L'ex-vie d'un petit éditeur indé et la nouvelle vie d'un ex du jeu vidéo

Par David Jeuvideo Blog créé le 20/04/10 Mis à jour le 22/06/11 à 13h14

Après avoir travailler plusieurs années dans le jeu vidéo pour des éditeurs mais aussi comme responsable de magasin Micromania, j'ai décidé de continuer ce blog créé à l'époque de Zallag. Il reprend les archives de cette petite société composée de 6 personnes et présente mon point de vue.

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Inside Zallag

Bonjour tout le monde,

Tout d'abord, nous tenons à vous remercier d'avoir été si nombreux à lire et réagir à notre article sur le piratage vu par un éditeur indé.

http://www.gameblog.fr/blogs/zallag/p_22044_je-pirate-tu-pirates-il-pirate

 

Tout le monde n'est pas du même avis, mais au moins nous pouvons en parler. C'est déjà un excellent point de départ. De notre côté, nous avons essayé de répondre au plus de messages possible. Vous retrouvez donc une quinzaine de réponse à questions en page 3 et 4 des commentaires. Pas facile de répondre à chacun, cependant on fait de notre mieux :-)

 

Pour ceux qui veulent continuer à se documenter sur le jeu, je vous recommande l'extrait suivant de l'émission de Gameblog sur DirectSar:

@+

David de la team Zallag

http://www.gameblog.fr/blogs/zallag/

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Commentaires

Siklaris
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Siklaris
Cette page mérite un bookmark décidement.
ManoloWest
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ManoloWest
Bonne explication, tu aurais pu même mettre l'exemple d'Apple qui a vendu des millions d'Ipods grâce aux mp3, exemple typique de la boîte qui a fait son beurre sur le piratage.
Et quel est le premier marchand de musique en lignes actuellement (en tout cas aux Etats-Unis) ? Bien malin Jobs sur ce coup-là. J'aime pas trop cette marque (le coté marque branchée m'a toujours donné des boutons) mais il faut reconnaître qu'il a de la suite dans les idées.
Sony c'est encore pire, ils font de tout dans l'electronique grand public, c'est avant tout une boite de matériel et ensuite d'édition, les productions culturelles produites par Sony sont là pour faire vendre du matos et la copie permet d'étendre encore plus ce marché, les copies de jeux généraient des ventes de consoles qui généraient à leur tour des ventes de jeux etc etc...
TheEconomist
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TheEconomist
Bonjour à tous,

Une autre approche du piratage de produits "culturels":

"LE PIRATAGE c'est MAL!!!"
Vision réductrice et morale. FUMER tue, BOIRE provoque la cirrhose et creusent le déficit de la Sécu, pourtant on ne lutte pas efficacement contre l'alcool et le tabac. On maintient l'addiction des fumeurs et des buveurs en les soulageant de quelques deniers. Quand on peut rouler à plus de 200km/h sur autoroute alors que la vitesse maximale autorisée est bien inférieure, on ne bride pas les voitures. Tant que cela génère des revenus aux industries et aux Etats, on ne s'attarde pas sur leur moralité (sans parler des ventes d'armes et de drogues).
Pourquoi supprimer supprimer le tabac, l'alcool et la vitesse? Dans nos sociétés consuméristes, des espaces de délivrance sont laissés aux hommes pour leur faire croire à un sentiment de liberté individuel.
Ces libertés consenties ne servent qu'un objectif : LA CONSOMMATION.
Et le PIRATAGE dans tout ça ?
Tout comme l'alcool, le tabac et l'automobile, le piratage est une industrie au même titre que les jeux vidéos.
ces industries créent des richesses et participent au développement économique et à l'amélioration du bien être de la population mondiale.
Certains estiment que le piratage est nocif à l'industrie "culturelle". On parle ici d'industrie et de produits, avant de parler de biens culturels. Pour les jeux, films, musiques, la viabilité commerciale potentielle du produit doit être validée avant qu'il soit développé et vendu pour assouvir une frustration, un besoin crée chez le consommateur.
Sans aucun doute, le piratage impacte une partie des revenus de l'industrie culturelle.
Mais la question que l'on doit se poser est plutôt : LE PIRATAGE EST-IL PROFITABLE A L'ECONOMIE?
La réponse est sans équivoque : LE PIRATAGE EST BENEFIQUE à l'économie mondiale.
Voici quelques arguments non exhaustifs en vrac:
- les industries chinoises de hautes technologies en pleine expansion vendant des éléments composants les modchips destinés aux consoles, la vente de contrefaçon de consoles et accessoires
- le développement d'économie parallèle dans les pays d'Asie et du Maghreb par la vente aux habitants et aux touristes de jeux/films gravés souvent non distribués officiellement.
- le développement d'Internet qui voit le piratage comme l'un de ces principals facteurs d'expansion avec la croissance exponentielle des sites de direct download avec accès premium, des serveurs commerciaux, de VPN...
- les FAI qui se frottent les mains en vendant des abonnements, des options antivirus, contrôle parental bidon...
- l'Etat qui remplit ses caisses avec la TVA sur les FAI, taxe sur la copie privée...
- l'essor des industries de média vierges
- l'essor des industries de hautes technologies

