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Journal d'un Ours Gamer

Journal d'un Ours Gamer

Par Waltrius Blog créé le 22/11/11 Mis à jour le 23/11/13 à 11h15

Plutôt baraque, plutôt pataud, et totalement inoffensif, le joueur de 24 ans que je suis est souvent comparé à un vieil ours. Après 60h de Skyrim, la vérité m'est apparue : A terme, les ours vont dominer le monde. La seule solution pour survivre était de leur vouer un culte sur Gameblog...

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Catégorie : Les nouvelles de l'industrie

  
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Les nouvelles de l'industrie

Retour sur le blog après un petit mois d'absence avec un article qui me trotte dans la tête de puis quelques temps, surtout depuis la conférence de presse Microsoft de mai et le fameux reveal de la Xbox One. Mes impressions ont été confirmées par cet E3 de folie.

Acheter c'est faire un choix, c'est soutenir un produit, et donc la vision qui l'a poussé, plutôt qu'un autre. « Acheter est un acte militant », cette phrase je l'ai souvent entendu, sur Gameblog notamment mais ailleurs aussi. Pour la première fois, je vais appliquer cette phrase. Pour la première fois dans ma vie de joueur, ce ne sont ni le prix, ni même les jeux qui vont me faire acheter une console Next'Gen, mais bien la philosophie sur laquelle elle repose. C'est pourquoi je vais acheter la PS4, et pas la Xbox One.

Microsoft nous a d'abord démontré avec sa Xbox One sa volonté de s'imposer plus en temps que centre multimédia dans les salons que comme console pure. C'est en soit une bonne idée marketing, même si elle a maladroitement été mise en avant pendant le reveal (et par là j'entends, au détriment des jeux). Cependant cette philosophie, fondée sur le multimedia, ne m'intéresse pas et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce que, vieux joueur que je suis, je n'utilise ma console de jeu que pour...jouer ! La possibilité de parler à sa tv, de skyper ses amis tout en regardant le dernier match de foot, de regarder ma série préférée via le XboxLive : autant de fonctionnalité qui ne m'intéressent pas le moins du monde. Ajoutons à cela le fait qu'il faut être réaliste et que toutes les belles possibilités vues pendant le reveal ne seront concrètement disponibles qu'aux USA, au moins dans un premier temps.

Un design assez décrié pour un volume énorme

Mon deuxième frein par rapport à la Xbox One aura été cette volonté d'imposer la connectivité permanente, les DRM et les freins au simple prêt ou à la vente. Ces sujets sont certes difficiles à défendre en temps que joueur tant nous ressentons quasiment tous une spoliation de notre bien quand on nous dit que le jeu que tu possèdes, sur un beau bluray, ne peut pas être prêté, ni vendu, parce que tu ne le possède pas vraiment. Une vision qu'en temps que matérialiste convaincu, je ne peux pas soutenir.

Il en va de même pour la connectivité permanente. Il n'est pas tolérable qu'alors que nous ne sommes pas tous équipés « idéalement » en connexion stable et puissante, la console oblige à une connexion toutes les 24h pour pouvoir marcher. L'argument « nous sommes déjà tous connectés en permanence avec nos smartphones » ne tient pas. Quand on ne capte plus le réseau 3G, notre téléphone marche encore.

La communication désastreuse de Microsoft sur ces sujets n'a absolument pas aidé : l'épisode proprement minable du « Pas de connexion ? Jouez à la 360 » en est le meilleur et plus récent exemple.

Le positionnement de Microsoft sur la connexion obligatoire, les DRM ou Kinect est simplement inacceptable

Mon dernier frein reste le prix. Se dire qu'on va payer 500€ pour une machine sur laquelle on ne possèdera pas complètement les jeux, ce n'est pas possible. Et vu les réactions des journalistes, mais aussi des joueurs à l'annonce d'un prix qu'on attendait tous inférieur, je ne suis pas le seul à avoir prix une douche froide. Le prix est pourtant fondamental et aurait pu, en cas d'une console assez peu coûteuse, faire passer la pilule de certaines fonctionnalités douteuses aux yeux du grand public. 

500 € : Avec toutes les restrictions de la Xbox One, ce n'est pas un prix que je suis prêt à payer

La PS4, au contraire, répond bien plus à mes envies par rapport à la Next'Gen.

Tout d'abord parce que Sony a pensé sa console en se basant sur une philosophie dirigée résolument plus vers le joueur pur, tout en remaniant son OS (calamiteuse sur PS3...) sans transformer sa console en ce qu'elle n'est pas.  Clairement la PS4 est avant tout une console de jeu et en tant que joueur « old school » je me retrouve bien plus dans cette vision du jeu vidéo. Alors on pourra toujours dire que Sony n'impose pas les DRM mais laisse les développeurs choisir et que cela revient au même. Je ne suis pas d'accord car la différence est de taille : Sony n'impose pas bêtement la chose et laisse les éditeurs, qui réclamaient pour certains la mort de l'occasion, prendre leur responsabilité face au joueur. 

Sony a également la bonne vision du jeu vidéo connecté. Oui une coupure de connexion empêche d'apprécier un jeu à 100% : On ne pourra pas jouer en multi, c'est normal. Mais Sony n'a pas oublié que le jeu connecté ne doit pas empêcher le jeu hors ligne, et qu'il est évidemment normal que la console continue à marcher sans cette connexion. Je suis principalement un joueur « solo » et si j'apprécie un bon mode online, ce n'est pas ce que je cherche avant tout dans un jeu.

