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Journal d'un Ours Gamer

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Par Waltrius Blog créé le 22/11/11 Mis à jour le 23/11/13 à 11h15

Plutôt baraque, plutôt pataud, et totalement inoffensif, le joueur de 24 ans que je suis est souvent comparé à un vieil ours. Après 60h de Skyrim, la vérité m'est apparue : A terme, les ours vont dominer le monde. La seule solution pour survivre était de leur vouer un culte sur Gameblog...

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Catégorie : Le temps d'un comics

  
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Le temps d'un comics

Vous commencez à le savoir, j'aime bien lire les comics en relation avec les jeux auxquels je joue. Souvent c'est une grosse déception par rapport au jeu d'origine, parfois c'est une bonne surprise, rarement c'est vraiment excellent et complète parfaitement le jeu. Donc quand j'ai commencé à jouer à Assassin's Creed 3, je me suis renseigné ! Alors il y a bien sur les BD franco-belges (que je n'ai pas encore lu), mais là je vais surtout m'attarder sur les 2 comics, ou plutôt sur la mini-série sur Daniel Cross. AC The Fall et AC The chain.

 

Histoire/Univers

Comme les jeux dont il s'inspire, le comics AC passe du monde moderne (la métahistoire) à l'épopée d'un assassin à une certaine époque. Nous sommes à la fin des années 90, et on suit parallèlement l'histoire de Daniel Cross, junky notoire, et celle de son ancêtre Nikolaï Orelov, membre de la confrérie des assassins pendant la fin de la Russie tsariste. Daniel Cross a un (gros) problème, il est pris de crise durant lesquels il vit la vie de son ancêtre. Rapidement, il pète un cable et est repéré par un groupe d'assassin.

 

Daniel Cross est ENFIN un perso super intéressant dans la metahistoire...jusqu'à ce qu'Ubisoft le massacre dans AC III...

On note  un certain équilibre : L'assassin n'est pas traité au détriment du héros moderne, et vice et versa. Donc pour une fois, on a un héros qui a de la gueule !. Il faut dire que Desmond a le charisme d'un bigorneau aussi... En tout cas, suivre Daniel, mais aussi Nicolaï est vachement intéressant car les deux personnages sont plutôt bien écris.

Autre point intéressant à noter, la métahistoire de l'Univers Assassin's Creed progresse bien plus que dans certains des jeux. On en apprend ainsi pas mal sur le combat Assassins et Templiers de notre époque, ou encore sur la structure de la confrérie de nos jours. Bref, on est quasiment avec un indispensable entre les mains si vous êtes un tant soit peu fan de la métahistoire d'AC.

Nous suivons en parallèle la vie de son arrière grand père, Nikolaï Orelov, assassin de la Russie Tsariste

Mais ce n'est pas l'attrait principal de ce comics ! L'attrait principal, c'est le développement de son héros moderne. Contrairement aux jeux, le comics a le mérite de mettre en avant son héros « moderne », de le travailler, et de le rendre aussi attachant que complexe. Sa montée en puissance, son évolution, le passé de son ancêtre, son but : Tout fait de Daniel Cross un héros bien plus intéressant que Desmond, un assassin hors-pair, un génie de son art... et la révélation à la fin de The Fall (première minisérie de 3 issues) tombe et on ferme le bouquin en se disant « OH PUTAIN ! C'est le meilleur comics issu de jeu vidéo que j'ai lu depuis longtemps ». On termine cette première partie emplie d'un sentiment de dégoût, de pitié et de surprise, et ça c'est bon !

The Chain, la suite directe, est malheureusement un peu moins complexe, moins prenante, mais aussi moins surprenante. On reste sur un bon mouvement qui développe toujours correctement la métahistoire, même si on sent que l'histoire de Nikolaï Orelov a tendance à s'essouffler. On est moins estomaqué à la fin, mais il demeure que cette suite approfondi un peu plus le personnage passionant et complexe de Daniel Cross.

 

Suite directe de The Fall, The Chain est malheureusement un peu moins bon, même s'il reste intéressant à lire

Le pire dans tout ça, c'est que Ubisoft, qui a créé un perso que j'ai adoré suivre, un perso enfin intéressant, mais qu'ils vont juste ruiner dans AC III. Je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler, mais Daniel Cross y apparaît et passe juste pour un débile profond sans aucun intérêt... Quel dommage ! Il aurait mieux valu ne pas l'intégrer à AC III et ainsi éviter un fan-service bien foireux qui dessert un peu plus la série... 

Dessin

Niveau dessin, on va faire rapide. Ne vous attendez pas à un style bien moderne dans le sens d'un DC Comics ou un Marvel bien récent. On est plus dans ce que j'appelle un mix entre le comics et le style franco-belge. Ça manque parfois de finesse, mais rarement et ça reste très agréable à l'oeil et surtout très régulier.

A la croisée des chemins entre BD franco-belge et comics, le dessin reste très agréable même s'il aurait pu être plus fin 

Globalement c'est pas le plus beau comics que j'ai pu lire, mais c'est clairement loin d'être le pus moche ! Le design des personnages, notamment de Daniel Cross est assez classe et renforce son charisme. Par contre le costume d'Assassin de Nikolaï Orelov aurait mérité une vision un peu plus fouillée que simplement rajouter une fourrure pour faire « russe »...

 

Les scènes d'actions sont plutôt rythmés et très lisibles

Conclusion

Lisez-les ! C'est probablement un des meilleurs comics de jeu vidéo qui soit. En plus de bien développer la métahistoire, The Fall et The Chain créent un personnage mille fois plus attirant, plus intéressant et plus charismatique que Desmond. Les quelques révélations sont passionnantes et rythment parfaitement The Fall. The Chain est clairement en deça niveau rythme et révélation, mais il reste intéressant à lire. Mais quel dommage qu'Assassin's Creed III massacre tout ce travail...

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Le temps d'un comics

Retour des critiques de comics après quelques temps d'absence.  J'ai décidé d'abandonner pour un temps les Star Wars. Saturation, besoin de nouveauté, plein de bonnes raisons qui m'ont poussé à aller voir du côté des reboots des DC Comics. C'est poussé par des bons (voir très bon) échos de gameblogers mais aussi par une cover qui m'intriguait que j'ai voulu tester The Swamp Thing.

 

Scénario/Univers

The Swamp Thing, c'est typiquement le héros que je ne connais pas. Je n'ai jamais connu la série avant son reboot et commence donc la lecture sans influence aucune. Et puis il y a bien un truc qui m'a attiré quand j'ai découvert le comics : le nom de son auteur, Scott Snyder, qui signe également l'excellent Batman et la Cour des Hiboux. 

Swamp Thing (ST) c'est pourtant une histoire un peu bateau d'une terre ou s'affronte 3 grandes forces : The green (force de la nature), the red (force de la chair), et The rot (force de la pourriture).  The green et The Rot semblent néanmoins être les forces majeures et s'affrontent pour le contrôle du monde. ST, c'est un des chevaliers de la nature.

Snyder arrive a rendre charismatique un monstre qui ne l'est pas vraiment naturellement 

On suit donc l'histoire du Dr Holland, biologiste qui après une expérience foireuse avait fusionné avec la verdure et était devenu un monstre végétal. Le reboot est amené assez rapidement et de manière plutôt floue : On comprend que Holland est vraiment mort après son expérience ratée, mais que sa conscience a été transférée dans cette d'un ST, en attendant sa reconstruction à la Shepard dans Mass Effect 2. Holland a donc ici dès le début une affinité avec la nature, mais est bien humain, même s'il a les souvenirs de l'ancienne série. Mais cette fois, il refuse de redevenir un monstre. Pendant ce temps un dieu de la pourriture arrive sur terre et veut tout faire péter.

Le scénario peut sembler très classique pour un comics, et i l'est en partie. Il est néanmoins très bien écrit, jamais verbeux, et toujours très fin dans son développement du personnage de Holland (mais aussi d'Abigael). Snyder réussit le pari de ne pas faire apparâitre ST dès le début. Cela fait monter la tension et créé l'attente qui sera finalement récompensée mais clairement pas dès le début !

 

J'ai trouvé l'histoire d'amour entre les deux héros touchante, c'est la première fois que ça m'arrive !

Mention spéciale aux agents de la pourriture, particulièrement malsains et sales. On a enfin droit à de vrais méchants bien flippants. Faire d'un enfant un héros de la pourriture, c'est lier l'innocence à l'horreur, ce qui est particulièrement bien trouvé.

C'est pour ça que même si l'histoire n'impressionne pas, on suit fiévreusement au fil des chapitres le combat de ce monstre vert contre un dieu du camp opposé. Je suis arrivé au bout des 13 ou 14 issues sorties à ce jour, et je crève d'envie de lire la suite.

Bien que classique, l'ennemi (le dieu de la pourriture) est assez sale et dérangeant 

Bref Snyder réussit encore à nos scotcher et rendre la lecture d'un scénario classique absolument passionnante. 

Dessin

Côté dessin, on découvre (pour ma part) Yannick Paquette aux commandes. Si on n'égale certes pas le style fin et ultra soigné d'un Greg Cappulo (la Cour des hiboux), Paquette ne démérite pas.

Il réussit le tour de force de rendre particulièrement classe ST, ce qui n'est pas forcément évident au premier abord avec un monstre qui contrôle les plantes. Le design est donc particulièrement soigné, comme les scènes d'actions l'impliquant particulièrement épiques et dynamiques.

 

Ce n'est pas Cappulo, mais indéniablement Paquette a un style que j'ai apprécié

La encore, j'ai beaucoup apprécié le design des ennemis, agent de la pourriture, très dérangeant et flippant. Le gamin, héros de la pourriture, mais aussi son dieu, véritable aglomérat de chair et d'os, ou encore ces monstres à tête de bébés : Grâce au dessin, tout chez eux respire le mal et la pestilence.

Paquette nous offre un dessin très dans l'air du temps, sorte d'hybride du vieux comics mais avec une touche de modernité. On est clairement dans la moyenne supérieure de ce que j'ai pu lire, et on passe sans problème un super moment à parcourir ses planches.

 

Le vert et le marron (ou rouge), les deux couleurs dominantes du comics, symbole du combat de la Nature contre la Pourriture


Conclusion

Grâce à une histoire plaisante et un style graphique de bonne facure, ST aura été une excellente surprise et devient du coup un de mes comics les plus suivis du moment. J'ai vraiment hâte de continuer à découvrir un peu plus la mythologie de ce héros que je connais si peu. En attendant je vous le conseille vraiment, c'est parmi ce qui se fait de mieux en termes de reboot avec La cour des Hiboux.

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Le temps d'un comics

En attendant un test de Borderlands qui devrait me prendre une éternité à rédiger, je continue ma série sur les comics Star Wars Republic avec cette fois 3 mini-séries.

 

Infinity's End

Après une super introduction du personnage de Quin Lan Vos, on le retrouve dans cette courte mini-série de 4 issues qui se déroule peu après sa « rééducation » de Jedi (rappelons que le personnage est amnésique et qu'il avait oublié sa formation de chevalier).

 

Dès les covers on comprend que le style graphique va être... spécial

Le comics commence par la disparition totale d'une planète, absorbé dans un vortex dont l'origine est inconnue. Contre l'avis de Mace Windu qui pense que Vos est encore très sensible au côté obscur, ce dernier est envoyé pour enquêter sur Dathomir, la planète des sorcières-amazones que les jedi soupçonnent d'être à l'origine de la catastrophe.

Côté histoire, c'est pas bien folichon. C'est clairement moins palpitant et accrocheur que Twilight et surtout le personnage de Vos n'est pas développé comme il le mérite. Résultat, on lit le comics sans grande passion, comme un stand alone qui ne fait pas avancer grand chose dans l'histoire globale.

 

Malgré une histoire très moyenne, Infinity's end vaut le coup rien que pour le style graphique unique : On aime ou on aime pas

Le dessin est quant à lui très particulier. Il tranche assez radicalement avec le style des mini-séries précédentes. Là on trouve quelque chose de plus enfantin, presque plus proche d'un style Arleston, d'un style hybride entre le comics et le manga. Ça donne ici des personnages parfois assez difformes, surtout concernant les visages. Au final ce n'est pas moche, c'est surtout déstabilisant, et ça ne convient pas spécialement à l'idée qu'on se fait d'un comics star wars.

Ce qu'il faut retenir au final, c'est qu'on a là un comics au style graphique assez à part, assez unique, mais avec une histoire ultraclassique. Donc rien d'indispensable !

 

Starcrasher

Pour Starcrasher, on va faire très rapide parce que l'histoire ne dure qu'une petite issue et qu'elle n'est en rien mémorable. Yoshi Raph-Elan, récemment promu chevalier Jedi s'ecrase sur une planète qui s'avère avoir été conquis par un super badass qui eut épouser la fille de l'ancien roi (à qui il a réglé son compte) pour asseoir son autorité et sa légitimité sur ce monde.

Starcrasher, c'est une histoire convenue au possible et un style beaucoup trop enfantin : Hors sujet 

Le scénario est ultra convenu, ne s'inscrit en rien dans le reste de la série, et se révèle au final très enfantin. C'est également le cas du dessin qui est plutôt fin et agréable à lire, mais se destine très clairement à un public plus jeune.

Bref, si vous ne lisez pas, vous ne loupez rien !

 

The hunt for Aurra Sing

Avec cette nouvelle mini-série de 4 issues, on s'attend à du lourd. Le titre parle de lui-même : Il s'agit de la poursuite par le conseil jedi de la tueuse et chasseuse de prime Sith : Aurra Sing.

Des covers stylisées pour une histoire qui fait pschit

Au casting, on retrouve bien sur Aurra Sing, mais également Ki Adi Mundi, son padawan A'Sharad Hett, le jedi tusken (dont le père a été tué par Sing), mais aussi Adi Galia et La femme sombre, l'ancien maitre d'Aurra Sing. On s'attend à de la confrontation, à de l'épique, à du tragique. Et bien rien de tout cela !

Truman, l'auteur, nous livre au final une histoire mollassonne, très classique, et que ne fais quasiment pas avancer l'histoire des personnages à l'exception d'A'Sharad Hett. Bref c'est clairement la déception qui prime à la fin de ces 4 issues.

 

Le style graphique est trop grossier pour nous faire croire au charisme des différents persos

Le style graphique de Fabbri, dessinateur en titre de la mini-série, est malheureusement un peu trop grossier, surtout en ce qui concerne les visages qui perdent considérablement en finesse, et donc en charisme. Les combats au sabre laser ne sont pas non plus très travaillés, ce qui fait que là encore on termine avec l'impression que c'était un pétard mouillé (surtout après avoir vu le style plutôt sombre et fin des covers).

Bref, c'est une déception j'en attendais beaucoup, surtout concernant l'évolution des personnages de la série, mais il n'en est rien.

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Le temps d'un comics

Avec la sortie de RE 6 (qui contrairement a beaucoup, me tente), je me suis lancé dans une grande séance de rattrapage en me procurant les anciens Resident Evil auxquels je n'ai pas joué. Mais aujourd'hui je ne vais pas vous parler de RE 2 auquel je joue en ce moment. Mes lecteurs savent que j'aime pousser mon sujet à fond, et lire le plus de choses possibles sur l'univers du jeu, notamment les comics lié au jeu en question. J'ai ainsi pu retrouver les vieux comics de RE, datant de 1998, et c'est de ça qu'on va parler maintenant !

Resident Evil Official Comics, c'est un recueil d'histoires plutôt qu'une série en 5 issues. Pour la plupart, elles se situent toutes entre RE 1 et RE 2. Elles sont parfois (très) courtes, et s'étalent parfois sur plusieurs épisodes.

 

On rengardant les covers, on y croit, on se dit que c'est pas trop dégueulasse...

Bon il faut d'abord remettre cette série dans son contexte. Elle sort en 1998, peu après la sortie de RE 2, et que donc tous les développements scénaristiques qui ont suivi (Jill dans Raccoon City, Leon en Espagne, BSAA,...) n'existent alors pas. Cela à son importance tout simplement parce que certaines histoires développées vont être carrément incohérentes avec la trame scénaristique officielle de la saga. Ainsi une des histoires centrales traitent du destin des STARS après RE 1. On sait que les survivants du manoir d'Umbrella sont pour la plupart partis pour l'Europe, au siège officiel d'Umbrella pendant les évènements de RE 2. Tous sauf Jill qui se trouve encore à Racoon City comme on le voit dans le RE 3. Le hic, c'est que dans le comics, elle part avec tout le monde en Europe. 

Ce que j'attends d'abord d'un comics issu d'un jeu vidéo, c'est qu'il étende et approfondisse intelligemment un background que j'aime. Autant le dire tout de suite, j'ai commencé ma lecture en étant plutôt enthousiaste, et je la termine en étant totalement déçu. Parce que oui, cette série de comics Resident Evil (il y en a d'autres, qui auront peut-être leur article), est nulle, et ce pour plein de bonnes raisons. 

On peut passer outre les incohérences scénaristiques avec la saga qu'on connaît : le comics est sorti en 1998, tout s'explique. On peut excuser aussi les visages bizarres : là encore vu les tronches pixellisées des persos en 98, on ne peut pas reprocher l'interprétation des dessinateurs. Mais il y a trop de choses absolument impardonnables dans ses 5 chapitres pour sauver ce comics de la ruine.

Que ce soit l'aventure de Barry Burton, ou le funeste destin du Zoo de Racoo City, les histoires sont simplement à vomir...

Les histoires pour commencer : Elles sont très souvent absolument moisies... Les auteurs ont du d'abord décider de leur ordre de publication en les jetant dans un escalier. On s'attendrait logiquement à un déroulement logique entre les évènements du manoir  et la perte de Raccoon City, et c'est le cas au moins au début. Mais dès la deuxième issue, ça part en sucette avec des retours en arrière inexpliqués (et non prévenus ce qui fait qu'on ne comprend rien) ou alors des histoires parallèles qui n'ont pas grand chose à voir avec l'histoire principale.

Mais l'incohérence de la timeline n'est pas le pire. C'est l'écriture qui remporte sans contexte ce qualificatif. Les histoires sont barbantes, incohérentes mais aussi expédiées en 15 pages pour certaines.

Ok, on retrouve quelques personnages et moments forts des deux premiers Resident EVil, mais c'est pas ce qu'on cherchait ! 

Les pires exemples que je retiens, c'est d'abord cette histoire ou on nous explique que Barry Burton est légèrement choqué par les évènements du manoir d'Umbrella (SANS DECONNER) et qu'il voit un psy. Sauf que Barry, visiblement comme tous ses petits camarades dans ce comics, attire les emmerdes. A l'hôpital, il croise son psy visiblement tendu qui doit gérer une crise inconnue dans l'hôpital. Barry découvre qu'il s'agit de zombies (des tests d'expériences illégales de l'hôpital) qui s'echappent et tuent tout le monde dans l'hôpital. En 15 pages, Barry va tuer une cinquantaine de zombie, retrouver et placer une bombe, tout faire péter, sauter du toit, tomber dans la piscine de l'immeuble d'en face, et retourner chez lui comme si de rien n'était...

Autre exemple, histoire encore plus courte, pas plus de 10 pages, mais plus inutile. Il s'agit d'agents d'Umbrella qui pilotent un hélico qui traine plusieurs containers. Leur mission, larguer ces « Bio Organic Weapons » sur des cibles choisies comme des concurrents d'Umbrella. Ils vont ainsi lacher dans la nature un virus G, un tyrant quelques lickers. Au moment de rentrer à la base (10 pages plus loin) un des sujets s'échappe de son container et fait exploser l'hélicoptère... Et là, je ne vous parle par de l'histoire ou on nous explique comment Jill a réussi à tuer un loup-garou sur le campus de Racoon City !

Bref, c'est nul, et ça ne présente aucune espèce d'intérêt pour le background.

Les dessins sont globalement acceptables, mais ne rentreront pas dans les annales 

Il y a bien quelques histoires qui relèvent le niveau comme cet épisode sombre sur une ile paradisiaque à la Dead Island ou l'histoire du scientifique « John » présumé ami d'Ada dans RE 2. Mais même l'histoire principale est confondante de nullité. Les STARS prennent l'avion pour aller en Europe, Umbrella colle le virus T dans l'avion. Malgré la mort des pilotes, Chris réussi à poser un 747 comme une fleur à Londres. S'ensuit une phase de recherche du QG d'Umbrella en Europe qui aurait pu être intéressante. Elle est retranscrite en 4 ou 5 planches ou les STARS tuent des zombies dans la tour de Londres, au musée de Madame Tussaud, dans la Tour Eiffel, dans le musée du Louvre ou encore en plein milieu de l'Oktoberfest à Munich. Tour ça pour retrouver le QG d'Umbrella en Allemagne... Dans un manoir ! Ces passages sont tellement mauvais et incohérents qu'on a envie d'écrire à l'auteur pour lui demander d'aller penser à son prochain récit sur l'autoroute ! 

La seule chose qui fasse vraiment peur, c'est de savoir qu'il y a une suite : Fire and Ice !

Le dessin n'est globalement pas trop mauvais et les canons classiques du comics américain. C'est sympa, sans plus. La nullité du comics est ailleurs.

Vous l'aurez compris : Fan ou pas de Resident Evil, ne le lisez pas ! A moins que vous ne soyez un collectionneur, ces histoires n'ont aucun intérêt et sont même profondément mauvaise. J'ai trouvé d'autres séries Resident Evil qui sont apparemment un peu meilleures, mais je demande à voir, parce que là, on part de loin !

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Le temps d'un comics

Aujourd'hui je reviens après un week end de folie sur Borderlands 2 (dont le test arrivera...un jour) avec la deuxième partie de mon dossier sur les comics Star Wars avec 2 nouvelles mini-série : Emissaries to Malastare et Twilight

Emissaries to Malastare

 

Après un très bon Outlander ou Ki Adi Mundi récupérait un padawan en la personne de A'Sharad Hett, le pillard tusken, on retrouve le conseil Jedi cette fois en mission (du moins la moitié du Conseil) sur la planète Malastare. Le gouvernement légitime de la planète Lannik, ainsi que le mouvement terroriste de cette même planète, s'accordent pour lancer des négociations de cessez-le-feu sur Malastare, sous l'égide des Jedis en tant que médiateurs. Mais les négociations tournent mal et la situation dégénère avec le Conseil au milieu.

Le comics se base malheureusement sur le fan service pour palier une histoire peu passionnante  

Bon l'histoire n'est pas passionnante mais pas inintéressante non plus. On voit par exemple venir le complot à des kilomètres, et la mini-série est découpé en 2 parties, une sur Malastare, une autre sur Nar Shaada, ce qui nuit à son développement. Personnellement, j'ai été un peu décontenancé par cette deuxième partie de l'histoire, qui n'a au final que peu de rapport avec le pitch initial.En contre-partie, l'histoire du Jedi Tusken avance (un peu), on nous présente Quin Lan Vos, un futur (gros) personnage de la série, et on a droit à ne nombreux clins d'oeil à la seconde trilogie de Georges Lucas (Discussion avec Anakin jeune padawan, course de podracers sur Malastare, retour de Sebulba). En dehors de ça, rien d'extraordinaire : On est ici assez clairement dans le fan service. On aime ou on aime pas.

 

On garde ce style de dessin un peu vieillot mais qui évolue vers quelque chose de plus contemporain

Le dessin reste toujours un peu dans ce style vieillot mais pas désagréable des séries précédentes, et on note néanmoins une évolution (certes lente mais réelle) vers un style plus adapté à un comics moderne. Donc globalement le dessin n'est pas désagréable à l'oeil, loin de là, mais il ne devrait pas non plus soulever les foules.

Cette mini-série joue clairement sur le fan service : C'est pas désagréable, mais ça ne réinvente rien. Je préfère largement quand les auteurs font avancer l'Univers Etendu, comme c'est le cas dans Twilight !

 


Twilight

 

Quin Lan Vos, jedi qu'on croise dans Emissaries to Malastare, se réveille  sur Nar Shaada, amnésique. Il a peu de temps pour réfléchir puisqu'il est attaqué par pluseurs groupes de bandits. Commence alors pour lui la (longue) quête de son passé, un voyage qui va le mener de Nar Shaada à  Coruscant, en passant par Ryloth (planète des Twileks) au cours de cette mini-série.

 

Le comics introduit Quin Lan Vos et Aayla Secura, deux personnages très présents dans l'Univers Etendu Star Wars

Sous ce pitch relativement classique se cache un des plus gros fils conducteurs de la série Republic : l'histoire du Jedi Quin Lan Vos. Et elle est plutôt très intéressante ! Ici on a clairement envie de continuer à lire, de comprendre comment il a perdu la mémoire, de savoir ce qu'est devenu Aayla Secura, sa jeune (et désormais connue) padawan qui a disparue. On ne s'ennuie pas un seul instant au fil des 6 issues. En plus on apprend énormément sur le personnages, sur ses origines, et on sent rapidement que son histoire va se complexifier du fait de son affinité avec le côté obscur. Twilight est un chapitre majeur de Republic qui pose les bases de toute l'histoire parallèle de Quin Lan Vos.

 

Le style du dessin devient de plus en plus fin au fil des mini-séries

Niveau dessin, on continue la lente mutation vers un dessin plus moderne, plus fin. Si j'avoue ne pas être un grand fan du style de Vos, il faut reconnaître qu'il est original. Les scènes d'actions sont desormais dessinées avec un style plus moderne ou les mouvements amples et stylisés sont capturés. Bref, niveau dessin là aussi c'est un plaisir à lire

Au final un super comics qui introduit des personnages super importants pour l'Univers Etendu, et ça, on aime !

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Le temps d'un comics

Depuis quelques jours, un peu par hasard, je suis retombé dans une période Star Wars. J'ai commencé par relire mes vieux Clone Wars, et puis j'ai découvert qu'il existait en anglais toute une série de comics Star Wars basés sur la période de la 2ème trilogie : Star Wars Republic. Il s'agit d'un ensemble de 83 issues, comprenant les chapitres ayant servi à réaliser les compilations « Clone Wars » telles qu'on les connaît.

J'ai réussi à retrouver toute cette collection « Republic » et je vais essayer de vous faire partager mon avis sur les différentes histoires racontées, pour que vous puissiez voir si elles valent le coût. Comme je les dévore en ce moment, j'inaugure le test express de comics. Je vais donc condenser un peu mes anciennes critiques pour tenter d'en faire tenir 2 voir 3 dans un seul article.

 

La série "Republic" couvre l'Univers de Star Wars entre l'avant épisode 1, et l'après épisode 3


Prelude to Rebellion

On commence donc la série Republic par cette micro-histoire de 6 issues dédiée d'après son titre à l'origine de la rébellion qui va amener les Clone Wars. On suit donc le célèbre Ki Adi Mundi (un des maitres Jedi avec grosse tête qui meurt pendant la purge de l'épisode 3) sur Cerea, sa planète d'origine alors qu'elle est sujette à un grand débat sur « Pour ou contre la République ». En effet Cerea est adepte de l'harmonie avec la Nature et refuse pour l'instant le tout technologique de la République. Sur ce fond politique, Ki Adi Mundi va devoir déjouer le complot d'un homme politique véreux, complot dans lequel sa propre fille est impliquée.

L'histoire est sympathique, sans être passionnante parce que très clichée. Perso j'ai eu un peu de mal à accrocher, d'autant plus qu'au final, elle n'explique quasiment pas le début de la rébellion séparatiste mais s'attache beaucoup plus à expliquer les origines de Ki Adi Mundi.


Le style graphique est...spécial... J'ai l'impression de voir un style de BD franco-belge
 

Le dessin lui vaut le coup d'oeil. En lisant le comics, j'ai été frappé par le style franco-belge du dessin. C'est simple on se croirait dans un Titin. On a du mal à croire que le comics date de 2003 en voyant ce style. Ça peut paraître étrange et certains n'accrocheront pas du tout, mais ça se laisse appécier. Après sur le moment, j'espère que la suite ne sera pas comme ça parce que c'est sympa 2 minutes, mais ce n'est pas ce que je cherche dans un comics Star Wars. 

Donc un comics pas fondamentalement passionnant. L'histoire est clichée, mais le style du dessin vaut le coup d'oeil. Mais on reste avec un comics qui est loin d'être indispensable.

 

Une histoire finalement peu intéressante rend le comics très dispensable


Outlander

2 ème mini-série de Republic, Outlander se déroule intégralement sur Tatooïne. Les villes sont attaquées par des hordes de pillards Tuskens (les hommes des sables), unies sous un même drapeau et dirigées par un Tusken portant un sabre laser. Le conseil Jedi  qui e remet juste de la mort de Qui Gon Jin a vent de l'affaire et envoi Ki Adi Mundi pour enquêter sur ce renegat.

 

L'histoire, déjà bien plus intéressante, se déroule intégralement sur Tatooïne au milieu des pillards Tuskens

Le scénario est cette fois bien plus intéressant que pour Prelude to the Rebellion. La preuve en est que j'ai dévoré les 6 issues d'une seule traite. Le développement est bien moins évident, et surtout on apprend des tas de choses notamment sur la culture Tuskens. De plus l'histoire introduit de nouveaux Jedi et Siths qui je suppose (et je l'espère) auront une importance notable par la suite dans les Clone Wars. Intéressant, haletant, assez peu prévisible, vraiment Outlander vaut le coup côté scénario.

 

Des personnages récurrents (et intéressants) sont introduits

Côté dessin aussi d'ailleurs. On garde le style un peu vieillot de "Prelude to the Rebellion", mais en le modernisant un peu. S'il n'est pas parfait, il est indéniablement plus proche de l'idée qu'on se fait d'un comics, et se lit bien tranquillement. 

Outlander a été au final une bonne surprise et j'espère voir les nouveaux personnages introduits développés plus tard dans la série

 

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Le temps d'un comics

Suite à ma rechute dans l'Univers Mass Effect après le DLC Leviathan, j'ai décidé de dévorer les comics Mass Effect que je n'avais pas encore lu, et que j'avais un peu laissé tomber.

J'ai donc jeté mon dévolu sur Mass Effect Invasion, sans trop y croire, les comics issu de la série s'étant révélé la plupart du temps très décevants. En effet, les dessins sont parfois baclés, souvent dans la moyenne basse, et les scénarios, s'ils partent souvent d'une idée intéressante, sont expédiés trop rapidement et sont au final sans saveurs.

C'est donc avec un peu d'appréhension que je commence Invasion...

 

Scénario/Univers

Le comics s'intéresse à un trou scénaristique de Mass Effect 3 et se concentre sur la personne d'Aria, cette belle et dangereuse Asari (MODE ULTRA GEEK ON : Elle a la voix de Starbucks dans Battlestar Galactica en VF !) qui dirige le crime organisé sur la station Omega. En effet dans Mass Effect 3, on retrouve Aria dans la boite de nuit de la Citadelle ou elle nous apprend avoir été délogé d'Omega par Cerberus et contrainte de fuir. Mass Effect Invasion nous raconte comment Aria a perdu Omega. Bon ok, au début, comme pour les autres, je me dis que l'idée est sympa, mais que ça va encore être chiant à lire.

 

Aria va devoir défendre Omega contre les moissonneurs...et Cerberus

Et ben non ! Au contraire c'est même pas trop mal écrit. Bon ok, c'est pas du James Ellroy, mais ça se lit bien. On a même droit à des personnages plutôt intéressant comme le Général de Cerberus Oleg Petrovski, feru de stratégie militaire et de litterature. Aria ne change pas et est telle qu'on la connaît, dangereuse, intelligente, et pragmatique. 

Ici, et même si encore une fois, la division en 4 chapitres est trop courte pour pleinement développer l'intrigue et les personnages, l'auteur Mark Walters a eu l'intelligence de ne pas trop étaler l'histoire dans le temps et l'espace. Je m'explique : Dans les autres comics Mass Effect, le rythme est bien trop rapide. On passe par l'espace, plusieurs planètes, on avance dans le temps, et ceci en 4 issues de 20 pages chacunes. Impossible d'écrire quelque chose d'un peu approfondi avec si peu de place. Dans Mass Effect Invasion, les 4 issues se focalisent sur un événement précis, et court dans le temps : la prise d'Omega par Cerberus. ça nous laisse le temps de souffler, mais surtout, ça laisse à l'auteur le temps d'approfondir un minimum ce qu'il raconte. Ici j'ai eu l'impression que les dialogues étaient plus travaillés, plus intéressants à suivre que dans les autres comics de la série. Et c'est là que Invasion m'a accroché : Une meilleure gestion de son scénario ainsi que de l'espace et du temps qui lui sont impartis.

 

L'histoire est n'est certes pas digne d'un Walking Dead, mais elle a le mérite d'être cohérente avec la structure en 4 issues

Après le scénario n'est pas révolutionnaire non plus, et sert juste à combler ce vide dans l'histoire autour de Shepard. Ne vous attendez donc pas à des révélations, vous n'en aurez pas. Il n'y a pas de surprise : Ici dès le début on sait comment ça va finir.

Dessin

C'est l'autre bonne surprise de la mini-série ! Comme ceux qui me suivent ont pu le voir dans mes précédents articles, les dessins des comics Mass Effect, c'est pas le pied. On oscille généralement entre le pas mauvais et le franchement dégueux. Mais cette fois Bioware semble avoir mis la main sur un bon dessinateur : Omar Francia.

 

Aria dans "Redemption" puis dans "Invasion" : Clairement on a affaire au meilleur dessin des comics Mass Effect

Pour une fois, le dessin a un style propre, et pas une touche générique qui donne l'impression de sortir d'une usine. Aria est superbe, bien dessinée et à aucun moment je n'ai eu la sensation qu'elle ne ressemblait pas au personnage que je connaissais du jeu (comme ça a par exemple été le cas pour Liara). Chose assez rare pour être notée, les visages sont soignés, donc absolument pas ridicules ou disproportionnés. De même les combats sont plutôts bien dessinés, mais c'était déjà le cas dans les autres comics. Bon on a peu de prise de risque, le style étant totalement calqué sur ce qu'on connaît du jeu, seul les monstres issus de technologies moissoneurs sortent (un peu) des sentiers battus.

 

Bioware tient son meilleur dessinateur pour ses futurs comics : Omar Francia

Au final, le dessin m'a plus, et ne m'a a aucun moment rebuté, ce que je n'attendais pas.  Certes, il y a peu d'innovation en terme de design de la part de Omar Francia, mais ce qu'il fait, il le fait bien. On a un dessin travaillé, fin et précis, qui dénote des autres comics Mass Effect, possèdant un trait plus grossier.

Verdict

Lisez-le ! L'histoire est plaisante à lire, même si elle n'apporte pas de révélations tonitruantes sur l'Univers. On a la un rythme plus adapté à la "mini-série" et donc une histoire plus intéressante, plus cohérente. Et surtout le style graphique est bon. Bon c'est pas le comics de l'année, mais pour une fois, on a pas totalement l'impression de lire un pur produit marketing accompagnant la sortie du jeu... même si c'est le cas !

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Le temps d'un comics

Assez peu d'actualité purement "jeu" pour moi en ce moment, étant donné que je refais Borderlands, et que je continue Skyrim. Néanmoins, je me replonge dans les séries et les comics ces derniers temps, mes critiques devraient donc être plus nombreuses sur ces sujets, au moins jusqu'à Walking Dead episode 3 ! 

Aujourd'hui, je vais parler de Catwoman. Avec Batman et la Cour des Hiboux, c'est un des autres comics qui est mis en avant dans les FNAC et compagnie ces derniers mois. Grand fan de Gotham, et ne connaissant pour ainsi dire rien de la mythologie de Catwoman, j'ai décidé de sauter le pas. Sachez néanmoins que j'ai lu le comics jusqu'à l'issue 12, et que le tome vendu en magasin (version française du moins) va jusqu'à l'issue 7 (ce qui a son importance !).

 

J'avoue avoir été attiré par la cover au premier abord, le dessin mettant en avant les formes "avantageuses" de Catwoman, tout en gardant un trait fin et précis. Le premier rôle d'un cover, c'est d'être belle et attirante. Ça a marché...et puis le reste à fait pschiiiit...

Scénario/Univers

Sur ces 12 premières issues, il va être assez difficile pour moi de vous faire un synopsis...tout simplement parce qu'il n'y a pas ou peu d'histoire de fond, de liant entre les chapitres. Et on touche là un gros problème du comics : C'est décousu. On est plus sur un receuil de plusieurs histoires courtes que sur une histoire s'étalant sur plusieurs épisodes comme pour La Cour des Hiboux par exemple. Certes ici aussi les histoires se suivent dans le temps, mais elles sont bouclées super rapidement, au maximum en 3 chapitres ! Il est donc assez difficile pour l'auteur d'approfondir les personnages, les vilains, les ambiances. Rien ne nous incite vraiment à lire la suite...

 

Jusqu'aux chapitre 8, les histoires s'enchainent... sans jamais vraiment convaincre de continuer

Et encore, les receuils de nouvelles, je connais, et j'aime bien. Mais là, comme le tout va trop vite et est assez peu approfondi, le scénario, ou plutôt LES scénarios, en deviennent chiants...

Le pitch ne décolle pas avant le chapitre 7 ou 8. Avant, on enchaine des histoires super clichées et sans intérêts. Heureusement quelques histoires sauvent un peu la donne après ce long démarrage. Je pense notamment à l'apparition de la Cour des Hiboux, de l'Ergot, ou des quelques chapitres sur la traque de Dollhouse. Mais, si interessant soient-ils (et encore, on est à des années lumières de Batman et la Cour des Hiboux), ces chapitres sont encore expédiés super rapidement ! L'apparition de la Cour des Hiboux dure un chapitre, soit 25 pages ! L'enquête sur Dollhouse est étalée sur 3 chapitres, mais reste hyper simpliste et ne permet pas de travailler son méchant correctement.

 

Les chapitres avec Dollhouse et la cour des hiboux, malgré leur rapidité, sauvent le comics de la catastrophe

Le scénario de ce comics souffre donc de deux gros problèmes, il est largement ininteressant et cliché, mais il est aussi trop irrégulier pour accrocher un lecteur suffisamment longtemps. Si vous tenez jusqu'au chapitre 7 ou 8, vous aurez des histoires un peu plus accrocheuses... mais expédiées trop rapidement. Bref j'esperais en apprendre plus sur l'heroine, et lire une histoire sombre et accrocheuse : rien de tout cela ! Ce n'est donc pas pour le scénario que vous acheterez Catwoman

Dessin

Globalement je qualifierai le dessin de "pas dégueulasse". Autant ce n'est clairement pas moche (sauf à certains moments), autant c'est bien en dessous de ce que j'ai pu voir dans d'autres comics. Les visages par exemple rendent pas trop mal, mais les corps et certains personnages secondaires (Spark par exemple) sont moins bien dessinés. Heureusement, Catwoman est généralement assez bien dessinée.

 

Le dessin est correcte, mais ne retourne pas la tête

Il y a un truc que je déteste dans les comics, c'est quand, en plein milieu d'une histoire, le dessinateur change et donc le style avec lui. Si le style de Guillem March est globalement propre et fin, le style de Adriana Melo est plus grossier, beaucoup moins fin. Heureusement Melo n'a dessiné que quelques issues (3 ou 4) sur l'ensemble. Il n'empêche que Melo a dessiné 7 et 8, c'est à dire en plein milieu de l'intrigue, avant un retour de March. Ça nuit pas mal à la cohérence graphique de l'ensemble.

Le style graphique change pour 3-4 chapitres en plein milieu du comics... et devient moins fin

Mais le gros problème du dessin selon moi, c'est encore l'hyper sexualisation de l'ensemble.

Dès le premier chapitre, Catwoman couche avec Batman, comme ça, cash. Outre le fait qu'avoir une telle scène dans l'univers Batman (et ce même si le personnage de Selina Kyle est fondé sur la féminité extravertie) me fait bizarre, je trouve aussi très racoleur de mettre ça dès le premier chapitre...Alors oui Catwoman, c'est la femme libre, et elle se balade tout le temps en combi cuir, mais bon, les auteurs ont un peu tendance à trop la montrer en soutif, ou en décoleté plongeant et à la dessiner avec des courbes plus que généreuses. Ça réduit le personnage à une cambrioleuse bimbo (que l'écriture ne vient pas renforer), alors qu'Anne Hathaway avait réussi à rendre le personnage aussi intelligent que sexy dans TDKR.

 

Dès le début on comprend que Catwoman va être (trop) erotisée, alors qu'elle n'a pas besoin de ça

Au départ le dessin m'avait plu via la cover, mais m'a deçu sur le long terme, tant il se concentre sur son héroïne et la sexualise au possible, au détriment du reste. Au final, je dirai que ce dessin est dans la moyenne, pas plus.

Conclusion

 Et ben c'est pas brillant. Ce comics me laisse un gout amer. J'y croyais pas mal, et au final il se révèle très moyen, combinant un scénario bateau avec un dessin correcte mais sans plus. Le fait d'enchainer Catwoman après avoir lu La Cour des Hiboux n'a pas du aider, c'est sur. Mais il demeure que je ne conseille pas ce comics, surtout vu que les quelques chapitres interessants ne sont pas dans le volume vendu en France (qui va du chapitre 1 à 7). Gardez vos sous pour acheter autre chose, à la rigueur un autre comics sur Catwoman ! Moi, en tout cas, c'est mal parti pour que je lise la suite.

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Le temps d'un comics

Entre Arkham City, que j'ai terminé en début d'été, The Dark Knight Rises que j'ai vu en juillet, et l'engouement des gameblogers pour les comics Batman, j'ai eu aussi envie de me lancer avec La Cour des Hiboux et Batman par Grant Morrison. Aujourd'hui je vais parler de La Cour des Hiboux, dont j'avais déjà entendu beaucoup de bien depuis quelques mois.

SPOILERS ALERT

 

 

Scénario/Univers

Alors que Bruce Wayne dévoile à Gotham ses plans de reconstruction des quartiers de la ville, un homme est retrouvé mort, criblé de couteaux et cloué au mur. Il a apparemment eu le temps de laisser un dernier message sur le mur avant de mourir "Bruce Wayne mourra demain". Batman va progressivement découvrir que la mort de la mystérieuse victime implique une société secrète de Gotham, inactive et dont le secret n'a survécu que dans une comptine populaire "la Cour des Hiboux".

 

L'aspect "détective" de Batman n'est pas en reste

Si le pitch de base peut sembler simple dit comme ça, il n'en est rien. Dès la fin du premier chapitre, on est dedans, et à fond même. Dans un batman, ce que je recherche, ce n'est pas tant le super-héros que le côté détective, l'enquête, et surtout les bad-guys, toujours issus d'un thème de la folie et de la psychiatrie.Et bien là j'ai été servi ! L'enquête est bien présente, et étude de la scène du crime, ouverture de vieux dossier, ou autopsies jalonnent ce premier tome. Cette partie n'est d'ailleurs jamais ennuyeuse, ce qui n'est pas toujours évident dans certains comics ou les monologues de réflexion ont parfois tendance à s'éterniser. On retrouve également les personnages secondaires bien connus de l'univers Batman comme le commissaire Gordon, Nightwing, Damian Wayne, Robin etc.

 

La Cour des Hiboux, avec l'ergot au centre : Un design simple mais malsain et efficace

Côté ennemi, on est aussi gâté. En tant que nouvel acteur de l'univers Batman, on ignore encore tout de la Cour des Hiboux, le véritable ennemi ici. L'apparition de ces membres est distillée avec suffisamment de parcimonie et de mystère pour nous tenir en haleine tout le long. Savoir que cette Cour regroupe des humains normaux dont l'identité est cachée et qui controleraient Gotham dans l'ombre depuis des décénnies ne peut qu'éveiller la curiosité.

Il y a aussi "l'ergot", cet espèce de guerrier masqué très baleze. Il est aussi assez de charismatique, surtout grâce à son costume représentant un hiboux. Ses aptitudes ne sont pas forcément identifiables tout de suite (elles le seront au cours de l'épisode), mais ça permet de renforcer son côté sombre et mystérieux. On est loin de la folie du Joker, de la brutalité d'un Killer Croc, ou même du côté joueur de l'Homme Mystère ici. On est face à un bad-guy plus classique, moins fou, mais toujours très charismatique. Surtout il a le mérite d'être complètement nouveau et d'enrichir un peu plus, avec la Cour, la légende globale de Batman et de Gotham.

 

La scène du labyrinthe est un vrai bijou ou les auteurs jouent avec la confusion du lecteur

Je tenais également à faire un focus sur la scène dans le labyrinthe, un des moments forts du comics. Batman est ainsi piegé par la Cour dans une sorte de labyrinthe de marbre blanc ou il reste prisonnier plusieurs jours. Le chevalier noir y est aussi affaibli physiquement (il ne peux que boire, et en ignorant si l'eau est droguée ou pas) mais aussi et surtout mentalement. Et on l'observe tenter de trouver une sortie et commencer à y laisser peu à peu la raison. Le passage est aussi génial car il joue avec le lecteur. Non content de nous faire croire que Batman a enfin trouvé une sortie, ou qu'il devient peu à peu schyzophrène, le comics voit sa pagination et sa structure bouleversée. Pendant 6 pages, nous sommes obligé de tourner la BD pour continuer à lire, pous la mettre carrément à l'envers, puis enfin, la lire de droite à gauche. L'effet est génial et immédiat puisque que comme Batman, on a un moment de flottement ou on ne comprend pas, on se demande ce qui se passe, on est un peu perdu.

Ce petit truc, je l'ai trouvé génial et extrêmement bien pensé pour impliquer le lecteur et lui faire ressentir la désorientation du héros.

Globalement, le scénario est passionnant,  gagne en puissance au fil des chapitres, et termine sur un final qui augure du meilleur pour le tome 2 !

Ce nouveau méchant de l'Univers de Gotham est assez charismatique 

Dessin

Ceux qui me suivent savent que j'attache énormément d'importance au dessin. Et bien de ce côté là non plus je n'ai pas été déçu. Ne vous attendez pas à retrouver un style "vieux comics", là on a un style plutôt moderne comme je les aime, alliant classicisme, visages taillés à la serpe et trait fin. On est clairement pas dans un comics au rabais niveau dessin.

Les covers sont souvent très classes comme vous pouvez le voir, et n'utilise que peu de couleur, leur permettant de claquer un peu plus. Simplicité et efficacité, c'est tout ce que j'aime !

 

Niveau design, Bruce Wayne est assez classique, mais on ne leur demande pas d'innover là dessus. Par contre, je suis complètement fan du design des ennemis. 