Arrêtons nous pendant quelques lignes, sur ces 2 derniers exemples.
Au temps de la K7 VHS et de son monopole, le piratage des vidéos était une pratique simple à la portée de tous.
Déjà à l'époque enregistré un film à la TV était un acte de piratage.
Pour endiguer ces pertes, l'industrie cinématographique c'est penchée sur le développement d'autres supports comme le DVD.
On peut donc s'interroger sur l'influence du piratage sur le développement technologique. Il en ait de même pour les technologies Divx, MP3, DLNA etc... les aurait-on vu si le piratage ne l'ai avait pas imposé aux grand public.
Vendu tout d'abord dans des produits chinois inconnus, ces technologie ont fait ironiquement leur apparition dans des produits de grandes marques. Et que dire des TV 3D et des films 3D (ratés pour la plupart) pour implicitement lutter contre les screeners.
Toutes les industries profitent du piratage. Hypocrisie dites-vous? Plutôt rationalité commerciale.
On peut par exemple applaudir la politique de Sony qui permet la copie d'un film Sony Pictures sur un DVD Sony avec un graveur Sony, lisible sur une platine Divx Sony et une TV Sony tout en portant plainte pour piratage.
Le cycle de rentabilité parfait générant des revenus d'un bout à l'autre la chaîne.
Ceux qui rétorquent que trop pirater détruira à terme l'industrie "culturelle" et la créativité, oublient que toutes les industries sont interdépendantes et interconnectées entre elles via des parts prises dans les sociétés afin de diversifier leurs actifs et répartir les risques. Aucune d'entre elle n'a intérêt à voir l'industrie "culturelles" disparaître puisque c'est une source de revenu, un moteur de développement, un besoin qui peut satisfaire de nouveaux désir chez le consommateur.
Certes la Dreamcast est morte, mais le jeux vidéo n'a pas agonisé pour autant et Sega développe des jeux. Le cinéma est plus que centenaire! La musique nous lache pléthore d'artistes chaque année, donc la courte mais fructueuse carrière représente plusieurs années de SMIC.
Brandir la menace du piratage c'est ralentir les évolutions technologiques pour mieux garantir des profits faciles et contenir les consommateurs dans des logiques préétablies afin de rester maître de leur propre marché en instaurant des systèmes fermés, verrouillés.
Quand la VHS a disparu d'autres média sont apparus CD DVD BR.
Un peu d'uchronie, si le piratage n'avait pas amputé les revenus de la VHS peut être aujourd'hui en serions nous toujours là avec nos bon vieux magnéto à têtes magnétiques. Pourquoi abandonné une technologie rentable en situation de monopole?
La concurrence dites-vous? La compétitivité au sein d'une même industrie favorise le développement de nouvelles technologies et les DVD et BR seraient arrivés tôt ou tard d'ici une trentaine d'année peut-être!
L'émulation industrielle intersectorielle au service du progrès!!!
Le progrès n'est réalité commerciale que s'il conjugue utilité et rentabilité.
Si la concurrence était si stimulante et libre, il y a longtemps que l'énergie du parc automobile mondial serait diversifiée au lieu du tout pétrole. Qui n'a jamais entendu parler d'accord sur les prix, pourquoi réduire ses marges en investissant des les technologies alors que des accords industriels peuvent garantir la rentabilité dans le temps. Il faut optimiser son retour sur investissement certes, mais à partir de quel seuil, la décision est prise d'investir.
A ce propos, l'étymologie de PIRATER est révélatrice : TENTER, ENTREPRENDRE
Quoi de plus normal donc dans un monde à dominante capitaliste d''ENTREPRENDRE"
Le piratage permet de lutter contre ces oligopoles et accélère le développement technologique.
Sans ces industries parallèles, nous serions peut-être resté au minitel. Ces mêmes industries souhaiteraient transformer Internet en minitel 2.0 .......

PIRATER ce n'est NI BIEN, NI MAL, c'est répréhensible par la loi comme les excès de vitesse.
C'est une liberté accordée au consommateur qui ne serait être supprimée car punissable et source de revenu.
(Aparté : si la lutte contre les accidents de la route est invoquée pour la sanction en cas d'excès de vitesse, elle ne fait pas le poids face au lobbying de l'industrie automobile qui prône indiciblement le désir de vitesse et suggère insidieusement l'auto comme un objet de tout les désirs. Sinon pourquoi ne pas brider la puissance de tous les moteurs et les rendre par la même économe en énergie).
Dans un monde consumériste, le piratage est une source de revenu comme les autres, si l'industrie "culturelle" n'en perçoit pas l'intégralité, un transfert s'exerce sur les industries transversales et parallèles. Ces industries participent au développement de nouvelles technologie qui sont elles-mêmes adoptées par l'industrie "culturelle" qui développe de nouveaux produits. Quand sa rentabilité sera fortement affectée, elle entrera dans un nouveau cycle en devançant les industries pirates par des systèmes de protection encore plus compliqués que les pirates n'auront de cesse de contrecarrer. Elles amélioreront le packaging en sortant des versions spéciales avec des goodies intéressants BR inception , développeront le jeux en ligne en bloquant l'accès au live par des codes, le contenu téléchargeable en kit, en voilà des nouvelles sources de revenus.
Avancer l'idée que les pirates et leur ingéniosité sont une des sources du progrès apparaît dès lors naturel.
La sanction du piratage n'est là que pour légitimer le prélèvement de nouveaux revenus et Impôts.