Globalement, on sent chez Sony un respect du joueur que je n'ai plus vu depuis la PS2. Sony m'avait perdu avec son arrogance sur la PS3, ce qu'est en train de faire Microsoft aujourd'hui en fin de compte, et il semble qu'ils aient appris de leurs erreurs.

Même si le design ne rentre absolument en considération dans mon choix, j'avoue avoir une nette préférence pour celui, moins brute, de la PS4

La deuxième chose qui m'attire vers la PS4, c'est paradoxalement ma Vita. Car oui, le concept mis en avant par la WiiU me plait : Le double écran, la bonne dose de tactile, le streaming sur le deuxième écran. C'est juste l'esprit Nintendo auquel je n'accroche plus aussi bien. Avoir l'opportunité  de faire de ma Vita le gamepad de ma PS4, c'est un fantasme qui se réalise.  Et c'est une chose que le SmartGlass ne pourra pas faire.

La Vita, l'autre raison qui me donne envie d'acheter une PS4

Enfin, il y a bien sur le prix ! 400 € est une annonce qui, même si elle reste chère, devient acceptable pour une console qui m'attire. C'est d'ailleurs bien la première fois que je songe à acheter une console à sa sortie

Je n'en parle pas, mais il y a aussi Gaïkaï qui m'intrigue fortement, de même que le positionnement plus indie de Sony ou le PSN + qui même s'il devient payant, propose des réductions infiniment plus intéressantes que sur le XBLA.

On me dira, une console c'est aussi son line up. Certes les jeux de Xbox One ont l'air plutôt bons, mais ils ne font pas tout à mes yeux, et je considère qu'il y aura de moins en moins d'exclus qui joueront donc de moins en moins sur le choix d'achat ou non d'une console.

400 € : Un prix acceptable quand on voit ce que propose Sony

Vous l'aurez compris, cet article se veut très subjectif, et mon choix est quasiment fait. Mais pour moi, c'est la première fois que le prix ne décide pas de mon achat. Très clairement, c'est bien la com de Microsoft et de Sony, et plus encore leur positionnement philosophique qui me feront acheter la PS4. En tant que gamer, c'est bien chez Sony qu'aujourd'hui je retrouve ce que je cherche dans le jeu vidéo. Microsoft ne semble pas bien comprendre qu'il va s'aliéner une grande partie des gamers, mais aussi, et c'est plus grave, une bonne partie du grand public. « Les gamers achèteront tout » a t-on pu lire ? Eh bien non, à ce prix et dans ces conditions, ils n'achèteront pas de Xbox One

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PS Vita, Xbox One, PS4
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Sony Computer Entertainment, Microsoft
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Depuis quelques mois, voire quelques années, je me pose de sérieuses questions sur la stratégie de communication de la firme au plombier moustachu. Lancements 3DS, puis WiiU ratés, et trou d'air post-fêtes de fin d'année : Après le succès de la Wii et de la DS, Nintendo semble avoir énormément de mal à communiquer correctement sur sa nouvelle génération de consoles. Après 2 années marquées par les faux-pas de Nintendo en matière de communication, en tant que communicant, je me pose aujourd'hui la question de savoir si le refus de mettre en place une conférence à l'E3 est une nouvelle erreur ou une tentative de redresser la barre en communiquant autrement.

La 3DS a été la première grosse erreur de com, même si ils ont su redresser la barre depuis

Rappelons d'abord les faits. Prenons le cas de la 3DS. La console  est bien plus puissante que la DS et part donc avec une fonctionnalité inédite pour une console portable : La 3D. C'est donc un nouveau produit, pas simplement une nouvelle version de la DS. Mais Nintendo commet 2 erreurs stratégiques à mon sens. Première erreur, le look de la nouvelle portable du groupe est le même que celui de la DS. Impossible pour un néophyte ou un enfant (la cible principale de Nintendo) de faire la différence au premier coup d'oeil. Deuxième erreur, le nom 3DS va tout de suite penser à une simple « nouvelle version » de la DS. Ces deux erreurs vont conduire à une confusion du grand public qui va penser que la 3DS n'est pas une nouvelle console. Ces erreurs de com, couplée aux rumeurs sur la 3D et à un prix trop élevé, vont donner naissance au premier lancement raté de Nintendo. Alors certes la mauvaise communication de la 3DS n'est pas la raison principale de son démarrage difficile, mais ça a été à mes yeux le début d'une suite d'erreurs stratégiques qui perdurent encore aujourd'hui.

Vraie console ou tablette pour Wii ? La WiiU traine depuis le début cette confusion pour beaucoup

Parce que la WiiU, Nintendo a récidivé. Dès la première conférence sur sa nouvelle machine, l'E3 2011, la firme japonaise commet sa première erreur : Elle ne montre que le Gamepad, reléguant la console même à l'arrière-plan sous forme d'une Wii surboostée. A ce moment se répand le doute même chez les journalistes : Le Gamepad est-il la console ? La WiiU n'est-elle qu'une nouvelle Wii ? Une question qui va rester trop longtemps en suspens et provoquer une nouvelle confusion cette fois auprès du grand public. On ne compte alors plus les articles de la presse généralisée (pas toujours initiée au monde du jeu vidéo) sur la nouvelle Wii avec une tablette. Même si Nintendo a essayé réparer cette erreur par la suite, l'idée s'est installée, et nombreuses ont été les familles à demander pour Noël « la tablette Nintendo ». Cette fois l'erreur est plus dangereuse pour Nintendo. En sortant sa nouvelle console 1 an avec les mastodontes Sony et Microsoft, Nintendo s'offre certes un peu de marge, mais la fenêtre de tir reste réduite et cette confusion légitime entre Wii et WiiU, due à une mauvaise communication, leur fait perdre un temps précieux. De plus, Nintendo a pris le pari (trop risqué) de lancer sa campagne marketing très tard (elle ne commence réellement qu'un mois avant la sortie de la console), ce qui ne provoque pas l'attente du public qui ignore largement qu'une nouvelle console va sortir. A la confusion s'ajoute ainsi la précipitation quelques semaines avant la sortie de la machine. Autant d'erreurs qui aboutissent à un deuxième lancement raté pour Nintendo. Clairement la communication n'a pas été bonne et a échoué à ne serait-ce que faire comprendre que Nintendo sortait une nouvelle console. A une époque où le marché du jeu vidéo est ultra concurrentiel, ce genre de tâtonnement peut faire très mal et on le voit aujourd'hui.

