L'ex-vie d'un petit éditeur indé et la nouvelle vie d'un ex du jeu vidéo

Par David Jeuvideo Blog créé le 20/04/10 Mis à jour le 22/06/11 à 13h14

Après avoir travailler plusieurs années dans le jeu vidéo pour des éditeurs mais aussi comme responsable de magasin Micromania, j'ai décidé de continuer ce blog créé à l'époque de Zallag. Il reprend les archives de cette petite société composée de 6 personnes et présente mon point de vue.

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Inside Zallag
Bonjour tout le monde,
Aujourd'hui, c'est David qui vous parle (l'un des fondateurs de Zallag).
J'ai décidé d'écrire un post suite à un article reprenant la lettre d'un internaute à UbiSoft.
Avant d'être un « professionnel » du secteur du jeu vidéo, je suis avant tout un joueur.
En tant que joueur et gérant d'une petite boite de jeux, je me permets de partager avec vous mon point de vue sur le piratage.
J'aimerais juste voir avec vous quelques lieux communs concernant le piratage.
1° Les jeux coûtent trop chers
Je ne peux que partager cet avis.
C'est l'une des raisons qui nous a amené à faire des jeux dématérialisés.
Par contre avez-vous une idée de ce que gagne un éditeur/développeur de jeu sur un soft vendu 70€ ?
Pas plus de 20€ !!!
Avec cela il faut payer le développement, les tests, les traductions, les ordinateurs, les kits de dév, les « age rating » comme le PEGI, le transport, les assurances, le marketing, les commerciaux, ...
Pour moi c'est une aberration.
Ceux qui financent et conçoivent les jeux perçoivent moins d'un 1/3 du prix de vente aux consommateurs.
www.bakchich.info

2° Les protections sont trop contraignantes
Je suis toujours parti du principe qu'il faut une sécurisation minimale.
De toute façon, les pirates arrivent toujours à cracker un jeu quel qu'en soit la protection.
Je pense qu'il faut juste rappeler aux joueurs qu'il ne faut pas pirater.
Par contre, en tant que studio/éditeur nous devons accepter les règles imposées par les boutiques en ligne.
Ce sont elles qui généralement implémentent obligatoirement leur propre système de sécurisation.
Sans DRM, impossible de vendre chez eux.

3° On gagne mal sa vie dans le jeu vidéo à cause des pirates
C'est une rengaine habituelle que peuvent entendre les salariés du secteur quand ils parlent de salaire avec leur chef.
Honnêtement je ne pense pas que les salaires du secteur s'envoleront pour autant avec moins de piratage.
Les entreprises préféreront payer leurs dettes et/ou essayer de mettre un peu d'argent de côté au cas où.
Par contre je ne comprends pas comment des employés de studio ou d'éditeurs peuvent télécharger des films, de la musique et des jeux illégalement.
On ne peut pas se plaindre de ses conditions de travail et en même temps piller le travail de leurs confrères.
Certains n'hésitent même pas à télécharger depuis leur lieu de travail.
Heureusement ce n'est qu'une minorité de personnes.
photo.lejdd.fr
4° Je pirate mais c'est pour manifester mon mécontentement
Je crois que c'est la pire des phrases que j'ai peu entendre.
Certains veulent se donner bonne conscience en disant qu'ils ne piratent pas pour le plaisir mais pour militer contre les méchants éditeurs et magasins qui vendent les jeux trop chers.
Oui les jeux sont chers, mais ce n'est pas une excuse.
Je ne pense pas qu'on milite pour la baisse des prix quand on passe 50 heures sur Final Fantasy téléchargé illégalement.
Je suis sûr qu'il y a plein d'autres actions à mener pour que les prix baissent (moi aussi j'aimerais pouvoir en acheter plus )
Ecrire massivement aux magasins, militer pour la baisse de la TVA comme sur les autres produits culturels...
En outre, je ne doute pas que certains auront des idées très amusantes mais respectant les lois.
www.newzilla.net