Halte à l'idée fausse, le PIRATAGE n'est PAS GRATUIT
PIRATER c'est CONSOMMER, c'est participer au développement économique de l'humanité comme boire, fumer et rouler vite.
Question:
Quel est le moyen de se procurer un jeu le plus éco-responsable (économiquement responsable)?
A- l'acheter à l'enseigne jeux vidéos du coin à un prix largement supérieur aux sites de ventes en ligne
B- le télécharger depuis Internet
C- l'emprunter à un ami ;) JC

En tout cas pas la réponse C, à moins de faire de nombreux kilomètres en voiture ou d'offrir plusieurs verres à votre ami pour lui soutirer le jeu de votre désir/frustration, aucun revenu ne sera généré.
Et comme le piratage vous êtes condamnables. Alors que le pirate aura lui utilisé de la bande passante facturée entre FAI, consulter des pub intempestives favorisant sa réceptivité et la génération de nouveau besoins, utilisé de l'électricité, usé son graveur, des médias vierges... pour finalement payer ses taxes et son amende Hadopi. En résumé, il aura contribué à l'amélioration du bien être collectif mondial en générant des revenus pour l'Etat, les industries, les salariés de ces industries qui tous consommeront à leur tour ces revenus.

Plus loin dans ces réflexions (bullshit pour certains), on pourrait envisager qu'il n'y a pas d'impact macro économique sur les revenus mondiaux générés par la distribution d'un produit "culturel" par voie légale et illégale.
Supposant que le nombre de produits piratés ne reflète pas le nombre de produits originaux qui aurait été réellement achetés mais que les revenus inférieurs en valeur et exponentielles en quantité de produits piratés compense les pertes de l'industrie "culturelle" par une redistribution équivalente dans les industries parallèles.
Dans tous les cas cela génère des revenus répartis dans les différentes industries, contribuant au développement économique mondial.

Dans une vision macro-économique, le piratage, comme ses sanctions ont une justification et une légitimation.
La frustration générée par la profusion de produits, les publicités suggestives, images subliminales crée inéluctablement un comportement de TIPIAK. On pourrait croire alors que pirater c'est éviter les rouages du système, déjouer la pensée conformiste et uniforme en arpentant des chemins dangereux, s'écarter du droit chemin tracé par les industries qui nous dicte la route à suivre, qui nous disent quoi faire, quoi penser, comment consommer et qui nous imposent nos désirs.
PIRATER pourrait être alors le moyen de lutter contre le TOTALITARISME ECONOMIQUE.
Pure illusion !!! Ces libertés ne sont que poudre aux yeux, puisqu'elles sont entretenues, encadrés et récupérer par la société de consommation et l'Etat complice.

Bienvenue dans la MATRICE économique.


Bonne polémique à tous, n'hésitez pas à démonter ces arguments courtoisement, dans la joie et la bonne humeur tout en consommant de la bande passante.

Homo oeconomicus
Wolfoot
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Wolfoot
Il y a une autre raison que je n'ai pas vu évoquée, la durée de vie. Non pas du jeu lui même, mais du jeux dans les mains des joueurs. Aujourd'hui les jeux c'est comme le cinema, on paye et éventuellement on est content apres voir on est resté jusqu'a la fin.

Il y un nombre incalculable de jeux auquel j'ai joué sur lequels je n'ai même pas vu la fin. Soit ils n'étaient pas intéressants soit ils étaient trop longs. Quand j'étais étudiant, j'en ai écumé pas mal, des sharewares ou autres, et je n'achetais que ceux qui pour moi étaient des valeurs sures (faute d'argent) et dont je savais que j'en aurait pour mon argent.

Maintenant je suis passé de l'autre coté du miroir, je comprend les problèmes du domaine, mais j'ai toujours envie de découvrir ces univers ou ces gameplays différents, mais acheter tous les jeux du monde, ce n'est pas possible.

Alors au final, j'achète les jeux soit parce qu'ils me plaisent, soit parfois parce que je pense qu'ils méritent de l'être.
J'ai acheté world of goo par exemple, je ne l'ai jamais lancé, Okami, je ne l'ai jamais fini, mais je ne regrette pas.

Mais il y a aussi des jeux que j'ai acheté que j'ai regretté.


Je trouve que trop peu de jeux ont des demos ou ces dernières sont trop courtes pour vraiment se faire une idée sur le produit. Autrefois les sharewares proposaient facilement 1/3 du jeu total avant de demander de payer pour la suite.

De même je suis sur que si dans un jeu "gratuit" on avait une option pour payer ou faire un don quand on veut de façon simple, on aurait des gens qui payeraient, ne serait-ce que pour avoir bonne conscience.

Mais bon maintenant j'ai moins de temps à consacrer aux jeux, donc je laisse les jeux qui ne me plaisent pas de coté, je me fie aux tests ou aux avis de mes proches pour faire mes choix.


