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Journal d'un Ours Gamer

Journal d'un Ours Gamer

Par Waltrius Blog créé le 22/11/11 Mis à jour le 23/11/13 à 11h15

Plutôt baraque, plutôt pataud, et totalement inoffensif, le joueur de 24 ans que je suis est souvent comparé à un vieil ours. Après 60h de Skyrim, la vérité m'est apparue : A terme, les ours vont dominer le monde. La seule solution pour survivre était de leur vouer un culte sur Gameblog...

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Achat du Jour

Une semaine après la commande et quelques jours après son arrivée (gardien en congés oblige), j'ai enfin pu récupérer mon colis !

Dedans, Batman et la Cour des Hiboux, Batman par Grant Morrison, le premier tome de Walking Dead et le roman Black Dahlia de James Ellroy (qui a inspiré entre autres L.A Noire)

Plein de bonne lecture en perspective donc, et surement plusieurs articles à suivre sur le blog.

Allez, je commence la Cour des Hiboux !

 

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WTF

Nouveau jeu, nouvelle vidéo marrante que j'ai déniché hier soir en pensant regarder un making of de Borderlands. Elle démontre encore une fois tout l'humour dont fait preuve le studio GearBox !

Cette web-série met en scène le robot ClapTrap en "metteur en scène" du jeu, et comme dans le jeu, il est barré... A voir absolument en attendant Borderlands 2 !

 

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Les nouvelles de l'industrie

Aujourd 'hui un post coup de gueule en réaction à l'interview de David cage. Alors d'abord, pour éviter toute accusation "d'anti-Cagisme", je tiens à dire que le type, je m'en fou. J'ai beaucoup aimé Heavy Rain, et j'attend énormément Beyond, même si je trouve les discours de Cage un peu prétentieux. Cet article n'est donc pas une attaque gratuite contre David Cage. Voilà c'est dit.

 

Notre industrie souffre t-elle du syndrome de Peter Pan, l'enfant qui ne veut pas grandir ? On pense tous au dernier E3, et à certaines conférence de la GamesCon ou le panpan boomboom étaient à l'honneur. On pense à cette scène ou le héros de The last of Us tire en pleine tête sur un type à terre et non armé, et à tous ces journalistes hystériques qui se lève en hurlant "Yeah motherfucker !!!!". Oui, tout ça, ça ne donne pas forcément une bonne image à notre media, et on peut le déplorer. Peut-on néanmoins dire que le jeu vidéo est un media qui ne veut pas grandir ? Je ne pense pas, et ceci pour plusieurs raisons.

D'abord, des jeux violents, il y en a c'est clair, mais il n'y a pas que ça ! Ce serait quand même oublier tous ces jeux qui pousse qui confine à l'art en terme de maitrise et de game design et ou la mort n'est pas impliquée. Je pense aux marios, aux kirbis, aux yoshis story, et autres perles de Nintendo. Il y a aussi ceux qui confinent à la poésie comme Journey. Je pense aussi aux couleurs superbes et sans aucune once de méchanceté de Rayman Origins et à ces jeux qui nous attirent par le simple levier de la compétition comme Trials Evolution. Limiter les jeux vidéos à Call of Duty, c'est comme limiter la cuisine à MacDo : C'est mentir. Certes il y a des jeux violents, beaucoup même, mais il y a tellement d'autres jeux sans aucune violence qui me font dire que notre media n'est pas immature !

L'industrie actuelle ne fonctionne pas que sur la violence

Ensuite, tuer dans un jeu vidéo n'est surtout pas synonyme d'immaturité ! Prenons des jeux comme Deus Ex ou Bioshock ou on peut tuer, et même allègrement. Ils sont la preuve qu'on peut allier mort et réflexion très adulte sur notre société ou sur la philosphie d'un courant de pensée. Deus Ex pousse à réfléchir sur notre vision du transhumanisme et notre façon de jouer s'adaptera à cette réflexion. Bioshock vous pousse à réfléchir à votre humanité mais aussi à notre vision de l'individualisme. Tuer n'est pas un acte anodin dans ces jeux, tuer est un acte de conscience qui va nous faire peser chaque mort. Alors oui il y a des jeux comme CoD (et d'autres hein) ou on dézingue whatmille bonhommes sans se soucier de "euh mais c'est peut-être pas cool ce que je viens de faire...", mais tous ne nous transforme pas en bête sanguinaire immature. Même The Last of Us, auquel je crois beaucoup, ne devrait pas poser l'acte de tuer en acte banal (du moins je l'espère). Je met ainsi le coup de cette vidéo plus sur l'événement de l'E3, qui demande du spectaculaire, tout de suite.

