De BriC et de BroC - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 21/01/19 à 08h28

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- WiiU
- PSP
- PS4
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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De BriC et de BroC - Le BloG
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
Enfin sorti en boite, j'ai pu parcourir ce jeu qui as tant fait parler de lui. Je n'en savais pas grand chose en dehors de quelques visuels croisés ici et là et la très bonne réputation qui le suivait comme son ombre. Et c'était une bonne chose tant ce genre de titre gagne à être entièrement découvert par soi-même. C'est donc pour cela que je préviens les lecteurs de ce modeste article: si vous n'avez pas fait Hellblade, stoppez ici votre lecture...enfin...non, attendez un peu quand même. Arrêtez-vous au panneau Spoiler situé un peu plus bas. Histoire que je vous présente un peu quand même le sujet du jour.
 
 
 
Une Celte appelée à devenir Culte
 Il s'agit d'un jeu d'aventure-énigme où l'on incarne Senua, Picte de son état, parcourant des terres lointaines nordiques pour accomplir un rite qu'elle espère salvateur. Voilà...pas la peine d'en dire plus. Ah si quand même, la jeune femme souffre de psychose aiguë...ce qui a un peu tendance à compliqué sa tâche. Elle devra donc surmonter bien des épreuves -réelles et psychologiques - pour parvenir à ses fins.
Soyons direct: ce jeu vidéo est une tuerie. Dès les premières minutes on est happés par cette ambiance unique, à la fois fascinante et glauquissime au possible. On ne décroche pas jusqu'à la fin en se demandant, circonspect: "Mais c'était quoi çà?!". C'était juste une expérience vidéoludique captivante, osant s'aventurer sur des terres inexplorées et prenant des risques parfois insensés pour au final devenir un jeu culte.
 
 
Vraiment, si vous ne l'avez pas fait, foncez. Alors certes comme d'habitude tout n'est pas parfait mais passer à coté pour ses quelques menus défauts serait une erreur. De plus il n'est pas bien long - une petite dizaine d'heures - et vous aurez eu la chance de vivre une des plus grandes démonstrations de ce que peut faire le média jeu-vidéo à son meilleur.
Pour la suite, et par la nature même du jeu, nous entrons en zone Spoiler, afin que je puisse décrire mes impressions sur Hellblade sans contraintes.
 
 
 
Valhalla (Land)
En commençant ma partie, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. J'ignorai totalement l'histoire et la nature même du jeu. Je ne savais même pas qu'il y aurait des combats! Je partais en territoire vierge. La découverte fut donc totale pour mon plus grand plaisir...ou pas (on verra cela plus loin). La première claque fut visuelle. Qu'est ce que c'est beau! Alors certes les cadavres jonchent le sol mais si on fait abstraction de cet horrible charnier permanent (qu'est ce que le jeu vidéo me fait écrire parfois...) on se retrouve dans un décor absolument incroyable. Le mode photo ne savait plus où donner de sa tête.
 
 
Seconde surprise, le son. Qu'il faut décomposer en plusieurs sous-sections. D'abord l'ambiance, bucolique et calme, qui tranche avec la rudesse de l'environnement et la charpie des corps en décomposition. Mais qui accentue le coté ballade champêtre dans un petit bois par un bel après-midi de printemps...on oscille vraiment entre deux atmosphères opposés dans cette quête.
Puis il y a la musique à proprement parler, primale et puissante avec ses ch½urs sauvages et entêtants. Qui sait se faire discrète quand il le faut pour pouvoir nous submerger dans les moments forts ou angoissants.
 
Interlude musical n°1
 
Et enfin ses voix. Permanentes. Qui accompagnent Senua, la guide, l'effraie, la réconforte, l'agace...Le coup de génie c'est bien entendu le fait que la narration elle-même soit une manifestation de la psychose de l'aventurière. Les interactions entre la(les) voix narratrice(s) offrent les moments les plus poignants du jeu (les regards caméra, surtout le premier qui surprends - combien de jeu on fait cela? Aussi directement?). La narratrice calme et posée qui nous informe des intentions de la guerrière, opposé à la voix sépulcrale qui tente de la convaincre qu'elle n'est qu'une moins que rien qui mérite de mourir encore et encore...
Il faut également inclure Druth, le guide spirituel qui à insufflé à l'amoureuse perdue cette quête complètement folle. Rejoindre Hela, déesse de la mort viking pour offrir son âme en échange de Dillion son amant. Lorsqu'elle prends la tête de ce dernier, accrochée à sa ceinture en tout début d'aventure et qu'elle la voit respirer à travers son linceul, j'ai tout de suite percuté qu'on avait affaire là à un jeu qui défierait les lois de la logique.
 