Mais je pense qu'il reste un modèle a trouver pour retrouver les clients, depuis le temps, on a stigmatisé le client comme étant un pirate au lieu de le remercier d'avoir acheté le jeu et c'est difficile de revenir en arrière, surtout quand devenir réellement un pirate est si facile.

Si on regarde le modèle F2P des mmos, vous pouvez jouer autant que vous voulez et en payant un peu selon votre temps de jeu ou vos envies, vous avez accès à quasiment tout le contenu.

Alors oui, c'est clair que faire des jeux ca coute extrêmement cher, mais le modèle économique actuel va forcement migrer doucement.


Je n'ai jamais autant acheté de jeux depuis que Steam fait des promotions, certains jeux que j'aimai jadis que j'ai racheté rien que pour pouvoir le lancer aujourd'hui (protections CD pourries) ou d'autres dont je savais pertinemment que je n'irais pas jusqu'au bout, mais qui sont presque des incontournables (bioshock par exemple)

Les promotions, c'etait un terme inexistant dans le domaine du jeu vidéo. Je n'ai jamais vu de ma vie des promos sur des jeux récents (en france en magasin j'entends) Il faut dire que ce n'est pas nécessaire, la revente de jeux d'occasion est la pour ca et en plus ca ne rapporte rien au créateur. On dira ce qu'on veut de la vente dématérialisé, mais ca va supprimer ca. La seule chose que je déplore, c'est qu'on transforme de la vente en location (et pour le même prix le plus souvent)
Et le pire c'est que parfois, c'est de la location à la seconde (comme avec les dernières protections d'ubi qui empêchent de jouer si le serveur ne répond plus)

Je pense que comme pour le cinéma, ceux qui piratent sont aussi de gros consommateurs et au bout d'un moment ils achètent je pense plus que la moyenne, car ils ont plus d'habitude, savent plus facilement juger de l'interet d'un jeu pour eux.

Alors oui, il y aura toujours le réfractaire qui par principe ou autre n'achètera pas, mais je pense que ce dernier de par son caractère serait du genre a ne pas acheter non plus si il ne pouvait pas pirater et on ne pourra pas l'empêcher.

Bon j'espère que ce n'est pas trop décousu ^^
Glid
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Glid
Tiens, ça me fait penser aux DLC foireux et autres arnaques (parce que oui, y a quand même des DLC qui valent le coup).
On nous dit "t'as qu'à ne pas les acheter". Ok.
Après, quand trouve que c'est quand même de l'arnaque, on nous dit: "Ouais mais ils en vendent plein. Si ça marche, pourquoi ils se priveraient?"

"Si ça marche, pourquoi ils se priveraient?"...
C'est une arnaque flagrante mais "Si ça marche, pourquoi ils se priveraient?"
On nous prends pour des vaches à lait? Des gros benêts de temps en temps?
Oui mais il faut bien se dire que les gros éditeurs avec leurs gros DLC, ils sont là pour faire de l'argent, c'est normal.
"Si ça marche, pourquoi ils se priveraient?"
On déresponsabilise totalement ceux qui nous balancent des arnaques pas possible juste avec ces mots.

C'est marrant parce que le consommateur, il est comme le vendeur: en définitive, il veut un max de thune.
Le piratage, ça marche. Mais le consommateur, il doit se priver parce que le consommateur, il doit avoir une morale lui. Le consommateur, il n'a pas le droit d'être déresponsabilisé parce que le consommateur, il n'a pas des millions d'euros dans les poches pour faire prévaloir que la loi du plus riche est toujours la meilleure.

Et encore heureux que le consommateur ne doit pas être déresponsabilisé!
Mais faudrait aussi arrêter de déresponsabiliser les gens qui veulent nous entuber sous prétexte que c'est leur métier.

Et qu'on arrête une bonne fois pour toutes de me dire "Si ça marche, pourquoi ils se priveraient?" quand des hommes d'affaires balancent des offres outrageantes parce que mince quoi! Sur presque chaque affiche de pub, je vois des trucs où c'est écrit "donne-nous ta thune et laisse toi mettre bien profond". La pub, elle est partout, jusque à l'intérieur de certains jeu maintenant. Qu'on ne s'étonne pas après si ceux qui sont soumis à autant d'exemples tentent de faire pareil en arnaquant qui ils peuvent.

Je suis brouillon dans mes dires, comme toujours et je m'en désole mais +1 pour Thrasymaque et pour irion
ManoloWest
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ManoloWest
Plutôt que de chercher à "moraliser" l'utilisateur (non parce que c'est peine perdue, le porte-feuille et la facilité d'accès prime avant tout pour lui) les acteurs du marché feraient mieux de créer un modèle économique viable, c'est fini le temps des disques qui se vendaient par wagons dans les années 80, quoique certains gros éditeurs de jeux vidéo ne sont vraiment pas à plaindre.

