Wayô Records Blog

Catégorie : Histoires de projets

Signaler
Histoires de projets (Musique)

Salut à tous !

Il y a des jours comme aujourd'hui, où fiers d'avoir accompli un long et difficile périple, on finit par toucher les étoiles. C'est indéniablement un de ces jours pour nous ! 

Nous sommes heureux de vous annoncer officiellement la sortie de la bande originale de Ni no Kuni II: Revenant Kingdom, composée par Joe Hisaishi !

Comme son prédécesseur sorti il y a cinq ans, le nouveau RPG enchanteur de Level-5 nous a transporté dans un autre monde, et le moins qu'on puisse dire est que la musique du maître Joe Hisaishi y est pour quelque chose.

Nous avons travaillé d'arrache-pied avec Level-5 et Wondercity (la société de Joe Hisaishi) pour vous proposer cette version internationale, que nous édition en exclusivité mondiale, rien que ça ! 

Elle comprend l'intégralité des pistes composées par Joe Hisaishi et interprétées par le majestueux Tokyo Philharmonic Orchestra, et un copieux livret de 24 pages rempli d'illustrations et d'informations sur le jeu.

Et comme on ne fait jamais les choses à moitié, nous avons aussi un bonus de précommande exclusif qui devrait même faire palir nos amis japonais, puisqu'on offre un mini shikishi officiel illustré aux couleurs du prince Evan !

*Shikishi : planche japonaise traditionelle entourée d'une bande de papier doré.

Attention, bonus limité aux 500 premières commandes (et ça part très vite !)

Alors rendez-vous sans plus attendre sur notre boutique officielle pour mettre la main dessus !

Et à bientôt pour toujours plus de belles aventures musicales, vous n'êtes pas au bout de vos surprises !

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
Histoires de projets (Musique)

 

Imeruat, cela n'évoque peut-être rien pour beaucoup, mais ce groupe évoque un moment fort de notre histoire chez Wayo !

En effet, ce fut notre tout premier projet de concert et de CD il y a maintenant plus de 6 ans ! Nous organisions la venue de Masashi Hamauzu et Mina à Paris, qui venaient vous faire découvrir leur nouveau concept

 

Ils étaient de retour au complet en 2012 pour deux beaux concerts à Paris et Toulouse.

 

Forcément, c'est avec une grande fierté que nous accueillons leur 3ème album intitulé "Far Saa Far" sur notre boutique.

Retrouvez leur tout nouvel album sur notre boutique Wayô ! 

https://www.wayorecords.com/fr/musique-japonaise/627-far-saa-far-imeruat.html

On vous laisse avec un extrait tiré de ce dernier.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Histoires de projets

Si vous voulez en savoir plus sur le concert Melodiosa entièrement consacré à Yôko Shimomura, en novembre prochain à Paris, nous avons eu l'honneur d'être invité de l'émission Pixel Music Radio Show, par Florian Chevassu.

Nous y parlons de la démarche de Wayô Records, des concerts de musique de chambre, et bien sûr de musique de jeu vidéo !  

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler
Histoires de projets

En ce début d'année 2015, nous avons surpris les fans en annonçant un projet de concert qui n'est ni de la musique de jeu, de cinéma ou d'animation, ni même japonais...

Le 3 avril 2015 prochain, nous serons donc heureux de présenter en première européenne l'intégrale des études de Philip Glass au théâtre Adyar, en présence du pianiste professionnel Nicolas Horvath, qui s'illustre depuis quelques temps en festivals en interprétant notamment des compositions de Nobuo Uematsu et Masashi Hamauzu.


Vous connaissez Philig Glass, sans peut-être même le savoir !
Outre ses nombreuses compositions dans toutes les formations possibles (symphonies, concertos, opéras...), on lui doit également beaucoup de musiques de films célèbres : Candyman, The Truman Show, Kundun, The Hours, Mishima... récemment, son nom a même été cité pour les compositions originales du prochain The Fantastic Four...

Philip Glass, c'est un compositeur culte. Cité par des noms comme Michael Nyman et Joe Hisaishi, il signe des collaborations incroyables à travers le monde depuis des décennies. Sa musique est d'ailleurs souvent utilisée avec brio, comme dans le film Watchmen, ou encore l'une des bande annonce officielle de GTA IV.

 

Chez Wayô Records, nous sommes avant tout passionnés de musique, faire ce concert répond à une simple volonté de notre part de jouer un répertoire qui nous plait et qui plairait sans aucun doute aux fans de musique de jeu.

Philip Glass est un compositeur que nous suivons et aimons depuis très longtemps ; Denys et Romain ont même eu le privilège de le rencontrer il y a une dizaine d'années à l'occasion des représentations de la trilogie "Qatsi" en France. Nous espérons de tout coeur que les fans de la première heure du compositeur comme ceux qui le connaissent moins viendront soutenir cette initiative !

Renseignements et billetterie (avec un tarif spécial Wayô n'apparaissant que sur cette page !) : http://www.wayorecords.net/glass/

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Histoires de projets

Bonjour à tous, ici Jonathan de la Team Wayô !

 Cela fait quelque temps que je voulais faire le point sur cette belle année 2014 qui s’achève, en voici donc l’occasion. Cette année fut encore une fois riche et pleine de belles surprises. Mais, commençons par le début… 

-       En janvier, nous participions à l’organisation de l’avant-première dédiée au long métrage Bouddha 2 : un voyage sans fin , chef d'½uvre d’Osamu Tezuka, produit par la Toei Animation, qui se tenait au sein du musée du Louvre à Paris. Ce fut un moment exceptionnel en présence d’invités de prestige : la star de la JPOP Ayumi Hamasaki, la compositrice Michiru Oshima  (qu'on ne vous présente plus) ou bien encore le comédien Kennichi Matsuyama, qui participe au doublage.

 

Un mini concert dirigé par Michiru Oshima était même organisé pour l'occasion ! 

