Le vaudou est un culte qui effraye beaucoup de
personnes. Quand on entend « vaudou », on se dit poupée vaudou, magie noire,
sorcellerie, cannibalisme, mais aussi zombies… !
Cette
culture s’est étendue dans plusieurs pays comme l’Amérique du sud, les
Etats-Unis:
la nouvelle Orléans, le Brésil, le Bénin, le
Togo, mais particulièrement Haïti. Elle a été transmise de génération en
génération et a eu à son commencement, des enjeux politiques. Les pratiquants
du vaudou font appelle à des dieux qui dans leurs descriptions, ressemblent
étrangement à certaines croyances de la religion catholique. Je vais tenter
d’expliquer simplement les points ci-dessus afin de mieux comprendre ce culte
mystérieux.

L’arrivée du Vaudou :
Tout à commencé au XVIème siècle, lorsque les américains colonisèrent
l’Afrique. Les esclaves étant maltraités et ignorés, ils organisèrent des
séances secrètes afin de célébrer leurs traditions. Le vaudou signifie « culte
des esprits ». Il associe pratiques magiques africaines et culte catholique.
Peu à peu ces rassemblements ont suscité la peur auprès des habitants. Leurs
rites, méconnus à cette époque, ont amené à bannir les prêtres et interdire
toutes cérémonies vaudou. Ils étaient perçus comme une menace mais cela n’a pas
empêché les fidèles de se réunir à nouveau dans des endroits secrets. En 1830,
une femme nommée Marie Laveau, célèbre chez les vaudouisant, devint une grande
prêtresse et sa mémoire est restée présente pendant de nombreuses décennies.

Les croyances vaudou :
Les vaudouisants sont polythéistes.
Leurs cérémonies se basent sur l’invocation de plusieurs dieux appelés « loas
». il convoquent les dieux de l amour, la guerre, les sages mais aussi l’eau,
le feu,le tonnerre, la terre… tous ont un nom et une apparence propre à chacun.
Selon le dieu invoqué, il est important également de choisir un endroit
favorable,les sacrifices appropriés et un bon rituel afin de ne pas le
mettre en colère.
Le loa le plus important se nomme « papa Legba » c’est celui qui consent la
communication avec les autres loas. On offre à ce dieu du riz, des fruits, des
animaux et la couleur à porter lors de l’invocation est le rouge.
Le loa qui représente la mort s’appelle « Baron Samedi ». Le lieu de culte le
plus favorable pour l’invoquer est comme on peut le deviner : le cimetière. On
lui sacrifie des coqs noirs et des boucs. La couleur à porter est le noir ou le
violet.
Le loa le plus ancien se nomme Damballah. C’est un dieu sage à qui on offre
tout ce qui est blanc : farine, riz, poule etc.
Le culte des loas s’adapte avec le temps, il est transmis oralement et varie selon
les villages.
Cérémonie vaudou :
Les cérémonies ont lieu dans un
temple appelé « Hounfor ». a l’intérieur se trouve « un poteau mitan »
symbolisant l’axe du monde. Atour de ce poteau, chacun amène des offrandes pour
les dieux qui vont être invoqués. Cela va de la nourriture, à des fleurs, des
sacrifices animaliers et quelques fois humains. Ceux qui invoqueront les loas
sont des personnes initiées, si c’est un homme se sera un « Hougan » tandis
qu’une femme se nommera « Mambo ». ces cérémonies sont d’après les témoins très
spectaculaires.
Des objets sacrés, tels que bougies, colliers, masques, pierres, poupées sont
disposés en direction des quatre points cardinaux et de l’eau est jetée de
façon à « bénir » le lieu.
Au centre de la pièce, sont dessinés à la craie, avec de la farine ou du marc
de café, les symboles des loas qui seront invoqués. Il est en général également
disposé des feuilles de palmier royal qui repousserait les mauvais esprits.
Ensuite, les initiés battent du tambour, instrument indispensable à
l’invocation des loas. Le rythme est plus ou moins lent dans un premier temps,
et plus le contact avec le loa est proche, plus le tambour accélère. La danse
et la prière sont aussi indispensables. Ce rituel fait entrer en transe les
initiés, le contact avec le loas est établie.
Vient alors l’heure du sacrifice. L’animal est décoré de symboles des loas puis
présenté symboliquement en direction des quatre points cardinaux. Pendant ce
temps les chants, danse et tambours s’accélèrent, la cérémonie atteint son
apogée. Une fois l’animal égorgé, le sacrificateur goutte son sang, et les
initiés, trempent leurs mains. A la fin, on dit qu’un lien s’est créé entre le
sacrificateur et le loa, ils sont unis pour toujours.
Il existe néanmoins deux catégorie de prêtre ; le « hougan » comme expliqué
ci-dessus, effectue ces cérémonie dans le but de conserver l’équilibre
spirituel entre la nature et les différentes formes de vie. En revanche le
second prêtre est appelé « Bokor ». Celui-ci est davantage axé sur la magie
noire et les envoûtements dans le but de nuire à autrui.

