De BriC et de BroC - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 18/10/20 à 06h35

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- WiiU
- PSP
- PS4
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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De BriC et de BroC - Le BloG

Catégorie : Lecture

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Lecture (Littérature)

 

Chapitre III : À la Découverte du Monde


« Vis ta vie » qu’il m’avait dit le vieux. Soit. Me voilà donc à trainer dans les rues de Davon, à réfléchir à mon avenir. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on à l’embarras du choix. La guerre qui fait rage entre les trois factions (L’alliance de Daguefilante, le Domaine Aldmeri et le Pacte de C½urébène) pour le contrôle de la Cité Impériale créée de fait un seul véritable avantage : l’économie est en plein essor. Il n’y a littéralement qu’à traverser la rue pour trouver du travail. Les différentes guildes accordent l’entrée à de nouveaux adeptes à tour de bras, pour engranger un maximum d’adhérent et asseoir leur pouvoir aussi bien politique que social. Les différents artisans quand à eux cherchent des apprentis dans tout les domaines (charpente, joaillerie, armurerie…que sais-je encore) et même les métiers de l’ombre connaissent un regain d’activité (comme d’habitude me direz-vous lors des périodes troublées). C’est ainsi, alors que je me renseignai à droite à gauche sur comment gagner ma vie que je fis la rencontre de Concordia Mercius (en photo ci-contre), membre éminent du Conservatoire Cyrodiiliaque. Société d’archéologie spécialisée dans les reliques argoniennes, ce qui bien sûr suscita grandement mon intérêt. La demoiselle cherchait ardemment une fine lame pour empêcher Margus Derius - un concurrent moins scrupuleux -   de lancer une terrible malédiction amenant à la fin du monde (la routine, quoi). Contre monnaie sonnante et trébuchante, je m’engageai dans cette aventure qui de surcroît me permettrai d’en apprendre plus sur mes ancêtres. Tout bénéf’.

Je profitai de cette avance pécuniaire pour me rendre au port et déposer une demande officielle de laissez-passer pour Vvardenfell, foyer de mon enfance qui désormais ne laissait entrer que peu d’étranger. Même si j’étais un natif de l’île volcanique, ironiquement rien ne justifiait mon droit du sol et je devais donc m’acquitter de ce droit de passage…cela ne me fit pas plaisir mais je n’eus guère le choix malgré mes quelques protestations lancées au bureaucrate hermétique…

Norg-Tzel, un royaume mythique pour nous autres Argoniens. L'endroit n'est pas des plus accueillant...

Je passe les péripéties à base de course-poursuite, d’interrogatoires de témoins, d’étripage de receleur, de ‘petits services’ à rendre pour obtenir quelques infos pour me consacrer à la partie la plus satisfaisante de cette histoire, à savoir la découverte de Norg-Tzel, île mythique argonienne. J’y posai les pattes en compagnie de Jee-Lar, autres membres du conservatoire et frère d’écaille. J’en fis la connaissance au cours de cette mouvementée quête à la recherche du crâne doré de  Beela-Kaar et très vite nous nous lièrent d’amitié. Il possède certes un caractère couard et surtout académique des choses mais c’est justement en cela que nous formons un bon duo : il m’indique sur quoi ou qui taper. Une méthode très efficace, surtout lorsqu’on pénétra dans le temple maudit, tapissé de pièges en tout genre et de gardiens ancestraux plus ou moins vivants. Grâce à son savoir, nous sommes parvenus à empêcher Margus Derius de mener à bien le rituel nécromantique, quel qu’en était le but (de toute évidence maléfique) et de mettre la main sur l’antique crâne doré. C’est ainsi que nous quittèrent cette terre de légende, avec un artefact qui valait son pesant de pièce d’or.

Ce bon vieux Jee-Lar en pleine étude. Un compagnon d'aventure peureux mais érudit. Et un bon ami.

Dès lors, Jee-Lar devint mon fournisseur officiel de petit boulot. Une petite main nécessaire à la création des grandes expéditions du conservatoire. La logistique quoi, chargé de récupérer le matériel utile. Ce job me convient parfaitement. Je vais être franc ce n’est pas très bien payé mais cet emploi possède trois avantages. Le premier : j’ai droit à une monture. Il était temps. Le deuxième : pas d’horaire. Pas de contraintes de temps ou de quelconque pression que ce soit. Bon je n’ai pas mille ans non plus mais à un ou deux cycles près, peu importe. Le troisième : ces missions me permettent de parcourir le monde et d’y faire d’innombrables rencontres, toutes plus ou moins farfelues. Car ce bien sympathique Jee-Lar possède un carnet d’adresse rempli d’excentriques en tout genre. Chacun possédant certes des talents indéniables mais alors vraiment ils sont aussi tous un peu…’décalés’, dirai-je pour rester courtois.

Quelques exemples de connaissances 'Jee-Lardienne': Snushbesh, qui tient un atelier de menuiserie, et qui est la première métisse humaine-orc que je rencontrai. Mindileth, et son anti-venin à la conception...dont je préfère taire la composition. Une personne surprenante qui m'a fortement marqué (une vraie barjo). Et Valashi, qui tient un petit magasin d'enchantement dans un endroit paradisiaque.


Mais au delà-de çà, c’est donc bel et bien le fait de voyager qui me plaît dans ce boulot. Voir du pays. Que ce soit dans les landes boisées de Hauteroche, le désert d'Alik'r ou les terres reculées de Raidelorn, je parcours ces immenses territoires l’½il grand ouvert, émerveillé par toutes ces splendeurs indescriptibles. Les périples sont longs, semés d’embûches mais toujours instructifs et enrichissant mon expérience. J’y côtoie chaque fois de nouvelles créatures, hostiles ou non, qui font montre de l’incroyable diversité en Tamriel. Quelle étrangeté que de voir pour de vrai des Mammouths, des trolls des marais ou des esprits protecteurs de la forêt. Sans parler des spectres ou autres vouivres que je me contente d’observer de loin avant de rebrousser prestement chemin. Cet aspect d’exploration est l’un des grands plaisir de ce monde.

Moi-même et ma fière monture (nommée Canne à son) devant une statue d'un quelconque dieu protecteur de la nature...

Une Khajit, un elfe et une orc font équipe pour je ne sais quel périlleux périple

Certains héros possèdent des montures avec de sacrées gueules! Magnifique animal!

Un vaisseau fantôme croisé au hasard d'un voyage...aussi flippant que captivant

La superbe ville de Sentinelle marque l'entrée du désert d'Alik'r

Et c’est un soir comme un autre, alors que je regagnai ma chambre louée à la taverne de la Flasque d' Ébène que la charmante serveuse m’informa que j’avais du courrier. Il s’agissait d’une lettre officielle – et type - du Gouverneur de Vvardenfell, qui m’invitait tout aussi officiellement à venir découvrir son île. Un religieux avait ajouté en bas du document à l’encre rouge un court message, lui aussi m’appelait de ses v½ux. Je n’en dormi pas de la nuit. Dès le lendemain matin, j’embarquerai sur la chaloupe d’un passeur pour enfin ‘rentrer à la maison’.

Faneracine est de loin le plus bel endroit que j'ai pu croiser au cours de mes pérégrinations. La ville est en grande partie conçu à l'intérieur de l'arbre géant. Tout simplement Majestueux!