Nous avons eu le plaisir d’inviter une quinzaine de chanceux parmi nos fans, l'événement étant couvert par les médias nippons, certains sont même passés à la télé japonaise par la suite !

En mars, nous étions présents pour la sortie d’un autre poids lourd de l’animation japonaise : Patema et le monde inversé, sorti en salle le 12 mars. Une séance de dédicaces était organisée au Dernier Bar avant la Fin du Monde en présence du réalisateur Yasuhiro Yoshiura, de la compositrice Michiru Oshima, ainsi que d’Estelle Micheau, qui interprète à merveille le thème principal, chanté en esperanto ! Par ailleurs, notre première collaboration avec Estelle remonte au concert que nous donnions en l'homme de Michiru Oshima en janvier 2012 puisqu'elle y interprétait toutes les chansons. Sa présence sur la bande originale de ce long-métrage n'est donc pas un simple hasard :) Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de le découvrir, nous vous y invitons sans plus tarder.

 

 

En avril, la  bande originale du jeu vidéo Ni no Kuni du compositeur Joe Hisaishi, que nous avons éditée en version complète, exclusive et inédite même au Japon, a reçu le Annual Game Music Award du meilleur album de l'année dans la catégorie OST, d'un des plus importants sites de musique de jeu vidéo, VGM Online !

 

Quelques mois sont passés, et entre temps, notre catalogue CD s'est enrichi avec notamment la collection Yasunori Mitsuda, ou encore, les derniers travaux de Masashi Hamauzu, tout cela pendant que nous préparions en secret les concerts qui ont illuminé notre mois de novembre !

Je veux bien sûr parler du concert piano dédié aux musiques de Nobuo Uematsu, ainsi que du concert officiel A New World Intimate Music from Final Fantasy qui s'est tenu le dimanche 30 novembre à la splendide salle Cortot, en companie d'Arnie Roth, Benyamin Nuss, et Hitoshi Sakimoto !

 

Pour l'anecdote, les concerts tombant durant la période chargée de fin d'année, jamais nous n'avions connu autant d'embouteillages ! En effet, le trajet entre l'aéroport et le centre de Paris nous a pris 3 bonnes heures, l'épuisement n'était pas loin !  Nous étions aussi impressionnés par Benyamin Nuss, qui en plus d'être incroyablement doué pour le piano est devenu très bavard... en japonais !  

Avec une setlist originale et un orchestre de qualité (Merci au Sinfonia Pop Orchestra), ces concerts - qui furent un réel succès - symbolisent beaucoup pour nous et dessinent un pas de plus sur la longue et belle route des concerts dédiés à la musique de jeu vidéo !

Une nouvelle année commence... la tête pleine de beaux souvenirs et de belles rencontres, nous avons aussi annoncé un tout nouveau projet lors du concert de Benyamin Nuss : Un livre collector sur le compositeur Nobuo Uematsu ! Armez-vous de patience, nous vous concoctons un contenu exclusif qui sera accompagné de divers bonus comme le morceau A small Wish, totalement inédit, composée spécialement pour ce projet par le maître pour Wayô ! Plus d'informations en 2015 !

Nous tenons à vous remercier chaleureusement pour cette année riche d'événements, de bonne musique et vous donnons rendez-vous cette année 2015 pour la suite de nos aventures, avec de beaux projets ! Saurez-vous reconnaître les membres de Wayô sur cette jolie carte ? :)

 

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Histoires de projets

Salutations, c'est Romain et Denys de Wayô !

Il est aujourd'hui temps de vous débriefer la présence de Hitoshi Sakimoto à Paris à l'occasion du concert Vagrantes Mélodies qui s'est tenu mi-octobre au théâtre Adyar de Paris !

Premiers contacts avec Hitoshi Sakimoto
Par Romain

Dans mon billet consacré à Noriyuki Iwadare, le compositeur de Grandia, je revenais rapidement sur ce qui passerait comme un détail. Il y a quelques années, lors d'un voyage au Japon, je rencontrais Hitoshi Sakimoto qui m'invita à contacter Michiru Ôshima ; je suis parisien, et elle était connue pour s'y rendre de temps en temps. À ma grande honte, je connaissais très mal son travail, mais je connaissais évidemment son nom grâce à ICO et The Weathering Continent dont je possède la bande originale depuis très longtemps. En bref, nous contactâmes Michiru Ôshima dans la foulée, elle vint à un évènement à Japan Expo l'année suivante sous mon impulsion au sein de l'organisation et au final, nous fîmes avec Wayô le concert Melodies in the Mist, consacré à cette grande compositrice que nous avons appris à connaître et à profondément respecter.

Dire que cela est grâce à Hitoshi Sakimoto serait un petit peu exagéré, mais nul doute que sans lui, je ne l'aurais pas contacté. Vous noterez le rapprochement entre les titres « Melodies in the Mist » et « Vagrantes Mélodies » ; certes, c'est joli et nous construisons quelque chose de cohérent, mais j'aime à penser qu'il y a une suite logique dans toutes ses rencontres.

La première fois que j'ai vu Hitoshi Sakimoto, j'étais très impressionné, comme l'explique par ailleurs très bien Jérémie dans son précédent billet. Il s'agit tout de même du compositeur de Final Fantasy Tactics, Vagrant Story et Final Fantasy XII, entre autres, et probablement le compositeur au style orchestral le plus impressionnant dans le jeu vidéo. Son humilité m'a également touché. J'ai eu la possibilité, quelques jours plus tard, de visiter sa société, Basiscape, et de rencontrer ses collaborateurs dont l'immense Masaharu Iwata, son binôme de toujours. On discuta de sa vision du jeu vidéo (lui, fan de FPS et RPG), de la musique, de Ryûichi Sakamoto et de Noriyuki Iwadare, qui venait de faire un double-concert en France à Japan Expo (la fameuse "aventure Wayô avant Wayô" !).


Le sous-sol de Basiscape au Japon, ou la caverne d'Ali Baba du mélomane...