 
Car c'est là toute la force du jeu: on voit le monde tel que Senua le perçoit à travers ses psychoses. Tel qu'elle l'entends, tel qu'elle le vit, tel qu'elle le pense. Ce qui apporte un plus incommensurable et instaure cette singularité qui fait sortir le titre du lot. Et nous transporte dans son univers fascinant. Ce qu'elle voit (que l'on voit) est-il réel? Le jeu entier n'est-il que son imagination? Un mélange des deux? Un jeu de dupe, littéralement.
Ses ennemis sont ils vraiment là? Ou symbolisent-ils ses combats intérieurs pour surpasser sa maladie et continuer d'avancer? Peu importe d'un point de vue gameplay, que les affrontements soient réels ou pas, manette en main on doit les surmonter. Et donc pour moi surprise totale en découvrant ces phases de jouabilité. J'ai d'abord cru que cela serait pénible et ronflant, mais très vite on comprends que pas du tout. Chaque opposant offre un challenge prenant aux tripes. Et dès qu'ils sont en groupe - c'est à dire souvent - les choses deviennent très sérieuses. Heureusement Senua n'est pas une femme sans défense et sait manier l'épée de fort belle manière. Ses gestuelles de combats sont fluides et surtout d'une classe folle. Ses coups sont maîtrisés et efficaces. Et la rage qui l'habite est parfaitement retranscrite. J'attire l'attention sur le fait qu'aucun HUD ou autre interface ne sont présent à l'écran, son 'aura de concentration' étant représenté sur son 'totem' de manière élégante et claire. Et j'avoue que d'utiliser cette capacité m'a sauvé la mise plus d'une fois! L'expérience de combat s'affute au fur et à mesure des différentes passe d'armes et on découvre alors des enchainements de coups ou d'esquive de plus en plus poussé et ravageurs. Mais attention à ne pas devenir trop sur de soi...
 
 
Passons aux énigmes. Celles-ci consistent principalement à retrouver dans le décor environnant des runes correspondantes au 'code' des portes permettant de continuer notre périple. Bien foutues, assez simple sans être évidentes cela permet de plus d'observer la qualité et la finesse apporté aux environnements.
Mais il y a surtout eu les 'portails magiques'. Là j'avoue avoir été bluffé. En fait toute la quête lié à Valravn représente mon passage préféré du jeu. Les illusions liées aux portails...le combat du boss...la cinématique ou elle se réveille en train de se faire picorer la colonne...Waouh!...juste dingue.
En dernier lieu en ce qui concerne les casses-têtes il y a aussi les 'fragments d'esprit' qui consiste en fait à interagir d'un certain point de vue pour reformer un passage qui existe bel et bien mais que la psyché de la Miss ne perçoit pas tant qu'elle ne le reconstitue pas 'dans sa tête'. Tout le jeu joue sur cette notion 'la réalité Vs l'esprit'.
Cette dualité amène à des passages jamais vu avant dans ce média. Comme cette course au fantôme sur la plage aux épaves, entre onirisme et rudesse. Comme cette hallucinante traversée du pont doré qui se voit stoppé par une Héla géante en furie, on l'on ne sait pas vraiment si c'est son imagination qui déraille ou bien si quelque chose lui fonce réellement dessus à fond la caisse. Comme dans cette caverne noire comme la nuit, antre du Chien-loup Fenrir, à traquer la lumière pour fuir les ténèbres. Ou bien encore, perdu dans ce labyrinthe, reflet évident de son esprit, à chercher en vain une sortie...
 