C'est pas l'utilisateur qui a inventé tout ces moyens de copie, il faudrait peut être arrêter l'hypocrisie et sortir des oeuvres sur des formats incopiables (du moins à grande échelle) et propriétaires tant qu'à faire, oui mais non en fait il faudrait... créer tout simplement et arrêter de faire de la soupe commerciale. Mais bon les plates formes dématérialisés sont déjà un début, qu'ils enlèvent leurs fichus DRM inutiles que chacun puisse disposés de son achat (bref le posséder, certains le font comme GOG)

C'est combien le CA annuel du Jeu Vidéo déjà ? Ha oui plus que le cinéma (qui se porte bien lui aussi, on a jamais vu autant de productions), il a bon dos le piratage et ses chiffres, Gameblog n'est pas avare non plus pour sortir ceux des ventes.

Les millions affluent toujours mais le problème est de savoir vers QUI et à QUOI ils servent, c'est très facile et déresponsabilisant pour les éditeurs de toujours se plaindre du piratage, c'est l'argument "serpent de mer" qui masque le manque d'audace. Evidemment je ne parle pas des petits studios qui se démènent pour sortir leur projet d'abord pas passion, ensuite pour en vivre, le problème vient surtout quand l'argent devient une fin en soi, comme pour toute autre activité humaine.
Siklaris
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Siklaris
Thrasymaque, ce que tu énonce là est très intéressant. Elargir la question de ce point de vue là est vraiment pertinent, mais il est en effet question du rapport que la société actuelle introduit vis-à-vis des produits culturels en général, et donc du jeux vidéo.
Je ne peux que te renvoyer au célèbre livre de Jean Baudrillard pour appuyer ton propos.
Thrasymaque
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Thrasymaque
Je posterai mon avis ici de crainte de n'être lu sur le topic précédent dont le dernier message date déjà d'hier.

Je ne pense pas que le piratage soit simplement une histoire de prix, de (manque de) civisme ou de militantisme.
J'ai une connaissance (disons un membre de la belle famille) qui n'a qu'un but dans la vie : posséder. Elle ne pirate pas pour jouer, écouter ou regarder, mais uniquement pour répondre à un besoin de consommation. Elle a ainsi 15 smartphones, plusieurs consoles de chaque type, tous les gadgets à la mode (iPad, Galaxy Z, Macbook Air, Sony Vaio Z...). Tout smartphone, toute console ou tout autre dispositif voient leur firmware flashé dès qu'un hack est disponible, quand bien même inutile.

Cette personne gagne très bien sa vie (il faut bien pour avoir tout ça), elle n'a jamais sombré dans la délinquance, et n'a aucun objectif politique qui motive ses agissements.

Alors bien sûr c'est un cas extrême et rarissime, mais elle dénote malgré tout d'une conjoncture qui crève les yeux, la disparition du tissu social et la décadence d'une civilisation, dans laquelle l'individu est totalement déresponsabilisé et socialement isolé. Il ne reste rien à l'individu si ce n'est le pain et les jeux, et lorsqu'il ne peut en bénéficier, il se les procure d'une autre manière.

L'explosion de la famille monoparentale, la disparition progressive des traditions... Il suffit de voir la défiance du regard des autres dans le train, cette habitude de s'asseoir le plus loin possible de la personne la plus proche, de ne pas céder sa place aux personnes âgées... pour comprendre que les gens n'ont plus du tout en tête l'idée d'un destin commun, et donc du respect de la sphère publique.

Nous ne sommes devenus que des machines à consommer et à fournir un certain rendement au travail. D'ailleurs c'est ce que cette idéologie anti-discrimnation cache "chaque individu n'est plus représenté pour ce qu'il est, (homme/femme etc...) mais pour le potentiel de rendement qu'il représente". Il n'a plus de culture (régionale ou nationale), ce n'est rien d'autre qu'une force de travail et un consommateur.

Il est amusant de constater que le délitement de ce sentiment d'appartenance laisse béat. Il y a eu dernièrement le CES, où la plupart des marques exposées sont asiatiques. Et bien ça n'empêche nullement de voir nos journalistes français et autres s'enthousiasmer devant les dernières tablettes Asus, sans se préoccuper du fait que l'industrie européenne (Allemagne mise à part) est en ruine, que notre savoir technologique est en passe d'être dépassé et que nous ne disposons plus de levier de développement à part le tourisme et les cosmétiques (en France). Nous bradons nos châteaux, supprimons des pans entiers de l'histoire du pays dans les programmes d'histoire et les plus diplômés d'entre nous ne rêvent que de fuir dans un pays anglo-saxon ou en Asie. Mais non, on pavoise sur les dernières TV 3D, on trépigne d'impatience de voir la PSP 2, on fantasme sur Shenmue 3... Alors bien entendu ces choses n'ont rien à voir, on peut s'atteler à plusieurs tâches à la fois. Je pense malgré tout qu'il y a une fuite en avant, un désintérêt du monde, de l'Autre, de la part d'une majorité de personnes.

Il y a un grand mal-être, et ce mal être est anesthésié par une boulimie consommatrice. Crise ou pas crise, la consommation des ménages a cru de 2% en 2010 (et avait déjà augmenté en 2008 et 2009). Pourtant en même temps le pouvoir d'achat baisse, les écarts de salaire se creusent et la qualité de vie diminue.