Dès le lendemain, où je devais me rendre au Comiket de l'été à Tôkyô, Hitoshi Sakimoto parla de moi à d'autres compositeurs comme Yûji Takenouchi et Hiroki Kikuta, que du coup je rencontrais sur le salon, eux débordant d'enthousiasme et moi hallucinant quelque peu.

Par la suite, je gardais évidemment un bon contact par email. Nous le revîmes début 2012 à Tôkyô avec Denys le temps un verre dans un piano-bar assez classe. À partir de ce moment, nous n'avions plus qu'une chose en tête : construire quelque chose en son honneur.

En 2012, il fut invité par Shota Nakama, le fondateur du Video Game Orchestra à Boston, pour un concert symphonique aux côtés de Noriyuki Iwadare et Yôko Shimomura, dont l'album est sorti récemment. Début 2013, nous lancions le projet Vagrantes Mélodies qui, comme Melodies in the Mist, est un vrai concept, avec son affiche (par Orioto), sa direction artistique et ses arrangements inédits.

Un grand et beau projet, mais musicalement pas si facile que ça à monter. Car, vous ne vous en doutez peut-être pas, mais les partitions ne se font pas toutes seules...

 

De l'orchestre au quintette
par Denys

En effet, la création musicale ne se fait pas en un clin d'oeil ! Dans un premier temps, nous avons créé à quatre une liste d'environ 65 morceaux composés par Hitoshi Sakimoto. Ensuite, petit à petit, nous l'avons épurée en prenant en compte l'avis de chacun et en excluant les morceaux qui comptaient le plus de votes défavorables.

Une fois la playlist plus ou moins définie, nous avons demandé à Hitoshi Sakimoto de nous fournir les fichiers originaux des musiques en question. Cette étape a demandé du temps, sachant que le compositeur était extrêmement occupé et que la plupart de ces morceaux avaient été composés sur du matériel ancien et parfois sauvegardés sur des supports aujourd'hui obsolètes. Concrètement, il s'agit de fichiers MIDI contenant des données de notes (hauteur, longueur, intensité) qui ne donnent rien tant qu'elles ne sont pas reliées à un générateur sonore. Pour la création des partitions, il n'a néanmoins pas été nécessaire de faire sonner ces fichiers, l'important étant d'en voir la construction et les harmonies.

Afin de créer les partitions dont je me suis occupé (Medley Legaia, Romeo & Juliet, Odin Sphere, Dragon's Crown, etc.), je me suis servi du logiciel Finale. Ce logiciel de notation simplifie la tâche de l'arrangeur, puisqu'il permet d'extraire automatiquement les parties de chaque instrumentiste, là où, autrefois, il aurait fallu recopier chaque portée une par une à la main (140 mesures x 7 portées pour la chanson « Holy Spirit »). Naturellement, il faut quand même vérifier chaque partie ensuite, afin d'éviter les incohérences (passage difficile à cheval entre deux pages, indication de jeu supprimée lors de l'exportation, etc.). Par manque de temps, j'ai dû négliger cette étape, ce qui n'a pas toujours simplifié la vie des musiciens.

Le travail sur les partitionsL'environnement de travail de la création des partitions.

Souvent, on dit que le style de Hitoshi Sakimoto ne peut être qu'orchestral. C'est à mon avis inexact. Son style est fait d'une multitude d'éléments identifiables quel que soit l'effectif instrumental et le style : l'écriture harmonique, le rythme, la façon de mouvoir des blocs de notes, etc. C'est ainsi qu'on reconnaît immédiatement sa patte même s'il n'y a qu'un piano et une voix dans « Ferris Wheel » de l'album Colors of Life. Par ailleurs, ayant déjà entendu la musique de Sakimoto jouée par une formation de chambre, et après avoir écouté toutes sortes de quintettes pour piano depuis des années (Fauré, Brahms, Schumann, etc.), j'étais persuadé qu'il était possible de transmettre l'esprit de sa musique avec cet effectif.

Face à sa partition, tout ça paraît parfois moins évident : on se demande comment mettre en valeur cette voix intérieure à l'origine écrite pour un hautbois, on se demande si le chatoiement sonore de Legaia Duel Saga sonnera avec seulement cinq instruments, si une modulation un peu abrupte ne ruinera pas l'esprit du morceau, etc. Autant dire qu'on se retrouve souvent seul avec beaucoup de questionnements et que, bien souvent, on n'est soulagé qu'en entendant le résultat en répétition.

Pour certains arrangements, nous souhaitions faire appel à des arrangeurs amis.

J'ai souvent rencontré Tsutomu Narita ces dernières années, que ce soit à l'occasion de répétitions des Earthbound Papas, de repas ou de voyages (nous avons même visité ensemble la maison natale de Beethoven à Bonn peu avant Symphonic Odysseys, en 2011 !). Nous parlons souvent d'orchestration, de photographie ou de rock progressif. C'est d'ailleurs lors d'un concert de Takashi Yoshimatsu où nous sommes allés écouter l'orchestration du tube progressif Tarkus que je lui ai proposé d'arranger quelque chose pour notre futur concert. C'était en mars 2013. Étant donné qu'il est lui-même fan des musiques de FFXII, sa participation a été acquise sur-le-champ.

Quant à Shota Nakama, qui a arrangé le medley FF Tactics de Vagrantes Mélodies, je l'ai rencontré il y a quelques années à Okinawa, l'île dont il est originaire. Comme Romain le disait, il avait invité Hitoshi Sakimoto l'an passé à Boston pour un superbe concert dont l'enregistrement est sorti il y a peu. Shota a sacrifié une nuit de sommeil pour terminer son bel arrangement de FF Tactics. J'espère que ce dernier vous a ému autant que moi ! En voyant sa partition, j'ai senti le métier de l'ancien copiste-graveur : elle était claire malgré le peu de temps qu'on lui avait donné ! Merci à lui.