5° Et chez Zallag ?
Vous devez sans doute vous demandez comment nous faisons chez Zallag.
C'est assez simple.
Il est strictement interdit de pirater des jeux.
Impossible aussi de ramener des jeux piratés de chez soi.
Si nous avons besoin d'étudier un jeu, n l'achète ou on essaye de se le faire prêter.
Pas toujours facile ni rapide surtout qu'on a besoin de regarder pas mal de jeux.
Avant d'accuser les autres, nous essayons déjà d'être « clean » de notre côté ;-)
Maintenant c'est toujours rageant de voir que des gens osent te dire qu'ils s'amusent beaucoup sur tes jeux alors qu'ils ne les ont pas achetés.
Ils pensent te faire plaisir en te le disant et d'un autre côté, ils te disent « je suis un cas isolé, tu dois gagner plein d'argents ».
Si seulement c'était le cas...
a10.idata.over-blog.com

Cet article est un avis totalement subjectif.
Je n'ai pas la science infuse et ne détiens pas la vérité absolue.
J'avais juste envie de te donner mon point de vue.
Et vous ? Quelle est votre vision du piratage dans le marché actuel du jeu vidéo ?
Question ô combien épineuse, j'en conviens ;-)
@+
David de la Team Zallag
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Commentaires

Kyalie
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Kyalie
"Avoir, accumuler, des jeux qu'on ne finira pas, des mp3 qu'on écoutera qu'une fois. C'est la mentalité des consommateurs qui est en cause.
Et les produits culturels perdent de leur valeur. Pourquoi vouloir tout avoir ? Pourquoi ne pas économiser pour UN jeu, que l'on aura pris le soin de bien choisir, que l'on aura attendu patiemment ? La satisfaction d'y jouer n'en sera que plus grande."
My thoughts exactly... Je n'achète qu'un jeu à la fois, et toujours à moitié prix (parce que je joue que sur PS2 haha :D)
C'est vous qu'êtes des gros porcs de consommateurs compulsifs :P

"Il faut payer le marketing. Oui, un peu. Si ton produit est bon, il a besoin de très peu de promotion. Si c'est un jeu de merde... restons logiques..."
Deux noms : Ôkami et Nier.
Zallag
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Zallag
maniaco_jazz >
Pour répondre à ta question :Les boîtes de développement ne peuvent-elles pas se détacher des boîtes d'éditions ?
C'est très compliqué car les développeurs ne maîtrisent qu'une partie infime de la chaîne de producteur jusqu'au consommateur.
Pour faire court, il leur manque quasi-systématiquement =
- de l'argent pour financer le développement
- un financier pour monter le projet
- des commerciaux pour négocier avec les portails en ligne
- des responsable marketing qui puissent leur dire si leur jeu peut se vendre et à quel hauteur
- des attachés de presse capable de promouvoir un soft au niveau mondial (et pas que national)
- Etc.

En outre certaines boutiques en ligne refusent de signer directement avec des dévs indés s'ils ne sortent pas au moins 5 jeux par an.
Et enfin un des 3 consoliers du marché refuse que les dévs indés s'auto-éditent sur sa machine.
Il faut avoir sorti 3 jeux en boite avant sur sa console.
Zallag
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Zallag
petitphilou > Bonjour
Je vais essayer de répondre au mieux à tes questions.
Petite question à Zallag:
- Est ce que votre marge est différente d'un pays à un autre?
Oui
Les magasins ne pratiquent pas le mêmes marges.
Cela va globalement de 40% du prix HT jusqu'à 70% selon les pays.
Tout dépend aussi du fait que le puisse ou non renvoyer ses invendus.
En général, ils en ont systématiquement le droit.

- Personnellement, je vis en Angleterre et les prix des jeux neufs sont autour de 45 euros en boutiques. Donc est ce que la distribution se fait de plus petites marges ici ou bien c'est l'éditeur qui la réduit ou les 2?
La pression est plus forte au niveau de magasins car la concurrence et la lutte sur les prix est plus forte.
Du coup, éditeur et magasins réduisent leur marge.

- Les jeux physiques achetés en ligne sont moins cher qu'en magasin. A quoi cela est du? Est ce juste la distribution qui réduit ces couts?
Tu as tout compris ;-)
Plus besoin de payer les frais de fonctionnement d'un magasin (loyer, déco, vendeurs...).
Cela permet grandement de réduire les prix.
maniaco_jazz
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maniaco_jazz
Bonjour,

J'achète une très grosse majorité de mes jeux (boîte ou boîte), pour aider les développeurs, les remercier de leur boulot et les inciter à continuer sur leur lancée.