Place centrale de l'étage de Faneracine. On en prends vraiment plein la vue!


Chapitre IV : (Re)Voir Balmora…


Quiconque met les pieds pour la première fois sur Vvardenfell se doit de se présenter devant le Gouverneur, dont le bureau est installé dans la toute petite bourgade de Seyda Neen. C’est un passage obligé. Il vous accueille de la manière la plus aimable dont il peut faire preuve et vous pose les questions d’usages sur vos intentions sur ces terres. Puis une fois la paperasse archivées, vous êtes libre d’aller où bon vous semble.

Voilà la première vue que chacun découvre lors de sa première venue à Vvardenfell: le Bureau du Gouverneur. Endroit devenu mythique pour beaucoup...

Pour ma part, le premier endroit où je me rendis fut Balmora. J’ai un lointain souvenir de cette ville, qui date de ma jeunesse. Mon père et moi nous y rendîmes pour une affaire dont je ne me souviens guère, mais qui impliquait que j’entre discrètement dans un tripot clandestin pour y voler une épée de garde (ma petite taille et mon agilité étaient les seules raisons pour lesquelles j’accompagnai mon géniteur, qui était bien trop gros et pataud pour se glisser à travers le soupirail). La peur de ma vie. Faire ressurgir cette vieille histoire pour la coucher sur le papier emballe mon c½ur comme jamais, comme il le fut lors de ma première chapardise dans cette bâtisse.

Revenir 20 ans plus tard à Balmora réveille en moi de vieux souvenirs...

Je me souvenais d’une ville immense, avec ses canaux traversant les rues de part en part, ses gardes et leurs torches qui me terrifiaient, ses habitants hostiles…Lorsque je débarquai à nouveau dans la place, près de 20 ans plus tard, la réalité des lieux se confronta à mes souvenirs. Balmora n’est pas si grande, ses canaux se résument à un seul qui passe sereinement, loin des flots tumultueux qui restaient dans mon fertile esprit et ses gardes sont certes toujours terrifiants sous leur armures mais pas plus qu’ailleurs. Je tentai de retrouver la demeure de mes méfaits oubliés de tous sauf de moi-même mais je n’y parvins pas. Du moins pas précisément. Je reconnus le quartier mais quand à la maison exacte…elles se ressemblent beaucoup trop pour parvenir à les distinguer, surtout au vu de la lointaine mémoire exagérée d’un petit lézard apeuré comme je le fus. Je m’arrêtai un moment sur la route partant vers le nord, au-delà des murs protecteurs. Là-bas, quelque part se terre les vestiges de mon enfance. J’hésitai à en prendre la route mais au bout de 10 minutes à poireauter sur place, je décidai de reporter ce trajet. Retour sur mes pas, vers le sud. Et plus concrètement à la Cité de Vivec, où m’attendais énormément de choses…

Petite pause sur une terrasse, à observer le Mont Écarlate et ses fleuves de laves incessants

La Capitale de Vvardenfell grouille de vie en tout genre. Entre les hordes de mercenaires, les marchands de tout ce qu’il est possible de vendre, les passeurs pour les contrées plus ou moins lointaines (en bateau au-delà de l’île ou bien avec ces fichus insectes géants dont je ne me souviens jamais le nom pour tout voyage intra-insulaire), ses animaux tous plus bigarrés les uns que les autres, ses ouvriers en nombre. Car oui Vivec est une cité en pleine expansion, et à la vitesse Grand V je vous prie de me croire. Son architecture particulière, basé sur des cantons indépendants les uns des autres, permet de répartir les travaux sur les différents chantiers par étapes. Alors que l’un est actuellement en cours de construction avec mille bras pour le mettre à jour, les fondations d’un nouveau canton sont déjà visible plus loin. Jusqu’ou ira la progression de la ville ? Nul ne le sait.

Les caravanes de l'île se font sur ces immenses insectes répugnants, nommés 'Foule-vase'. Ce qui est surement leur nom en langue commune car même si je ne me souviens pas de comment les appelait mon père, je suis certain que ce n'était pas comme çà. Il devait surement se servir du mot en langue Elfe noire. Je me renseignerai dessus...Observez en arrière-plan la Lune de Baar Dau, en fait un météore maintenu en léviation par le Dieu-Vivant qui donne son nom à la ville.

C’est cette profusion d’activités qui me frappa au premier abord. Je suis dépassé par ce qui m’entoure. Partout autour de moi des centaines de gens anonymes vaquant à leurs occupations, et moi au milieu d’eux. Je me ballade un peu et fini par trouver le lieu ou je dois me rendre : le Temple de Vivec, le Dieu-Vivant. Souvenez-vous de mon courrier : bien plus qu’un simple laissez-passer, il s’agissait d’une convocation par Vivec lui-même, m’intimant l’ordre de me présenter à lui le plus rapidement possible. Bon j’ai fait quelques menus détours mais me voilà devant lui, introduit par le chanoine qui m’attendait au bureau du gouverneur à mon arrivée. La présence du moine facilita grandement mon interrogatoire par le fonctionnaire pointilleux et je l’en remercie grandement.

Vivec vu depuis le Temple du Dieu, avec ses deux cantons terminés. Derrière, dans le brouillard, se construisent deux autres quartiers tandis que les fondations d'un troisième se trouve encore un peu plus loin. La Cité sort littéralement de l'eau.

Pour la faire courte, le Guerrier-Poète me demande de lui donner un coup de main pour résoudre un problème de magie noire qui semble ronger toute l’île. Je répondrai de mes avancées à l'Archi-Chanoine Tarvus qui se chargera de faire la liaison entre la divinité et ma modeste personne. « Pourquoi moi ? » demandai-je au puissant Dieu. Car mes exploits au Guet de Davon parvinrent à ses oreilles et qu’il souhaite avoir un étranger pour mener à bien cette enquête, quelqu’un sans influence intérieure. Je ne saurai dire si Vivec connaissait mon lien avec Vvardenfell et préféra le taire ou bien s’il n’était pas au courant. Dans le premier cas, il faisait office de malice propre aux divinités, dans le second, ce même statut se révélait proprement et purement factice.

Vivec, le Dieu-Vivant, qui vous reçoit en son Temple.

Croyez-le ou non, mais la demande du Dieu Vivant ne m’importait guère. Ses exigences attendraient. L’archi-Chanoine ne me faisait guère confiance (et la réciproque était tout aussi vrai) et j’avais d’autre ambitions, plus proche de mes conditions. Comme me faire un maximum de flouze en cette terre grouillante d’âmes. C’est ainsi que je me décidai à entrer dans une guilde, celle des Mages, afin d’y apprendre l’art de l’enchantement et de l’alchimie. Danel Telleno y fut mon maître d’apprentissage, rude et exigeant. Mais aussi compréhensif, pertinent dans ses critiques et avisé sur ses jugements. Je progressai à une vitesse folle sous ses enseignements. Très vite je devins autonome et c’est ainsi que je pus monter ma petite affaire d’alchimiste et d’enchanteur en tant que préparateur de potions et de runes magiques. Oh je suis loin d’être un grand nom dans la profession mais en combinant ces activités avec mes petits boulots pour Jee-Lar, j’économisai assez pour me prendre un petit appartement au c½ur même de Vivec, modeste mais correspondant à mes besoins fort peu exigeant.

