De BriC et de BroC - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 15/10/19 à 12h03

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- WiiU
- PSP
- PS4
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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De BriC et de BroC - Le BloG

Catégorie : Lecture

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Lecture (Littérature)
C'est dans la nuit du 5 octobre que nous a quitté Philippe Vandevelde, dit Tome, scénariste de bande dessinée de renom. Il à contribué à remettre le Groom phare de la sphère franco-belge sur le devant de la scène dans les années 80-90, créé la jeunesse friponne de ce même personnage en 1987 pour un succès phénoménal et surtout la même année, inventé celui qui restera je pense mon héros préféré jusqu'à ma mort: Soda.
 
Je rêve depuis longtemps d'une série animé 'SODA'. Un projet de film est dans un tiroir des studios français depuis une décennie, on parlait de Vincent Cassel dans le rôle-titre. Mauvaise idée absolue. C'est un dessin animé qu'il faut produire, pas un film!
 
David Solomon est flic à New-York. De ceux qui se trimballe avec comme arme de service un Colt Python .44. Il ne fait pas trop dans la dentelle. Son quotidien baigne dans la violence et le sang. Les turpitudes de la bassesse de l'Homme. Mais depuis quelques temps sa vie à pris une drôle de tournure...Sa mère, Mary, vit désormais avec lui suite au décès du paternel. Celle à qui il a toujours prétendu être un simple pasteur d'une petite paroisse de Manhattan. Alors le voilà, se démenant entre sa vraie vie de policier bourrin le jour et sa fausse condition d'homme d'église la nuit, pour ne pas effrayer sa petite maman, cardiaque. C'est que son père était lui-même agent de l'ordre, mort en service. Comment pourrait-il lui infliger une double peine ?
13 tomes constituent la série de BD SODA. Ma période préférée se situant entre le quatrième - Dieu est Mort ce Soir - et le neuvième - Et Délivre nous du Mal - qui voit David et sa mère revenir à Providence, leur petite ville de l'Arizona. Mon épisode favori est 'Confession Express', qui se déroule durant le Marathon de New-York, à lire absolument si vous êtes fan d'action débridée mené tambour battant à la 'Une Journée en Enfer' de John MacTiernan. Il faut également mettre en avant 'Lève Toi et Meurt', quintessence de ce qu'est cette saga et qui voit la narration du point de vue de l'antagoniste. Brillant.
 
 
Malheureusement, les derniers albums n'ont plus l'aura qu'a connu le milieu de la parution. De plus en plus sombre, de plus en plus amer. A l'image sans doute de son auteur. Le tome 12 - CODE APOCALYPSE - marque la fin de la série sur une note triste, voir conspirationniste. Parue en 2005, le flic en costume de pasteur ne donnera plus signe de vie.
 
 
C'est alors que sort totalement par surprise en 2014 'Résurrection'. Mais la lecture laisse sur un sentiment maussade. On retrouve David Solomon post 11-Septembre (Les autres aventures étant toutes antérieure à 2001, y compris celle pourtant parues après) et la noirceur à totalement gagné son quotidien. Baigné dans une atmosphère de complotisme, de surveillance générale et de machination d’État, cette dernière aventure en date rends perplexe. Son auteur remets clairement en doute la version officielle des attentats contre les tours jumelles, allant même jusqu'à adjoindre en fin d'album un dossier sur les 'nombreux mystères' qui entourent le triste événement. Et croyez moi il s'agit un peu plus que d'une 'simple remise en cause'. On sent nettement que pour le scénariste, le gouvernement américain à dissimulé la vérité, voir même orchestré eux-mêmes les attaques. Il met en parallèle le mensonge du Pays aux mensonges de son héros, travestissant tout deux la vérité pour le bien d'autrui. Il ajoute à cela que cet épisode tragique à permis aux USA - et bien d'autres pays- de renforcer ses lois sécuritaire et par là-même renforcé leur main-mise sur les peuples. On partage avec lui ses craintes sur la perte des libertés au prix d'un trop grande sécurité mais n'empêche, on a un peu mal quand on découvre ce qu'est devenu Soda.
 
 
Quand le treizième tome sort en 2014, il est question d'un diptyque, le final ne laissant que peu de doute là-dessus. Je ne sais pas quels sont les projets des éditions Dupuis quand à ce quatorzième album...est-il seulement commencé?
Ou alors la série se terminera là-dessus, sur cet oiseau dans la cage d'ascenseur et ce cadavre non identifié, nous laissant dans le doute...Conclusion amère mais finalement logique de toute cette farce que fut la vie de l'agent de police David Solomon.
 