Comment peut-on pousser l'individu à renoncer à ses repères humains ainsi que ses valeurs morales/éthiques et se résumer à un consommateur tout en ne lui donnant pas les moyens de consommer ? Et si l'on renonce à cette consommation, si on renonce à nos jeux vidéo, à nos films, séries... Que reste-t-il de notre identité ? Il n'y a que les occidentaux pour se croire "citoyen du monde"...
Siklaris
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Siklaris
Des réponses tout à fait pertinentes il me semble. Irion et Zecchi il me semble que vous mettez le doigt sur des réalités qui devraient plus souvent faire partie des débats. Les interrogations quant à certains axes qui restent à chiffrer me semblent plus que légitimes (afin justement de ne pas faire une émission aux affirmations hasardeuses).
Vito Corleone
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Vito Corleone
@ Irion : effectivement, le lien ne marche pas, je ne comprends pas pourquoi... Cela dit, lis la suite de mon précédent message et tu verras ce que JulienC a dit à propos de l'absence de sources dans ce reportage. Et, en gros, tu avais tout à fait raison : JulienC ne donne aucune preuve quant aux chiffres avancés dans la vidéo mais nous intime l'ordre de le croire sous prétexte qu'il ne faut pas toujours demander de preuves (:lol:) et de lui faire confiance.

Chacun en tirera ses propres conclusions...

PS : je remets le lien (à tout hasard), il s'agit du post #42 : http://www.gameblog....2
irion
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irion
Vito: j'y accède pas, je dois y voir un trait d'ironie ? :)
Ne crois pas que j'ai un doute sur les chiffres en eux mêmes. Je suis l'actualité piratage depuis des années, et j'ai tout vu à ce sujet. du très vrai au très faux, à mes yeux profanes en tout cas. Le problème c'est pas de citer la source, c'est de choisir le chiffre. Je peux faire descendre le nombre de pirate de 20% dans le jv en ne comptant pas les linkers DS (jeu sur le contenu), ou en selectionnant le nombre de pirates et non le nombre de jeux piratés, jeu sur le contenant. (1 pirate piratant souvent plus qu'un acheteur achète)

Enfin, même si je me trouve pour le coup quand même leger n'ayant pas vu la source avant, la même vidéo cite la peine maximum pour contrefacon (et recelle?) à la période hadopi ou un piratage unique vaut au mieux un E-mail. Tu m'excuseras d'avoir douté de la crédibilité des chiffres après ca. (300000¤ / 1 email :D ). La vidéo est ptet très vieille cela dit...

Juju: si ca m'est venu à l'esprit (d'où la remarque sur le ciné en fin de phrase), j'esperais juste pouvoir couper relativement vite, en faisant une analogie culture / prix d'achat / besoin. Je redéveloppe rapidement:
Evidemment les 2 types de produits n'ayant pas les même types de revenus, il est difficile de comparer les tarifs. Maintenant il existe aussi de nombreux marchés ou le dictat du tarif n'est pas considéré en fonction du prix de développement ou de revient, mais en fonction du marché concurrentiel. Exemple:
Un A380 coûte près de 30 milliard d'euros de développement, et son prix 300 Millions. les 300 millions sont dictés par l'amortissement pour la compagnie acheteuse (il faut environ 20 ans pour amortir un avion pareil, sur 30 d'utilisation) et son comparatif au nombre d avion équivalents pour le remplacer: s'il faut 2 avions a 120 millions d'euros pour deplacer autant de gens que dans un A380, pourquoi dépenser 300 Millions au lieu de 240.
Car il faut à Airbus près de 500 avions pour amortir le développement, ils préfèreraient largement l'amortir en 100 avions, en vendant chaque avion 600 Millions. Et vu qu'Airbus ne saît pas au final combien il vendra d'avion sur la durée de vie du programme, c'est tout un jeu entre analyse de marché, vente de produit et type du produit. Ils pourraient aussi mettre des ecrans plasma 40' dedans pour chaque rangée , mais ca serait simplement trop cher / inutile ( analogie finale un peu foireuse pour les Succès ou les DLC)
Pour en revenir au JV, si les jeux sont vendus 70¤ ,c est parce que le tarif barrière installé a toujours été a cette hauteur (j'ai acheté Sonic 3 430Frs, soit 66¤) Et qu'il n'y a que guère de concurrence tarifaire depuis 20 ans, Game and co lissant le tarif.

Bizarrement en 2008, le dematerialisé arrive en grande forme(dommage Micromania, ca t'apprendra a m'avoir mal rendu la monnaie une fois il y a 15 ans), et les jeux descendent légerement de prix, il est pas rare de voir amazon ou carrefour tabler une sortie sur 50-55¤ maintenant. On peut y ajouter la concurrence UK pour y voir plus clair.
Le prix est donc plus dicté dans le JV par le concurrentiel d'un autre marché JV, plus que par le tarif de developpement. Si le blu ray est un jour concurrent du JV pour je ne sais quelle raison, tu verras qu'on aura des jeux certe moins long, mais à 25-30¤.
Zecchi
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Zecchi
Désolé pour le calembour.

Le piratage est un vaste sujet, qui comme souvent dans ces forums (pourtant parmi les plus intelligents des sites JV français), manque singulièrement je trouve, de nuance.