J'avoue par ailleurs qu'il m'arrive de télécharger des jeux, notamment parce que les démos ne vont généralement pas bien loin... Une seconde raison est lorsque j'ai un doute sur le fait que le jeu va me plaire ou non. Et si le jeu ne m'intéresse pas, il sera dans tous les cas désinstallé et supprimé de ma machine au bout de 15 minutes.
Par contre, cela n'empêche pas d'acheter un jeu après l'avoir téléchargé ; chose qu'on oublie dans les discours anti-pirate et que perso, je fais assez régulièrement (commencer le jeu avec la version "piraté" et le terminer avec une version achetée)...

Il y a une question qui me trotte dans la tête :
Les boîtes de développement ne peuvent-elles pas se détacher des boîtes d'éditions ?
La pub c'est cool, mais ça coûte cher et les boîtes d'éditions s'en mettent quand même plein les poches !

Avec l'Internet, il est désormais possible de faire sa propre pub (via des plateformes notamment), d'où ma question.

Merci pour votre article très intéressant !
JerryGolay
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JerryGolay
Certaines industries peuvent aussi avoir un intérêt pour le piratage lorsqu'elle veulent a tout prix démocratiser leur techno. En clair si tu conserve des tarifs élitistes tu restreint forcemment ton marche. Le piratage d'une certaine façon contribue également a une meilleure démocratisation de certains médias ou technologie.
Dans un contexte de crise économique c'est vrai que Steam a tout compris d'un point de vue de l'utilisateur, c'est donc normal qu'ils connaissent le succès qu'ils ont aujourd'hui. Parcequ'entre se faire chier a recuperer des torrents je ne sais ou et payer une modique somme de 5¤ et de le dl légalement, la majorité des gens préfèreront ne pas se compliquer la vie a moins d'être vraiment dans la merde économique. Pourquoi se faire chier sur le marche noir si on a les moyens d'accéder au marche légale. Le piratage peut effectivement représenter une alternative économique mais il pourrait en avoir d'autres. Steam ou onlive pourrait en représenter d'autres. Au Canada ont peut aussi louer des jeux dans son video club contre un abonnement mensuel relativement raisonnable ( 20$/mois environ). J'espère qu'un jour on pourra aussi emprunter ses jeux dans une bibliothèque comme on le fait pour les livres.

bref je ne pense pas que le piratage représente tout a fait le fléau économique qu'on ne le décrit, sans quoi l'industrie du jv ne posséderait pas la croissance qu'elle a de nos jours. Je ne suis pas convaincu non plus qu'avec un piratage zéro, les petits développeurs indépendant vivraient mieux. En effet ils ont beau avoir la cote en ce moment auprès des critiques, mais je doute vraiment de leur capacité a devenir de vrai succès commerciaux. Parceque les jeux du genre flower c'est super kawai comme demo mais qui sérieusement irait claquer en masse pour ce genre de jeu ? On nous parle souvent de la créativité de la scène Inde, mais perso j'ai l'impression que la majorité ne sont que de pauvres jeux de plateforme HD, c'est limite si on était pas revenu a l'epoque 16 ou 8 bits. Tout comme les jeux iPhone, c'est très sympa comme snacking mais souvent je trouve qu'on s'exite un peu vite pour des titres dont on en fait le tour rapidement.

En tous les cas je ne trouve pas très constructif cette évangélisation manichéennes que nous rabache sans cesse Julien C car il me semble quand même que la réalité est un peu plus nuance que cela.
petitphilou
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petitphilou
Petite question à Zallag:
- Est ce que votre marge est différente d'un pays à un autre?
Personnellement, je vis en Angleterre et les prix des jeux neufs sont autour de 45 euros en boutiques. Donc est ce que la distribution se fait de plus petites marges ici ou bien c'est l'éditeur qui la réduit ou les 2?
- Les jeux physiques achetés en ligne sont moins cher qu'en magasin. A quoi cela est du? Est ce juste la distribution qui réduit ces couts?

Personnellement, je suis vraiment éc½uré de voir ce que touche les développeurs en comparaison du prix d'un jeu.

