectures occidentales.

Nous lisons de gauche à droite et nous nous orientons de cette façon.

Les meilleures illustrations de mes propos sont les expressions suivantes : "y'a des hauts et des bas" , les hauts sont les choses positives et les bas les choses négatives. Pareil pour l'expression : " t'as 2 mains gauches..." ; ce qui est à gauche est moins bien que ce qui est à droite dans notre culture judéo-chrétienne (c'est pas moi qui le pense, c'est dans les moeurs depuis des siècles...)

Donc voilà les explications du truc avec des images :

Ce sont les lignes directrices "positives"

La les lignes directrices "négatives"...

 

Donc voilà comment une croute attérit dans un musée ( le Louvre) et le boulot de malade que ça représente... Je ne vous ai donné qu'un petit apperçu de ce qui se tramait derrière. J'espère que ça vous a pas trop ennuyer...

 

PS : J'oubliais : quand vous allez au louvre essayer regarder où les regards des personnages peints se portent pour essayer de comprendre le sens de la composition et donc de l'oeuvre, car tout le monde sait que "le regard est le mirroir de l'âme", donc souvent de l'oeuvre dans la figuration (portraits ou peinture avec des bonhommes dedans)...

Autre petit conseil : une peinture se regarde d'assez loin dans un premier temps après on peut se rapprocher pour apprécier la touche, il est même parfois nécessaire de s'asseoir pour apprécier !

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René Magritte, peintre surréaliste du siècle dernier... Pourquoi il est connu ? Ben pour ça :

 

Vous allez me dire : "Ben si c'est une pipe là y'a pas photo..."

Et ben moi je vous dis que non, que c'est pas une pipe, parce qu'il s'agit là d'une représentation de pipe.

Et voui mon bon monsieur, ce Magritte aurait pu avoir l'esprit bien plus salace et nous aurait démontré qu'il aurait pu s'agir d'autre chose mais en fait il voulait juste démontrer que les images ne sont que des supports subjectifs de notre inconscient. D'ailleurs ce mec s'est carrément inspiré de la psychanalyse Freudienne pour étaler ses talents.

Le but recherché était de passer par la figuration (image de carte postale) pour faire passer un messsage plus profond, impalpable et surtout analytique. Il voulait sonder ses interlocuteurs en quelques sortes, savoir jusqu'où ils pouvaient réfléchir à ce qu'il avaient devant les yeux.

Dans le même style un peu plus poussé, nous avons Dali qui a fait évolué le surréalisme en intégrant les happenings et la pub (les chocolats, rappelez-vous), mais beaucoup plus centré sur son inconscient propre (égocentrisme quand tu nous tient...).

Le surréalisme est donc une sorte de représentation de l'inconscient de la part des auteurs.

Alors l'inconscient c'est quoi ?

Ben pour résumer c'est une partie de notre psychée. Bon ça se complique... vous allez me dire c'est quoi la psychée... La psychée c'est ça !

L'inconscient est propre à chacun et il n'est révélé que dans les rèves décortiqués et analysés (psychanalyse), lors de l'hypnose, dans certains comportements ou/et traits de personnalités (exemple : si vous pouvez pas blairer votre mère c'est qu'il a du se passer un truc avec elle, style surprotection maternelle ou abandon, à divers degrés , on est pas tous enfants du placard, faut pas déconner...)

Donc tout ça pour dire que ces peintres ont ouvert les portes de l'inconscient en changeant le "cadre" de visualisation, ils nous ont appris à regarder autour de nous autrement...

J'irais même jusqu'à dire qu'ils sont à l'origine d'une certaine tolérance et ouverture d'esprit qui ont fait des fous d'une certaine époque des personnes aujourd'hui...

Si vous avez pas tout bien compris c'est normal, c'est pas le mouvement le plus simple à expliquer, sachant qu'il faut s'y connaître un peu en Psychanalyse...

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Édito

Bienvenue dans le monde des chokapic, des chamalow et des tendresses...

En passant par une petite visite au musée, des chansons et musiques que j'aime bien et des livres que dedans y'a des belles images et autres trucs qui font de ma boîte à sucre un vrai ramassi de conneries...

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