La gérante des locations du Canton de St Délyn se nomme Sosia Épinard. Et cela me fait sourire

J’en étais rendu à ce moment là de ma vie quand mon pote Prophétos se rappela à moi, toujours via ce lien télépathique un brin envahissant. Il avait enfin localisé Lyris à Havreglace et emmagasiné suffisamment de puissance pour créer un portail pour m’y emmener. Ne restait qu’à mettre en place un plan d’évasion…

À suivre…

Voir aussi

Jeux : 
The Elder Scrolls Online
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CHAPITRE I : La Vie Avant La Mort


J’ai eu une vie avant de mourir. Elle ne fut pas des plus passionnantes. J’éclos dans la fange d’un village misérable aujourd’hui disparu du nord-ouest de Vvardenfell, où je passais toute mon enfance entre boue et vermine. Peu de souvenir d’une période qui ne mérite pas que l’on s’y attarde. Je n’avais pas atteint mes 10 ans lorsque mes parents, poussés par la faim, me vendirent à un navire de passage. C’était la grande époque de l’esclavage, et dans mon malheur, j’eu la chance d’être doté d’une agilité fort utile au Capitaine Derunner, qui au lieu de me vendre au premier marché aux bestiaux venu me garda à son bord. J’écumai toutes les mers du globe durant les longues et difficiles années qui suivirent, me rendant utile à l’équipage comme je le pouvais, nettoyant par-ci, souquant par-là. Considéré comme une sorte d’animal de compagnie du Capitaine, on me tolérait à coup de bottes. Je ne posais pas le pied à Terre de toute cette période.


Puis Morgan Derunner mourut. J’aimerai vous raconter qu’il trouva la mort lors d’une épique bataille navale, emportant avec lui sur le chemin de la Camarde des dizaines de ses ennemis, eux implorant, lui riant à gorge déployé sous un orage dantesque. Il n’en fut rien. Tout simplement un matin il ne se réveilla pas. Peut-être fut-il empoisonné par l’un de ses seconds ? Je n’en sus jamais rien. Alors que je me voyais déjà jeté par-dessus bord juste derrière le cercueil du Capitaine, en compagnie de ses effets personnels, on m’ignora contre toute attente totalement. Pas un mot, pas un regard, pas une pitance. Je m’en accommodai et subsistai de quelques rapines effectué dans les réserves. Et c’est ainsi qu’à l’escale qui suivit, je quittais pour la première fois le Mékina depuis mon arrivé à son bord pour retrouver le plancher des vaches. Par la passerelle, sans que quiconque ne m’en empêche. Je crois que l’équipage fut heureux de se débarrasser de moi, et je les en remercie en retour de ne pas m’avoir livré aux puissantes mâchoires des eaux profondes.


Dans la force de l’âge et sans un sou en poche, j’ai fait ce que chacun aurait fait à ma place : je suis entré dans l’armée. Hmm ? Oui ? Et bien que voulez-vous ?! Sur le coup cela m’a paru une bonne idée ! J’ai très vite déchanté. Mais j’en ai gardé une expérience du maniement des armes et le fait de ne plus trembler au moment de donner la mort. J’ai combattu sur bien des champs de bataille, sur des ordres de généraux dont j’ignorai tout. J’ai tué des hommes qui la veille étaient nos alliés et estropié des malheureux qui le lendemain furent dans notre camp. Je conserve de ce temps là une balafre qui me traverse le visage et me prive de l’usage d’un ½il. Au vu de toutes les horreurs auxquelles j’ai assisté et des milliers de fois ou j’ai frôlé la Faucheuse, je ne m’en sors pas à si mauvais compte finalement.
Mais la guerre…La Guerre ne finit jamais. Et il y aura toujours des raisons d’aller chercher des noises à ses voisins pour je ne sais quelles causes absurdes. Et pour les fantassins comme nous, l’issue est bien souvent la même…Et je ne fis pas exception. Pas la peine de tergiverser des heures autour du pot: une escarmouche au milieu de mes compagnons, un grand BOUM. Puis le trou noir.

 


Ceci fut donc ma vie avant de mourir. Il y eu ensuite un long moment de flottement, comme un sommeil sans rêve. Cela dura entre quelques minutes et une éternité, dans ses eaux-là. Une vague sensation de froid pas désagréable et une ambiance tamisée bleutée flottait autour de moi. Une odeur de café aussi peut-être…


Et tout à coup une grande Blonde qui me secoue et me demande de la suivre. Un peu pataud et décontenancé je m’exécute sans trop réfléchir. Je me retrouve dans un environnement visiblement hostile, ou fort heureusement Lyris (la grande blonde) semble être comme chez elle. Elle terrasse les assaillants souhaitant empêcher notre évasion – car oui nous sommes de toute évidence dans une prison – tandis que je patauge avec ma serpette pour tenter d’occire quelques quidams malveillants. Nous progressons pour parvenir dans une vallée, si l’on peut qualifier ainsi ce lieu de cauchemar. Des âmes errantes nous entourent, lasses et gémissantes, mais non-hostiles. La femme veut visiblement retrouver quelqu’un, qui réclame ma présence (mais qui ?) et à besoin pour cela d’un type visiblement un brin dérangé, la casserole lui servant de couvre-chef étant un sérieux indice dans l’établissement de ce  diagnostic. Ses renseignements s’avéreront tout de même précieux car en les suivants nous parvenons très vite là où nous devions nous rendre : devant une cellule magique emprisonnant un vieil homme encapuchonné. Seul moyen de l’en sortir : que quelqu’un accepte de prendre sa place et de subir les tourments évidents qu’il endure. Je m’apprête discrètement à me faire la malle, sentant le coup fourré, quand Lyris se précipite et échange sa liberté contre celle du vieux ! Époustouflant.


Me voici donc dans un lieu inconnu et terrifiant, avec dans les bras un vieil aveugle se présentant sous l’humble sobriquet de ‘Prophète’ (mais QUI se présente ainsi ?!) et qui me demande de l’aider à le faire évader d’une prison démoniaque. Fastoche ! Le plus dingue c’est que c’est lui qui me somme de le suivre ! Laissant Lyris à son sort peu envieux nous gagnons un énorme puits qui d’après mon prophétique nouvel ami nous emmènera loin d’ici. C’est sans compter sur l’énorme démon-squelette qui n’a visiblement pas l’intention de nous laisser voir du pays ! Mais alors que muni de mon fidèle opinel je tente vainement une attaque désespérée, l’homme à la capuche réduit à néant le monstre sans visiblement grand effort. N’en reste qu’une parure qui fera office pourquoi pas de collier. C’est qu’il semble avoir de la ressource le papy ! Et il le prouve une fois de plus en créant un puissant portail magique que nous ne tardons pas à utiliser…