Un grand merci aussi à David Azoulay, que j'ai rencontré pour la première fois lors des répétitions et qui nous a fourni de beaux arrangements de FFTA, de The Tower of Druaga, et de The Wizard of Oz. Son sourire et sa gentillesse ont contribué à la bonne ambiance entourant le concert et j'espère qu'on aura encore l'occasion de faire appel à lui.

Voilà ce que je peux dire sur les arrangements. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires !

 

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
Histoires de projets

Bonjour à tous, c'est Jérémie de Wayô. Ceci est mon premier message sur ce blog, alors je me suis dit que c'était l'occasion de parler un peu de « l'esprit » Wayô.

♫ J'ai écrit cet article avec comme bande-son l'OST de Remember Me, signée Olivier Derivière. Si vous n'avez pas essayé le jeu, je vous y invite fortement : sa direction artistique et sonore est absolument exemplaire !

Comme vous le savez peut-être, nous avons très récemment annoncé notre prochain concert, Vagrantes Mélodies, entièrement dédié à l'oeuvre du compositeur Hitoshi Sakimoto (Final Fantasy XII et Tactics, Vagrant Story, Valkyria Chronicles et j'en passe). Après quelques malheureux déboires, l'équipe de Wayô a voulu repartir du bon pied en renouant avec ce qui a fait le succès de nos premiers événements. Lorsque nous avons fondé Wayô pour accompagner la venue de Masashi Hamauzu en France, il y a deux ans, nous étions avant tout des fans de musique de jeux vidéo qui avaient soudain la chance de pouvoir présenter au public français l'un de ces artistes que nous adorons. Autant vous dire que c'était à la fois excitant et intimidant. C'est vrai, nous n'avions pas eu beaucoup de temps pour préparer le concert. Qu'à cela ne tienne, la salle était heureuse, et l'équipe de Wayô plus encore. Nous avions le sentiment d'avoir créé quelque chose, une forme de concert de jeu vidéo jamais vue.

Livrets

Les livrets des trois concerts de Wayô

Cela fait des années que je tente de transmettre mon amour de la musique de jeu vidéo, à travers notamment mon site Squaremusic, fondé en 2001 et remplacé depuis par Musica Ludi en 2011, mais cela est longtemps resté pour moi quelque chose d'abstrait. Je ne faisais qu'écrire pour des lecteurs que je ne voyais jamais. Le 22 mai 2011, tout est devenu concret : une salle était remplie d'amateurs de M. Hamauzu et de sa musique, venus assister à notre concert, que nous avions préparé pendant des semaines durant. Ils avaient à la main le livret du programme que j'avais écrit moi-même, sautillant de joie à l'idée de pouvoir partager ma passion pour les oeuvres du compositeur que j'admire le plus. Pour nous, il est impensable que vous quittiez la salle sans avoir appris quelque chose, et c'est bien pour cela que nos livrets sont offerts.

L'esprit Wayô, c'est cela. Communiquer notre passion par le biais d'événements accessibles et proches du public, car nous sommes autant des fans que nos spectateurs. Et s'il y a bien une chose dont nous sommes fiers, c'est de pouvoir vous faire découvrir des choses nouvelles. Lorsque M. Hamauzu est venu à Paris, il nous a révélé les premiers extraits de son nouveau projet IMERUAT. Quelques mois plus tard, nous avons proposé un grand éventail de la carrière de Michiru Ôshima : je dois d'ailleurs avouer que moi-même, j'ai découvert de nombreuses choses à cette occasion, tout particulièrement les superbes musiques du Continent du vent. L'écriture du livret que vous avez reçu à l'entrée du concert était plus difficile (je me souviens d'un samedi après-midi d'avant bouclage très stressant !), mais elle fut très enrichissante sur les nombreux projets de la carrière impressionnante de Mme Ôshima. Si vous étiez là à Melodies in the Mist, j'espère que vous avez apprécié notre approche très informative.

Livrets

Ah ça, dans mes livrets, il y a de quoi lire !

Avec Hitoshi Sakimoto, nous prévoyons de balayer un large spectre également. Bien sûr, il y aura ses oeuvres pour les jeux se déroulant en Ivalice, mais nous irons également piocher dans ses travaux moins connus. Encore une fois, ce sera un formidable voyage. J'aime les musiques de M. Sakimoto depuis plus d'une dizaine d'années, et je sais que Jonathan, Romain et Denys l'admirent autant que moi. Ces deux derniers ont d'ailleurs déjà eu la chance de le rencontrer, alors je les envie ! Vivement octobre, que je puisse le saluer à mon tour ! Je ne sais pas quelles sont vos pistes préférées dans sa longue carrière, mais je dois avouer un faible pour ses compositions exotiques dans Legaia 2: Duel Saga. Je ne sais pas encore si nous pourrons en ajouter au programme, mais je pense que je vais harceler le reste de l'équipe jusqu'au bout ♪


En tout cas, pour en revenir à l'esprit Wayô... Désormais, il existe de nombreux concerts de musique de jeu vidéo, y compris en France, alors que le pays semblait il y a encore quelques années totalement délaissé. Mais je me suis lassé de la plupart de ces concerts, qui se contentent de caresser les fans dans le sens du poil. Si je devais aujourd'hui trouver un idéal de concert de jeu vidéo, je citerais immédiatement ceux produits par Thomas Böcker : Symphonic Fantasies, Legends, Odysseys, et Final Symphony récemment. Avec son incroyable équipe d'arrangeurs, il est quasiment le seul à avoir profité de la popularité des musiques de certains jeux, Final Fantasy notamment, pour convier son public à découvrir de véritables arrangements classiques. C'est un pari risqué, mais c'est uniquement comme cela qu'on avance.

Livret

Dans le livret d'IMERUAT, je vous apprenais même un peu d'aïnou...