Avec les Nintendos Direct, la firme japonaise tente un nouveau mode de communication, plus direct

Ce qui est plus intéressant par contre, c'est la tentative de Nintendo de faire évoluer sa façon de communiquer grâce aux Nintendos Directs (ND). La société japonaise tente ici de développer une communication plus directe avec ses clients, avec une forte implication de son président Satoru Iwata. Les Nintendos Directs de février et mars, sous forme « d'excuses » envers les joueurs pour le trou d'air étaient de bonnes idées, montrant une société proche de ses clients et consciente de ses erreurs. Ces vidéos, malgré leur côté très japonais, marquent clairement une volonté de corriger le tir. Malheureusement, Sony et Microsoft ont eux aussi leur propre agenda et la conférence de Sony a par exemple eu tendance à éclipser les efforts de Nintendo. En termes de communication pure, les ND sont une bonne chose, mais on ne peut s'empêcher de penser qu'ils arrivent un peu trop tard stratégiquement, et que la fenêtre d'opportunité de la WiiU est en train de se refermer au fur et à mesure que l'E3 approche.

Face à Microsoft et SOny, une conférence E3 sera difficile...mais peut-on prendre le risque de ne pas en faire une ?

Et puis là, le drame, Nintendo décide de ne pas faire de conférence à l'E3. Que penser de cette décision pour le moment ? Nouvelle erreur ? Réalisme ?

Nintendo sait bien que l'E3 2013, c'est la fin de sa fenêtre d'opportunité, de son monopole sur la nouvelle génération. Sony va montrer concrètement sa PS4, Microsoft, sa Xbox Fusion : le salon sera très chargé en infos, et Nintendo sait qu'il ne sera pas la star de la semaine. Pourtant la WiiU (et la 3DS) auront de gros atouts pendant ce salon : Des jeux. Si Sony et Microsoft seront les maitres du Hardware, beaucoup attendent de Nintendo un nouveau Mario, un nouveau Zelda, un Mario Kart, etc. Cet E3 sera donc un salon du software pour Nintendo, Iwata a donc de quoi communiquer. Les conférences de Sony et Microsoft seront de gros shows à l'américaine et il est certain que Nintendo aura du mal à faire entendre sa voix via une conférence surtout qu'on sait qu'ils ne sont pas très à l'aise avec cet exercice. Pourtant, je pense que ne pas faire de conférence et communiquer plus directement (Nintendo Direct ?) sur les jeux est un pari. Pari gagné ou pari perdu, l'avenir nous le dira, mais je ne suis pas encore certain que ce soit la bonne stratégie.

Je m'explique. Certes Nintendo n'apportera pas le wow effect avec une conférence, ni n'attirera toute l'attention. Mais si les jeux « Made in Nintendo » sont bien présents, la conférence E3 aurait eu le mérite de rendre Nintendo visible pendant le salon, et d'apporter une touche de fraicheur par rapports aux jeux panpan boomboom (que j'apprécie au demeurant) d'un Sony ou d'un Mircrosoft pour le lancement de sa nouvelle console. Au mieux Nintendo créé une jolie surprise (comme ils savent aussi le faire), au pire ils sont mis un peu en arrière-plan des futurs articles, mais au moins ils auraient le mérite d'exister. La communication directe est plus risquée. Soit elle marche parfaitement et Nintendo réussi à montrer ses jeux sans conférence à un public de passionné, soit ils se plantent et là par contre Nintendo laisse le champs de la communication totalement libre à ses concurrents. Ils prennent ainsi le risque d'être totalement inaudible.

Iwata n'a plus le droit à l'erreur : Peux t-il se permettre de rater cet E3 ?

Concrètement, cet E3 va être difficile pour Nintendo. Cette année, ils ne seront que les outsiders, le 3ème, voir 4ème sujet d'attention de la part des journalistes et joueurs. Ils ont pourtant une vraie carte à jouer grâce à leurs nouveaux jeux. C'est le mode de communication qui sera critique. Entre conférence difficile et communication directe risquée, j'aurais choisis par prudence la conférence. Le risque d'être noyé par les infos et jeux next'gens est trop grand. Mieux vaut sécuriser le message et lui assurer l'audience de journalistes qui seraient forcément venus à la conférence. En ne faisant pas de conférence cette année, Nintendo prend le risque d'être inaudible et invisible, et alors que la WiiU a du mal à se vendre et que ses nouveaux jeux sont une chance de redresser la barre, rater l'E3 serait désastreux, et pas seulement en termes de com... 