CHAPITRE II : Premier Pas Du Vestige


J’ouvre les yeux dans une confortable chambre mitonnée. J’ai un horrible mal de crâne. Était-ce réel ? Encore engourdi je me lève et tombe nez-à-nez avec un Horrible Spectre !! Passé mon hurlement d’effroi je me rends compte qu’il s’agit en fait de mon mystérieux vieux qui par voie astrale se réjouit de me voir de retour parmi les vivants. Je m’en réjouis tout autant ! Il me demande de le retrouver aussi vite que possible ‘au Port’, son fief, où nous débâterons de la suite des événements et me promets toutes les explications. J’ai hâte. Mais pour le moment me voilà sur Morneroc, une île de Morrowind, qui s’apprête à subir une invasion de l’Alliance. Il me laisse là, après m’avoir demandé d’apporter mon aide aux habitants, sans plus de cérémonie. Les écailles à l’air, sans armes, n’ayant aucune idée de ce que je dois faire, me voilà livré à moi-même en ce bon vieux Tamriel…


Je me trouve de fait dans le bâtiment principal du village central de Morneroc, ou je fais rapidement connaissance du Capitaine Rana et de son second la sergent Seyne, deux femmes elfes noires de l’armée du Pacte de Coeurébène. On m’a amené ici après qu’un villageois m’a retrouvé échoué sur la plage. Elles soupçonnent un navire approchant de dissimuler des troupes de l’Alliance prête à débarquer sur l’île pour tout saccager. Leur faible contingent ne pouvant rien faire pour les en empêcher. Je confirme alors leur crainte, sans révéler ma source. Pour une raison que j’ignore les gradées me font d’emblée confiance, me pensant sans doute victime d’une rixe malheureuse avec le dit navire suspect. La Capitaine nous charge alors chacun d’une mission d’importance. La Sergent devra surveiller et faire état de l’avancée des envahisseurs tandis que je serai chargé de ramener tout les habitants auprès du mausolée, qui dissimule en son sein une voie secrète menant à un port ou la Capitaine se chargera de dresser un navire en partance pour le continent. Ma tâche d’apparence la plus simple se révélera bien alambiqué, devant rendre des services plus ou moins absurde à des villageois encore inconscient du danger qui les menace. Retrouver un disparu grâce à son fidèle chien, débarrasser un ancien temple d’un nécromancien ou bien encore voler des documents dans le camp de base de l’Alliance sur l’île (ou je récupérerai une tenue d’infiltration qui me sied à merveille soit dit en passant), ce genre de choses. Mais je fini par m’acquitter de ma besogne sans trop de difficulté. Ces quelques mésaventures furent l’occasion de découvrir mes capacités naissantes et d’acquérir de l’expérience dans cette nouvelle vie, ou je dois tout réapprendre comme si je sortais à peine de l’½uf. Lorsque je rejoins le mausolée avec les derniers habitants (une petite troupe d’archéologues inexpérimentés) il est plus que temps de mettre les voiles. L’ennemi est à nos portes et il me faudra se frayer un chemin à coup d’estoc et de boules de feu pour allumer les feux d’alertes signalant le Grand Départ. Quelques séides squelettes tenteront en vain de barrer la route de notre fuite dans les tunnels sombres et visqueux de l’antique tombeau en pierre massive mais globalement notre cavalcade se déroula sans accroc. Tout comme notre traversée dans cette embarcation trop petite, d’où les fuyards regardèrent les yeux emplit de larmes leur foyer partir en fumée.

Si j'étais un mammifère la Sergent Seyne ne me laisserai certainement pas indifférent...


Notre destination fut le Guet de Davon, où nous arrivâmes là aussi en pleine bataille. L’Alliance visiblement avait lancé une grande offensive sur les côtes du Pacte. Sitôt les pauvres hères de Morneroc placés à l’abri, nous voilà reparti la Capitaine Rana, la Sergent Seyne et moi-même au front. J’y ferai la rencontre de Tanvall Indoril et son fils Garyn, qui fomentent un plan insensé pour repousser l’envahisseur. Ils souhaitent invoquer l’un des frères de la discorde, démon protecteur de la région pour ravager le camp adverse. Ils me charge ‘d’emprunter’ une relique dans le tombeau familial de leurs ancêtres, préférant envoyer un non-membre du clan pour que la malédiction ne les afflige pas. Me voilà vernis. Je me rends donc utile en combattant fantômes colériques et autres esprits affligés pour récupérer un crâne ancestral, tandis que mes compagnons luttent contre des hordes assoiffés de sang sur la plage. Quand je rapporte mon tribut, le cérémonial n’attends déjà plus que moi et très vite il surgit des flammes de l’Enfer : Balreth ! Tout aussi rapidement il se débarrasse des soldats de l’Alliance, déployant un véritable déluge de flammes et de rage sans retenue. En moins de qu’il en fallut pour que l’on s’en rende compte la victoire nous est acquise.


Ma modeste participation me vaudra pourtant le surnom de ‘ Héros du Guet de Davon’. C’est étrange les réputations, des camarades on prit de bien plus grand danger que moi mais c’est à ma personne que l’on décerne les mérites. Je les prends volontiers, non sans adresser quelques confuses au Capitaine et au Sergent, qui ne m’en tiennent pas rigueur. L’heure du bilan est toutefois assez lourd, bon nombre de compagnons on trépassé et le démon refuse de regagner son lieu de villégiature, causant quelques dommages collatéraux sur son passage. Aux dernières nouvelles Garyn Indoril tentait de le renvoyer de force dans son infernale habitation au pied du volcan que l'on appelle La Flèche Tourmentée. Il faudra que j’aille lui donner un coup de main lorsque j’en trouverai le temps…

Garyn Indoril n'est certes pas particulièrement expressif mais il est efficace et sérieux. Ce qui au vu de ses responsabilités est plutot une bonne chose!


Pour le moment, après les adieux de rigueur, me voilà parti pour ce fameux Port, où m’attends mon mystérieux vieillard mystique. Bon alors de Port, ce lieu n’en possède de fait que le nom, car une fois sur place, il s’agit ni plus ni moins que d’une grotte de toute évidence magique. Là j’y retrouve mon ‘Prophète’ (je ne m’y ferai pas à ce statut autoproclamé…) qui comme promis me révèle toute l’histoire via des visions astrales…que je suis bien incapable de vous retranscrire ici. En gros un groupe de cinq élus plus un ‘Grand Élu Suprême’ tentèrent un truc ‘méga-magique’ qui se révéla être un piège du traître sorcier, ce qui libéra le pouvoir de Molag Bal, l’un des pires Daedras – pour ne pas dire le pire – sur Tamriel. Ce dernier tente désormais d’ouvrir des passages d’Oblivion partout sur le continent pour tout réduire en cendres et amasser un nombre incalculable d’âmes pour HavreGlace son royaume. Voilà en gros. Prophétos (c’est le surnom que je lui donnerai désormais) m’expliqua en vérité bien d’autres choses, que je ne retins pas. Il parle beaucoup, et nombre de ces mots ne signifient rien pour moi. Tous ses délires mystico-ésotérique ne m’intéresse guère. Je me demande au fond pourquoi je lui file un coup de main à ce type. Mais il est à l’origine de ma résurrection, alors sans doute que je lui dois bien çà…Une fois son interminable laïus terminé, il m’informe qu’il cherche à libérer Lyris de la Prison des Lamentations, où elle doit toujours subir le sort qui lui été dévolu. En attendant qu’il trouve un moyen de me renvoyer là-bas (ben voyons !) il ne me donne qu’un seul conseil : « Vis ta vie ».

Le Prophète dans toute sa splendeur...