 

Un jeu violent n'est pas forcément un jeu immature ou enfantin

Enfin, j'ai envie de dire qu'il faut de tout pour faire un monde. Prendre son pied sur Call of Duty ne fait de nous un ado attardé qui ne veut pas grandir. J'aime quand un jeu me pousse à réfléchir, quand on me fait peser la gravité de mes actes (je suis revenu là dessus longuement dans mon article sur Deus Ex), ou quand je joue à un  bon petit mario. Mais j'aime aussi les jeux défouloirs ou je tire sur tout ce qui bouge ! En ce moment, je refais Borderlands. On doit tuer 10 000 aliens, sans réfléchir, et pourtant le jeu a une identité graphique, mais aussi un humour décapant qu'on ne comprend pleinement qu'à partir d'un certain age. On a tous le droit aussi d'aimer les jeux panpan boomboom monsieur Cage. Ce n'est pas être un idiot souffrant du syndrome de Peter Pan que de jouer à ce genre de jeux !

Donc non, le jeu vidéo ne souffre pas du syndrome de Peter Pan. C'est un media qui comporte certes un part sombre, une part plus grand public, mais aussi un media adulte, qui pousse à réfléchir et qui ne se définit pas par sa violence insoutenable. Dire ça, c'est n'avoir joué qu'à des AAA, et donc n'avoir éffleuré qu'une partie du media jeu vidéo.

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Lecture Geek

Comme beaucoup de gens, j'ai des périodes "à thèmes", quelques semaines ou je veux tout lire, tout savoir, tout voir sur un sujet particulier. Un coup c'est Star Wars, un coup Mass Effect, un coup Deus Ex. Comme vous pouvez le voir, les jeux vidéos sont souvent à l'origine de ces thèmes. Le mois de juillet s'est concentré sur le thème des zombies. En découvrant Walking Dead episode one sur le PSN, je me suis lancé à corps perdu dans la "culture zombie", en mattant plein de films, en lisant le comics Walking Dead par exemple. Et puis je suis tombé sur World War Z un jour à la FNAC, en cherchant un roman à lire. Et c'est de ce livre, faisant partie de ce que j'appelerai une "culture geek globale" et non pas spécialement relié à un jeu, que je voudrais vous parler.

 

World War Z, c'est quoi ? C'est un roman, constitué en fait de nouvelles, sous formes d'interview. En gros, une épidémie d'un virus inconnu qui transforme les gens en zombie est déclarée en Chine, elle se propage dans le monde entier, c'est l'apocalypse. Pendant plusieurs années, les survivants se regroupent, puis se lancent à la reconquête des villes, envahies de zombies, dans ce qui sera la "Zème Guerre Mondiale". L'auteur fictif du receuil travaille pour l'ONU (ou ce qu'il en reste). La guerre est terminée, l'Homme a gagné après de durs combats. L'heure est au bilan, et le rôle de notre auteur, est de compiler les témoignages des survivants, des acteurs de cette guerre, pour les générations futures.

 

La bataille de Yonkers, un des témoignages forts du livre

Le pitsch peut sembler très classique au premier abord : Encore une invasion de zombies ! Oui mais non ! Parce que Max Brooks, l'auteur (réel) aborde la chose d'un point de vue original : Plutôt que d'étudier le combat pour la survie d'un seul groupe, il étudie le combat de la race humaine toute entière. Il aborde la pandémie, puis la guerre dans son ensemble. Comment par exemple le virus passe de la Chine, à l'Inde, au Brésil, aux Etats-Unis, etc ? Dans les autres oeuvres comme Walking Dead par exemple, on est dans l'ignorance. Les zombies sont là, c'est l'apocalypse, point. Ici Brooks réussit à rendre plausible une telle épidémie, en l'inscrivant dans notre monde hyper connecté. On passe d'un cas en Chine, à des émeutes dans les townships d'Afrique du Sud, qui marquent le début de ce que les gens appelent alors "la rage africaine". Tout l'intérêt du livre est là, on aborde la pandémie de zombie d'un point de vue plus large, plus global.