En tant que témoin privilégié de l'évolution de la musique de jeu vidéo depuis des années, j'ai la certitude que ce que nous avons réussi à créer avec Wayô côtoie cette formidable avant-garde. Nous sommes en tout cas fiers et heureux de proposer ces concerts de jeu vidéo intimistes d'un genre nouveau en France, peu importe le risque que cela représente. Je sais que cela peut sembler prétentieux, mais je pense qu'en France, l'équipe de Wayô est la seule capable de proposer ce type d'événement exigeant : nous avons tous des expériences et des contacts précieux, et nous comptons bien les mettre à profit pour continuer à enrichir la scène de la musique de jeu vidéo !

Alors pour assister à la prochaine étape de notre aventure, rendez-vous à Vagrantes Mélodies le 13 octobre prochain avec M. Sakimoto ! Tous les détails sont sur le site officiel !

Ajouter à mes favoris Commenter (5)

Signaler
Histoires de projets

 
Salutations, c'est Romain de Wayô !

Quand nous avons dévoilé en 2011 un concert de Masashi Hamauzu, je me rappelle avoir lu à peu de choses près que « des nouveaux p'tits gars débarquaient avec un nouveau label ». 

D'une part, Jérémie est très grand. D'autre part, nous ne sommes stricto sensu pas franchement nouveaux dans le paysage de la musique de jeu vidéo, du jeu vidéo, ou de la culture japonaise.

Je laisse aux autres la possibilité de se présenter à titre personnel s'ils le souhaitent à l'avenir, mais avant tout je vous rappelle ce que Denys disait dans son billet à propos de l'aventure Hamauzu et Imeruat : nous nous connaissons tous depuis une dizaine d'années déjà via le forum du site Squaremusic de Jérémie, devenu entre temps Musica Ludi (et dont je salue les illustres membres !).

Cette longue période d'apprentissage par l'émulation et le partage qu'est la vie sur un forum nous a permis d'aiguiser notre passion pour la musique de jeu vidéo, et pour certains d'entre nous d'en devenir des « spécialistes » (sans prétention aucune) voire des éléments constituants à part entière. Ainsi, si Denys compose désormais au Japon, j'ai notamment eu l'opportunité de présenter une chronique sur une grande radio nationale. Ainsi, dès 2007 les auditeurs (habitués de classique et de jazz) pouvaient écouter Masashi Hamauzu, Kôji Kondô, Kôichi Sugiyama ou encore Noriyuki Iwadare sur les ondes de Radio France. Une année qui coïncide avec, je crois, notre première rencontre « IRL » avec le susnommé Denys, mais aussi celle où nous étions dans l'organisation du concert du légendaire Lalo Schifrin à Paris (moi dans l'équipe de production et Denys auprès du maître et du régisseur de l'orchestre).

Une histoire de rencontres...

Quel fan n'a jamais rêvé de participer à la mise en place d'un évènement des artistes qu'il aime ? Dans notre cas et dans celui de beaucoup d'autres, nos concerts rêvés n'existaient pas encore.

Je citerais comme l'un des déclencheurs inconscients de Wayô le compositeur Noriyuki Iwadare. Grand fan de Grandia devant l'éternel, je l'avais contacté en 2007 pour une interview, à laquelle Kahori Ezaki a au final beaucoup participé.

Kahori, pour beaucoup, est un peu la prêtresse de la musique de jeu vidéo au Japon. Elle a monté une société de vente d'OST, VGM World / Cocoebiz (qu'elle a malheureusement stoppée il y a quelques mois), en proposant également des sites officiels en anglais de la plupart des compositeurs majeurs : Hitoshi Sakimoto, Motoi Sakuraba, Yasunori Mitsuda, Masaharu Iwata et bien sûr Noriyuki Iwadare !

Par le biais de Kahori, j'ai pu rencontrer le maître en 2009 lors d'un voyage au Japon. Une rencontre, je dois l'avouer, exceptionnelle pour moi, mais aussi un peu gênante, Iwadare ayant fait un trajet en voiture de la ville de Matsumoto - trois heures de route - spécialement pour moi ! Tout ça pour m'inviter plusieurs fois à manger un morceau, entre deux visites hallucinantes au siège de Square Enix à Shinjuku - où l'on me couvrit de cadeaux. Après tout, j'accompagnais Noriyuki Iwadare !

Première rencontre avec Kahori Ezaki et Noriyuki Iwadare, et au passage le cadeau qu'il m'offra : le superbe album orchestral dédicacé du jeu Phoenix Wright (dont il est l'un des compositeurs et l'unique orchestrateur) : Gyakuten Saiban Meets Orchestra 

 

Malgré l'image qu'il nous donnait en occident (quelqu'un de réservé, peut-être d'introverti), Noriyuki Iwadare est une personne quasi-exubérante, que j'ai revu un peu plus longtemps l'année suivante où il m'invita chez lui dans la belle région de Nagano. Lors de la visite d'un musée en plein-air, son sport favori était d'imiter les statues ou de prendre en photo leur postérieur.

Noriyuki Iwadare le pédagogue (il donne toute l'année des cours de musique et de solfège, dirige des ensembles, arrange et bien sûr compose), l'acrobate, le musicien (dans un magasin de musique de Matsumoto-shi)

 

Noriyuki Iwadare est aussi et surtout un grand musicien, qui arrange ses musiques à chaque occasion et qui était alors peut-être l'un des compositeurs-musiciens les plus pertinents à faire monter sur scène. Au final, c'est en 2010 lors de la onzième édition de Japan Expo (dont j'étais à la tête des évènements) que cela se réalisa, avec son groupe notamment formé de son manager Horiguchi Roze à la batterie et du compositeur Fukuda Yasufumi à la guitare.

 Mine de rien, le double-concert de Noriyuki Iwadare à Japan Expo en 2010 a été le premier concert d'un compositeur de musique de jeu vidéo sur son nom propre en dehors du Japon ! 

 

Noriyuki Iwadare, son groupe et ses fans à la fin de la conférence de Japan Expo. Si un membre de Wayô se trouve derrière l'appareil photo, sauriez-vous trouver celui qui se cache parmi les fans... ?