Je le quitte donc et une fois dehors j’ai tout le Morrowind qui s’offre à moi. Par quoi vais-je bien pouvoir commencer ?


À suivre…

Voir aussi

Jeux : 
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Lecture (Littérature)

Quand un des plus grands scénaristes s’associe à l’un des plus grands dessinateur, cela ne peut que donner une bande dessinée d’exception. Alain Ayroles et Juanjo Guarnido forme donc le duo derrière « Les Indes Fourbes », qui nous fera suivre le parcours et les récits de Pablos, misérable gueux de l’Espagne du XVIIe siècle parti chercher fortune et gloire au-delà des mers, dans ce continent de tout les rêves que constitue les Nouvelles Indes, tel que l’on nommé autrefois les Amériques…

 


 « EL BUSCÓN » PAR FRANCISCO De QUEVEDO


C’est en 1626 qu’est publié ‘Histoire de la vie de l’aventurier nommé don Pablos de Ségovie, vagabond exemplaire et miroir des Filous’ écrite par Francisco Gómez de Quevedo Villegas y Santibáñez Cevallos. Il s’agit d’un roman du Siècle d’Or, période faste espagnole mais marquant également le déclin du pays et ses influences. De cette période la littérature nous fournit à travers le genre dit du ‘Picaresque’ un témoignage de premier rang sur l’ambiance de l’époque. À la fois absurde et ancré dans un quotidien du peuple laborieux, face à une monarchie de plus en plus éloignée des enjeux réels de ses gens, le style pose de manière ironique le constat d’une époque.

 Un monde de couleur!


C’est donc un roman à la plume acide qui est découvert là et qui voit le misérable Pablos vivre des aventures toutes plus burlesques les unes que les autres, jusqu’à sa conclusion qui voit le valeureux rêveur embarqué sur un navire pour  refaire sa vie de l’autre coté de l’océan. C’est là qu’Alain Ayroles entame sa suite, promise il y a quatre siècles par l’auteur d’origine mais qui ne vit jamais le jour.

  Les auteurs posent devant la toile qui sera la couverture. Juanjo Guarnido le dessinateur à gauche et Alain Ayroles le scénariste à droite.


Alain Ayroles est rien de moins – à mon sens – que le meilleur scénariste de BD actuel. De Garulfo à D en passant par ce chef d’½uvre absolu qu’est ‘De Cape et de Crocs’, l’auteur ne cesse de surprendre par son ingéniosité, sa malice et surtout son évidente immense culture classique. Alors quand pour cet album il forme équipe avec celui derrière la beauté graphique de Blacksad, on ne peut être que conquis d’avance. Juanjo Guarnido délaisse son chat-détective pour mettre tout son talent dans cette épopée exotique en Amérique du Sud en pleine domination espagnole. Le résultat est à la hauteur des attentes, c’est le moins que l’on puisse dire.

 Les "Indes" livrent leurs biens étranges secrets...


LES FOURBERIES DE PABLOS


Nous voilà donc en compagnie d’un misérable, racontant comment en compagnie d’un fier chevalier il fit route pour trouver richesses en ces terres sauvages. À bout de forces et visiblement très diminué, Pablos puise dans ses dernières ressources pour conter son périple à l’Alguazil local (Haut fonctionnaire de Police dans l’Empire Espagnol d’alors). Digressant énormément mais toujours captivant, on en apprend plus sur la vie de notre héros pouilleux depuis sa traversé de l’Atlantique. Voir même avant cela.

  Pour une case d'ouverture, on a connu pire!


On parcourt alors les différentes colonies de l’empire hispanique, constatant les ‘bienfaits’ du monde civilisé sur les populations autochtones. Entre le pillage des ressources, la christianisation forcée, l’exploitation des peuples séculaires, parfois leur massacre…tout y passe. Un véritable pamphlet sur cette ‘grande époque’ d’expansion. Du Panama au Pérou aux profondeurs de l’Amazonie on assiste à la soif de conquête sans bornes de cette vieille Europe conquérante. Pour le meilleur et surtout le pire.

  On retrouve les figures classiques de cette forme de littérature, dont le chevalier vertueux et le valet roublard...


Divisé en trois chapitres, cette énorme BD de 160 pages – donc bien loin du format classique des 48 ! – voit la même histoire narrée à chaque fois d’un point de vue différent, chacune apportant sa part de vérité. Et nous faisant relativiser nos attachements aux personnages. C’est l’une des grandes forces de ces ‘Indes Fourbes’, notre compréhension globale à la dernière planche est bien différent que lorsqu’on entame la première. Car plus la vérité se fait jour plus la perfidie des protagonistes éclabousse chaque cases…

 La quête de la fortune


Du point de vue écriture on est toujours au top avec Ayroles, mais qu’en est-il niveau dessin ? Et bien on n’a pas affaire au dernier de la classe c’est certain. Le graphisme est plus crayonné et plus touffu que dans son ½uvre-phare, pour un soin du détail encore plus accrue. Cette reconstitution historique est l’occasion à bien des ambiances diverses, de la jungle luxuriante aux palais dorés en passant par la mer, la montagne, la mine…autant de lieux et d’ambiance qu’il parvient à retranscrire avec aisance. Le travail de colorisation lui est toujours autant bluffant, on ressent la tâche de Titan pour arriver à un tel résultat. Il utilise toujours l’aquarelle même si visuellement on n’est pas exactement dans la redite coté technique. C’est proche mais pas identique.

 

Colorisation d'une case de la main même du maître. Imaginez la masse de travail à effectuer sur 160 pages!


Certaines idées de mise en scène sont habiles (comme cette case ‘time-lapse’, planche 133) et les transitions toujours maline. Un véritable plaisir que de lire cette aventure, de laquelle on ressort grandi et l’esprit plus affuté. C’est assez rare de se dire quand on fini une BD qu’on est plus instruit en la refermant qu’on l’était en l’ouvrant. C’est le cas ici. C’est toujours le cas avec Ayroles.

 

Interview de Juanjo Guarnido lors de la promotion du livre, en juin dernier. L'ouvrage est paru en librairie le 28 Août 2019.


CONCLUSION:


« Les Indes Fourbes » ne fait que réaffirmer le talent de ses auteurs dans leurs arts respectifs. Une odyssée sud-américaine fascinante aux rebondissements toujours surprenant qui nous font suivre le parcours et l’ascension sociale d’un gueux dans cette société ouvertement critiquée et satyrique. Notre héros, Pablos, se révélera bien félon pour parvenir à ses fins, allant toujours plus loin dans l’indicible pour gravir les échelons. Cela se lit à la fois comme une fresque historique, un polar, une farce…entre la comédie et la tragédie si chère au monde du théâtre que le scénariste semble tant apprécié. Le tout accompagné de graphismes somptueux et enjôleurs, qui finissent d’ancrer le lecteur dans ce périple tarabiscoté.

 

Un lecteur devant un livre d'Alain Ayroles


Cependant il faut souligner que si vous n’êtes pas coutumier du médium, cette BD n’est peut-être pas le meilleur choix pour s’y aventurer. Constituer de trois parties qui en soi constituent plus ou moins l’équivalent de trois albums, elle saura vous happer plus de temps de lecture et de décryptage que les classiques ’48 planches’ que l’on parcourt d’une traite sans grande implication. De ce point de vue là on lorgne donc plus clairement du coté du ‘Roman graphique’ que de la bande dessinée stricto sensu. Mais cela constituera peut-être aussi la porte d’entré idéale pour se plonger dans d’autres albums moins facile d’accès chez votre libraire favori… :^)

 

Comment dessiner Pablos en toute décontraction...Ca semble tellement facile quand on le voit faire...