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Wii, Nintendo 3DS, Wii U
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Sony, j'étais un grand fan quand j'étais plus jeune (non je ne suis pas vieux...) et quand j'y repense j'ai fini par acheter toutes leurs consoles, de la PSOne à la Vita. Plus que leurs consoles, j'aimais la philosophie de Sony, cette course à la puissance, ces RPG Japonais qui ont fait mon adolescence, mais aussi ces licences un peu plus gamer que chez Nintendo (mon autre constructeur fort à l'époque). Et puis il y a eu le désamour PS3 : Une console au prix ridiculement trop élevé, un Playstation Move ouvertement plagié sur la Wii, et surtout un système online qui, bien que gratuit, n'a pas vraiment tenu la route. J'ai tout de même fini par l'acheter (il y a 6 mois) quand son prix a été divisé par 3 et quand le Playstation Plus s'est vraiment montré intéressant et au final je ne le regrette pas. Avec la Vita, je recommençais sérieusement à aimer Sony et son orientation plus « pro-gamer » qu'un Nintendo toujours aussi inventif mais toujours trop tourné vers les joueurs casuals pour moi.

Tout ça pour dire qu'hier, j'étais comme un gosse la veille de Noël. Cette conf, je l'ai attendu avec impatience, probablement trop même. Je voulais croire à une « nouvelle PS2 », une console révolutionnaire, incroyablement puissante et surtout j'espérais beaucoup de Gaïkaï. Vie professionnelle oblige, je n'ai pas en regarder que la moitié, mais c'était suffisant pour ressentir l'esprit de la conférence. Le wow effect était-il présent comme espéré ? Ai-je été impressionné ? La manette est-elle géniale ? Et la Vita ? Et surtout, est-ce que j'ai eu envie de l'acheter ? Tant de questions pour lesquelles je vais apporter mes modestes éléments de réponses.

Dès le début la grosse annonce a été lancée, sans de suspense : Le nom de la console « PS4 ». Tout simplement. Ça paraît évident pourtant je n'y croyais pas trop pour des raisons culturelles mais aussi commerciales. Culturellement d'abord, comme vous le savez, le chiffre 4 est tabou au Japon et relié à la mort (un peu comme le chiffre 13 chez nous), ce qui va obliger à des aménagements marketing probablement couteux au Pays du Soleil Levant. Commercialement ensuite parce que l'événement s'intitulait « l'avenir de la marque Playstation ». Et comme Julien Chièze, je croyais pas mal à la « New Playstation » à la Apple, pour marquer le renouveau du Sony. Mais bon, its no big deal après tout !

 

 

La Dualshock 4 tente l'innovation, sans non plus bouleverser 

Deuxième grosse annonce, la manette est révélée : Ce sera la Dualshock 4. Exit dont les rumeurs de l'abandon de la célèbre manette de Sony. La manette est ainsi conforme aux différents leaks qui ont eu lieu ces derniers jours, leak d'ailleurs probablement orchestrés par Sony pour faire passer la pillule AVANT la conf. On retrouve donc le design classique d'une Dualshock avec à mon sens deux ajouts vraiment notables: la surface tactile dans le style de la surface arrière de la Vita, située à la place du bouton home, ainsi qu'un bouton « Share » à l'arrière de la manette. Pour ma part, je ne suis pas un grand fan du bouleversement des manettes. Si j'ai une nette préférence pour la manette de la Xbox360, la Dualshock a fait ses preuves, je ne suis donc ni déçu par cette décision, ni bouleversé. Reste à voir ce qui pourra être faire avec l'écran tactile à part se balader dans les menus comme je le crains. Ça peut sembler évident, mais il faut l'avoir en main pour juger donc on verra plus tard.

 

 

Côté hardware, la PS4 est un gros PC 

Enfin, on attaque le coeur du sujet, le hardware et l'OS. Côté hardware, je ne vais pas m'étendre. D'abord parce que je ne suis pas un expert, et ensuite parce qu'une console se définit moins par son Hardware brut que par la façon dont il est utilisé. Il suffit de savoir que la console est un gros PC sur vitaminé, ce qui annonce un gap technologique moindre mais aussi une plus grande facilité de développement (par rapport à la PS3 par exemple).

 

C'est plus côté OS que j'attendais Sony. Etant donné l'OS de la PS3 est complètement dépassé, il y avait clairement des progrès à faire ! Remanié, sans être visiblement bouleversé, la navigation fait quand même carrément plus moderne, plus visuelles, plus intuitive. On a tout de même droit à des annonces bien WTF du genre « Oui c'est génial, vous allez pouvoir faire autre chose pendant un téléchargement »....Euh la Xbox le fait déjà ! Mais là où ça devient plus intéressant, c'est que vous pourrez jouer au jeu que vous télécharger en même temps qu'il se télécharge. Un plus qui nous évitera les whatmilles heures d'attentes devant un écran d'installation ou de mise à jour de la PS3. L'esprit « social network » sera également largement mis en avant via une sorte de facebook gamer ainsi que le fameux bouton « Share » qui permettra de partager ses exploits, filmés via l'EyeToy livré avec la console, sur le réseau. Bon perso, je ne suis pas un grand fan de ce type d'annonce. Si l'esprit communautaire me plait bien (je ne serai pas sur gameblog sinon), le bouton Share me laisse un peu de marbre. Je n'ai pas pour habitude de partager mes « kills » et autres courses de voitures. Je pense tout de même que c'est une grosse tendance du marché et qu'il est important que Sony s'y lance, mais en tant que joueur, ça ne m'intéresse pas vraiment.

 

 

Le Remote Play, le sauvetage de la Vita ?