 

Aujourd'hui, ayant quitté la société de Japan Expo (après presque dix ans), je suis à la fois heureux, fier mais un peu frustré (je n'y serai pas !) de voir que la direction de l'évènement replace Noriyuki Iwadare en tant qu'invité d'honneur de la première édition américaine, qui aura lieu en août prochain à Santa Clara.

En parallèle, je me suis mis à m'occuper du site officiel anglais/français de Noriyuki Iwadare, de la même façon que Denys et Jonathan s'occupent du blog officiel français de Yasunori Mitsuda.

Des rencontres aux projets

Dans la foulée, j'ai continué à rencontrer des compositeurs et gens du « milieu », comme ce cher Wappa, directeur de Dog Ear Records, le label de Nobuo Uematsu. Denys menait la même démarche de son côté et commençait à former des relations amicales avec de nombreux compositeurs. J'ai eu les encouragements de Kahori à contacter d'autres compositeurs, si besoin avec son aide, et la gentillesse d'Iwadare m'a incité à continuer. J'ai donc rencontré d'autres personnalités au Japon m'accueillant toujours de la meilleure des façons, comme Hitoshi Sakimoto (Vagrant Story, Final Fantasy Tactics). Ce dernier m'a lui-même encouragé à contacter Michiru Ôshima (FullMetal Alchemist, Godzilla, ICO) avec qui il a travaillé il y a quelques années car selon lui, elle voyageait beaucoup et s'arrêtait parfois à Paris. Ce que j'ai donc fait dès mon retour en France. La suite, vous la connaissez et nous y reviendrons plus tard : janvier 2012, concert Melodies in the Mist à Paris avec la présence et l'étroite collaboration de Michiru Ôshima.

Kahori Ezaki, Noriyuki Iwadare, Hitoshi Sakimoto, Michiru Ôshima... les choses ont toujours un sens. J'aime à croire que nos démarches individuelles et communes ont mené à nous rencontrer et à former Wayô, sans prétention particulière mais toujours avec la même passion.

Je n'oublierai pas Iwadare et espère refaire des choses avec lui ; il restera longtemps la rencontre la plus sincèrement enthousiasmante qui m'a été donné de faire ! Nous l'avons revu avec Denys l'année dernière pour un projet un peu spécial, mais nous en reparlons...

Notre dernière rencontre en date, une bien belle journée... 

 

Ainsi, depuis, à chaque fois que l'on me demande de présenter un unique morceau de musique de jeu vidéo comme ce fut le cas à l'antenne de Radio Campus, je sers systématiquement le même : Tanoshii Bouken de Noriyuki Iwadare, issu de Grandia. Une « Formidable Aventure » qui résume bien ce compositeur incroyable !

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
Histoires de projets

Salut à tous, ici Jonathan de Wayô Records ! 

Aujourd'hui je veux vous parler d'un projet fort sympathique qui a fait l'actualité toute récente et auquel Wayô a participé !  Nous avons en effet travaillé sur un court-métrage produit par le studio Trigger (crée par des anciens séniors du studio Gainax !) intitulé Little Witch Academia.

 

 

Le court métrage a été crée à l'occasion du projet Anime Mirai ("l'avenir de l'animé") soutenu par le gouvernement japonais qui tente de dessiner les futures grandes orientations du dessin animé au Japon, rien que ça !

Pour vous mettre tout de suite dans l'ambiance, je vous propose déjà de découvrir l'univers magique de ce court métrage avec le trailer officiel :  

 

 

 

Bon, très bien, maintenant vous allez-me dire, que vient faire Wayô Records là-dedans ?!

Eh bien, ce projet s'est concrétisé autour d'incroyables coïncidences, dont on pourrait presque dire qu'il s'agit du destin ! En effet, c'est via la compositrice Michiru Ôshima (souvenez vous de notre concert en janvier 2012 !) qu'une requête bien particulière m'est parvenue.

Tout a commencé quand le studio Trigger a décidé de donner une ambiance différente des productions japonaises habituelles à son oeuvre. 

Pour l'anecdote,  il faut savoir qu'au Japon, la production sonore (bruitages, mixage, post production) des animé est un milieu assez fermé dans lequel toute la direction artistique (du son) est confiée entre les mains du studio qui en a la charge. Autrement dit, même le réalisateur en personne n'a quasiment pas son mot à dire et les créateurs se retrouvent souvent frustrés ! 

La jeune équipe du studio Trigger s'est alors mis en tête de se tourner vers l'étranger pour faire toute la post-production sonore. En quoi tout cela consiste ? Le terme est vague mais il désigne dans notre cas la création de tous les bruitages qu'on peut entendre, du feu d'artifice au hurlement d'un dragon, mais aussi tout le travail de mixage final pour bien équilibrer les bruitages, la musique et les voix ! Autant dire que c'est un vrai travail d'artiste, pour lequel on a bien peu souvent conscience de ceux qui se cachent derrière.

 

 

Au départ, les seules informations dont je disposais étaient que l'équipe avait été époustouflée par le long-métrage d'animation « L'illusionniste » réalisé par Sylvain Chomet et qu'ils souhaitaient y apporter la même touche sonore, rien que ça !

Après quelques recherches, je suis finalement tombé sur le studio parisien Ink Production dont une partie de l'équipe était impliquée dans le long-métrage cité ci-dessus et dont les qualités ne sont plus à vanter tant l'histoire du cinéma peut témoigner de la qualité de son travail.

 

S'ensuivit une rencontre sur place pour parler des détails du projet, et du planning, annoncé comme très serré !

Une fois toutes les informations bien saisies, le travail pouvait commencer ! Le studio nous a alors fourni les premières ébauches animées avec les doublages. C'est sur cette base qu'a commencé le montage son (autrement dit la création de bruitages et d'ambiance) qui est une phase véritablement passionnante de l'aventure. Bien souvent, on ne se rend pas compte du travail que cela demande, mais à l'image, chaque mouvement, magie, ou choc est accompagnée d'un son. En réalité, plus ça sonne naturel, moins on s'en rend compte et plus le travail est de bonne qualité !