 



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Lecture (Littérature)
C'est dans la nuit du 5 octobre que nous a quitté Philippe Vandevelde, dit Tome, scénariste de bande dessinée de renom. Il à contribué à remettre le Groom phare de la sphère franco-belge sur le devant de la scène dans les années 80-90, créé la jeunesse friponne de ce même personnage en 1987 pour un succès phénoménal et surtout la même année, inventé celui qui restera je pense mon héros préféré jusqu'à ma mort: Soda.
 
Je rêve depuis longtemps d'une série animé 'SODA'. Un projet de film est dans un tiroir des studios français depuis une décennie, on parlait de Vincent Cassel dans le rôle-titre. Mauvaise idée absolue. C'est un dessin animé qu'il faut produire, pas un film!
 
David Solomon est flic à New-York. De ceux qui se trimballe avec comme arme de service un Colt Python .44. Il ne fait pas trop dans la dentelle. Son quotidien baigne dans la violence et le sang. Les turpitudes de la bassesse de l'Homme. Mais depuis quelques temps sa vie à pris une drôle de tournure...Sa mère, Mary, vit désormais avec lui suite au décès du paternel. Celle à qui il a toujours prétendu être un simple pasteur d'une petite paroisse de Manhattan. Alors le voilà, se démenant entre sa vraie vie de policier bourrin le jour et sa fausse condition d'homme d'église la nuit, pour ne pas effrayer sa petite maman, cardiaque. C'est que son père était lui-même agent de l'ordre, mort en service. Comment pourrait-il lui infliger une double peine ?
13 tomes constituent la série de BD SODA. Ma période préférée se situant entre le quatrième - Dieu est Mort ce Soir - et le neuvième - Et Délivre nous du Mal - qui voit David et sa mère revenir à Providence, leur petite ville de l'Arizona. Mon épisode favori est 'Confession Express', qui se déroule durant le Marathon de New-York, à lire absolument si vous êtes fan d'action débridée mené tambour battant à la 'Une Journée en Enfer' de John MacTiernan. Il faut également mettre en avant 'Lève Toi et Meurt', quintessence de ce qu'est cette saga et qui voit la narration du point de vue de l'antagoniste. Brillant.
 
 
Malheureusement, les derniers albums n'ont plus l'aura qu'a connu le milieu de la parution. De plus en plus sombre, de plus en plus amer. A l'image sans doute de son auteur. Le tome 12 - CODE APOCALYPSE - marque la fin de la série sur une note triste, voir conspirationniste. Parue en 2005, le flic en costume de pasteur ne donnera plus signe de vie.
 
 
C'est alors que sort totalement par surprise en 2014 'Résurrection'. Mais la lecture laisse sur un sentiment maussade. On retrouve David Solomon post 11-Septembre (Les autres aventures étant toutes antérieure à 2001, y compris celle pourtant parues après) et la noirceur à totalement gagné son quotidien. Baigné dans une atmosphère de complotisme, de surveillance générale et de machination d’État, cette dernière aventure en date rends perplexe. Son auteur remets clairement en doute la version officielle des attentats contre les tours jumelles, allant même jusqu'à adjoindre en fin d'album un dossier sur les 'nombreux mystères' qui entourent le triste événement. Et croyez moi il s'agit un peu plus que d'une 'simple remise en cause'. On sent nettement que pour le scénariste, le gouvernement américain à dissimulé la vérité, voir même orchestré eux-mêmes les attaques. Il met en parallèle le mensonge du Pays aux mensonges de son héros, travestissant tout deux la vérité pour le bien d'autrui. Il ajoute à cela que cet épisode tragique à permis aux USA - et bien d'autres pays- de renforcer ses lois sécuritaire et par là-même renforcé leur main-mise sur les peuples. On partage avec lui ses craintes sur la perte des libertés au prix d'un trop grande sécurité mais n'empêche, on a un peu mal quand on découvre ce qu'est devenu Soda.
 
 
Quand le treizième tome sort en 2014, il est question d'un diptyque, le final ne laissant que peu de doute là-dessus. Je ne sais pas quels sont les projets des éditions Dupuis quand à ce quatorzième album...est-il seulement commencé?
Ou alors la série se terminera là-dessus, sur cet oiseau dans la cage d'ascenseur et ce cadavre non identifié, nous laissant dans le doute...Conclusion amère mais finalement logique de toute cette farce que fut la vie de l'agent de police David Solomon.
 
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J'ai eu il y a bien longtemps le projet fou de réaliser mon propre album de Soda. De A à Z. Cela date d'une époque où je n'avais aucun ordinateur ni de près ni de loin. Ici au dessus 'la couverture' dudit projet.
 
 
La quatrième de couverture sauce 'Yaeck' et les deux premières planches. Je n'irai jamais plus loin, par manque évident de talent. Notez le texte 'découper-coller' sur l'illustration à gauche, que j'avais taper sur la machine à écrire de ma mère! Les moins de 40 ans ne peuvent pas comprendre...
 
 
 
Ici mes sept pages de scénario (recto-verso s'il vous plaît!). Je l'ai relu et en dehors du coté très naif ça tiens encore - plus ou moins - la route. Bon à l'époque je donnai des noms chinois à des personnages japonais mais hein, bon...flûte quoi! J'étais jeune!
 
 
 
La première version de la couverture. Voyez l'effort pour faire un effet de transition de couleur entièrement au feutre (Par tout les Dieux que c'est ridicule! ^^'). J'ai ressorti tout çà ces derniers jours suite à la triste nouvelle. J'ai une certaine envie de m'y replonger mais je n'ai pas vraiment le temps de me consacrer à ce nouvel exercice. Et pour le faire bien il m'en faudrait BEAUCOUP, du temps.
 
 
 
Quelques essais de dessins, de recherches de personnages. Un Spirou de 'Machine qui Rêve' également, toujours écrit par Tome. Il m'arrivait même d'écrire le nom de l'auteur, surement pour chercher l'inspiration...
 
 
 
 
Des essais, encore des essais, toujours des essais. Des cases plus ou moins réussies (elles ne sont pas chronologique du tout). Certaines sont horribles mais d'autres sont assez valables. Pour préciser, ici je dessinais directement au stylo Bic, sur une feuille A4 quadrillée d'écolier. C'était vraiment du pur amateurisme!
 
 
Mon album de Spirou 'Machine qui Rêve' qui donnait à l'époque un coté réaliste au personnage du Groom. Ce style n'a pas du tout plus au public mais moi j'ai adoré, malgré l'histoire trop confuse. Il s'agit du dernier album du duo Tome-Janry sur Spirou, Dupuis ayant préféré faire revenir le héros à un style plus conventionel pour la suite. Il continueront mais sur la version 'jeune' durant un temps. Album à part dans la série, que je conseille au curieux. Et on y apprends le vrai prénom de Seccotine!
 
 
Ma dédicace de Janry, sur ce même album. L'une de mes petites fiertés.
 