Merci et bonne continuation
Salga
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Salga
Pour ma part je comprends le point de vue du mec qui a écrit la lettre à Ubi. Je comprend également le point de vue éditeur. Le problème général c'est comme partout, ceux qui perdent des sous à cause du piratage c'est les éditeurs, alors qu'ils n'y sont pas forcement pour quelque chose (dans le cas de l'indépendant) mais quand on voit des mecs comme ceux de EA qui maintenant font payer des clés CD pour les jeux consoles d'occasion pour pouvoir y jouer en ligne, ca met clairement en colère donc quand certaines personnes parlent de piratage pour militer contre les éditeurs c'est a double tranchant car les petits en subissent les conséquences. Du coup certains vont surement dire, "c'est de la faute des gros éditeurs si les petits se font aussi pirater" mais je pense que c'est bien plus compliqué que ca. Clairement la distribution devrait faire un effort également.
Pour ma part j'ai piraté c'est vrai mais j'ai aussi beaucoup acheté, la plupart du temps comme certains, si un jeu 'piraté' me plait je l'achète par la suite. De plus pour des joueurs qui recherche plus le online, comme les mmos ou les FPS en ligne, il n'y a pas le choix, le piratage enlève le coté en ligne des jeux récents et comme tous les jeux ont tendance à ce diriger vers le multi, cela va peut être enliser temporairement le piratage..
Pour changer les mentalités des pirates ils faudrait, je pense, un énorme effort de la part des géants type EA, ACTIVISION (qui à gagner quand même plus d'un milliard juste avec COD black ops) et ubi car entre les clés à racheter et bientôt le retour des démos payantes, il ne faut pas non plus s'étonner.
Je comprends qu'à 70¤ le jeu avec un salaire moyen de 1000¤ on se dit que le jeu c'est un luxe.... Le jeu indépendant a beaucoup apporté car moins chère et surtout pratique (on sors pas de chez nous). A mon avis c'est l'avenir, quand on voit des plateformes comme steam (bourreaux des petits éditeurs :P ) qui malgré tout baisse vraiment les prix et qui enregistres des ventes assez impressionnantes. Il faut cependant que ca change encore un peux car ce mode de distribution n'est pas encore trop intéressant pour les petits éditeurs mais on y viendra je pense.
Pour moi le jeu dématérialisé ne sera pas autant piratés que le jeu CD/DVD mais l'avenir nous le dira..
Zallag
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Zallag
MrPomme > Cela existe déjà.
Pour ce qui est du prêt, c'est illégal dans certains pays.
En achetant un jeu, on achète le "droit de jouer".
Cela ne se revend pas.
Cependant on ne voie personne attaquer des joueurs en justice pour cela.
Par contre, de plus en plus d'éditeurs tendent à bloquer le marché de l'occaz.
Cependant une boutique anglais permet même de revendre son jeu acheté en téléchargement grâce à un accord avec l'éditeur.
Zallag
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Zallag
helldiablo > J'ai tendance à séparer l'usage de la propriété que ce soit pour un jeu, de la musique ou un film.
Si je veux "juste" finir un jeu ou voir un film une fois, je télécharger (moins cher et plus pratique).
Par contre si je veux aller plus loin (avoir des bonus, du contenu exclusif, une belle boite collector...) et bien j'achète la version physique.