Ensuite arrive sur scène le grand patron de Gaïkaï, David Perry. J'ai été un grand réfractaire au cloud gaming, mais mon opinion ayant pas mal évolué en cette fin de génération, j'attendais beaucoup de cette conférence sur ce point. Premier point, la Vita va devenir le gamepad de la PS4 dans le sens ou le remote play permettra de jouer à ses jeux PS4...sur sa Vita via une bonne connexion bien sûr. Et ça c'est une option qui m'intéresse beaucoup ! Maintenant reste à savoir si ce sera dispo à la sortie de la PS4 ou après. Mais ça pourrait donner un sacré coup de fouet à la Vita. Ensuite, deuxième point que j'ai retenu, la possibilité de streamer sur PS4 (et sur Vita ?) l'ensemble du catalogue PS1, PS2 et PS3. Et ça, ça m'intéresse aussi énormément ! Jouer à des jeux PS3 sur Vita, j'y crois ! Au passage le problème de la rétrocompatibilité et toutes les complications que ça implique, est écarté. Problème, ce ne sont là que des mots puisque David Perry ne nous a rien montré. D'après Gameblog, ce « Playstation Cloud » ne sera pas disponible avant 2014, voire 2015. De là à se dire que tout ça fait partie d'un effet d'annonce et que ça ne sera pas exploité correctement, il n'y a qu'un pas qu'il est facile de franchir. Néanmoins, ces possibilités avec le cloud, et l'interactivité possible avec la PS Vita restent de loin les meilleures annonces de cette conférence à mes yeux.

Killzone Shadow Fall, c'est du Killzone...en plus beau encore

 Et enfin, last but not least : les jeux. C'est in fine le plus important. On nous présente alors Knack. Outre le fait que le jeu a l'air mignon, et qu'il a subit de (très) nombreuses vannes (assez drôles d'ailleurs) sur twitter à cause de son titre, sur le moment, ça ne casse pas des briques. Oui c'est joli, mais c'est beau comme le serait un beau jeu PS3, pas plus.

 

Ensuite Sony attaque le plus lourd avec Guerilla et sont Killzone Shadow Fall. Cette fois mon impression est plus mitigée. Ok, c'est du killzone pur : On a droit à une phase de jeu violent ou ça pète de partout. C'est efficace mais ça ne réinvente rien. Perso, je n'en attends pas plus de Killzone. Graphiquement, c'est clairement beau, mais on ne prend pas une gifle. On est bien un cran au-dessus de la PS3 (surtout le passage ou le héros est trainé par l'helico tout le long de la ville)...mais juste un cran, pas 10 !

Knack, le jeu de la saucisse ? 

Après on a eu droit à un grand moment de WTF. On nous présente un nouveau jeu de voiture : Drive Club. Perso, j'ai trouvé que ça ressemblait pas mal à Forza 4, mais je ne suis pas bon juge car pas un grand amateur de jeu de course. Néanmoins, le présentateur a insisté sur les sensations ressentis devant une belle voiture. Là où ça devient marrant c'est que le type insiste lourdement sur l'émotion ressentie quand on...ouvre une porte... Bref, Drive Club n'est pas le jeu qui me fera acheter la PS4 !

On a enchainé avec une cinématique assez décevante graphiquement de Infamous : Second son. On ne voit pas grand-chose, sauf que graphiquement, ça ne retourne pas la tête.

Watch Dogs, la Killer App d'Ubisoft 

La conférence est ensuite passée par une vidéo contenant de multiples interviews d'éditeurs tiers qui disent tous que la PS4 est super, que c'est simple de développer dessus. C'est à ce moment-là que Morphée m'a rattrapé et que j'ai arrêté de suivre la conférence. Pas par manque d'intérêt je précise, juste parce qu'il était déjà 1h30 ! J'ai donc loupé les Witness, Final Fantasy, Destiny et autres Watch Dogs. Après visionnage, si Witness, Deep down et Watch Dogs me titillent sans me bouleverser, Destiny et Final Fantasy me laissent plus de marbres. Et d'après ce que j'ai compris je n'ai pas loupé grand-chose d'autre puisque la console n'a pas été montrée.

Maintenant il faut attendre la réaction de Microsoft

Alors qu'est-ce que je retiens au final de cette conférence. Et bien, malgré une petite déception due à l'absence de wow effect, je l'attends cette PS4. Les possibilités offertes par Gaïkaï, la connectivité de la Vita, mais aussi le soutien des développeurs, me donnent envie d'en voir plus. Cependant je n'ai pas été époustouflé parce qui a été présenté. Je savais que le gap technologique serait moindre, mais je l'ai trouvé tout de même moins important que ce que j'attendais. Concernant le modèle Gaïkaï que Sony veut mettre en avant, j'avoue en attendre beaucoup, tout en sachant que cela n'arrivera pas avant plusieurs années et avec un probablement long et douloureux apprentissage. Alors oui je l'attends, et oui je reste persuadé que ce sera une bonne console, mais je ne peux pas m'empêcher de penser au fond de moi que, hors Gaïkaï (2014-2015 je le rappelle !) ce ne sera qu'une PS3.5. 

A mes yeux 4 points me décideront à craquer pour Sony ou Microsoft :

  •  Le rendu graphique : Clairement la PS4 me déçoit un peu la dessus. Mais j'attends d'en voir beaucoup plus et surtout de comparer avec la 720
  • La connectivité/OS : C'est le gros point fort de la PS4 pour le moment. J'en attends beaucoup
  • Les jeux : Sony a de bonnes licences bien gameurs mais aussi cette capacité à pousser des projets indé ou simplement originaux pour en faire de grands jeux. J'attends donc un bel équilibre du line up de lancement que Microsoft pourrait ne pas avoir.
  • Le prix : Ne nous voilons pas la face, ce sera un critère déterminant. Etant donné le hardware assez simple, l'absence de retrocompatibilité physique, et l'absence de nouveau lecteur optique, j'espère un prix inférieur à 400 EUR pour une version acceptable (donc un disque dur supérieur à 2 Go...)