 
En mémoire de Tome, qui as bercé mon enfance et mon imagination
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Lecture (Littérature)
      J'ai découvert Joel Dicker il y a quelques années, dans l’émission du samedi soir de Ruquier, à une époque où je regardai encore la télévision (que voulez vous on a tous connu des périodes sombres...). Il était venu faire la promo de son bouquin, qui cartonnait en librairie, un thriller captivant d'après les critiques. Plus que le livre c'est le bonhomme qui su me séduire: gueule de gendre idéal, réparties vicelardes, regard malicieux...avec le fond hautain de celui qui se fiche constamment de la tronche de son interlocuteur, un soupçon de condescendance, l'air de dire "Je suis plus malin que toi" avec son sourire mi sincère mi-moqueur. Un vrai roublard.
 
 
J'achetai peu après le livre en question. Et comme tout ceux qui l'ont lu le constat fut sans appel: "La Vérité sur L'Affaire Harry Quebert" est un chef d’½uvre. Le hasard de la vie fit que je lu coup sur coup deux ½uvres littéraire qui me marqueront à vie, le suscité donc et juste avant lui l'homérique 'Les Bienveillantes' de Jonathan Littell (Peut être que je vous en parlerai un jour de ce dernier, mais rien n'est moins sur, il s'agit d'un livre...compliqué). En attendant cet hypothétique article je vais parler ici des différents livres de ce cher Mr Dicker, non pas dans l'ordre où je les ai lu mais dans celui de parution (car c'est plus simple). Je tiens à préciser qu'il y aura des spoilers sur les intrigues afin de mettre en évidence le coté 'méta' que l'on décèle quand on a lu tous les récits et qui renforce le coté filou de l'auteur...
 
Les Derniers Jours de nos Pères
Premier livre paru mais second en lecture en ce qui me concerne, on suit ici le destin de Paul-Emile et de son parcours au sein d'une branche spéciale des services secret britannique durant la seconde guerre mondiale. Et en parallèle la vie simple et candide de son père, resté à Paris.
Et soyons francs, je n'ai pas du tout aimé ce bouquin. Pourtant le contexte historique m'attire particulièrement mais reste en fait assez secondaire dans l'histoire. Le c½ur du sujet reste la relation père-fils qui est d'une niaiserie confondante et au final assez peu crédible...relation qui bien entendu mettra en péril l'opération mise en place par les services secrets. Ainsi évidemment que les collègues et amis du jeune espion.
Trop naïf pour moi, ce premier roman ne m'a guère touché et sa lecture fut alourdi par tout ce coté mièvre en total opposition avec l'époque ou se déroule l'action.
 
La Vérité sur L'Affaire Harry Quebert
Là on entre dans le vif du sujet. Ce second roman de l'auteur suisse restera vraisemblablement comme son pinacle.
2008. Marcus Goldman, jeune écrivain new-yorkais, mène l'enquête afin de prouver l'innocence de son mentor Harry Quebert, chez qui on a retrouvé enterré dans son jardin du New Hampshire les restes de Nola Kellerman, disparue en 1975.
De rebondissement en rebondissement, de surprise en stupéfaction, de flashback en révélations, l'écrivain décortique petit à petit la vie de son modèle. Et comme à la boxe, sport fondamental pour l'accusé, chaque coup porté laisse ses marques. Le passé ne reste jamais enterré éternellement.
Véritable claque narrative, avec ses chapitres à rebours qui égrène à chaque fois en sous titre un conseil avisé sur comment écrire un bon bouquin, on est happé par cette enquête captivante qui sait tenir en haleine à chacune de ces pages.
Mais là où c'est très fort, c'est que le livre lui même se moque de son lecteur. Avec le livre dans le livre dans le livre, avec ses faux écrivains, ses vrais romans, ses mystères qui une fois résolus vous font considéré le bouquin même que vous tenez dans les mains...
Joel Dicker se confond avec Marcus Goldman (d'ailleurs pour moi le héros fictif à la tronche de l'auteur), et le destin du roman fictif se confond avec celui - bien réel - que l'on est en train de lire. Succès de fiction qui rejoint succès véritable, on est perdu entre l'imaginaire et la vraie expérience de l'auteur suisse.
Mais tout le truc est justement là: le fond du sujet de 'La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert' tient sur le fait qu'un écrivain à volé le livre d'un autre, un livre qu'il n'a pas écrit et qui à connu un succès phénoménal...et le parallèle d'être encore plus saisissant. L'écrivain Joel Dicker instaure lui même le doute sur le fait que ce roman soit bien de lui..et c'est là une entourloupe véritablement balèze! Le lecteur est saisi et devient lui même en quelque sorte complice du tour de passe-passe décrit dans l’½uvre! Non vraiment c'est très très fort!
 
De cette lecture mémorable je retiens ce qui est désormais ma définition de ce qu'est un bon livre. En ouverture de l'épilogue, le sage Harry Quebert délivre son dernier conseil:
"Un bon livre, Marcus, est un livre que l'on regrette d'avoir terminé"
 
Franchement, ce livre devrait être obligatoire à lire. La base de la base pour le genre thriller.
Lisez le. Vraiment! Vous m'en direz des nouvelles!
 
 
Le Livre des Baltimore
On retrouve ici Marcus Goldman mais dans un genre bien différent de sa précédente apparition. Point de meurtre à résoudre ici et point de thriller alambiqué mais un drame familial bien corsé, avec ses secrets enfouis et ses maisons pleines de souvenirs. L'auteur replonge dans son passé et celui de ses cousins, les 'Goldman de Baltimore'. Et décide de raconter leur tragique destin dans son nouveau roman: 'Le Livre des Baltimore'. Une fois de plus l'écrivain fictif fusionne avec son créateur.
Marcus Goldman nous en révèle plus sur son enfance, modeste, comparé a celle de ses cousins, fastueuse, auxquels il vouait une admiration sans bornes. Puis le temps et les aléas de la vie passent et petit à petit l'équilibre s'inverse. Et les malheurs s'accumulent pour cette famille opulente. Le récit nous décrit d'une part les souvenirs du jeune Marcus dans des chapitres 'flashback' et d'une autre part son enquête au présent pour démêler les parts d'ombre de cette chute vertigineuse.
Et bien sur sur au milieu de tout cela il y a eu 'la Fille'. Celle qui complétait le quatuor de gamin (Marcus, ses deux cousins Woody et Hillel et donc Alexandra) et qui bien entendu fut le début du 'schisme' entre les cousins.
Le livre est toujours aussi bien écrit mais de par sa nature même n'a pas été aussi marquant que son prédécesseur chez mon humble personne. Les drames familiaux, c'est pas trop ma tasse de thé...En reste cependant un bon bouquin qui se lit non sans déplaisir durant les longues heures d'avion ou de train.
 