Pour ce qui est de ta question, échanger un jeu PS3 abîmé est coûteux et pas facile.
L'avantage avec le démat', c'est qu'on peut retélécharger le jeu (le nbre de fois varie en fonction du site et/ou de la console).
Zallag
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Zallag
Lampyre > Steam a décidé de signer des AAA vendus plein prix.
Ils ne souhaitent pas distribuer nos jeux car selon eux, ils ont déjà ce qu'il faut.
Par contre, tu peux les trouver sur notre boutique, celle d'Impulse ou encore Boonty.
Zallag
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Zallag
ManoloWest > Je reviens sur l'une de tes phrases "Pour le marché de l'occasion, les magasins sont aussi ceux qui achètent les stocks de jeux neufs, avec quoi croyez-vous que les chaînes et les indépendants renouvellent leur offre ?".
Les grosses enseigne et les chaines de magasins spécialisés prennent du stock de jeu en dépôt vente.
Ils ne prennent pas de risque !
C'est seulement quand ils achètent pour déstocker qu'ils ne peuvent pas renvoyer aux éditeurs.
Mais en échange, ils ne payent vraiment pas cher.
Zallag
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Zallag
marginal007 > Merci à toi pour ce témoignage :-)
Zallag
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Zallag
Burger > Tu as 2 cas bien différent.
Les "créateurs" veulent que le jeu plaise et qu'ils puissent financer la production de leur prochaines projets.
D'un autre côté, il y a les grandes entreprises souvent cotées en bourse.
Pour elles, celles la rentabilité et les bénéfices qui dominent.
Mais en ce moment, créateurs et multinationales essayent "juste" de survivre.
Dans cette bataille, les petits créateurs ne font pas long feu...
Zallag
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Zallag
le_polynesien > Le démat est effectivement plus juste pour les créateurs de jeux.
Ils gagnent mieux leur vie et non pas à payer en plus la fabrication de "boites".
Des boites qu'ils doivent reprendre si un magasin ne le vend pas et ce après le 1er week-end de vente si l'enseigne le réclame.
Zallag
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Zallag
Maitre-Corbeau >
Que pensez vous de la méthode de communication actuelle qui tend à communiquer les chiffres de piratages comme si ceux-ci représentaient quelque chose de concret?
David Zallag = Je n'y trouve pas d'intérêt.
Impossible à vérifier.
Cela sert juste à "essayer" de montrer que le piratage existe aussi dans le jeu vidéo.
Je dois bien reconnaître que rare sont les politiciens / reportages TV à parler du jeu vidéo lors de débats sur le piatage.
Quasi-systématiquement, on ne parle que de la vidéo et de la musique.

- Que pensez vous de l'émulation? Pourquoi? (a.k.a. Y'a-t-il prescription pour le piratage?)
David Zallag = D'un point de vue légal, c'est interdit si on ne possède pas le jeu.
D'un autre côté, comment faire quand on ne peut pas (ou très difficilement) retrouvé le jeu et la machine légalement?

- Pensez-vous que le piratage puisse servir d'excuse afin de justifier des mesures ou des choix économiques douteux? (exemple avec l'annulation de SSF4 PC alors que Capcom se félicitait des chiffres de vente de SF4)
David Zallag = A mon avis, c'est plus que ce type de jeux n'a jamais vendu sur PC.
Le porter techniquement, le dupliquer (boite) et le commercialiser coûteraient plus chers que les ventes ne rapporteraient.
Dans ces conditions, pourquoi le vendre sur PC ?

- Vous abordez le prix du jeu vidéo, et notamment le revient au développeur. Que pensez vous de ce pourcentage? La vente en dématérialisé permet-elle réellement d'y changer quelque chose?
David Zallag = Ce n'est pas normal.
Pour moi, il faut que ceux qui prennent le plus de risques gagnent le plus.
Donc je suis pour une meilleure part pour les éditeurs/développeurs.
Ce sont eux qui financent le projet et qui prennent le risque de tout perdre.
Zallag
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Zallag
XNihili > Tu as raison.
Aucun magasin accepterai de vendre un jeu vien plus cher en boite qu'une boutique en ligne.
Du coup, on aligne les prix des AAA qu'ils soient vendus en démat ou en boite.
Zallag
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Zallag
BaikL > Les marges varient énormément d'un produit à un autre.
Mais au delà des %, il faut savoir que les éditeurs doivent reprendre tous les jeux invendus aux magasins !!!
Zallag
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Zallag
Sasuke > Super post !
Merci pour ta participation au débat :-)
Zallag
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Zallag
agent069 > Sauf que Steam casse les prix des jeux très vite.
Un développeur peut ainsi faire de bonnes ventes (en quantité) mais gagné finalement peu :-(
Zallag
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Zallag
Bloodevil > Si tu parles de rentrées d'argent, c'est "0" dans les 2 cas.
Par contre, si un jeu se vend bien en occaz cela incitera plus le magasin à commander des exemplaires de sa suite à sa sortie.
Certains jeux originaux ont besoin de l'occaz pour s'imposer et donner lieu à des suites.
Zallag
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Zallag
Ptit_boeuf -> Ton message a été coué à la fin:
"Dernière chose, tu dis : "Je pense qu"
kurggan
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kurggan
Faut être un peu maso pour télécharger et jouer à autant de trucs merdiques et qui ont une durée de vie de 2h non? ^_^ Juste pour voir si ça valait le coup de les acheter?
GoGo's Games
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GoGo's Games
J'aime le jeu vidéo. Je suis un pirate. J'aime le cinéma. Je suis un pirate. J'aime (un peu) la musique. Je suis un pirate. J'ai 45 ans. Je télécharge des jeux, des films et (un peu) de musique et je le revendique. J'achète des jeux que j'aime quand ils sont bons (c'est rare) et je le revendique.