Objets sacrés :
Cette culture est particulièrement
attachée à toutes sortes d’objets ou ingrédients qui constituent, selon leurs
croyances de très bonnes protection ou à l’inverse divers sortilèges.
Nous connaissons les « gri-gri », ou amulettes, qui sont des colliers ou des
petits sacs contenant des plantes séchés, des perles de couleurs, de l’encens,
du souffre ou encore des restes animaliers (pattes de grenouilles, écailles…)
ces produits non toxiques sont utilisés pour repousser les mauvais esprits. Ils
sont portés autour du coup, des bras ou des jambes en signe de protection.
D’autres potions sont fabriquées mais cette fois-ci avec des produits toxiques
comme l’arsenic, le cyanure de fer, la mort-aux-rats, ou l’ammoniaque, mélangé
à des plantes réduites en poudre puis ensuite introduite dans un flacon. Cette
mixture, vous vous en doutez, n’est pas faite pour le bien de la personne qui
subira ce maléfice !
Par ailleurs il existe un envoûtement bien connu : la poupée vaudou. Ces
morceaux de chiffons ou de bois en forme de poupée parsemés d’aiguilles, qui
est parfois utilisée dans les coutumes vaudou, n’est en réalité pas son point
d’origine.
En effet, en France, au Moyen Age, ces poupées étaient déjà utilisées dans le
but de nuire à autrui. Elles étaient en cire et également munies d’aiguilles
placées à certains endroits bien défini du corps. Elles existaient donc bien
avant la naissance du vaudou.
Dans la religion vaudou à proprement parlé, la poupée est très peu utilisée,
seuls les partisans du folklore vaudou l’utilise. La poupée représente la cible
que l’on veut atteindre. On y ajoute sa photo, une mèche de cheveu ou un
morceau d’ongle. On place ensuite des aiguilles dans la poupée exactement à
l’endroit ou l’on désire que la personne souffre. La poupée étant l’image
parfaite de la victime, parallèlement, devrait ressentir la même douleur.
La zombification :
Les zombies sont encore aujourd’hui
un phénomène marquant qui à énormément inspiré le cinéma. Pourtant la
zombification est un fait bien réel et qui s’explique de façon tout à fait
rationnel.
Un ethnobotaniste nommé Wade Davis de l’université d’Harvard a effectué des
recherches à ce sujet. Il lui a fallu dans un premier temps, comprendre la
culture vaudou. Comme nous le savons, un zombie est une personne semblant morte
mais pourtant qui ne l’est pas ! Elle est capable de se déplacer lentement,
comprendre plus ou moins ce qui se passe mais ne peux parler. Ce sortilège est
effectué par un « hougan » (prêtre vaudou) dans le but de faire de lui son
esclave. Il y a plusieurs raison à cela : vengeance, pouvoir, argent….
Selon le docteur Davis, la composition de cette potion est la suivante :
-Carcasse de grenouilles venimeuse - poudre d’ossement humain - lézards morts -
un ver polychète - de la saponine et de la tétrodotoxine.
Le ver polychète (appelé aussi ver de feu) à un pouvoir urticant. Son venin
cause une sensation de brûlure intense.
La saponine se trouve dans plusieurs végétaux comme les racines de réglisse, le
thé, le ginseng, les châtaignes, les étoiles de mer… elle a la faculté de
ralentir le rythme cardiaque en provoquant la dissolution de cellules ou de
tissus ainsi que de globules rouges.
La tétrodotoxine est un poison qui se trouve dans le poisson globe ou « fugu ».
Il provoque une grande intoxication qui paralyse les organes vitaux. La
personne est à demi consciente mais ne peux bouger. On dit qu’elle est entre la
vie et la mort. Cette situation n’est pas irréversible, le corps est en réalité
proche de l’hibernation, il se remet de lui-même à fonctionner petit à petit.
Cette recette est ensuite broyée et réduite en poudre. Le « hougan » souffle
cette poudre à la figure et contraint la victime à devenir un zombie. Au départ
la victime est paralysée et considérée comme morte. Elle est enterrée puis
déterrée, une autre potion est réalisée, destinée à le rendre docile et
résigné. Elle contient de l’atropine et de la scopolamine. Ils provoquent la
désorientation, amnésie, trouble de la vue et de l’équilibre, qui cause
beaucoup de dégâts au niveau du cerveau. Cela explique l’état de confusion d’un
zombie.
On raconte que l’antidote à la zombification est le sel, car il stopperai le
processus et permettrait de reposer en paix.
Alors est-ce seulement des gens
drogués et du folklore inventé par les « hougans » pour terroriser les
habitants et faire croire à la magie et la résurrection ou le mythe du zombie
est bien réel ? Le vaudou est un culte mystérieux qui symbolise magie,
croyances, religions, mode de vie et peut être parfois folklore. Il garde tout
de même une grande richesse et mérite comme tous phénomènes paranormaux
de continuer à être étudié !