Voilà voilà pour ce long bilan très perso. J'espère avoir l'occasion d'en écrire un similaire sur la 720 et d'enfin me décider sur cette Next Gen.

 

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Il y a environ un an, je défendais dans un de mes articles coup de gueule les consoles de salon contre le « tout dématérialisé ».  Je pensais alors que le démat c'était le mal, qu'il allait détruire nos chères consoles de salons, nos chères boites de jeu, et surtout que cela allait nuire à notre plaisir de jeu.

 

Depuis, il y a eu Walking Dead, Trials Evolution, de nombreux DLC, et quelques belles découvertes d'anciens jeux via les stores online. Depuis j'ai pratiqué, profité et surtout encore plus joué grâce au démat. En 1 an, ma position de joueur mais aussi d'analyste amateur de cette industrie a évolué de « réticent voir méfiant » a « convaincu ».

C'est en écoutant le podcast sur l'affaire Game que ce constat m'est apparu évident : Il y a un an, j'aurais hurlé au scandale devant la fin d'une chaine physique que j'apprécie et chez qui j'effectue une grande partie de mes achats. Aujourd'hui, cette fin, que je regrette toujours, m'apparaît comme une évidence face à un marché qui évolue vers le dématérialisé. Car si je compatis avec les employés des magasins qui disparaissent, une chose est certaine, je ne pleure pas Game. D'ailleurs, que Micromania se rassure, ils seront les suivants malgré leur meilleure santé financière. Game ne sera pas le dernier à tomber, tout simplement parce que les revendeurs indépendants n'ont plus d'avenir.

Grandes surfaces ou webstore ont un modèle plus intéressant financièrement à la fois pour le vendeur mais aussi pour le consommateur 

D'abord et surtout parce que financièrement parlant, ce n'est plus un modèle tenable. On apprend dans le podcast que la vente d'un jeu neuf ou d'une console neuve ne rapporte ainsi que 5 € et que les plus grosses marges se font sur les jeux d'occasions. En prenant en compte le fait que les sites webs du type amazon vendent un jeu neuf aux alentours de 55€ et qu'un magasin du type Game vend ce même jeu 70€, on voit mal comment le joueur renseigné qui compte un tant soit peu son argent privilégiera le Game au détriment d'Amazon (valable également pour PriceMinister et autres ! je n'ai pas d'actions Amazon !). Donc d'office, le magasin ne fera qu'un chiffre d'affaire minime sur ces jeux et consoles neufs. Lui reste donc les jeux d'occaz. Là encore le site web sera révèlera souvent plus intéressant financièrement sur un jeu d'occasion. Mais l'argument le plus valable, c'est la fin de l'occasion pour laquelle Sony et Microsoft tâtent régulièrement le terrain chez les joueurs. Si une telle restriction devait se mettre en place, le marché de l'occasion, qui est le seul à faire encore tenir ces boutiques, disparaitrait complètement.

On me dira alors que les Fnac et autres grandes surfaces auront le même problème, mais non ! Comme la rédac le précise dans le podcast, ces grandes surfaces peuvent rogner sur leurs marges sur d'autres produits pour compenser d'éventuelles pertes, ce que fait la FNAC avec sa politique prix agressive pour les jeux.

Financièrement donc, ces boutiques ne sont pas rentables face à des boutiques dématérialisées ou à de grandes surfaces et la situation ne devrait pas s'améliorer avec l'avènement du jeu dématérialisé.

 

Walking Dead, Journey, Mark of the Ninja : Maintenant une partie des meilleurs jeux de l'année ne passe plus par les boutiques

Le dématérialisé, c'est l'autre gros argument qui me faire dire que les boutiques indépendantes ne survivront pas. D'abord parce que Microsoft et Sony ont compris qu'ils pouvaient proposer leur propre magasin aux joueurs, avec leurs propres jeux mais aussi leurs propres promos. Si le prix d'un jeu neuf récent n'est certes toujours pas intéressant sur ces stores (oh le beau 70€ pour un jeu démat !), les vieux jeux sont carrément plus intéressants puisqu'un Deux Ex (PS2) se trouvera à moins de 5€ là ou on le retrouvera à 15€ en magasin (si on le trouve !). Des offres comme le PSN + courcircuitent déjà l'occasion en offrant de nombreux jeux pas trop vieux gratuitement (après abonnement bien sûr). Encore une fois financièrement, le PSN ou le XBLA proposent au pire au même prix qu'un magasin et au mieux à des offres parfois super intéressantes.

Mais au delà de l'aspect purement financier, on trouve désormais de plus en plus de jeux exclusivement en démat : Les Walking Dead, Trials Evolutions, Journey, Mark of the Ninja, sont introuvables en magasins. Il faut se rendre à l'évidence qu'une partie croissante de notre media préféré ne sort plus qu'en online et que l'achat en magasin passe totalement à côté.

Maintenant les Stores Online aussi font des soldes, parfois bien plus aggressives que les boutiques

Enfin, il y a tout simplement « le pouvoir de la flemme » ! C'est tellement plus simple d'appuyer sur un bouton que d'aller dans un magasin ou au final, on n'est pas toujours certains de trouver le jeu d'occaz qu'on cherche. La simplicité d'accès couplée au prix parfois plus faible vaincra progressivement la barrière psychologique du « je veux la boite ».  J'ai personnellement encore cette barrière, mais je sens qu'en un an, elle s'est déjà affaiblit et que bientôt, elle disparaitra.