Peut-être parmi vous certains n'ont jamais piraté/ copié/ téléchargé quoi que ce soit.
Peut-être, et ce serait honorable, bien que ça m'en touche une sans faire bouger l'autre. Car au fond, il y a une différence absolument colossale entre le geek capable non seulement de connaître les boutiques obscures pour flasher sa console, de s'emmerder à faire fonctionner ses jeux piratés, et de ne jouer qu'à ça sans guère de plaisir car il aura 250 titres qu'il ne fera qu'effleurer (plus simple sur PC c'est clair); et le péquin moyen qui se télécharge du M et du Beyoncé avec un peu de Desperate Housewives et de films pour regarder sur son 17" avec bobonne.

D'abord, parce que beaucoup d'entres vous semblent avoir TOTALEMENT oublié la période pré-internet. Rappelez-vous les VHS vierges, les K7 vierges, les CD vierges. C'était du piratage, on est bien d'accord?
Enregistrer Jurassic Park sur TF1 en prenant soin de bien se caler sur la coupure pub, c'était tout aussi illégal que le télécharger aujourd'hui en 2010, n'est-il pas? Il suffisait pour un film de regarder la télé, pour la musique d'aller chez un pote et pour les jeux, de se les faire prêter. Simplissime, certes moins surabondant niveau offre que la Toile, mais strictement le même principe. Et pourtant, ça n'occasionnait aucune levée de bouclier, aucun larmoiement, et l'industrie se plaignait bien peu. Pourquoi?

Peut-être parce que les taxes très importantes appliquées sur les supports vierges (dont il serait bien illusoire de penser qu'ils n'existaient que pour la copie privée de son original dûment acheté) qu'on raquait sur les K7, les VHS et plus tard les DVD et les disques durs (ou baladeurs à disque dur) servaient à financer bien légitimement les fonds pour les droits d'auteur.

Car à quel moment commence l'illégalité? Vous regardez un film à la télé, c'est bien car c'est légal et vous le regardez en streaming sur le Net paf! Vous êtes hors-la-loi. Ce n'est qu'une question de moment. Si vous possédez une copie c'est sûr, vous pourrez le revisionner autant que vous le désirez. Et la loi est bien claire: il faut posséder l'original.
Je suis bien d'accord, sauf que je ne comprends pas l'extrémisme aveugle et con qui met dans le même sac le consommateur avide qui copie tout et n'importe quoi pour le plaisir de ne jamais raquer des artistes qu'il dit aimer, et le passionné qui cherche le jeu introuvable de sa défunte 16 Bit auquel il va jouer sur émulateur, qui va regarder sa série préférée qui n'est pas sortie en France, qui va télécharger un album rare pour savoir s'il est bien...

Nous sommes tous un peu pirates (sauf quelques immaculés séraphins), mais quand on aime souvent, on achète. Pour le plaisir de l'objet, de la possession, pour ces sombres penchants hyper matérialistes de notre société. Je les assume, et la culture et le loisir sont deux de mes opiums.
Mais cessons un peu de tout mélanger, de grâce!
On peut avoir 200 DVD, 35 Blu Ray, une soixantaine de jeux, 350 CD et 6 consoles et avoir envie parfois de se télécharger un album d'un artiste mort ou richissime, ou un jeu sur lequel personne ne touchera de toute façon jamais une plus une thune, ou un film qu'on a loupé au cinoche. Si j'aime et que c'est trouvable, j'achèterai; et avec plaisir.
Si c'est nul, j'effacerai et fin de l'histoire.

N'oublions pas enfin, qu'un jeu ou film d'occasion ne rapporte strictement rien de plus à son fabricant que le piratage.
Zecchi
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Zecchi
Une baguette de pain coûte 14 euros. Source: Cristalline.
Vito Corleone
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Vito Corleone
@ Irion : je rebondis sur ta remarque concernant les statistiques et chiffres avancés dans ce reportage. Comme tu regrettes que les sources ne soient pas citées, je me permets de citer un extrait de la réponse qu'avait donnée JulienC à ce propos sur le topic de l'émission Gameblog ( http://www.gameblog....2&#entry1306172 ) : "Et pour info, tous les chiffres qu'on donne sont vrais. Parfois il faut aussi accepter d'écouter sans demander 1.000 preuves et sources.".

Voilà, nos chiffres sont vrais parce qu'ils sont vrais bande de sceptiques. Convaincus ?
Juju21
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Juju21
@irion : réaction sur ta Nota : un film n'a pas besoin que de la vente de son blu-ray pour faire de l'argent alors qu'un jeu video engrengent la majorité de ses bénéfices sur la vente du produit tout simplement. (tu n'as pas 15 ans et pourtant cette simple reflection ne t'ai pas venu à l'esprit :P (je me moque mais ce n'est pas méchant hein !))

L'un des moults problèmes non évoqués est qu'aujourd'hui, on nous vend sur un plateau d'argent tout ce qu'il faut pour copier, graver, encoder, partager (etc.) toute sortes de données. Et la plupart des personnes sont peu scrupuleuses et ne connaissent pas la propriété intellectuelle. Il y avait un cours quasi fantome à l'école qui s'appelait éducation civique :P, ça pourrait etre un moyen de sensibilser (mais c'est sur qu'apres c'est de l'investissement à long terme le temps que les élèves grandissent ).