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J'ai eu il y a bien longtemps le projet fou de réaliser mon propre album de Soda. De A à Z. Cela date d'une époque où je n'avais aucun ordinateur ni de près ni de loin. Ici au dessus 'la couverture' dudit projet.
 
 
La quatrième de couverture sauce 'Yaeck' et les deux premières planches. Je n'irai jamais plus loin, par manque évident de talent. Notez le texte 'découper-coller' sur l'illustration à gauche, que j'avais taper sur la machine à écrire de ma mère! Les moins de 40 ans ne peuvent pas comprendre...
 
 
 
Ici mes sept pages de scénario (recto-verso s'il vous plaît!). Je l'ai relu et en dehors du coté très naif ça tiens encore - plus ou moins - la route. Bon à l'époque je donnai des noms chinois à des personnages japonais mais hein, bon...flûte quoi! J'étais jeune!
 
 
 
La première version de la couverture. Voyez l'effort pour faire un effet de transition de couleur entièrement au feutre (Par tout les Dieux que c'est ridicule! ^^'). J'ai ressorti tout çà ces derniers jours suite à la triste nouvelle. J'ai une certaine envie de m'y replonger mais je n'ai pas vraiment le temps de me consacrer à ce nouvel exercice. Et pour le faire bien il m'en faudrait BEAUCOUP, du temps.
 
 
 
Quelques essais de dessins, de recherches de personnages. Un Spirou de 'Machine qui Rêve' également, toujours écrit par Tome. Il m'arrivait même d'écrire le nom de l'auteur, surement pour chercher l'inspiration...
 
 
 
 
Des essais, encore des essais, toujours des essais. Des cases plus ou moins réussies (elles ne sont pas chronologique du tout). Certaines sont horribles mais d'autres sont assez valables. Pour préciser, ici je dessinais directement au stylo Bic, sur une feuille A4 quadrillée d'écolier. C'était vraiment du pur amateurisme!
 
 
Mon album de Spirou 'Machine qui Rêve' qui donnait à l'époque un coté réaliste au personnage du Groom. Ce style n'a pas du tout plus au public mais moi j'ai adoré, malgré l'histoire trop confuse. Il s'agit du dernier album du duo Tome-Janry sur Spirou, Dupuis ayant préféré faire revenir le héros à un style plus conventionel pour la suite. Il continueront mais sur la version 'jeune' durant un temps. Album à part dans la série, que je conseille au curieux. Et on y apprends le vrai prénom de Seccotine!
 
 
Ma dédicace de Janry, sur ce même album. L'une de mes petites fiertés.
 
 
En mémoire de Tome, qui as bercé mon enfance et mon imagination
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Lecture (Littérature)
      J'ai découvert Joel Dicker il y a quelques années, dans l’émission du samedi soir de Ruquier, à une époque où je regardai encore la télévision (que voulez vous on a tous connu des périodes sombres...). Il était venu faire la promo de son bouquin, qui cartonnait en librairie, un thriller captivant d'après les critiques. Plus que le livre c'est le bonhomme qui su me séduire: gueule de gendre idéal, réparties vicelardes, regard malicieux...avec le fond hautain de celui qui se fiche constamment de la tronche de son interlocuteur, un soupçon de condescendance, l'air de dire "Je suis plus malin que toi" avec son sourire mi sincère mi-moqueur. Un vrai roublard.
 
 
J'achetai peu après le livre en question. Et comme tout ceux qui l'ont lu le constat fut sans appel: "La Vérité sur L'Affaire Harry Quebert" est un chef d’œuvre. Le hasard de la vie fit que je lu coup sur coup deux œuvres littéraire qui me marqueront à vie, le suscité donc et juste avant lui l'homérique 'Les Bienveillantes' de Jonathan Littell (Peut être que je vous en parlerai un jour de ce dernier, mais rien n'est moins sur, il s'agit d'un livre...compliqué). En attendant cet hypothétique article je vais parler ici des différents livres de ce cher Mr Dicker, non pas dans l'ordre où je les ai lu mais dans celui de parution (car c'est plus simple). Je tiens à préciser qu'il y aura des spoilers sur les intrigues afin de mettre en évidence le coté 'méta' que l'on décèle quand on a lu tous les récits et qui renforce le coté filou de l'auteur...
 
Les Derniers Jours de nos Pères
Premier livre paru mais second en lecture en ce qui me concerne, on suit ici le destin de Paul-Emile et de son parcours au sein d'une branche spéciale des services secret britannique durant la seconde guerre mondiale. Et en parallèle la vie simple et candide de son père, resté à Paris.
Et soyons francs, je n'ai pas du tout aimé ce bouquin. Pourtant le contexte historique m'attire particulièrement mais reste en fait assez secondaire dans l'histoire. Le cœur du sujet reste la relation père-fils qui est d'une niaiserie confondante et au final assez peu crédible...relation qui bien entendu mettra en péril l'opération mise en place par les services secrets. Ainsi évidemment que les collègues et amis du jeune espion.
Trop naïf pour moi, ce premier roman ne m'a guère touché et sa lecture fut alourdi par tout ce coté mièvre en total opposition avec l'époque ou se déroule l'action.
 
La Vérité sur L'Affaire Harry Quebert
Là on entre dans le vif du sujet. Ce second roman de l'auteur suisse restera vraisemblablement comme son pinacle.
2008. Marcus Goldman, jeune écrivain new-yorkais, mène l'enquête afin de prouver l'innocence de son mentor Harry Quebert, chez qui on a retrouvé enterré dans son jardin du New Hampshire les restes de Nola Kellerman, disparue en 1975.
De rebondissement en rebondissement, de surprise en stupéfaction, de flashback en révélations, l'écrivain décortique petit à petit la vie de son modèle. Et comme à la boxe, sport fondamental pour l'accusé, chaque coup porté laisse ses marques. Le passé ne reste jamais enterré éternellement.
Véritable claque narrative, avec ses chapitres à rebours qui égrène à chaque fois en sous titre un conseil avisé sur comment écrire un bon bouquin, on est happé par cette enquête captivante qui sait tenir en haleine à chacune de ces pages.
Mais là où c'est très fort, c'est que le livre lui même se moque de son lecteur. Avec le livre dans le livre dans le livre, avec ses faux écrivains, ses vrais romans, ses mystères qui une fois résolus vous font considéré le bouquin même que vous tenez dans les mains...
Joel Dicker se confond avec Marcus Goldman (d'ailleurs pour moi le héros fictif à la tronche de l'auteur), et le destin du roman fictif se confond avec celui - bien réel - que l'on est en train de lire. Succès de fiction qui rejoint succès véritable, on est perdu entre l'imaginaire et la vraie expérience de l'auteur suisse.
Mais tout le truc est justement là: le fond du sujet de 'La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert' tient sur le fait qu'un écrivain à volé le livre d'un autre, un livre qu'il n'a pas écrit et qui à connu un succès phénoménal...et le parallèle d'être encore plus saisissant. L'écrivain Joel Dicker instaure lui même le doute sur le fait que ce roman soit bien de lui..et c'est là une entourloupe véritablement balèze! Le lecteur est saisi et devient lui même en quelque sorte complice du tour de passe-passe décrit dans l’œuvre! Non vraiment c'est très très fort!
 
De cette lecture mémorable je retiens ce qui est désormais ma définition de ce qu'est un bon livre. En ouverture de l'épilogue, le sage Harry Quebert délivre son dernier conseil:
"Un bon livre, Marcus, est un livre que l'on regrette d'avoir terminé"
 
Franchement, ce livre devrait être obligatoire à lire. La base de la base pour le genre thriller.
Lisez le. Vraiment! Vous m'en direz des nouvelles!
 
 
Le Livre des Baltimore
On retrouve ici Marcus Goldman mais dans un genre bien différent de sa précédente apparition. Point de meurtre à résoudre ici et point de thriller alambiqué mais un drame familial bien corsé, avec ses secrets enfouis et ses maisons pleines de souvenirs. L'auteur replonge dans son passé et celui de ses cousins, les 'Goldman de Baltimore'. Et décide de raconter leur tragique destin dans son nouveau roman: 'Le Livre des Baltimore'. Une fois de plus l'écrivain fictif fusionne avec son créateur.
Marcus Goldman nous en révèle plus sur son enfance, modeste, comparé a celle de ses cousins, fastueuse, auxquels il vouait une admiration sans bornes. Puis le temps et les aléas de la vie passent et petit à petit l'équilibre s'inverse. Et les malheurs s'accumulent pour cette famille opulente. Le récit nous décrit d'une part les souvenirs du jeune Marcus dans des chapitres 'flashback' et d'une autre part son enquête au présent pour démêler les parts d'ombre de cette chute vertigineuse.
Et bien sur sur au milieu de tout cela il y a eu 'la Fille'. Celle qui complétait le quatuor de gamin (Marcus, ses deux cousins Woody et Hillel et donc Alexandra) et qui bien entendu fut le début du 'schisme' entre les cousins.
Le livre est toujours aussi bien écrit mais de par sa nature même n'a pas été aussi marquant que son prédécesseur chez mon humble personne. Les drames familiaux, c'est pas trop ma tasse de thé...En reste cependant un bon bouquin qui se lit non sans déplaisir durant les longues heures d'avion ou de train.
 
La Disparition de Stephanie Mailer
A la veille de sa retraite de policier, Jesse Rosenberg reçoit la visite d'une jeune journaliste qui remet en doute l'une de ses plus fameuses enquêtes survenue 20 ans plus tôt. L'assassinat du maire d'Orphéa, petite ville des Hamptons et de toute sa famille. Ainsi que d'une joggeuse qui pour son malheur passait par là.
Il la rembarre assez sèchement, blessé dans son égo. Mais le doute est entré dans son esprit. Le lendemain, il apprends la disparition de la journaliste. Son nom: Stephanie Mailer.
Avec l'aide de son collègue de l'époque Derek Scott et d'une flic d'Orphéa, Anna Kanner, il va remonter le fil de sa propre enquête et dénouer ses propres erreurs. Et au centre de tout cela semble se trouver une pièce de théâtre assez obscure, qui sera joué au festival annuel de la petite bourgade...
Quand on a une recette qui fonctionne, il ne faut pas hésiter à la cuisiner à toutes les sauces. Pour être honnête, ce bouquin fait fusionner les formules des deux précédents: le coté Thriller de 'la Vérité...' et le coté drama des 'Baltimore'. Ajoutez également pas mal de personnages secondaires dont vous ne comprenez l'implication qu'assez tard dans le récit, dans des registres très différents. Certains d'entre eux sont clairement dans la comédie, d'autres dans le drame, d'autres dans la tragédie...puis à un moment donné vous rassemblez tout ce beau monde dans une scène clé...comme dans une pièce de théâtre quoi! Et pendant ce temps là les flics mènent leurs investigations, au milieu de toute cette agitation.
De nombreux aller-retour dans le temps parsèment les pages, en fonction des histoires racontées par les personnages aux policiers, mais il est aussi intéressant de lire les deux enquêtes en parallèle. En effet on suit celle de 2014 via le héros, Jesse, mais aussi celle de 1994 via son collègue Derek Scott. La construction de l'histoire est donc en forme de vague, on passe d'une époque à une autre, les révélations d'un chapitre permettant de mieux comprendre les péripéties du suivant. L'intrigue policière est assez tordue mais plausible avec cependant moins de panache que pour l'enquête sur Harry Quebert...Faute à des personnages moins attachants peut-être ou bien par ce coté trop gentillet, ou tout est bien qui se termine bien pour notre trio de héros. On arrive là à la critique fréquente sur ce livre et son auteur: il a tendance à devenir un écrivain 'à la Musso' ou à la 'Lévy'...c'est à dire des récits aseptisé avec une vague intrigue pour tenir en haleine le lecteur, mais dont sait pertinemment qu'à la fin le héros brisé retrouvera foi en lui même et finira avec l’héroïne...On perds dans ces deux derniers ouvrages tout le coté ambigu avec lequel il terminait son chef d’œuvre. C'est vraiment dommage et j'espère qu'il ne tombera pas dans ces travers d'écriture qui ferait alors de lui le nouvel 'écrivain à la mode' chez les lectrices...
 
Dans la catégorie spoiler et méta, on notera l'aventure d'un des personnages secondaire qui suite à tout un tas de mésaventure dont je vous passe les détails écrira une lettre de confession terrible qui sera prise pour un roman de fiction qui connaitra un certain succès..impossible de ne pas y voir là un nouvel indice sur l'écriture de 'La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert' et son ambiguïté quand à son auteur...Encore une fois cela est malin et instaure un vrai doute dans l'esprit de son lectorat.
 
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En quatre romans, Joël Dicker à su se forger une place dans les librairies, notamment grâce à la réussite absolu de son second ouvrage, un incontournable que tout à chacun se doit d'avoir lu. Mais suite à ce succès l'auteur semble prendre un peu le chemin de la facilité et risque de se retrouver catalogué dans le rayon des écrivains populaires qui écrivent à la chaine des romans peu intéressant mais qui cartonne à chaque fois car écrit sur un même modèle infaillible et pour un public acquis d'avance. Je ne lui souhaite pas de tomber dans cette catégorie certes qui rapporte beaucoup d'argent mais qui gâcherai complètement le talent dont il est pourvu!
 
 
Tout les livres de cet article sont édités aux éditions De Fallois
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Lecture (Littérature)

Quand je ne joue pas, je lis. Voilà donc quelques ouvrages lus dernièrement

Tout un été sans Facebook de Romain Puertolas

Le titre est trompeur, le réseau social n'ayant que peu de rapport avec l'intrigue

Agatha Crispies est lieutenant de police à New-York...

Non pas celle là, l'autre! La petite bourgade perdue du Colorado où il ne se passe jamais rien. Ou presque. Car un meurtre vient d'être commis dans cet endroit paisible coincé dans un monde sans internet. Agatha et son collègue MacDonalds vont avoir fort à faire pour résoudre cette enquête inespérée.

Connu pour son célèbre 'L'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea ' L'auteur nous offre ici un roman tout aussi barré et surprenant. L'humour présent à chaque page se marie fort bien avec l'enquête qui se déroule au rythme de l'avancée d'Agatha. L'absurde est suffisament cohérent pour ne pas faire dévier le récit dans un délirium sans queue ni tête et permet même quelques digressions fort instructive.
La fin du bouquin, totalement inattendue et surprenante finit de consacrer 'Tout un été sans Facebook' comme un grand thriller manipulateur!

Et non, aucun rapport avec Facebook dans le livre, c'est juste pour continuer sur la lancé des titres de l'auteur qui inclus toujours une marque ou un nom célèbre dans ceux-ci (voir ses publications)

Dishonored ' L'Homme Corrodé' d'Adam Cristopher

Première adaptation de l'univers du jeu en roman, celle ci nous invite à suivre les aventures de Corvo et Emily un an avant les événements décrit dans le II.

L'arrivé en ville d'un mystérieux individu encapuchonné fait ressurgir la menace des Harponneurs, ancien groupe dissous d'assassins, autrefois à la solde du redoutable Daud.

Pas grand chose à dire sur ce bouquin qui se lit avec grand plaisir pour les fans de la franchise (dont je suis) et qui permet d'appronfondir encore plus l'univers passionnant du jeu des studios Arkane. Pour les petites anecdotes qui je l'espère vous convaincrons de lire cet ouvrage, on y découvre un Corvo 'qui parle'; ce qu'il ne fait quasiment pas dans les jeux. Le voir tenir une conversation m'a un peu chamboulé, il est vrai!

On en apprends aussi un peu sur l'histoire du fameux couteau à deux lames qui est au centre de l'Add On 'La Mort de L'Outsider'!

 

La Quête de l'Oiseau du Temps - L'Emprise - de Letendre, Loisel et Etien

Cinquième tome 'd'avant la quête' (qui en contenait elle même quatre...), on retrouve ici un Bragon diminué devant toujours faire face à la menace de L'Ordre du Signe et ses adorateurs prônant le retour du Dieu Ramor (un de ceux pas sympa). Mais ce petit vieux qui accompagne les malandrins et qui semble innofenssif au premier abords pourrait se révéler un bien grand danger pour le Chevalier, ses amis et sa famille...

Que le chemin est long pour arriver au terme de cette "avant" quête...avec chacun de ses albums qui mettent des années et des années à sortir, on est pas près de voir le bout de l'aventure! Car je rappelle qu'après cette saga préquelle, les auteurs doivent s'atteler à la saga séquelle (tout pareil que pour Star Wars)...et que le temps ne joue pas en leur faveur...nul n'est éternel!

En attendant on replonge avec une certaine nostalgie au pays des neuf royaumes ,curieux de voir comment les événements se mettent petit à petit en place pour aboutir à 'La Quête de l'Oiseau du Temps', l'une des plus grandes bandes dessinée jamais créée!

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