Maintenant, j'aimerais bien aussi qu'on oblige toutes les entreprises du secteur Vidéo Ludique à fournir avec chaque jeu leur bilan annuel comptable.
Qu'on arrête de se foutre un peu de nos gueules avec les ouinouinages du type "On gagne pas d'argent, ouin, ouin, bouh, snif".
20 euros sur 70 euros, ça fait presque 30% de marge. Je trouve ça pas mal. Si je pouvais faire autant, je serais déjà à la retraite.
Il faut payer les développeurs et les graphistes, etc. Oui. Heureusement. Même si de nombreux patrons de studios aimeraient les faire bosser gratos...
Il faut payer les charges. Oui.
Il faut payer la recherche et le développement. Et mon cul, c'est du poulet ? Quelle recherche pour un moteur graphique identique sur 297 jeux actuels ?
Il faut payer le marketing. Oui, un peu. Si ton produit est bon, il a besoin de très peu de promotion. Si c'est un jeu de merde... restons logiques...
Il faut payer l'emballage. Non. Il faut juste un serveur ftp et vendre un code d'accès valide pendant le temps du téléchargement. On peut même produire des images de jacquette CD/DvD à imprimer soi-même pour économiser (allez y, prenez l'idée, c'est gratos, je vous demanderais pas de droits). De plus, c'est "développement durable".
Il faut aider les vendeurs des magasins de jeux vidéos : "mouhahaha et donner ton sang à Dracula tous les vendredis soirs aussi ?".

On est dans une optique capitaliste où l'idée première est de faire un max de blé sur le dos des gogos (tiens une idée de jeu). Alors j'ai piraté, je pirate, je piraterais encore.
Vous "êtes des passionnés de jeu qui avez décidé de passer de l'autre côté de la barrière et de développer, d'enfin réaliser vos rêves de gosses"... Si c'était le cas, vous sortiriez de vraix jeux, débuggé "avant la sortie", avec de vraies histoires (avec des vrais morceaux de scénarios dedans), avec une durée de vie suffisamment longue pour que je ne me dise pas "Tiens il est bientôt minuit, avant de me coucher, si je faisais un 4ème jeu, bah, oui, dans la soirée, j'ai commencé et terminé BF1234, LaraConne 567 et TropHyperMarioDeL'espace 890".

Qu'on se comprenne, moi et pas mal d'autres "pirates", on est prêts à payer pour un jeu. Encore faudrait-il qu'il en vaille la peine. Faites un tri.
Tous les projets de merde faciles à développer et qui rapporte vite un paquet de pognon (je change trois sprites et deux textures, un nouveau nom et hop !), virez les ou étiquetez les "Jeu pour les GoGos" ( GGG = GoGo's Games © ), directement sur la boite (oui, ceux là s'adressent aux Gogos, donc vous pouvez les mettre en boite). Un Label en quelque sorte (pouvez aussi prendre cette idée là, c'est gratos pareil) qui permettra de reconnaître du premier coup d'oeil si on se fait entuber ou pas.
J'acheterais mes jeux à coup sûr le jour où les éditeurs appliqueront la règle du "satisfait ou remboursé (et cash direct, pas dans 25 mois en bons d'achats)".
En attendant, améliorez vous, vous améliorerez vos clients.

C'est marrant, ça marche aussi pour les films...
MrPomme
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MrPomme
PS: je ne cautionne bien évidemment pas le piratage, je rebondis juste sur certains dires concernant le prêt de jeu vidéo car un jeu prêté est un jeu de plus vendu en moins :-P
MrPomme
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MrPomme
Piratage blablabla piratage blablabla. Et si au lieu de monter de gigantesques réseaux de téléchargement il était mis en place une tout aussi gigantesque plateforme de prêt et d'échange de jeu vidéo, les éditeurs seraient ils plus contents ?

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