Je ne dis pas que la vente matérialisée va disparaître, tout du moins pas tout de suite. Les marques comme la FNAC ou les grandes surfaces continueront de commercialiser des boites et peut-être quelques jeux d'occasions si cela est toujours possibles, jusqu'à une marginalisation progressive du support matériel qui ne disparaitra pas pour autant.

Mais ce dont je suis certains, c'est que les magasins indépendants sont voués à disparaître, parce qu'ils ne sont plus en phase avec le marché et que leur business plan ne tient plus la route. Ils font face à une double concurrence de « grossistes  web» à la Amazon qui vent du support matériel à bas prix via le web, mais aussi des « stores propriétaires » des fabricants de consoles qui proposent d'autres jeux, à des prix attractifs. N'oublions pas la tendance au dématérialisé qui réduira progressivement, sans les faire disparaître, les volumes de ventes matériels.

Ces gens sont une espèce en voie de disparition 

Game a certes été victime de grosses erreurs de gestion et d'une direction maladroite, mais je pense sincèrement qu'il y a des causes plus profondes, plus structurelles à ce déclin de la boutique indépendante telle que nous la connaissions.

Alors quand Julien Chièze (ou d'autres hein !) vous parle d'acte militant en allant acheter dans les boutiques, je me dis qu'il a raison, après c'est à vous de voir si vous aimez militer pour les causes désespérées...

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Les nouvelles de l'industrie

Aujourd 'hui un post coup de gueule en réaction à l'interview de David cage. Alors d'abord, pour éviter toute accusation "d'anti-Cagisme", je tiens à dire que le type, je m'en fou. J'ai beaucoup aimé Heavy Rain, et j'attend énormément Beyond, même si je trouve les discours de Cage un peu prétentieux. Cet article n'est donc pas une attaque gratuite contre David Cage. Voilà c'est dit.

 

Notre industrie souffre t-elle du syndrome de Peter Pan, l'enfant qui ne veut pas grandir ? On pense tous au dernier E3, et à certaines conférence de la GamesCon ou le panpan boomboom étaient à l'honneur. On pense à cette scène ou le héros de The last of Us tire en pleine tête sur un type à terre et non armé, et à tous ces journalistes hystériques qui se lève en hurlant "Yeah motherfucker !!!!". Oui, tout ça, ça ne donne pas forcément une bonne image à notre media, et on peut le déplorer. Peut-on néanmoins dire que le jeu vidéo est un media qui ne veut pas grandir ? Je ne pense pas, et ceci pour plusieurs raisons.

D'abord, des jeux violents, il y en a c'est clair, mais il n'y a pas que ça ! Ce serait quand même oublier tous ces jeux qui pousse qui confine à l'art en terme de maitrise et de game design et ou la mort n'est pas impliquée. Je pense aux marios, aux kirbis, aux yoshis story, et autres perles de Nintendo. Il y a aussi ceux qui confinent à la poésie comme Journey. Je pense aussi aux couleurs superbes et sans aucune once de méchanceté de Rayman Origins et à ces jeux qui nous attirent par le simple levier de la compétition comme Trials Evolution. Limiter les jeux vidéos à Call of Duty, c'est comme limiter la cuisine à MacDo : C'est mentir. Certes il y a des jeux violents, beaucoup même, mais il y a tellement d'autres jeux sans aucune violence qui me font dire que notre media n'est pas immature !

L'industrie actuelle ne fonctionne pas que sur la violence

Ensuite, tuer dans un jeu vidéo n'est surtout pas synonyme d'immaturité ! Prenons des jeux comme Deus Ex ou Bioshock ou on peut tuer, et même allègrement. Ils sont la preuve qu'on peut allier mort et réflexion très adulte sur notre société ou sur la philosphie d'un courant de pensée. Deus Ex pousse à réfléchir sur notre vision du transhumanisme et notre façon de jouer s'adaptera à cette réflexion. Bioshock vous pousse à réfléchir à votre humanité mais aussi à notre vision de l'individualisme. Tuer n'est pas un acte anodin dans ces jeux, tuer est un acte de conscience qui va nous faire peser chaque mort. Alors oui il y a des jeux comme CoD (et d'autres hein) ou on dézingue whatmille bonhommes sans se soucier de "euh mais c'est peut-être pas cool ce que je viens de faire...", mais tous ne nous transforme pas en bête sanguinaire immature. Même The Last of Us, auquel je crois beaucoup, ne devrait pas poser l'acte de tuer en acte banal (du moins je l'espère). Je met ainsi le coup de cette vidéo plus sur l'événement de l'E3, qui demande du spectaculaire, tout de suite.

 

Un jeu violent n'est pas forcément un jeu immature ou enfantin

Enfin, j'ai envie de dire qu'il faut de tout pour faire un monde. Prendre son pied sur Call of Duty ne fait de nous un ado attardé qui ne veut pas grandir. J'aime quand un jeu me pousse à réfléchir, quand on me fait peser la gravité de mes actes (je suis revenu là dessus longuement dans mon article sur Deus Ex), ou quand je joue à un  bon petit mario. Mais j'aime aussi les jeux défouloirs ou je tire sur tout ce qui bouge ! En ce moment, je refais Borderlands. On doit tuer 10 000 aliens, sans réfléchir, et pourtant le jeu a une identité graphique, mais aussi un humour décapant qu'on ne comprend pleinement qu'à partir d'un certain age. On a tous le droit aussi d'aimer les jeux panpan boomboom monsieur Cage. Ce n'est pas être un idiot souffrant du syndrome de Peter Pan que de jouer à ce genre de jeux !