La Disparition de Stephanie Mailer
A la veille de sa retraite de policier, Jesse Rosenberg reçoit la visite d'une jeune journaliste qui remet en doute l'une de ses plus fameuses enquêtes survenue 20 ans plus tôt. L'assassinat du maire d'Orphéa, petite ville des Hamptons et de toute sa famille. Ainsi que d'une joggeuse qui pour son malheur passait par là.
Il la rembarre assez sèchement, blessé dans son égo. Mais le doute est entré dans son esprit. Le lendemain, il apprends la disparition de la journaliste. Son nom: Stephanie Mailer.
Avec l'aide de son collègue de l'époque Derek Scott et d'une flic d'Orphéa, Anna Kanner, il va remonter le fil de sa propre enquête et dénouer ses propres erreurs. Et au centre de tout cela semble se trouver une pièce de théâtre assez obscure, qui sera joué au festival annuel de la petite bourgade...
Quand on a une recette qui fonctionne, il ne faut pas hésiter à la cuisiner à toutes les sauces. Pour être honnête, ce bouquin fait fusionner les formules des deux précédents: le coté Thriller de 'la Vérité...' et le coté drama des 'Baltimore'. Ajoutez également pas mal de personnages secondaires dont vous ne comprenez l'implication qu'assez tard dans le récit, dans des registres très différents. Certains d'entre eux sont clairement dans la comédie, d'autres dans le drame, d'autres dans la tragédie...puis à un moment donné vous rassemblez tout ce beau monde dans une scène clé...comme dans une pièce de théâtre quoi! Et pendant ce temps là les flics mènent leurs investigations, au milieu de toute cette agitation.
De nombreux aller-retour dans le temps parsèment les pages, en fonction des histoires racontées par les personnages aux policiers, mais il est aussi intéressant de lire les deux enquêtes en parallèle. En effet on suit celle de 2014 via le héros, Jesse, mais aussi celle de 1994 via son collègue Derek Scott. La construction de l'histoire est donc en forme de vague, on passe d'une époque à une autre, les révélations d'un chapitre permettant de mieux comprendre les péripéties du suivant. L'intrigue policière est assez tordue mais plausible avec cependant moins de panache que pour l'enquête sur Harry Quebert...Faute à des personnages moins attachants peut-être ou bien par ce coté trop gentillet, ou tout est bien qui se termine bien pour notre trio de héros. On arrive là à la critique fréquente sur ce livre et son auteur: il a tendance à devenir un écrivain 'à la Musso' ou à la 'Lévy'...c'est à dire des récits aseptisé avec une vague intrigue pour tenir en haleine le lecteur, mais dont sait pertinemment qu'à la fin le héros brisé retrouvera foi en lui même et finira avec l’héroïne...On perds dans ces deux derniers ouvrages tout le coté ambigu avec lequel il terminait son chef d’½uvre. C'est vraiment dommage et j'espère qu'il ne tombera pas dans ces travers d'écriture qui ferait alors de lui le nouvel 'écrivain à la mode' chez les lectrices...
 
Dans la catégorie spoiler et méta, on notera l'aventure d'un des personnages secondaire qui suite à tout un tas de mésaventure dont je vous passe les détails écrira une lettre de confession terrible qui sera prise pour un roman de fiction qui connaitra un certain succès..impossible de ne pas y voir là un nouvel indice sur l'écriture de 'La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert' et son ambiguïté quand à son auteur...Encore une fois cela est malin et instaure un vrai doute dans l'esprit de son lectorat.
 
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En quatre romans, Joël Dicker à su se forger une place dans les librairies, notamment grâce à la réussite absolu de son second ouvrage, un incontournable que tout à chacun se doit d'avoir lu. Mais suite à ce succès l'auteur semble prendre un peu le chemin de la facilité et risque de se retrouver catalogué dans le rayon des écrivains populaires qui écrivent à la chaine des romans peu intéressant mais qui cartonne à chaque fois car écrit sur un même modèle infaillible et pour un public acquis d'avance. Je ne lui souhaite pas de tomber dans cette catégorie certes qui rapporte beaucoup d'argent mais qui gâcherai complètement le talent dont il est pourvu!
 
 
Tout les livres de cet article sont édités aux éditions De Fallois
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Lecture (Littérature)

Quand je ne joue pas, je lis. Voilà donc quelques ouvrages lus dernièrement

Tout un été sans Facebook de Romain Puertolas

Le titre est trompeur, le réseau social n'ayant que peu de rapport avec l'intrigue

Agatha Crispies est lieutenant de police à New-York...

Non pas celle là, l'autre! La petite bourgade perdue du Colorado où il ne se passe jamais rien. Ou presque. Car un meurtre vient d'être commis dans cet endroit paisible coincé dans un monde sans internet. Agatha et son collègue MacDonalds vont avoir fort à faire pour résoudre cette enquête inespérée.

Connu pour son célèbre 'L'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea ' L'auteur nous offre ici un roman tout aussi barré et surprenant. L'humour présent à chaque page se marie fort bien avec l'enquête qui se déroule au rythme de l'avancée d'Agatha. L'absurde est suffisament cohérent pour ne pas faire dévier le récit dans un délirium sans queue ni tête et permet même quelques digressions fort instructive.
La fin du bouquin, totalement inattendue et surprenante finit de consacrer 'Tout un été sans Facebook' comme un grand thriller manipulateur!

Et non, aucun rapport avec Facebook dans le livre, c'est juste pour continuer sur la lancé des titres de l'auteur qui inclus toujours une marque ou un nom célèbre dans ceux-ci (voir ses publications)

Dishonored ' L'Homme Corrodé' d'Adam Cristopher

Première adaptation de l'univers du jeu en roman, celle ci nous invite à suivre les aventures de Corvo et Emily un an avant les événements décrit dans le II.

L'arrivé en ville d'un mystérieux individu encapuchonné fait ressurgir la menace des Harponneurs, ancien groupe dissous d'assassins, autrefois à la solde du redoutable Daud.

Pas grand chose à dire sur ce bouquin qui se lit avec grand plaisir pour les fans de la franchise (dont je suis) et qui permet d'appronfondir encore plus l'univers passionnant du jeu des studios Arkane. Pour les petites anecdotes qui je l'espère vous convaincrons de lire cet ouvrage, on y découvre un Corvo 'qui parle'; ce qu'il ne fait quasiment pas dans les jeux. Le voir tenir une conversation m'a un peu chamboulé, il est vrai!

On en apprends aussi un peu sur l'histoire du fameux couteau à deux lames qui est au centre de l'Add On 'La Mort de L'Outsider'!

 

La Quête de l'Oiseau du Temps - L'Emprise - de Letendre, Loisel et Etien

Cinquième tome 'd'avant la quête' (qui en contenait elle même quatre...), on retrouve ici un Bragon diminué devant toujours faire face à la menace de L'Ordre du Signe et ses adorateurs prônant le retour du Dieu Ramor (un de ceux pas sympa). Mais ce petit vieux qui accompagne les malandrins et qui semble innofenssif au premier abords pourrait se révéler un bien grand danger pour le Chevalier, ses amis et sa famille...

Que le chemin est long pour arriver au terme de cette "avant" quête...avec chacun de ses albums qui mettent des années et des années à sortir, on est pas près de voir le bout de l'aventure! Car je rappelle qu'après cette saga préquelle, les auteurs doivent s'atteler à la saga séquelle (tout pareil que pour Star Wars)...et que le temps ne joue pas en leur faveur...nul n'est éternel!

En attendant on replonge avec une certaine nostalgie au pays des neuf royaumes ,curieux de voir comment les événements se mettent petit à petit en place pour aboutir à 'La Quête de l'Oiseau du Temps', l'une des plus grandes bandes dessinée jamais créée!

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