Interlude musical n°2
 
 
Ragnarok (& Roll)
Mais malgré cette poignante aventure tout n'a pas été rose de mon point de vue. Déjà d'une - et même si je sais pertinemment que c'est entièrement voulu - le principe de sauvegarde-auto obligatoire avec un nombres de mort limitées m'a grave foutu la pression. Chaque échec fut une véritable angoisse, me demandant si il faudrait recommencez de zéro. Ce que je n'aurai pas fait. Je crois que j'aurai revendu le jeu par dépit et colère. Ce n'est pas ma conception du jeu-vidéo, je ne joue pas pour qu'on me mette la pression ou qu'on me pousse à l'excellence, j'ai un boulot dans la vraie vie qui me prends déjà suffisamment la tête pour çà. Je joue pour ME DÉTENDRE, et ce avec une bonne histoire si possible. Ce principe m'a donc grave soulé et à fortement réduit mon plaisir de jeu. La sauvegarde-auto en ligne droite OK mais pas couplé à un nombre de vies limité, là ça va trop loin pour moi.
Un peu dans le même genre - et qui de fait découle directement de ce principe - les phases de traque que l'on retrouve à 2-3 reprises dans le jeu. Et qui implique justement de mourir plusieurs fois pour bien appréhender et saisir ce qu'on doit faire et/ou trouver. Je pense notamment à ce passage dans le labyrinthe en bois, poursuivi par un esprit de feu...J'ai failli exploser manette console et TV sur ce passage...on ne mets pas de telles contraintes dans un jeu qui dispose d'un nombre limité d'échecs! Totalement incompréhensible!
Un point sur les ennemis. Tous sont assez simple à combattre, une fois qu'on à capté comment les contrer-attaquer. Mais il y en a un pour lequel je n'ai rien tilté. La grosse brute épaisse aux hachettes. Alors lui j'éprouve de la haine 100% pure contre sa personne. Et quand il y en a eu plusieurs en même temps ce fut véritablement un chemin de croix en Enfer...
 
 
Ensuite je trouve cela dommage que la physique du jeu n'est pas été un peu plus poussé. Pas la peine d'aller dans un jusqu'au-boutisme Rockstarien mais au minima faire que les 'suspensions' (les décorations attachées aux ficelles genre 'dreamcatcher infernaux') que Senua frôle se mouvent un peu...au lieu de passer au travers...Cela marche aussi avec certains branchages ou planches de bateaux échoués. C'est bien la seule chose qui m'a fait sortir 'physiquement' du jeu.
Et enfin pour en terminer sur ce chapitre des griefs, un mauvais point qui vient plus de moi que du jeu...quoique. Le fait que le jeu soit en Anglais sous-titré ne m'a pas permis d'apprécier à sa juste valeur les 'voix dans la tête' de l’héroïne. Au début on y fait attention, on écoute, on scrute les paroles...la plupart sont d'ailleurs traduite au début. Puis plus on avance dans l'aventure moins elle sont retranscrite en français sur l'écran...et à la fin je n'y prêtai absolument plus attention, ce n'était plus qu'un bruit comme un autre. Moi je ne parle pas anglais. Les voix peuvent dire ce qu'elles veulent, si on ne me le traduit pas c'est juste un bruit de fond plus agaçant qu'autre chose. Voilà typiquement le genre de jeu où une version française doublée (de qualité!) aurait pu apporté beaucoup aux non-anglophone comme moi.
Heureusement les voix 'narratrices' elles sont entièrement traduites (ouf!) et certaines répliques demeurent pleinement compréhensible (le salvateur 'Behind You'!') mais dans l'ensemble il y a peut-être 50 à 60% de choses énoncées que je n'ai pas comprises.
 
 
Interlude musical n°3
 
CONCLUSION:
 
Hellblade Senua's Sacrifice est une aventure exceptionnelle qui prends aux tripes et réveille une sorte d'instinct sauvage (de canapé). L'ambiance, le décor, la musique, les voix...tout prête à s'immerger dans cet Helheim plus saisissant que jamais. à la fois jeu d'énigme, jeu d'aventure et jeu de combat il excelle dans ses trois domaines. Ajoutez à cela toute la dimension psychologique désaxée et torturée de la celte perdue et vous obtenez un cocktail explosif. Cependant le jeu sera plus apprécié si vous êtes un anglophone aguerri et un joueur n'ayant pas peur de l'échec et de tout recommencer- ou que vous êtes doué!
Mais même malgré cela il serait à la limite criminelle de ne pas vivre cette aventure auprès de Senua, qui entre dans le monde du jeu vidéo comme elle entre au panthéon des Dieux: en fracassant la porte.
 
 
NB: un court documentaire est présent sur le disque (peut-être était-il aussi avec la version démat'?), dévoilant la conception du jeu, principalement axé sur son aspect psychologique avec la participation de médecins, chercheurs et surtout malades. Permet d'en apprendre un peu plus sur la genèse du projet.
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Commentaires

Tyler Cross
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Tyler Cross
Sinon concernant le permadeath, de ce que j'avais lu à l'époque, c'est juste du bluff. C'est à la fois très malin et tellement cruel.