Donc non, le jeu vidéo ne souffre pas du syndrome de Peter Pan. C'est un media qui comporte certes un part sombre, une part plus grand public, mais aussi un media adulte, qui pousse à réfléchir et qui ne se définit pas par sa violence insoutenable. Dire ça, c'est n'avoir joué qu'à des AAA, et donc n'avoir éffleuré qu'une partie du media jeu vidéo.

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Les nouvelles de l'industrie

Ça y est, les conférences sont terminées, il est temps de faire un petit bilan de tout ça !

 

D'abord Microsoft. Une conférence de fin de vie, clairement. Peu de jeux, et à part Halo 4 (licence qui me laisse de marbre) aucune licence phare. Le constructeur se focalise sur Kinect avec toujours des jeux casuals et peu (ou pas) de jeux gamers. Kinect a été et est toujours un succès commercial, Microsoft n'a donc aucun intérêt de reporter son offre sur les gamers, malheureusement, et ne le fera probablement pas avant la prochaine génération de console. Comme l'année dernière, la conférence s'est recentrée sur le multimédia avec l'annonce de l'application Smart Glass. Comme pour le reste, peu d'implication gamer, mais la possibilité de regarder des films de son iPad sur la télé via la bobox. Bon, pas folichon, mais on demande à voir, ne serait-ce que par curiosité. Bref, avec Microsoft, on a rien de bien passionnant mais on s'y attendait. La xbox 360 est en fin de vie, on est dans une période de transition avant la prochaine console, et on sent que Microsoft essaye de gagner du temps pour la prochaine génération. Donc voilà, je n'ai pas été passionné mais je n'en attendais pas grand chose, donc pas de « mauvais choc ».

 

Connectivité et multimédia ont été encore cette année les maitres mots de Microsoft

Pour Sony, le sentiment est plus mitigé. J'attendais des surprises, du moins je voulais y croire. J'attendais une annonce sur Gakaï, et surtout le renflouement de la PSVita... et rien ! A propos du cloud gaming tant attendu, on a droit à une pauvre annonce sur le fait que les jeux PSOne seront sur PSVita ! Super ! La PSP le fait depuis plusieurs années ! Le gros point noir reste surtout le peu de nouveaux jeux sur PSVita. Mais pourquoi ?! Le gros défaut de la Vita, c'est son manque de jeu. Alors là oui on a un Assassin's Creed et un Call of, mais c'est tout ! C'est vraiment dommage et ce n'est pas tout de suite que j'achèterai une Vita. Par contre, Sony garde quelques belles exclus notamment le dernier Quantic Dream,  Beyond : Two souls ou The last of Us qui a eux deux me donnent envie d'acheter une PS3. Donc là, « Déception » est le mot qui caractérise le mieux la conférence pour moi. Il y a du bon avec notamment de bonnes licences (et au final, ça suffit quand on voit les autres conférences), mais il manque pas mal de chose pour en faire une réussite.

 

Beyond et The Last of Us, mes deux coups de coeurs de cette édition

Et enfin, ce que je considère quand même comme le flop : Nintendo. Je vais être dur mais sachez que je suis un grand fan de Nintendo, et pas un adepte du « mario bashing » habituellement. Alors d'abord ils nous pondent une « préconf préE3 » pour couper l'herbe sous le pied des 2 autres...sauf qu'ils n'ont rien à dire. Ils nous présentent une manette qu'ont connaît déjà grâce aux diverses fuites et nous annoncent de gros jeux à venir pour la conférence. On se dit bon, on attend. Et là, patatra, tout s'effondre. Les jeux de lancement sont, au mieux des adaptations de jeux déjà sortis (Batman AC, Mass Effect 3) et au pire le retour de licences casuals moisies comme Wii fit U ou Wii Sing. Ensuite les graphismes paraissent (et j'insiste sur le mot) limites en dessous d'une version Xbox360 ou PS3, ce qui devrait faire relativement mal à la console pour le côté Gamer. De plus on a aucune grande licence de lancement du genre Mario ou Zelda. Certes Pikmin 3 est de la partie mais c'est probablement un des seuls jeux que je retiens avec ZombiU, mais ce n'est pas suffisant pour attirer le chaland en Day One . Vraiment, c'est LA déception de l'E3. C'est un enchainement de mini-jeu sans réel intérêt. J'hésitais, après la conf de Sony à m'acheter une PS3 étant donné que la WiiU allait sortir : Je n'hésite plus. Pas de wiiU en day one pour moi ! Encore une fois, Nintendo nous prouve que malheureusement ils ne maitrisent pas leur com et qu'ils avancent quasiment à l'aveugle. C'est dommage, parce qu'on a un concept interessant avec cette console, mais pas de jeux pour le lancer...

 

Il y avait bien un cul à boter oui...

Globalement cet E3 n'est pas l'E3 des bouleversements qu'on attendait pour le jeu vidéo. Il y a de belles annonces de jeu, je retiens surtout Beyond, et The last of us me concernant. La seule conférence qui tire son épingle du jeu est celle d'Ubisoft à qui je tire mon chapeau. Notre firme maison a encore de beaux jours devant elle et a prouvé qu'elle était encore une grande source de créativité. J'ai vraiment aimé la BA de ZombiU avec ce superbe God Save The Queen en fond sonore. Enfin bref, mon sentiment est partagé entre la grosse déception du manque d'annonce punchy et l'excitation de l'annonce et des progrès de certains jeux. Mais l'E3 n'est pas terminé, on peut encore avoir des surprises. Du moins je l'espère ! À suivre donc !

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