Sinon un petit rectificatif du reportage : Hadopi n'est pas controversé, Hadopi est juste inutile car très mal conçu, en plus la NSA reproche à la France son existence :D
irion
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irion
Hum c'est un peu la pitié ce reportage :-( On est pas en train de regarder par le trou de la sérrure, mais on en est pas loin.

Entre les Chiffres et les pourcentages sortis des chapeaux, ou au mieux certifié par le boulanger du coin, les peines encourues in-a-propos, hors du contexte, et hors actualité, et la petite larme à l'oeil finale, j'ai failli aller me repentir sous la benediction du curé du coin.

On a pas tous 15 ans dans le coin , ca serait sympa de construire des articles et émissions un peu plus pointus... Y a ni axe de recherche, ni de réponse apportée, ni de vue globale , juste des 'On s'interroge' que ce soit sur ce billet ou sur l'autre.

Des axes chiffrés, on pourrait en trouver:
- sur le prix: les répartitions developpeur vendeur, matérialisé ou pas.
- Sur les dépenses moyennes par tranche d'age / foyer (personnellement je pirate autant que j'achete, on est pas beaucoup à avoir un budget culturel/info de 3000¤ / an et pourtant les geeks dépensent assurement BEAUCOUP en culturel, Personnellement j'atteins facilement les 200¤ / mois en classe moyenne ...)
- Sur les rapports réels vente/piratage. Y en a marre de lire que les pti comme grands developpeurs/editeurs alignent des chiffres débiles, j'ai piraté World of Goo, mais aussi payé TROIS FOIS ! On pourrait aussi les moyenner avec
- Sur les répartitions budget/dépenses des éditeurs. 10% des jeux sont rentables soit, mais blizzard est rentable pour tout activision à lui seul.
- Sur les long term selling.
- Sur les royalties des contructeurs/platerforme de DL. Les developpeurs, arrétez de payer Nintendo, la Wii était rentable à day One, pourtant c'est toujours la plus chère. Et vu combien ils vont vendre la 3DS... c'est pas comme si shark allait débiter 2000 écrans en tout et pour tout.
- Sur les Downloads piratés réels.
- Sur les jeux piratés non téléchargés. (Quoi? ca existe?)
- Sur les prêts / occasions / vols de jeux. Moi personnellement ca m'emmerderait sacrement plus que Micromania vende un jeu deux fois sans me repayer, plutôt qu'un gosse de 3° prête Modern warfare (d'ailleurs il fait quoi avec Modern Warfare lui, le PEGI hein ? ha ca çà gêne moins) à son collègue de classe.
- Sur les developpements inutiles. ('trop bien on peut avoir 843702 succès différent dans Uncharted whaaaa', et après 60% finissent pas le jeu une fois)
- Sur les durées de vie de jeux réparties par genre.
- Sur les transmédias foireux et/ou les developpement d'une license sur 43 supports différents pour le marketing.
- Sur les succès des licenses à pas cher, genre le Pixar du jour.
- Sur le marketing tiens ... Pourquoi payer le jeu quand on voit combien on en mange déjà la pub.

Bref, bizarrement là c'est dejà plus dur d'obtenir quelque chose de concret. Et rien que la liste laisse à penser que si certains editeurs doivent souffrir, les gros ont pas vraiment intérêt à lancer le débat.

Nota: Un film il faut 300 acteurs, 6 mois de tournage et un an de post prod, et un Blu-Ray c'est 15¤.
Un JV il faut 300 developpeurs, 6 mois de paufineage et un an de beta test. et c 'est 60-70¤. C'est vraiment parce qu'il y a pas l'équivalent du cinéma que c'est trois fois plus cher ?!
Lampyre
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Lampyre
Merci d'avoir répondu à mon post. Néanmoins, je suis dans le regret de vous dire qu'hormis Steam, je ne m'amuserais pas à acheter sur différentes plateformes, c'est une simple question d'avoir tous mes jeux au même endroit et pas ouate mille client à installer. La seule alternative serait l'utilisation d'OpenID avec Steam mais bon là je pense que Mr Valve ne sera pas très coopératif sur le sujet.
Vick2402
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Vick2402
Oui et comme dèja dit et répété,c'est a mourir de rire les gens qui ne cautionnent pas le téléchargement de jeux,mais qui approuvent le téléchargement de série!

Bref,fallait laisser dans les cartons cette vidéo sans aucun intérêt.
Siklaris
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Siklaris
Bonjour,

Concernant cette vidéo et son traitement de la question... discutable, elle a été beaucoup commenté : http://www.gameblog....reportage-video

Il y a de tout, et dans le tas, de très bonnes analyses me semble-t-il !
utadahikarufr
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utadahikarufr
10% des jeux rentable, mais oui bien sur, si ça serait le cas, le marché serait mort depuis longtemps ou on aurait 20-30 jeux par an, toute plateforme confondue

ps: j'achète mes jeux, quelques soit la plateforme, pc, ps3, psp ou ds(même si les 2 dernières j'ai peu de jeu, j'en ai aucun pirate)

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