 

"La Grande Panique" ou quand les humains fuient inconsciement vers le Nord et les Océans, poursuivit par des zombies

Mais ça ne s'arrête pas là. L'histoire de Brooks, plus que tout autre film ou comics, rend crédible et réaliste cette invasion. En effet, chaque témoignage de survivant, va permettre d'aborder un point de la survie de tous les jours, mais aussi un point chronologique. Au début, personne ne se rend compte de la gravité de la situation (sauf les israeliens qui s'emmurent en Palestine). Ensuite c'est "la Grande Panique" quand les gens s'aperçoivent que le vaccin n'est pas efficace, et quand ils fuient tous vers le Nord ou la mer. Chaque survivant traite ainsi un moment de l'évolution de la pandémie, on a par exemple un témoignage des premiers soldats confrontés à un cas de réanimation, ou celui d'un espion israelien qui va pousser son Etat à prendre conscience de la menace, ou encore un officier de sous-marin nucléaire chinois qui décide de faire défection avec son équipage et leurs familles. Tous les situations ont le mérite d'avoir un fond réaliste : Le Japon ordonne l'évacuation générale vers la Kamchatka. La Corée du Nord et toute sa population (23 millions de personnes) disparaîssent sous terre. Cuba devient une terre d'accueil pour les réfugiés américains et devient la base arrière de la reconquête. Placer l'invasion dans des lieux connus, et dans une époque contemporaine, permet de s'identifier à chaque survivant, et de rendre la chose bien plus effrayante et réaliste qu'en gardant le secret sur l'époque et les lieux comme dans beaucoup de films. Ici tout est abordé, vraiment tout, des conséquences psychologiques de la guerre à la reconstruction d'une économie en passant par les batailles épiques (parfois catastrophiques) et l'après-guerre. Le réalisme et l'intelligence du traitement de la  propagation de l'infection, puis de la guerre, voilà l'autre grande force du livre.

 

La "lobo" (pour "Lobotomizer"), mi pelle, mi hache, est devenu l'outil indispensable au fantassin. Elle est l'exemple même du soucis du détail de l'auteur

Le troisième point que j'aimerais aborder, c'est celui de l'écriture. Même avec l'idée de prendre un point de vue plus global sur la réaction des humains à l'invasion Zombie, et même avec le réalisme des situations traités, le roman aurait pu être chiant ou foireux. Mais Brooks a réussi à rendre une succession de témoignage passionante. Chaque interview, c'est la petite histoire dans la grande. Elles permettent de prendre conscience qu'il n'y a pas un ou deux héros, il y en a des centaines, dans tous les pays. Chaque histoire est passionnante et réussit à nous tenir en haleine, même si certaines retiennent un peu moins l'attention que d'autres. Mais ici j'ai vraiment aimé ce côté "on ne se concentre pas sur un groupe de 6 survivants" mais bien sur tout le monde, et sur la diversité des situations possibles.

 

Une adaptation au cinéma est en tournage : Dur dur d'adapter la richesse et la diversité d'un tel livre...

On peut toujours reprocher au livre un côté un peu trop américano-centré, bien que de nombreux pays soient mentionnés et leur situation développée (comme la France au cours d'une interview). C'est en effet par les USA que commence la lente reconquête, et c'est le président américain qui fait le discours qui lance cette reconquête. Le livre étant écrit par un américain, et connaissant leur propension à se voir comme la "nation élue", ce n'est pas étonnant. Je n'ai néanmoins pas trouvé ça si génant que ça, et si vous n'êtes pas atteint d'anti-américanisme primaire, ça devrait passer sans soucis.

Un film basé sur le roman est apparemment un tournage avec Brad Pitt. Je suis plutôt a priori sceptique, tant le structure du livre est assez peu adaptable. Ils auront vraiment du mal à reproduire la diversité de témoignages, même si ceux-ci sont parfois hautement cinématographiques.

En tout cas j'ai vraiment dévoré le livre et si j'en parle, c'est parce que je pense clairement qu'il fait parti des incontournables littéraires si on aime les histoires de zombies. N'attendez plus, foncez !

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WTF

Encore une série de vidéos de Gamer Poop, cette fois sur mon jeu du moment : L.A Noire.

J'étais écroulé de rire hier soir en les découvrant. 

Enjoy ! 

 

 

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Mon jeu du moment

Heavy Rain est typiquement le jeu qui déchaîne les passions. J'ai souvent lu qu'on n'arrivait pas à le classer pleinement "jeu vidéo" ou "film" et que c'était un OVNI, le « cul assis entre deux chaises ». Rien que le fait de dire que j'aimais le jeu à déclenché un mini débat parmi les gamebloggers qui sont apparemment majoritairement sceptiques. Moi j'ai aimé, j'ai adoré même, et ce malgré les gros défauts du jeu.

 

Commençons par un gros morceau : le gameplay. Ou plutôt la quasi absence de gameplay. Vous le savez, Heavy Rain, c'est du QTE sans arrêt, c'est marteler du bouton, c'est vérifier qu'on ne se trompe pas sous peine de voir un personnage mourir. On aime ou on n'aime pas, mais c'est clair qu'on est dans un gameplay ultra épuré, ou on contrôle rarement son personnage, et où on se contente d'agir rapidement pendant des cinématiques. Vous aurez aussi bien sur le choix dans les dialogues, ce qui aura comme souvent une incidence sur la suite des évènements. Ici, pas de game over, l'histoire avance quoique vous fassiez, vous devrez juste faire face aux conséquences de vos actes, même si ça implique la mort d'un des héros.

Le gameplay est volontairement très épuré, et permet de se consacrer à l'histoire

Alors oui, le jeu à un gameplay qui ne plaît pas à tout le monde. Beaucoup ont hurlé au scandale (injustement), et ce serait ridicule de s'arrêter la pour condamner le jeu, tant l'intérêt est ailleurs. Néanmoins le fait que j'ai vraiment apprécié le jeu m'a poussé à réfléchir un peu à ma propre vision du jeu vidéo : En fait le gameplay, je m'en fou. Là, ce que j'ai aimé c'est cette tension qu'on ressent pendant les scènes d'actions, notamment de combat. J'ai vraiment stressé pour les personnages principaux, tant je ne voulais pas en faire mourir un par une vulgaire erreur de bouton. Ce que je veux dans un jeu, c'est qu'on me raconte une histoire. À mes yeux, le gameplay est totalement secondaire.

 

Sans game over possible, les scènes d'actions deviennent stressantes, toute action étant irrémédiable

Alors oui, soyons clair tout de suite, l'histoire d'Heavy Rain a des trous, des temps morts, des incohérences non-expliquées. C'est un fait elle n'est pas parfaite. On pense à la première scène de Madison, qui sert principalement... à montrer des boobs voilà tout, son insomnie n'étant pas exploitée par la suite. La plus grande incohérence restant selon moi SPOILER ALERT le fait qu'Ethan Mars ait des black out, qu'il rêve de noyade et se réveille avec des origamis dans les mains . Cela nous amène à penser qu'il est le tueur aux origamis et qu'il souffre de schizophrénie et ce pendant une grosse partie du jeu. Au final, il n'en est rien... mais cette « coïncidence », ces black-out ayant énormément de ressemblances avec les enlèvements du tueur aux origamis, ne sont jamais, JAMAIS expliqués. Cage laisse de côté tout un pan de son scénario sans jamais nous expliquer le pourquoi du comment.  Il y a aussi quelques clichés classiques du genre qu'on voit venir à des kilomètres comme la relation entre Madison et Ethan.

 

Malgré mon affection pour le personnage, Madison est un peu trop l'atout "boobs" du jeu

Il n'est pas question de nier le côté bancal du scénario à certains moments. Il n'empêche que j'ai pris plaisir à suivre cette histoire de père à la recherche de son fils, enlevé par un tueur en série, le tueur aux origamis. J'ai aimé suivre Ethan Mars, Madison Paige, Norman Jayden et Scott Shelby dans leur quête du tueur et de sa victime Shawn Mars. J'ai aimé l'imbrication des histoires, le stress de voir un des personnages mourir à cause d'un de nos choix, le temps de décision limité quand à la marche à suivre. L'esprit « pas de game over » est excellent. Cela implique qu'on peut louper un pan entier du scénario si un personnage meurt prématurément, mais ça renforce réellement le côté irrémédiable et dramatique de chaque décision qu'on prendra.

L'histoire est très influencée par des oeuvres comme Seven ou Saw notamment pour l'ambiance. On est dans le film devenu classique de la course contre la montre contre le tueur en série. Si Cage n'invente rien (mais vraiment rien) j'avoue que j'ai aimé l'histoire qu'il racontait. Certes le scénario est archi-classique, bourré de clichés, et à même tendance à un peu trop suivre ses modèles, mais on arrive quand même à l'apprécier et à se prendre au jeu.

 

Bien que par moments très clichée et probablement trop inspirée de ses modèles, l'histoire de Cage m'a rapidement accroché

Globalement, j'ai apprécié tous les personnages, même Madison, qui n'à aucune consistance au début, mais qui finit par en prendre un peu au fil du jeu. Il est néanmoins vraiment dommage que les DLC aient été annulés (à cause de la « move edition »...). Ils auraient pu renforcer un peu la profondeur de personnage qui en manquent comme Madison (Je n'ai pas encore joué au DLC The Taxidermist) ou Norman Jayden. À noter aussi la bonne retranscription des visages des acteurs, même si on atteint pas L.A Noire (que j'aborderai un autre jour !).

 

Les 4 acteurs principaux du jeu

Il faut bien sur parler de la musique. Bien qu'à se pendre (ne pas jouer au jeu si vous êtes suicidaire) elle est magnifique et nous met dans l'ambiance triste et sombre du jeu. Tantôt mélancolique, tantôt stressante, elle est pour une grande part responsable de notre implication dans le « trip ». Elle aide totalement à l'immersion du joueur dans les scènes d'actions, nous faisant ressentir tout le côté dramatique, ou urgent d'une situation, comme dans un film.

 

Mélancolique, triste et dramatique : l'OST vaut vraiment le coup

Heavy Rain ne se conçoit pas comme un jeu pur et simple. Le joueur qui recherche du gameplay sera déçu. Heavy Rain se conçoit plutôt comme une expérience cinématographique. C'est un film dont vous êtes le metteur en scène, sur lequel vous pouvez jouer à dieu en décidant vous-même du destin des héros. C'est plus qu'un simple film, puisque c'est vous qui décidez pour les personnages. Au final, votre histoire sera probablement différente de celle de vos amis, puisque vous n'aurez pas fait les mêmes choix, pris les mêmes décisions.

 

Bref, un peu comme avec The Walking Dead, j'ai aimé regarder. J'ai vu un film avec Heavy Rain, un film qui m'a plus, malgré ses clichés, malgré une ambiance un peu trop inspirée de Seven et de Saw. Malgré tout ça, du début à la fin, j'ai pris mon pied. Je referai d'ailleurs certainement le jeu, avec d'autres décisions, pour voir d'autres fins. Ça me permettra peut-être d'attendre Beyond que j'attends désormais avec impatience !

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Achat du Jour

Mon frère m'a offert Heavy Rain il y a 2-3 jours pour mon anniversaire, et j'aime tellement l'expérience mellant cinéma et jeux vidéos que j'ai craqué pour LA Noire et là encore, je suis pour le moment complètement sous le charme !

Ils auront tous les deux droit à un article, c'est certains? D'ailleurs j'angoisse déjà de les finir un jour

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L'Ours des salles obscures

 C'est l'été (si si je vous assure, même si on a pas vu le soleil à Paris...) et c'est l'heure d'articles légers, frais et plutôt marrants.

J'avais promis avant mes vacances un article, ou plutôt une critique, sur le film House of the Dead de Uwe Boll. Et puis les vacances sont passées là dessus et j'ai zappé. Mais j'y ai repensé subitement en me disant que ça valait vraiment le coup de vous en parler, autant pour prévenir les jeunes générations du mal incurable que peu provoquer Uwe Boll sur une licence, que pour les plus anciens gamers parmi nous, adeptes de nanard bien merdiques et non-assumés !

 

Le film est basé sur le fameux jeu Sega... qui n'a quasiment pas de scénario

Bon d'abord, pour les plus jeunes d'entre nous : Qui est Uwe Boll ? Uwe Boll, c'est un peu comme une malédiction : On ne sait pas trop comment il est arrivé, mais depuis qu'il est là, des licences meurent chaque année...Uwe Boll, c'est un fléau, un réalisateur sans aucun talent, et même incroyablement mauvais, mais qui reste persuadé qu'il est un génie sans limites qui est juste trop bon pour être compris par le commun des mortels. Seulement voilà, Uwe Boll s'est mis en tête d'adapter les licences de jeux vidéos connus au cinéma. Et depuis le simple fait de mentionner une « adaptation de jeux vidéos au cinéma » est devenu synonyme de « film de merde » tout ça grâce à ce monsieur. Mais tout ça n'a commencé qu'en 2003, avec House of the Dead...

 

Uwe Boll, plus qu'un con, une légende

Alors House of the Dead, à la base c'est quoi ? C'est un rail shooting qui sent bon le jeu d'arcade des années 90. Le jeu avance tout seul, pendant que vous tirez sur des zombies, tout ça sur un fond scénaristique aussi loufoque que simpliste. Généralement l'histoire doit être prise au 15ème degré et est une parodie des films de série Z de l'époque (je pense surtout au dernier jeu, House of the Dead Overkill). Bref, House of the Dead, c'est jeu marrant pour une soirée entre potes, mais pas une bonne base pour un film, tant le pitch peut tenir sur 3 lignes.... Dès qu'on connaît le jeu de base, le film sent le nanar.

Et en effet, le film regroupe tous les pires clichés du film d'horreur des 90's, tout en ayant pas le moindre recul ou second degré sur ce qui se passe. Tout y passe, des filles à poils, aux morts ridicules, en passant par des gunfights qui s'éternisent, et un jeu d'acteur sous le niveau de la mer.

Le scénario est juste nul. Le pitch du film, lui aussi, tient sur une feuille de PQ... Un groupe de jeune veut rejoindre une rave party organisée sur une île abandonnée, mais la soirée va mal tourner... Oui c'est nul, mais bon là encore, avec le scénario du jeu, on se dit qu'on pouvait pas faire beaucoup mieux. Et on a tort ! Uwe Boll va réussir à rendre la chose encore plus merdique et entrer dans la légende !

 Le scénario tient sur une feuille de papier toilette... et est ridiculement cliché

Uwe Boll a une autre fâcheuse habitude, qui apparaît dès ce premier film : Il aime les femmes, et il le montre... à sa manière ! Dans le film, vous allez donc voir du boobs sans arrêt. Ok, surtout au début ou les actrices tombent le haut assez souvent, parfois pour un bain de minuit qui tourne mal, et parfois sans raison, pour montrer des seins... Le truc marrant, c'est que pour Boll, une personnage féminin qui a déjà montré ses seins, n'a plus d'intérêt et donc doit mourir. Une paire de boobs est donc synonyme de mort imminente et inévitable du personnage dans House of the Dead ! Ah, il y a aussi l'actrice principale ! Bien jolie, et possédant « toutes les qualités » pour ce rôle. Si elle ne finit pas topless, elle se battra quand même la moitié du film en corset (be oui faut pas déconner non plus) et aura droit à une superbe scène (admirez la vidéo ci-dessous !) au ralenti qui n'a d'intérêt que celui de voir ses seins gigoter quand elle court... Je caricature à peine !

 

Boobs boobs et encore boobs.... Ou comment compenser le piètre jeu d'acteur par une paire de seins

Mais en dehors des femmes, Uwe Boll n'aime pas vraiment ses acteurs. Ils sont en effet tous très mauvais et on globalement tous la chance d'incarner un magnifique cliché du cinéma de zombie (de mauvais goût). Entre le marin qui fume son cigare en dégommant le zombies au Desert eagle, l'asiatique, spécialiste des arts martiaux, qui se bat en combi moulante et les étudiants sympas qui deviennent d'un seul coup des machines à tuer, on a le droit de grands moments.

Un grand moment de cinéma...

Le meilleur moment, révélateur de tout le film, reste celui ou le groupe de survivant, armé jusqu'aux dents grâce à une miraculeuse cache d'armes du marin, fonce tête baissée à travers un cimetière remplie de zombie. Et là, on atteint le summum du WTF. Parce Uwe Boll aime styliser ses films, jusqu'à l'écoeurement.  Pendant cette scène (qui dure une éternité !) le groupe dégomme des zombies.  Or Uwe abuse des slow motion et se fait même le petit plaisir de faire un focus sur chaque perso grâce au célèbre mouvement de caméra à la Matrix sorte de Bullt Time (quand le mouvement se fige et que plusieurs appareils photo autour de l'acteur se déclenchent quasiment en même temps). Là ou c'est ridicule, c'est que ces moments ne sont pas raccords avec la scène d'action (probablement pas filmés au même moment), si bien que chaque personnage n'a pas la même arme que dans la scène ou il est censé combattre... ça en devient absolument ridicule !

 Cette scène, la plus ridicule du film, résume simplement à quel point le film est mauvais...

Mais attention, le film n'est pas seulement merdique à cause de ses acteurs, de son scénario, de ses scènes d'actions ou de la propension ridicule de son réalisateur à mettre des seins pour compenser son incompétence, non ! Le film est aussi une bouse parce que Uwe Boll a voulu faire le lien entre le jeu « House of the Dead » et ce qui s'annonçait comme un banal mauvais film de série Z. