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Journal d'un Ours Gamer

Journal d'un Ours Gamer

Par Waltrius Blog créé le 22/11/11 Mis à jour le 23/11/13 à 11h15

Plutôt baraque, plutôt pataud, et totalement inoffensif, le joueur de 24 ans que je suis est souvent comparé à un vieil ours. Après 60h de Skyrim, la vérité m'est apparue : A terme, les ours vont dominer le monde. La seule solution pour survivre était de leur vouer un culte sur Gameblog...

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Achat du Jour

Oui j'ai craqué, après avoir dit que je serais fort et que je résisterais à la tentation, j'ai craqué, j'ai acheté Fallout 3 New Vegas ! Etant un grand fan de Las Vegas t ayant eu la chance d'y aller, je suis impatient de voir l'ambiance que peut dégager un tel jeu !

 

Autre craquage, commandé mais pas encore arrivé, God of War Collection Volume 1, histoire de me remettre dans le bain et de refaire les épisodes canoniques de la série avant d'enfin acheter le 3ème volet.

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Mon jeu du moment

Walking Dead episode 1 : A new day m'avait vraiment accroché, et j'ai très rapidement eu envie de connaître la suite de cette aventure parallèle de l'histoire principale de la série. C'est pourquoi je me suis très vite jeté sur sa suite "Starved to Death".

Je vais cette fois faire plus court, le principe du jeu ayant été développé dans mon précédent article sur la série. On reste dans le même point & click ou dialogues et relations humaines importent bien plus que l'éclatage de zombie à la chaine. Je vais d'ailleurs tenter d'éviter tout spoil sur l'épisode, puisque vous casser le suspens reviendrait à tuer votre propre expérience de jeu.

 

N'y allons pas par 4 chemins, ce 2ème épisode est meilleur que le premier, que j'avais déjà adoré, renforçant encore l'immersion et l'impression de regarder une série et non plus de jouer.

Pour être complet, il faut tout de même parler des défauts. Ils sont identiques à ceux du premier épisode.

Si vous n'aimez pas les jeux principalements fondés sur du dialogue, alors passez votre chemin, cette épisode se permettant même de mettre un peu de côté les enigmes qui sont même simplifiées.

Pareil, si vous n'aimez pas l'ambiance de la licence Walking Dead, vous n'accrocherez pas. Ici on va plus se concentrer sur la survie de tous les jours, le manque de nourriture, les disputes entre survivants, plutôt que sur le combat contre les "walkers".

Enfin, si le cell-shading passe toujours aussi bien, le jeu reste pas mal bugué avec notamment des freezes réguliers dans les dialogues comme si la console ramait à trouver les réponses des personnages à vos choix de dialogue. Ce n'est pas un gros défaut, mais ça reste trop présent pour un jeu de cette qualité.

 

Nous sommes 3 mois après la fin de l'épisode 1 : Rationnements et chasses infructueuses rythment desormais le quotidien des survivants

Mais encore une fois ces défauts vous passeront tellement au dessus de la tête si vous accrochez à l'histoire ! Et quelle histoire ! Elle m'a perso vraiment prise aux tripes cette fois. 

On retrouve Lee et Clementine environ 3 mois après la fin de l'épisode 1, au sein de leur groupe de survivant qui souffre cette fois d'un sévère manque de nourriture. Les survivants se mettent alors à chasser mais sont peu chanceux et la situation devient de plus en plus tendue entre les survivants qui se disputent de plus en plus. Ce deuxième épisode démarre donc mal, jusqu'à ce que deux inconnus proposent de les emmener dans leur ferme, ou ils seraient à l'abri. Le deuxième opus est sombre, bien plus sombre que le premier. Vous y verrez beaucoup moins de zombies, et beaucoup plus d'humains. Et c'est là qu'on touche le génie de cet épisode : se concentrer sur les humains. Car le jeu, comme le comics, pose clairement la question de "comment réagirions-nous dans une telle situation ?". On comprend alors que, les héros croisants plusieurs bandits, les zombies sont loins d'être la seule menace, et peut-être même la moins dangereuse. Les humains, dans une situation ou leur survie est en jeu, peuvent se transformer en bêtes. Devant un tel constat, comment réagir quand vous rencontrez des humains dans le besoin ? Allez vous les aider au risque de vous faire repérer ? Allez vous les laisser se faire dévorer au risque de perdre votre humanité ? Le jeu nous apprend qu'à ce jeu, il n'y a pas de bonne réponse.

 

St. John Dairy : C'est dans cette ferme que se passera 90% de l'épisode

Ainsi dans vos relations, aussi bien avec vos amis survivants qu'avec les nouveaux venus, vous vous montrerez méfiants. Vous devrez choisir de soutenir tel point de vue plutôt qu'un autre dans votre bande. Vous devrez choisir de faire confiance ou pas tout simplement.

 

Les tensions s'exacerbent de plus en plus au sein du groupe

Le final de l'épisode, explosion du suspens et de la tension accumulés tout au long des 2h-2h30 de jeu, vous poussera a réagir comme vous auriez réagi en pareille situation. Ce final nous renforce dans l'idée qu'on combat pour bien plus que notre simple survie, mais aussi pour la santé mentale de  Lee.

J'ai rarement été aussi chamboulé et stressé par la fin d'un "jeu" 

Bref, cet épisode 2 m'a retourné grâce à une histoire bien plus forte que dans le premier épisode, et j'ai vraiment adoré ça. Je ne pourrais pas en parler plus sans vous spoiler la fin, ce qui serait une grave erreur. Maintenant comme le dit Plume dans son test, je n'ai plus qu'à me recroqueviller dans un coin sombre de la pièce et à pleurer en attendant le 3ème épisode (qui sort dans quelques semaines !). Encore quelques épisodes comme ceux-là et le jeu pourrait bien devenir mon GOTY 2012 !

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Mon jeu du moment

Castlevania LoS était typiquement le jeu qui m'attirait peu au départ mais dont je savais que je loupais un grand truc en y jouant pas. Les tests et autres avis ont achevé de me convaincre que je devais rattraper mon retard et que je devais y jouer. Je me le suis donc acheté en occaz sur ma bobox. Et là c'est le drame ! Je n'aime pas. Je sais que c'est bon, je vois que c'est bon, mais rien à faire, je n'accroche pas du tout, je trouve ça chiant, redondant, presque sans âme. Mais pourquoi ?!

 

 

Le jeu est bon, c'est indéniable. J'aime beaucoup ce qu'il ont fait avec cet espèce de reboot de la série Castlevania dont j'adore l'histoire mais que je trouve élitiste au possible, ce qui m'a toujours empêché d'y jouer. La tâche s'annonçait rude pour le studio espagnol, mais ils ont réussi à redonner un coup de jeune à une série (japonaise) un vieillisante

Entre la croix de combat de Gabriel et les lames du Chaos de Kratos, peu de différences...

Le système de jeu est bien foutu, et pour cause, c'est un resucé complet de God of War. On ne compte plus les éléments de gameplay "inspiré"de GoW :

  • L'idée de la "croix de combat" agrémentée d'une chaine par exemple est assez classe, et permet au passage d'avoir un gameplay proche de God of War avec ses lames du chaos.
  • On ramasse des orbes sur les ennemis et ont vend ces orbes contre de nouveaux combos, de nouveaux pouvoirs.
  • Il y a bien ce que j'appelle de "fausses phases de plateformes" totalement assistées pour créer des moments plus calmes, plus contemplatifs
  • Les ennemis comme les boss ont des finishs move, synonymes de finals sanglants.
  • Des enigmes à résoudre pour avancer du type "la clef est en deux morceaux, trouve les". Mais contrairement à GoW, certaines enigmes se révèlent bien plus coriaces par la suite.
  • Enfin on ramasse des morceaux de gemmes cachés pour augmenter sa vie ou sa magie. 

Tant de points qui rappellent le maitre étalon du genre : On est dans un beat'em all très classique dans le plus pur style instauré par God of War. C'est efficace et maitrisé, mais bon...

 

Le level design est grand, beau, mais seul le château des vampires m'aura vraiment marqué

Le level design est par contre assez marquant. Les combats contre les titans, ou on doit grimper sur eux comme dans un Shadow of collossus, restent des moments cultes, tout comme le (court) passage dans la boite à musique de Baba Yaga (un vrai coup de coeur). Les environnements sont bien pensés, et variés : On passera des ruines loup-garous au royaumes des morts en passant par le fameux chateaux des vampires. Mention spéciale au château vampire qui, bien que classique au premier abord, se révèle être la partie la plus interessante, notamment grâce à l'influence de Frankenstein dans certaines salles.

 

La direction artistique est clairement LE point fort du jeu

La direction artistique est clairement le principal point fort du jeu. Là le studio espagnol s'est laché et nous offre un univers riche, travaillé et souvent original. Les designs des monstres comme les lieutenants vampires, le boucher du château, ou les poupées de la jeune vampire rivalisent d'originalité et de talents artistiques. On sent que les développeurs se sont approprié l'Univers et l'ont réinterprété habilement. L'influence artistique de la culture espagnole est aussi très présente via les diverses apparitions entre autres de Pan et des Chupacabra. Pan par exemple est directement inspiré du personnage du même nom dans le film Le Labyrinthe de Pan. Cette influence apporte réellement un vrai plus à l'ambiance du jeu.

On a donc là un jeu qui transforme habilement la licence dont il est tiré, notamment et surtout grâce à une direction artistique de haut vol. Mais alors pourquoi je n'ai pas aimé LoS, ce jeu que beaucoup vénèrent et dont tout le monde attend la suite avec imaptience ?

Je vais être cash : Tout simplement parce que je me suis ennuyé en jouant.

 

Je trouve qu'il y a trop de ressemblance entre Kratos et Gabriel en termes de gameplay

Oui le gameplay est efficace.... Mais d'un classicisme ennuyeux au possible. C'est peut-être un peu fort, mais je me suis souvent fait la remarque que j'avais l'impression de jouer à un God of War avec un super skin Castlevania. Le jeu suit tellement les traces du maitre en termes de gameplay qu'il en oublie d'être intéressant et original à ce niveau là. Oui les combats ont de la gueule, comme les phases de plateforme, mais ayant joué à presque tous les GoW, je connais, j'ai envie de voir autre chose. Même sur GoW que j'ai adoré, je n'ai jamais été en extase devant le gameplay qui avait facilement tendance à se répéter inlassablement. Des monstres ont va en zigouiller whatmille tout au long du jeu. Les pires étant les mandragores, petits monstres justes chiants, qu'on croise de temps en temps et qui pop-up sans arrêt.

Alors oui le gameplay est efficace, mais je n'ai pris que peu de plaisir à jouer, je cherchais quelque chose de plus original, de moins "copier-coller", et surtout quelque chose de moins laissant. Au final je rushais les niveaux pour atteindre le bout le plus vite possible et faire avancer l'histoire dont je pensais qu'elle était prometteuse...

 

Gabriel veut venger sa femme récemment décédée, mais aussi la réssuciter grâce au "Masque de Dieu"

GIGA SPOILER ALERT

L'Histoire parlons-en. On incarne Gabriel, un chevalier de la Brotherhood of light dont la femme a récemment été tuée par les monstres qui ont soudainement envahi le pays. Gabriel a donc les boules, et il est pas content. Il décide donc de traquer l'origine du mal et de l'anéantir. Gabriel est typiquement le genre de héros que j'adore. Il est sombre, il est rongé par la haine, la vengeance et surtout il est dévasté par la perte de sa femme, Marie. Un peu plus loin dans sa quête, il apprend qu'il y a peut-être un moyen de ramener les morts à la vie en tuant les Lords of Shadow, les maitres du mal en gros, et en assemblant "le masque de Dieu" dont ils possèdent les fragments. Là je me dis, "cool, on a un héros qui va tout faire pour ramener sa femme à la vie, quitte à se corrompre dans le processus et devenir le mal", un thème assez classique en soit, mais que j'adore. Donc je voyais un gros potentiel au scénario et c'est ce qui me faisait avancer dans le jeu.

 

Vengeance, descente aux enfers, haine : L'histoire avait tout pour me plaire...

Et ben non, que dalle, rien, nada. D'abord le scénario est lent, mais lent ! Gabriel fait peu de rencontre donc parle peu, très peu. Les seules paroles viennent donc d'un monologue de Zobek qui nous raconte l'histoire à chaque début de niveau. L'ennui, c'est que Zobek est chiant, et verbeux au possible. Alors oui chacun des Lords of Shadow fait un peu avancer l'histoire, et encore. On se retrouve tout souvent à enchainer les niveaux alors que rien ne se passe.

Je misais beaucoup sur l'esprit descente aux enfers de Gabriel, sa lente corruption dans sa quête de réssuciter sa femme. J'y croyais vraiment, surtout quand on voit ces actes (ils déboite quand même whatmille bestioles, plus certains innocents) mais aussi les monologues de Zobek qui le décrivent comme un monstre froid et plein de rage. Et ben non ! A la fin, Gabriel devient le soldat de Dieu face à Satan et ne culpabilise pas d'avoir tué entre autres sa femme et la jeune fille muette qu'il a rencontré en chemin "parce qu'il était controlé par Zobek"...

Le jeu se termine donc sur une fin archi plan plan, et toute gentille ou Gabriel a sauvé les âmes du monde, ou Dieu le pardonne, et ou Satan part se planquer dans son trou....

 

Le final est pourtant d'un classicisme navrant et a balayé tous mes espoirs

Alors oui il y a bien la scène post générique (assez mal faite je trouve d'ailleurs) ou on retrouve Zobek à notre époque, et surtout Gabriel... qui est devenu Dracula. Pourquoi le "soldat de Dieu", survivant de son combat contre Satan, est-il devenu le Mal incarné ? On n'en sait rien ! Le twist en lui-même aurait pu être intéressant, si seulement on avait une explication plus crédible du genre "Gabriel a corrompu son âme en voulant sauver sa femme et est devenu ce qu'il a juré de combattre". Apparemment d'après ce que j'ai lu, la réponse est dans des DLC... On gueule après Bioware, mais là, c'est tout aussi gonflé.

Bref la seule chose qui me retennait sur le jeu... a fait pschiit à la fin...

 

Le twist final est intéressant (bien que moche)... mais totalement inexpliqué, voir limite incohérent avec la fin du jeu...

Mon avis sur Castlevania LoS peut paraître dur, trop sévère, ce que je comprend largement étant donné la bonne qualité du jeu en termes artistiques. Cependant mon article est surtout révélateur de ma déception vis-à-vis d'un jeu que je pensais vraiment génial, et avec une histoire bien tragique. Le gameplay trop classique et un scénario aussi mou qu'au final archi-classique ont réussi à tuer mon expérience de jeu, au point que si le 2ème volet ne change pas grand chose, ce sera sans moi ! Heureusement, j'ai encore de l'espoir pour l'épisode 3DS.

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Achat du Jour

Aujourd'hui, j'ai acheté Homefront. Je me rappelle que j'avais adoré leur bande annonce sur l'expansion de la Corée du Nord et que l'idée des USA occupés par une force étrangère était une bonne idée de base. Mais je me rappelle aussi que le jeu a été une grosse déception à sa sortie, et que je ne l'avais pas pris, tout en gardant l'idée de me le prendre quand le prix aurait baissé.

Je vais donc enfin pouvoir me faire mon propre avis sur ce jeu ! J'écrirai peut-être un article dessus si le jeu en vaut la peine ;)

Voir aussi

Jeux : 
Homefront
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Mon jeu du moment

Il y a des jeux comme ça, dont on ressort en se disant qu'on a vécu une vrai expérience vidéoludique, qu'en fait on vit ça trop rarement. Dans mon cas, ce sont souvent des jeux bien écrits, profonds, avec une univers intelligent et mature, qui me procurent ce sentiment. Au final, peu importe le gameplay, pourvu que l'envie d'en voir plus soit présente. Ce sentiment je l'ai encore ressenti hier soir avec The Walking Dead Episode 1 : A new day.

Ayant décidé de me remettre sur la série Walking Dead (autant Comics que série), j'ai décidé de craquer pour la série de Telltale. Je ne suis pas fan du style point & click mais les nombreux bons avis sur le jeu ont achevé de me convaincre.

Commençons par expédier ce qui, tout en étant important, n'est pas le plus marquant dans l'expérience vidéoludique qu'on va vivre ici : Le gameplay et les graphismes.

Côté gameplay, on est dans un point & click classique. On a des enigmes du type "trouver un moyen de rentrer dans la pharmacie". Il faudra donc parler aux gens, trouver moults objets qui permettront d'avancer. Les attaques de zombies vont plus miser sur le stress et la confusion qu'elles provoquent plutôt que sur une réelle difficulté ou un gameplay élaboré puisqu'il suffit de viser la tête et de marteler un bouton. Le gameplay peut donc sembler un peu léger, mais on s'en fout puisque l'intérêt du jeu est ailleurs.

Le gameplay se veut largement minimaliste et tourné vers le point & click

Le jeu étant basé sur le comics (et non sur la série), le studio a eu la bonne idée de choisir des graphismes en cell-shading. Le style est assez soigné, notamment avec des personnages et des visages taillés à la serpe. Ça permet au jeu d'avoir un style graphique propre et fort, tout en masquant une maitrise technique un peu bancale qu'aurait révelé des graphismes photo-réalistes. En effet, c'est un autre des points faibles du jeu : Des animations pas toujours parfaites, des freezes en pleine conversation parce que la prochaine ligne de dialogue charge, des textures pas toujours très nettes.

Ces deux points sont à mon sens les 2 seuls reproches qu'on peut faire au jeu. Ils sont néanmoins totalement contrebalancés par le reste du jeu à tel point qu'on peut rapidement les oublier.

 

Lee et Clementine, les deux personnages "principaux" que nous allons suivre tout au long de l'aventure

WD : A new day, c'est d'abord un scénario, une qualité d'écriture, un récit auquel on va immédiatement accrocher et qu'on ne voudra plus lacher. On commence l'aventure, ou plutôt le cauchemar, avec Lee Everett, comdamné et en route dans une voiture de police pour son incarceration. On discute avec le flic qui conduit, et c'est l'occasion de découvrir le premier aspect  (et un des plus intéressants) du jeu : les dialogues. Bien écrits, ils laissent surtout toute liberté au joueur de choisir l'orientation de sa réponse. Seulement là ou Witcher 2 initiait timidement le joueur à la pression d'un chrono pendant ce choix et seulement dans quelques situations, WD : A new day applique cette idée à quasiment tous les dialogues. Et le temps imparti est court, ce qui vous amènera obligatoirement à une certaine spontanéité dans vos réponses, et donc à un personnage plus proche de vous.

 

Dès le début, on comprend qu'on aura pas toujours le temps de trop réfléchir à ce qu'on va répondre durant les dialogues

Mais le studio a en plus considerablement complexifié les différents embranchements qui découlent de vos choix. En effets les différents personnages du groupe de survivants retiendront assez souvent vos réactions, vos réponses, vos actions. Protegez-vous Clementine comme un père ? Sauveriez vous telle personne au détriment d'une autre ? Allez vous répondre sincèrement à la journaliste qui connaît votre secret ? Lui ferez vous confiance ? Vous fera t-elle confiance ? Toutes ces questions, qui se poseraient dans un tel groupe de survivant, vous vous les poserez tout au long de la partie. Et c'est là qu'on touche le génie du jeu de Telltale : Les relations humaines et leurs conséquences. Tout ce que vous ferez et déciderez vis à vis des survivants aura des conséquences. Si bien que 2 parties peuvent être radicalement différentes. Le jeu fait même passer Mass Effect, ses dialogues et leurs conséquences pour un système simple voir mou. La moindre dispute entre les survivants peut prendre des proportions dramatiques suivant ce que vous décidez, et qui vous soutenez. Chaque dialogue en devient alors prenant et vous implique réellement, vous permettant de faire agir Lee comme vous auriez agit. C'est vraiment le coeur du jeu et ce qui en fait une expérience unique.

 

Bien plus que les attaques de zombies, ce sont les relations entres les survivants qui sont passionnantes à gérer

Bien sur les personnages formant notre groupe de survivant aident bien à renforcer l'immersion. Ils bénéficient tous d'une écriture aux petits oignons. Ils sont tous intéressants, chacun ayant des valeurs qu'il défendra dans les dialogues, chacun aayant une réaction différente suivant vos décisions. Il y a ceux que vous aimerez dès le premier coup d'oeil (ah Carley....) et ceux que vous ne pourrez vraiment pas encadrer (Larry par exemple). Ces personnages, un peu comme dans un Mass Effect, vous allez apprendre à les connaître, les aimer. Je pense que plus on avancera dans l'aventure, plus les attaques de zombies, les morts et les conflits entre survivants seront emotionnellement dur à gérer.

Le héros, Lee, est mystérieux et porte sur son visage le poids d'éventuels crimes passés. On sent que c'est un homme presque brisé par ses erreurs. Il a cependant retrouvé grâce à Clementine la volonté de se battre pour survivre.

 

Typique de la licence, on est plus dans la survie que dans la confrontation, même si elle a lieu de temps en temps...

L'ambiance en est considérablement plus tendue, plus stressante. On est vraiment dans un jeu de la "licence" WD, c'est à dire (comme j'ai pu le lire dans certains tests) pas dans un jeu ou on va dégommer du zombie à tour de bras. Ici on parle de survie et de tout ce qui va avec. Il en découle une tension dramatique permanente : Si un survivant est mordu que fait-on ? On le tue ? On l'abandonne ? On le garde ? Comme le comics, c'est dramatique, c'est glauque, c'est sale. Et perso, j'ai adoré ça.

 

Des personnages passionnants, une narration à toute épreuve, et un gameplay minimaliste : The Walking Dead episode 1 est à mi-chemin entre la série tv et le jeu vidéo

WD : A new day est une expérience vidéoludique au sens pur : Un film interactif. Le gameplay est présent mais minimaliste au profit d'une écriture vraiment poussée et vraiment prenante.. Poussons même la comparaison : Il faut 2h-2h30 pour le finir. Ça peut paraître court, mais moi, ça m'a fait surtout fait penser à la durée d'un film, un film dont j'aurais été le héros. Mieux, le format en épisode est génial, car il permet de créer l'attente, comme dans une série. L'épisode se termine d'ailleurs sur un teaser de l'épisode 2, et surtout un avant gout des conséquences futures de nos décisions de l'épisode 1. Le teaser sera donc différents selon les joueurs. Etant cinéphile et amateur de série, ce jeu est pour moi la parfaite synthèse de ce que je recherche dans un jeu vidéo : Qu'on me raconte une histoire, et que j'y participe. Le fait est que j'ai vraiment hâte de "voir" l'épisode 2 qui s'annonce encore plus axé sur les relations entre survivants.

 

J'ai vraiment aimé ce jeu, et je le conseille vraiment à tous ceux qui recherche une expérience se fondant plus sur la narration que sur l'action. Oui le gameplay est simpliste, et la maitrise technique est un peu bancale, mais le jeu a tellement a offrir en termes d'histoire, de personnages, de relations humaines. Il serait presque criminel de passer à côté. Le jeu m'a d'ailleurs convaincu de la pertinence et de l'intelligence du format en episode pour certains jeux vidéos. Je vais maintenant suivre cette série avec la plus grande attention, pour découvrir ce que vont devenir Lee, Clementine, Carley, Larry, Kenny et tous les autres.

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Le temps d'un comics

 SPOILERT ALERT

Ceux qui suivent mes petites critiques de comics savent que j'avais beaucoup aimé lire le premier volume de Fathom, son univers, et que j'avais surtout accroché au style graphique de Michael Turner. Malheureusement, Michael Turner, gravement malade alors, et désirant se concentrer sur la construction d'Aspen Comics, a décidé de déléguer l'Univers de Fathom à Koi Turnbull, un autre dessinateur, chargé de réaliser le volume 2. Je dis malheureusement parce que pour moi, mon intérêt pour Fathom en a pris un sacré coup, mais je développerai cela plus loin.

 

 Scénario/Univers

Le scénario reprend le fil peu de temps après les évènements du premier volume. Pour rappel, Killian a été vaincu par Aspen alors qu'il s'apprêtait à engloutir les continents par les océans, détruisant les humains et permettant aux bleus d'être la seule race survivante.

 

Les "Blacks", la nouvelle race dont la menace pèse en filigranne tout le long du volume

 Le volume 2 repart sur une piste intéressante laissée en suspend à la fin du premier volume. Killian avait fait un pacte avec l'Amiral Maylander, sorte de chef d'état major de la Marine américaine, avant de le trahir. La chose a laissé un goût amer à Maylander qui a décidé, suivant sa théorie selon laquelle il faut éradiquer toute menace à la survie de l'humanité, de déclencher une guerre avec les bleus. 

A cela s'ajoute la réapparition d'une 3ème race "légendaire" à savoir les "noirs", sorte de bleus des profondeurs abyssales et qui décident eux aussi d'éradiquer l'humanité. Bref tout ce joyeux petit monde va se foutre sur la gueule et Aspen et ses amis vont se retrouver au milieu du conflit.

 

Kiani, un des nouveaux personnages intégrés, et qui devrait avoir un rôle important pour la suite de Fathom

 Le scénario n'est pas bouleversant mais a le mérite de creuser l'Univers de Fathom, en nous faisant visiter plus en profondeur (Fathom - Profondeurs ! Ok je sors...) la culture des bleus, leurs villes, leur système politique et également les légendes concernant les "noirs", qu'ils considèrent comme des divinités.

 Globalement assez lent (et si on ne voit pas toujours ou il veut en venir), le scénario devient un peu plus hâletant et intéressant dans les derniers chapitres. On est dans la continuité du premier volume, c'est assez intéressant et assez riche en révélations pour donner envie de continuer à lire, sans qu'on soit en admiration devant l'histoire. En tout cas, à la fin, on a envie de connaître l'histoire du volume 3.

On retrouve des personnages complètement squeezés à la fin du premier volume

Dessin 

C'est là que le bas blesse, que tout s'effondre. Koi Turnbull a du avoir une grosse pression en reprennant le travail de Turner, et je pense qu'il a tout fait pour suivre les traces du maître. Mais malheureusement, il ne fait que s'en approcher, et encore, on reste très loin du dessin de Turner.

Aspen ne ressemble plus à Aspen, et les visages ont des traits bien plus grossiers qu'avec Turner

Les personnages sont beaucoup moins fins, les visages sont plus grossiers. Bref, on sent un fossé entre les 2 styles, un fossé sur lequel je n'arrive pas à passer outre malgré les efforts. Je me suis dit que Turnbull essayait de trouver sa propre voie, son propre style (volonté louable en soit !), mais rien à faire, son style ne me plait pas. Vous verrez par vous-même si vous décidez de lire le comics, ou avec les quelques échantillons que je propose, mais des fois, les visages des persos virent carrément au grotesque et sont totalement disproportionnés. Le style de Turner est un mix entre visages taillés à la serpe, rondeurs féminines et persos maculins taillés en V. L'Aspen de Turner alliait côté sexy et grace, tandis que Turnbull ne garde que le côté sexy et va se concentrer sur des formes toutes en rondeurs. 

J'ai noté une différence dans la qualité du dessin entre les scènes de combat et les scènes plus posées. Si les scènes de discussions sont à mon sens mal rendues, Turnbull maitrise mieux les scènes de combats ou curieusement les visages sont moins hideux, les corps mieux dessinés. Bref ces scènes sont plus agréables à regarder (même si ce n'est toujours pas du Turner).

Certaines scènes normalement importantes virent même au ridicule à cause des dessins...

Néanmoins là ou Turner arrivait à se démarquer de la concurrence par un style unique, j'ai l'impression de retrouver de mauvais comics Star Wars (la série des Comics Clone Wars avait tantôt de superbes dessins, tantôt des horreurs) avec le style de Turnbull. C'est du médiocre et déjà vu en plus. 

 

Dans Fathom Vol 2, c'est la guerre. Et heureusement les combats sont mieux réussis que les visages...

Verdict

Le verdict n'est globalement pas bon. Je savais en achetant ce volume 2 qu'il fallait que je passe outre le changement de dessinateur, or je n'ai pas vraiment réussi ici. Cette réaction, probablement un peu dure et sévère est une combinaison entre le fait que j'aime vraiment le style de Turner, et le fait que le style de Turnbull n'est pas bon à mon goût. Les personnages ont changé de visages et je n'arrive pas à m'y faire. C'est con parce que que l'histoire n'est pas mauvaise, avec le conflit entre les humains et les bleus, mais le style a tendance à tout tuer.

J'ai quand même bien conscience que c'est un ressenti très personnel et que tout le monde ne sera pas d'accord. Je conseille donc de le feuilleter, pour vous faire une idée du style graphique et voir si vous y êtes allergique ou pas. Perso, je vais feuilleter le volume 3 avant de me décider à continuer ou pas l'aventure. 

 Ça m'interesserait pas mal d'avoir l'avis des autres gameblogers amateurs de comics sur ce volume, histoire de savoir si je suis juste un extremiste fanatique de Turner ou si d'autres ont été déçu ;)

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L'Ours des salles obscures

 Hier soir j'ai pu voir, comme pas mal de Gamebloggers maintenant, The Amazing Spider-Man. Oui maintenant je fais bien attention au tiret parce que je ne veux pas subir les foudres de Bigquick et Chocolat ! Au passage, je préfère quand même prevenir ceux qui ne l'auraient pas encore vu que cette critique contiendra des spoils donc...

SPOILER ALERT

 

J'y allais en restant un peu dubitatif, tant les critiques étaient mitigées voir carrément hostile chez certains. On parlait de longueurs, d'effets spéciaux un peu cheap, d'un Spider-Man pas assez « super héros » Moi-même je voyais d'un assez mauvais oeil un « reboot » si peu de temps après la trilogie de Sam Raimi. J'ai finalement passé un agréable moment au cinéma, même si le film est loin d'être parfait.

 

Le plus gros défaut du film : On ressent trop le teenage movie à certains moment du film

Passons d'abord sur les défauts, puisqu'il y en a, certains explicables et compréhensibles, d'autres beaucoup moins.

J'ai pas mal lu que le film était lent : Perso, j'ai trouvé le rythme lent, mais approprié. Oui c'est un peu lent au début, mais le film étant le premier d'une nouvelle série, inévitablement le scénariste comme le réalisateur doivent poser les éléments de base du héros. Alors oui, il se fait encore mordre par une araignée, moi il se fait taper par le gros con de service de l'école, et oui son oncle se fait encore tuer par un gars qu'il laisse s'échapper juste avant. On les connaît, ce sont les éléments de base de l'histoire de Spider-Man, mais le reboot est obligé de les remettre en place, et ça prend du temps. Le film est donc certes lent au début, mais c'est normal, et ça ne m'a pas gêné en le regardant.

 

Les longueurs du film sont réelles mais compréhensibles : Il doit reposer les bases de sa nouvelle trilogie

Ensuite comme l'a fait remarquer Seblecaribou dans son super article sur le film, on passe un peu trop vite sur le passage du statut de « c'est un taré en costume moulant » à « ce mec est un héros » et ce sans plus d'explication que « y'a une vidéo sur youtube ». Le héros, que je trouve bien plus intéressant que celui incarné par Tobey Maguire, aurait mérité un traitement plus poussé de son passage de geek à héros de la ville.

Le passage du vengeur masqué à la légende de Spider-Man est un peu trop vite expédié

Enfin, et c'est probablement le gros défaut que je retiens du film : on est un peu trop dans un teenage movie, et on le ressent trop (nous autres jeunes adultes) à certains moments du film. Déjà, je n'ai compris qu'à la moitié du film que les personnages n'avaient que 17 ans (notamment pendant la scène ou Gwen planque Peter dans sa chambre et dit qu'elle a 17 ans et qu'elle peut faire ce qu'elle veut...) ! WTF ! Emma Stone et Andrew Garfield ont l'air d'avoir au moins 25 ans ! Surtout que je trouve assez inutile de faire un Spider-Man aussi jeune. Pareil, le héros a de temps en temps ce que je nommerai « le syndrome de Drake ». Il a trop tendance a balancer des vannes pendant des scènes de combat un peu complexe, ou à faire le classique « oh nonononononono ! ». En fait, ces petits moments ne sont pas forcément gênants, mais nous rappelle trop qu'on est dans un film pour ado un peu trop gentil.

Globalement, les défauts sont là : de petites longueurs, un passage pourtant rapide sur certains éléments et une ambiance un peu trop teenage movie. Mais ils, n'ont pas tué mon expérience cinématographique, loin de là.

Les scènes de voltiges sont toujours présentes, bien que moins nombreuses et moins travaillées

Maintenant les points positifs, qui surpassent à mon sens les défauts du film

D'abord le changement d'orientation des personnages. Peter Parker n'est plus un moche un peu asocial bien que très intelligent, il est toujours geek, mais sait se demmerder et peut se montrer arrogant.  Andrew Garfield fait probablement un peu trop tombeur de ces dames et encore une fois ressemble trop à un acteur de teenage movie, mais il a le mérite de ne pas être Tobey Maguire que j'ai le plus grand mal à supporter dans les derniers Spider-Man.

Il a peut-être un physique un peu trop adolescent, mais il apporte plus d'humanité au personnage, et puis surtout c'est pas Tobey Maguire...

Gwen Stacy (Emma Stone) est un des perso revigorants de cet épisode. Elle est belle, elle est intelligente, et surtout elle ne passe pas son temps à se faire enlever par les vilains en hurlant. Bref, j'aime beaucoup Kirsten Dunst, mais j'avoue, je ne portais pas Mary Jane particulièrement dans mon coeur. Surtout elle aide Spidy plus d'une fois à se sortir d'un mauvais pas.

En plus d'être très jolie, Emma Stone hérite d'un personnage bien plus intéressant et actif que Mary Jane

Le Dr Curt Connors était déjà un personnage que j'aimais bien dans les comics, sorte de Dr Jekyll/Mr Hide. Il est ici assez bien campé en homme idéaliste voulant réellement aider l'humanité à s'affranchir des maladies. Marqué par la perte de son bras, il a développé une fascination pour les reptiles et leur capacité à faire repousser un membre sectionné. Mais il sera corrompu par ses propres découvertes (le croisement des codes génétiques inter-espèces) Je trouve le design du Lezard assez bien fait. C'est un personnage assez charismatique qui pourrait devenir un personnage récurrent de la nouvelle trilogie.

 

Le nouveau bad guy : Le Dr Connors, sorte de Dr Jekyll et Mister Hide, est assez charismatique

L'autre gros point fort reste selon moi la volonté de faire de Spider-Man un personnage plus humain. Le héros n'est pas invincible, il va se prendre de grosses branlées, se faire tirer dessus, etc. Et surtout, il n'aurait pas pu vaincre le Lezard sans l'aide de plusieurs personnes (Le commissaire, les grutiers, Gwen, ...). J'ai toujours été sidéré de voir comment dans plusieurs films de super héros, la police a tendance à s'asseoir et à attendre que le héros ressorte vainqueur et indemne. Non ici Spidy va avoir besoin d'aide et la recevra des nombreux personnages secondaires, et dans des scènes pas trop culcul. D'ailleurs Spidy n'a pas peur de montrer aux gens son visage et ça change du senpiternel « si les gens voient mon visage, je suis foutu ». Là il se fait attraper par la police, qui le démasque et....l'histoire continue ! Alors oui il en découle que Spider-Man fait moins super-héros invincible, mais qu'il gagne considérablement en huamnité, et ça j'ai vraiment aimé.

Globalement, c'est clair, le film n'est pas parfait, et penche un peu trop vers le teenage movie à certains moments. Néanmoins  j'ai passé un bon moment et j'ai vraiment apprécié la nouvelle orientation du film par rapport à ceux de Sam Raimi, avec un héros moins super-héros, plus humain, et donc plus faillible. Les personnages secondaires ont désormais un vrai rôle et ne sont pas juste là pour être les faire-valoir de l'homme-araignée. Je sais que pas mal de gens de la communauté n'ont pas aimé du tout, mais moi je conseille vraiment à ceux qui me liront d'aller le voir pour se faire une idée. Moi, j'ai bien accroché.

Voir aussi

Jeux : 
The Amazing Spider-Man
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Mon jeu du moment

Dure mission que de réaliser une suite à Uncharted 2, tant il est devenu un monument du jeu d'aventure et d'action, au point d'influencer toute la prochaine génération de jeux. Je sais que les avis sont partagés sur Uncharted 3. Certains y voient un enlisement de la série, d'autres un Uncharted 2 magnifié.

 

Je ne vais pas détailler chaque point du gameplay ou des graphismes, tant ça a déjà été fait dans de nombreux tests, mais me concentrer sur mon ressenti du jeu.

Rapidement, on peut dire que graphiquement le jeu est excellent. Il n'y a pas de "gap" important par rapport aux deuxième opus, mais l'animation est un peu plus poussée, et les effets de lumières, de même que les paysages sont toujours aussi sublimes. La PS3 est poussée dans ses derniers retranchements et je l'imagine mal aller plus loin.

Au niveau du gameplay, pas de grands changements mis à part le fait qu'on peut renvoyer les grenades, et qu'enfin les combats au corps à corps sont jouables et marrants, grâce a une grosse inspiration de Batman.

 

Maintenant la question la plus importante et sur laquelle beaucoup débattent : Est-il meilleur ou moins bon que le deuxième ?

J'ai du pas mal réfléchir et jouer pour répondre à cette question, et ma réponse n'en sera que plus nuancée. Je retiens qu'Uncharted 3 n'est pas meilleur, voir un poil moins bon qu'Uncharted 2 en terme de maitrise et d'architecture du jeu, pour plusieurs raisons que je vais développer. MAIS, car il y a un gros mais qui change beaucoup de chose pour moi, il a plus de charme qu'Uncharted 2, grâce à une narration plus travaillée, plus intimiste, et au cadre de l'épisode le situant au Yemen.

Cette fois les vilains sont...anglais. Et oui, ça ne s'invente pas

Pourquoi le jeu semble t-il moins bien maitrisé ?

Déjà, la surprise du "blockbuster interactif" est passée. On est donc un peu moins hypnotisé par les différentes scènes totalement dingues comme le paquebot ou l'avion, même si elles restent définitivement impressionnantes et grisantes à jouer. Du coup, on va remarquer plus facilement les petites incohérences, les redondances, l'alternance plate-forme/gunfight (que j'avais réussi à oublier dans le 2). On lache plus souvent des "mais c'est n'importe quoi !" que des "wow c'est génial !". Bref, je trouve que la "suspension of disbelief" est moins forte, du coup, on remarque plus les grosses ficelles (du genre "là tu vas sauter sur la goutière, et elle va se casser la gueule"). Cela étant dit, j'ai quand même pris un pied monstrueux en y jouant.

Ensuite le jeu souffre du fait qu'il est plus court que le 2. J'ai mis 10h à finir le 2 en hard, là on est plutôt autour du 7h30-8h. ça aurait pu passer inaperçue tant le rythme est haletant, malheureusement j'ai noté des "trous d'air" dans le jeu, des moments ou on se rend compte que quelques minutes de cinématiques par ci par là aurait rendu la chose bien plus cohérentes.

 

Château en feu, avion cargo en plein crash : Bien que court, le jeu regorge de scènes cultes

La scène la plus révélatrice à ce niveau est celle du paquebot et plus globalement toute la partie du jeu sur l'eau. Par exemple Ramses, le pirate. C'est qui ? Qu'est-ce qu'il fout là ? Pourquoi il bosse avec Marlowe ? Pleins de questions, aucune réponse. Drake se retrouve au milieu d'un cimetière de navires avec pour seule explication "Marlowe voulait que je te tue, mais moi aussi je veux trouver Iram....ah et au fait Sully est là-bas, et je vais le torturer. Salut !"... Je caricature à peine, et quel dommage ! Parce qu'en plus ces niveaux sont super bien foutus ! La fin de ce passage est encore plus WTF : Nathan saute d'une navire en train de sombrer. On est en pleine mer, il fait nuit, il y a une grosse tempête, mais il se reveille sur une plage, pile devant la ville ou il s'est fait enlever... Genre 10 min de cinématique et d'explications auraient suffit à rendre le tout cohérent et totalement intégré à l'histoire !

 

Pourquoi avoir si mal intégré la scène pourtant génialissime du paquebot ?

Qu'on soit d'accord, j'ai vraiment adoré jouer au jeu, et je ne fais que surligner quelques points qui ne m'ont pas gaché l'aventure. Seulement ces points montrent bien à mes yeux qu'on a un jeu qui est moins maitrisé, moins cohérent qu'un Uncharted 2 qui se regardait autant qu'il se jouait, et ou le "suspension of disbelief " marchait à plein régime sans fausse note.

Pourquoi le jeu a t-il néanmoins plus de charme ?

Si je trouve le jeu moins "bon" que le 2 parce que moins bien maitrisé, architecturé, il reste mon préféré. Pourquoi cette "contradiction" (qui n'en est pas une) diront certains ? Tout simplement parce que cette aventure à un charme fou à mes yeux, et que j'ai aimé le côté intimiste que Naughty Dog a essayé d'insufler.

 

Grâce à une approche plus intimiste, ces trois là, je n'ai jamais autant aimé les aimer

Naughty Dog a voulu adopter une posture plus proche de "La dernière croisade", un retour aux origines du héros, et fondée sur la relation avec son père (ici son mentor, Sully). Le jeu est d'ailleurs bourré de références à ce 3ème opus des aventures d'Indiana Jones comme la course à cheval, les combats à main nue avec l'anglais, la bataille dans le bar, etc etc. A cette filiation s'ajoutent plusieurs scènes intimistes et graves qui tranchent avec les scènes plus comiques. Je pense à la scène entre Elena et Drake juste après le bateau, ou même quand Marlowe lit à Drake son dossier aux services secrets. De petites scènes mais qui rajoutent un côté dramatique, plus sérieux, à l'aventure. Le jeu aurait même mérité plus de ces scènes et j'espère vraiment que les prochaines aventures de Nathan Drake reprendont cette idée.

L'ambiance du jeu, centrée sur le Moyen Orient et le désert m'a immédiatement attiré

Le jeu a également un charme fou, mais là je pense que c'est assez personnel. J'adhère complètement à l'ambiance "désert" et Moyen Orient. Je suis donc littéralement tombé amoureux de l'ambiance des scènes au Yemen, dans le désert, puis dans la ville fantôme. J'adoré le crash de l'avion comme la scène plus intimiste dans le désert ou on ne fait qu'avancer, ou même la course poursuite avec Talbot au Yemen. Le Népal dans Uncharted 2 était original, mais ne possède pas à mes yeux ce côté aventure dans le désert. Je note d'ailleurs que si chercher des trésors dans le désert peut paraître plus classique, Naught Dog a eu le mérite de ressortir une légende que je ne connaissais avec la ville perdu d'Ubar, l'atlantis des sables.

Pour son côté plus centré sur ce que pensent et ressentent les héros, mais aussi pour son ambiance moyen orientale, je préfère largement ce 3ème Uncharted, malgré ses imperfections.

  

Que retenir de cet article : Je pense qu'indéniablement, Uncharted 3 est moins bien foutu qu'Uncharted 2 qui, de bout en bout maitrisait son sujet jusqu'à nous faire oublier toute redondance et toute scène WTF. Ici, ce n'est pas le cas malheureusement. Je retiendrai particulièrement la scène du paquebot qui, bien que géniale, est très mal intégrée à l'intrigue. Néanmoins c'est mon Uncharted préféré, parce que j'ai vraiment accroché, à la fois à l'ambiance plus intimiste, plus sérieuse, et à cette belle aventure allant de Londres au désert yéménite. Jamais je n'ai autant trouvé les personnages attachants et humains. Ce Uncharted aurait été le meilleur des 3 en tout point avec 15 minutes de cinématiques en plus : Plus de développement de l'histoire et une scène du paquebot bien intégrée. Il reste néanmoins un excellent jeu comme on en fait trop rarement, et clairement mon préféré de la série, et j'y rejouerai avec le plus grand plaisir !

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Geek Art

Grosse activité sur mon blog en ce moment ! Les Uncharted notamment m'inspirent pas mal et comme d'hab, je me suis lancé à la recherche de bonnes vidéos sur mes jeux du moment.

Celles que j'ai déniché aujourd'hui tiennent littéralement de l'Art et je pèse mes mots. On y voit Natalya Netseleya, une jeune artiste, reproduire des artworks bien connus de Uncharted 2 et 3 avec uniquement du sable.


C'est une vidéo qui a été utilisé par Sony pendant la campagne de pub pour Uncharted 3, et que sûrement beaucoup d'entres vous ont déjà vu. Perso, je ne connaissais pas et j'avoue que c'est bluffant. J'ai donc décidé de quand même les partager au cas où certains auraient loupé ces pépites !

 

 

 

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Mon jeu du moment

Aujourd'hui, deuxième épisode de ma session de rattrapage des exclus Sony avec Uncharted 2 : Among Thieves.

 

J'avais modérément aimé le premier, un bon jeu, mais trop classique à mon goût dans son déroulement. Dès le début, le deuxième Uncharted m'a gentiment mis un claque, et pas seulement graphique. On sent que Naughty Dog maitrise bien mieux son sujet et le jeu est un véritable blockbuster vidéoludique.

 

Graphiquement on est clairement un cran au dessus par rapport au premier Uncharted

Le fossé graphique est important par rapport au premier, et malgré ses 3 ans, Uncharted 2 tient encore la dragée haute a beaucoup de jeux contemporains. Les paysages sont magnifiques, détaillés et fluides. Les animations de Drake progressent encore, en faisant quasiment un modèle d'animation de personnage. Le personnage est souple, réel, et on retrouve quelques éléments intéressant du premier opus comme le niveau de l'eau qui va marquer les vêtements. Et c'est vivant ! Par exemple, le niveau du train est superbe et révélateur tant on sent que le décor progresse avec le train et que ce n'est pas un copier-coller infini d'image de forêt. Autre exemple, la partie sur les toits de la ville népalaise quand l'hélicoptère nous poursuit : Les objets et plantes bougent sous l'effet du rotor de l'hélico, les batiments explosent sous les roquettes, etc...

Clairement Uncharted 2 décolle la rétine plus d'une fois, et Naughty Dog démontre qu'il maitrise presque parfaitement la puissance de la PS3. Etant joueur de Xbox360 à l'origine, je ne me rappelle pas avoir été soufflé comme cela par un de mes jeux de xbox, qui plus est vieux de 3 ans.

 

Les scènes de poursuite par l'hélico décollent la rétine en plus d'être grisantes à jouer

Le gameplay évolue peu en soit. On alterne entre phase de plateforme et gunfight. Ce qui change tout c'est que la chose est bien mieux amenée. Si j'avais carrément le sentiment dans le premier uncharted d'alterner les phases et de suivre des couloirs, ce n'est plus le cas avec le deuxième épisode. Ici la mise en scène superbement maitrisée arrive à masquer cette redondance et cette lassitude. La structure des niveaux, qui passe de couloirs à successions de map extrèmement bien pensées, élimine aussi le sentiment de suivre des rails en permanence (même si c'est bien le cas !). Bref, on prend plaisir à jouer, et ce même s'il y a encore quelques soucis au niveau du système de couverture, pas parfait à mon goût.

L'action se déroule pour une grande part au Tibet, une idée originale et rafraichissante 

L'ambiance elle aussi est améliorée. On est toujours dans une ambiance Indiana Jones avec des répliques drôles et cinglantes, des personnages attachants (Chloé et son... petit accent british), et une course au trésor halletante face à un vilain qui a carrément la gueule de l'emploi. Le scénario est un peu plus fouillé, même s'il reste très classique (Encore des Nazis !). Les scénaristes ont eu la bonne idée de situer l'action au Népal et de centrer cet épisode sur la culture népalaise et bouddhique. Ça donne un vrai cachet original aux environnements dépaysants du jeu et à l'ambiance. Enfin la musique ! On ressent clairement une inspiration de John Williams sur les indiana Jones, mais avec une touche népalaise qui s'intègre assez bien aux thèmes. Mais quel pied de se battre à mains nues sur de la musique symphonique à la John Williams ! Je suis retourné 20 ans en arrière, quand j'étais en admiration devant Indiana Jones.

 

De nouveaux persos viennent enrichir l'univers Uncharted : Chloe, la belle aventurière british, et Zoran Lazarevic, le méchant criminel de guerre (qui est aussi un boss de fin super chiant)

Bref ce deuxième Uncharted est une tuerie, encore aujourd'hui, et dont je comprend mieux desormais pourquoi certains jeux comme Tomb Raider tentent de s'en inspirer. Il reprend les bonnes bases du premier pour les améliorer, les perfectionner et en faire à mes yeux LE jeu d'aventure ultime, le rêve de tout fan d'Indiana Jones et de chasse au trésor haletante. Après celui-ci j'ai vraiment hâte de commencer à jouer au 3ème !

Voir aussi

Jeux : 
Uncharted 2 : Among Thieves
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