Les membres de la Cour des Hiboux est simplement illustrée par des gens en costume cravate ou robe de soirée, mais portant un masque ultra épuré représentant une chouette effraie. Simple, mais assez dérangeant pour être malsain.

L'ergot est quand à lui plus travaillé. Un costume sombre qui vaut surtout pour son masque reproduisant la tête d'un hibou grâce a un habile assemblage très steampunk à mon gout.

 

Le comics offre un dessin fin, soigné et moderne comme j'aime 

Vraiment le dessin est excellent (Oui je peux apprécier autre chose que du Turner !) et j'espère qu'il sera de la même qualité dans le tome 2

Conclusion 

C'est du tout bon ! La Cour des Hiboux combine un scénario original (pour Batman), mystérieux, stressant et sombre avec des dessins fins, travaillés et modernes. Il fait clairement partie des must have en terme de comics Batman, du moins si vous cherchez du Batman contemporain

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Le temps d'un comics

 SPOILERT ALERT

Ceux qui suivent mes petites critiques de comics savent que j'avais beaucoup aimé lire le premier volume de Fathom, son univers, et que j'avais surtout accroché au style graphique de Michael Turner. Malheureusement, Michael Turner, gravement malade alors, et désirant se concentrer sur la construction d'Aspen Comics, a décidé de déléguer l'Univers de Fathom à Koi Turnbull, un autre dessinateur, chargé de réaliser le volume 2. Je dis malheureusement parce que pour moi, mon intérêt pour Fathom en a pris un sacré coup, mais je développerai cela plus loin.

 

 Scénario/Univers

Le scénario reprend le fil peu de temps après les évènements du premier volume. Pour rappel, Killian a été vaincu par Aspen alors qu'il s'apprêtait à engloutir les continents par les océans, détruisant les humains et permettant aux bleus d'être la seule race survivante.

 

Les "Blacks", la nouvelle race dont la menace pèse en filigranne tout le long du volume

 Le volume 2 repart sur une piste intéressante laissée en suspend à la fin du premier volume. Killian avait fait un pacte avec l'Amiral Maylander, sorte de chef d'état major de la Marine américaine, avant de le trahir. La chose a laissé un goût amer à Maylander qui a décidé, suivant sa théorie selon laquelle il faut éradiquer toute menace à la survie de l'humanité, de déclencher une guerre avec les bleus. 

A cela s'ajoute la réapparition d'une 3ème race "légendaire" à savoir les "noirs", sorte de bleus des profondeurs abyssales et qui décident eux aussi d'éradiquer l'humanité. Bref tout ce joyeux petit monde va se foutre sur la gueule et Aspen et ses amis vont se retrouver au milieu du conflit.

 

Kiani, un des nouveaux personnages intégrés, et qui devrait avoir un rôle important pour la suite de Fathom

 Le scénario n'est pas bouleversant mais a le mérite de creuser l'Univers de Fathom, en nous faisant visiter plus en profondeur (Fathom - Profondeurs ! Ok je sors...) la culture des bleus, leurs villes, leur système politique et également les légendes concernant les "noirs", qu'ils considèrent comme des divinités.

 Globalement assez lent (et si on ne voit pas toujours ou il veut en venir), le scénario devient un peu plus hâletant et intéressant dans les derniers chapitres. On est dans la continuité du premier volume, c'est assez intéressant et assez riche en révélations pour donner envie de continuer à lire, sans qu'on soit en admiration devant l'histoire. En tout cas, à la fin, on a envie de connaître l'histoire du volume 3.

On retrouve des personnages complètement squeezés à la fin du premier volume

Dessin 

C'est là que le bas blesse, que tout s'effondre. Koi Turnbull a du avoir une grosse pression en reprennant le travail de Turner, et je pense qu'il a tout fait pour suivre les traces du maître. Mais malheureusement, il ne fait que s'en approcher, et encore, on reste très loin du dessin de Turner.

Aspen ne ressemble plus à Aspen, et les visages ont des traits bien plus grossiers qu'avec Turner

Les personnages sont beaucoup moins fins, les visages sont plus grossiers. Bref, on sent un fossé entre les 2 styles, un fossé sur lequel je n'arrive pas à passer outre malgré les efforts. Je me suis dit que Turnbull essayait de trouver sa propre voie, son propre style (volonté louable en soit !), mais rien à faire, son style ne me plait pas. Vous verrez par vous-même si vous décidez de lire le comics, ou avec les quelques échantillons que je propose, mais des fois, les visages des persos virent carrément au grotesque et sont totalement disproportionnés. Le style de Turner est un mix entre visages taillés à la serpe, rondeurs féminines et persos maculins taillés en V. L'Aspen de Turner alliait côté sexy et grace, tandis que Turnbull ne garde que le côté sexy et va se concentrer sur des formes toutes en rondeurs. 

J'ai noté une différence dans la qualité du dessin entre les scènes de combat et les scènes plus posées. Si les scènes de discussions sont à mon sens mal rendues, Turnbull maitrise mieux les scènes de combats ou curieusement les visages sont moins hideux, les corps mieux dessinés. Bref ces scènes sont plus agréables à regarder (même si ce n'est toujours pas du Turner).

Certaines scènes normalement importantes virent même au ridicule à cause des dessins...

Néanmoins là ou Turner arrivait à se démarquer de la concurrence par un style unique, j'ai l'impression de retrouver de mauvais comics Star Wars (la série des Comics Clone Wars avait tantôt de superbes dessins, tantôt des horreurs) avec le style de Turnbull. C'est du médiocre et déjà vu en plus. 

 

Dans Fathom Vol 2, c'est la guerre. Et heureusement les combats sont mieux réussis que les visages...

Verdict

Le verdict n'est globalement pas bon. Je savais en achetant ce volume 2 qu'il fallait que je passe outre le changement de dessinateur, or je n'ai pas vraiment réussi ici. Cette réaction, probablement un peu dure et sévère est une combinaison entre le fait que j'aime vraiment le style de Turner, et le fait que le style de Turnbull n'est pas bon à mon goût. Les personnages ont changé de visages et je n'arrive pas à m'y faire. C'est con parce que que l'histoire n'est pas mauvaise, avec le conflit entre les humains et les bleus, mais le style a tendance à tout tuer.

J'ai quand même bien conscience que c'est un ressenti très personnel et que tout le monde ne sera pas d'accord. Je conseille donc de le feuilleter, pour vous faire une idée du style graphique et voir si vous y êtes allergique ou pas. Perso, je vais feuilleter le volume 3 avant de me décider à continuer ou pas l'aventure. 

 Ça m'interesserait pas mal d'avoir l'avis des autres gameblogers amateurs de comics sur ce volume, histoire de savoir si je suis juste un extremiste fanatique de Turner ou si d'autres ont été déçu ;)

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