Dans notre cas, cela a été crée en deux phases distinctes, comme pour le cinéma :

Une partie sur ordinateur (notamment avec le logiciel Protools) pour créer les pouvoirs magiques, les petits bruits divers ou encore les hurlements d'un minotaure, chaque son doit être d'une précision remarquable. À ce moment précis, une incroyable coïncidence s'est produite. En effet, parmi l'équipe de création sonore, se trouvait un certain... Christophe Héral (compositeur de Beyond Good & Evil, et plus récemment, Rayman Legends !) ! Ce même Christophe que nous connaissons bien et qui avait assisté au concert de Michiru Ôshima quelque temps plus tôt ! On dit que le monde est petit, moi je dis qu'il est tout simplement minuscule ! 

L'autre partie, enregistrée par un véritable spécialiste, qui dispose d'un matériel étonnant pour reproduire les sons de la réalité, et qui concerne les bruits de pas, une chaise qu'on tire, ou une tête qui se cogne.  Bien sûr il faut adapter les bruitages selon la texture qu'on voit à l'écran, que cela soit de la pierre, du bois ou toute autre matière. Un travail de titan !

 

 

C'est à la mi-février que l'équipe du studio Trigger est ensuite venue pour diriger et finaliser le tout. Tandis que les bruitages créés étaient assemblés avec les images définitives, l'oeil du réalisateur You Yoshinari était infaillible. Il prenait des notes et était capable de dire à chaque instant avec des commentaires précis ce qu'il fallait modifier pour que ça colle parfaitement à l'image qu'il se faisait du son. Ainsi, nous avons passés parfois de longs moments à échanger entre l'équipe Trigger et celle du studio parisien afin peaufiner de minuscules bruitages comme celui du tout petit monstre qui dégringole les escaliers ! La précision de travail de l'équipe m'a impressionné, quel professionnalisme et quelle vision ! Nous avons également passé un sacré moment afin de trouver LE bruitage qui correspondait le mieux à l'image d'une "flamme froide", (petit compagnon qui apparaît sur l'épaule d'un personnage) demandée par le réalisateur :)

Lorsque tout le monde fut satisfait du résultat, il fallait faire place au mixage pour bien équilibrer la musique, les voix et les bruitages. Encore une fois on ne s'en rend pas compte, mais sans mixage, c'est juste impossible de suivre un film ! Imaginez que la musique, les voix et les bruitages sont tous au même volume, on n'y comprend plus rien. D'où l'importance du mixage final, où l'on ajoute aussi par exemple les effets d'écho sur les voix.

 

 

Le mixage s'est fait en 5.1, et autant dire que ça envoyait un sacré son ! Combien de fois ai-je frémis en entendant le dragon voler derrière moi ! Bref, une fois l'ensemble équilibré, nous avions terminé. Au bout du 3ème jour, l'équipe est donc repartie souriante vers le Japon avec le précieux mixage définitif qui fut sans tarder assemblé pour la diffusion en salle quelques jours plus tard !

 

La suite vous la connaissez, puisque Little Witch Academia est maintenant disponible gratuitement en streaming sur le net !  (ça se passe ici :http://www.youtube.com/watch?v=RBlqxEIJ_Cg

Afin de profiter au maximum de l'ambiance, une écoute au casque est recommandée. Saurez-vous y entendre la 'French Touch' tant appréciée par nos amis japonais ? :) N'oubliez-pas non plus de prêter une oreille attentive aux belles musiques spécialement composées par notre amie Michiru Ôshima.  

Ce travail de coordination ne fut pas de tout repos, et comme toujours le planning était serré jusqu'à la dernière minute, mais le tout fut très enrichissant, et j'ai passé des moments inoubliables avec l'équipe de production japonaise et française. Je souhaite une longue vie au studio Trigger, qui m'a beaucoup touché par son oeuvre. En attendant avec impatience de prochains projets bien sûr ;)

De fabuleuses rencontres naissent de fabuleux projets, c'est bien la notre plus grande richesse.

Sur ce, j'espère pouvoir vous dévoiler prochainement d'autres secrets bien gardés chez Wayô ! 

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
Histoires de projets

Bonjour à tous, c'est Denys de Wayô !

je suis mi-journaliste, mi-compositeur. Dans le domaine de la musique de jeu, je suis content d'avoir pu interviewer une partie des compositeurs que j'admire le plus : Nobuo Uematsu, Yasunori Mitsuda et Hirokazu Tanaka, entre autres. Avec Jonathan de Wayô, j'ai également l'honneur de m'occuper de la traduction française du blog de Yasunori Mitsuda depuis trois ans, une période qui correspond par ailleurs au temps que j'ai passé au Japon, d'où j'écris ce message.

Aujourd'hui, je vais vous parler de Masashi Hamauzu, le premier compositeur avec qui Wayô Records a travaillé.

Partition de Masashi Hamauzu

« J'adorerais faire un concert en France »

La première fois que je l'ai rencontré, c'était à Tokyo au printemps 2010. À l'époque, il était encore très rare de le croiser, mais j'en ai eu l'opportunité grâce à Yasunori Mitsuda (eh oui, c'est pour ça que nous avons cité son nom dans les remerciements  du concert !).

Mes souvenirs de cette première rencontre ne sont pas très précis mais je me rappelle qu'après une conversation sur l'harmonie (un point que j'admire dans sa musique) et sur certains compositeurs français, Hamauzu-san a indiqué qu'il aimerait bien faire un concert dans notre pays un jour. À l'époque, Wayô n'existait pas encore, j'étais journaliste salarié et domicilié au Japon et je m'imaginais mal organiser seul un concert en France.

Par la suite, nous avons échangé des mails qui m'ont permis de suivre en direct ses projets : la sortie de la bande originale de Final Fantasy XIII, l'enregistrement de son album piano, plus tard la naissance d'Imeruat. C'est justement quelques jours après le lancement de ce dernier projet que Masashi Hamauzu m'a demandé si un concert en France était envisageable cette même année. Si j'ai été un peu effrayé au départ, j'ai vite eu envie de relever le défi et c'est ainsi que j'en ai parlé à l'équipe de Wayô, pas encore réunie à l'époque.

La suite, vous la connaissez : deux concerts à Paris en mai 2011, un album édité en France, puis deux concerts pendant l'hiver 2012.

Historique

Avant toute chose, il convient de rendre hommage à Jérémie, de Wayô. C'est grâce à lui que j'ai découvert Masashi Hamauzu il y a de ça presque dix ans, sur le légendaire Squaremusic. Etant donné que je n'ai joué à quasiment aucun jeu dont Hamauzu a composé la bande son, c'est directement à travers sa musique que je suis tombé amoureux de son style.

Les albums piano, en particulier, m'ont toujours impressionné, et en 2006, je me rappelle avoir joué le morceau γ+3 (Saga Frontier 2) au sein de l'atelier piano quatre mains de l'université où j'étudiais la musique. Par ailleurs, j'avais un ami qui jouait admirablement Besaid Island de FF X Piano Collections, de même que les arrangements pour piano de Sailing to the World !

À cette époque, j'admirais le compositeur dans mon coin sans imaginer que j'aurais un jour l'opportunité de le rencontrer, et même de travailler avec lui !

En 2011-2012, c'est en qualité de photographe que j'ai assisté aux premiers concerts d'Imeruat à Tokyo. Ensuite, c'est en tant que remplaçant de Mitsuto Suzuki (en 2012 et 2013) que j'ai poursuivi l'aventure avec le groupe. Le dernier épisode date du 5 avril 2013, à l'Omotesandô Ground. Imeruat étant le clou de cette après-midi musicale, le créneau était court (40 minutes environ), mais Masashi Hamauzu a décidé de lui donner un impact particulier en limitant les interventions parlées au strict minimum et en nous demandant d'enchaîner les pistes sans temps mort. Le résultat a été à la hauteur de nos espérances et les réactions du public très enthousiastes.

Sur scène

J'ai pourtant failli tout gâcher ! Cinq minutes avant de monter sur scène, j'ai laissé tomber mon contrôleur MIDI, dont la prise USB s'est cassée sur le coup... Heureusement, comme je suis un garçon prévoyant, j'avais prévu une doublure de ces contrôles sur le mini-synthétiseur que j'utilisais en plus ce jour-ci et tout s'est bien passé. Bon, puisqu'il faut trouver des bémols, sachez que j'ai laissé une piste de cymbale muette pendant Black Ocean. Heureusement, les musiciens sont des professionnels et ils n'ont pas du tout été troublés par l'absence de cet effet !

C'était mon troisième concert sur scène avec Imeruat, mais j'ai été très touché de voir des visages connus me saluer à la fin de ceux-ci, que ce soit en France ou au Japon. Les fans, écrasés par l'idée qu'ils se font des artistes sur scène, ne se rendent pas toujours compte de l'importance de leurs sourires et de leurs mots gentils !

Concrètement, que fait donc cette personne cachée derrière son écran, hormis se dandiner et taper dans les mains de temps en temps ? À vrai dire, c'est de cet ordinateur que sortent tous les sons qui ne sont pas joués par les musiciens : percussions, synthétiseurs, voix aditionnelles, effets, etc. Ce qui représente des centaines de pistes en tout ! Pour faire simple, s'il y a un problème de synchronisation, y compris avec l'image (gérée en direct par le VJ Tomoyuki Sugimoto), c'est sur moi qu'il faut taper ! En dehors des pistes à lancer, il s'agit parfois de soutenir les musiciens sur quelques phrases. Pour le concert d'Omotesandô, par exemple, je reprenais le motif répété des sources de  Sulyya au moment où Hijiri Kuwano, le violoniste, le laissait pour passer à la phrase suivante. Dans le cas de la tour de Taejin, je devais suivre les indications de Hamauzu-san pour moduler le son du synthétiseur, tandis qu'Ippiqui Takemoto et Mina improvisaient aux percussions et au mukkuri.

Last but not least, ce statut de membre ponctuel du groupe me permet d'assister à un tas de discussions tantôt passionnantes (Y a-t-il une flûte alto dans Daphnis et Chloé ? Trackball ou souris ?), tantôt amusantes (Quelle est l'influence d'un tour de rein sur un concert ?), lors des répétitions ou des repas du groupe, ce qui est un vrai trésor.

Hors champ

Avant les premiers concerts parisiens du compositeurs, je me suis occupé avec Jonathan de la communication avec Masashi Hamauzu et Mina. C'est ainsi que j'ai découvert en avant-première toutes les partitions, ainsi que les premières maquettes. Croyez-moi, c'est grisant mais aussi un peu étrange que de se savoir la seule personne en France à écouter telle ou telle musique, surtout quand on est avant tout un fan !

Dans un autre registre, j'ai filmé et monté les vidéos d'annonce des concerts, par exemple celle-ci :

Cette rencontre dans un studio de Tokyo a été très impressionnante puisque c'est là que j'ai vu le compositeur au piano pour la première fois. C'est aussi là que j'ai entendu la chanson Imeruat pour la première fois.

Avec Wayô, nous nous efforçons d'offrir aux fans l'opportunité de rencontrer les compositeurs qu'ils admirent, parce que nous sommes nous aussi des fans et que nous avons nous aussi frémi avant de rencontrer nos compositeurs préférés pour la première fois ! Votre enthousiasme est un vrai moteur pour nous mais aussi pour les compositeurs, n'hésitez jamais à envoyer un message de sympathie si le coeur vous en dit !

 

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Wayô Records Blog

Par Team Wayo Blog créé le 27/11/12 Mis à jour le 01/08/18 à 19h43

Découvrez sur ce blog officiel toutes les histoires de nos projets et de nos aventures avec les compositeurs de musique de jeu vidéo !
Site officiel : http://www.wayorecords.net/
Boutique : https://www.wayorecords.com/

Ajouter aux favoris

Archives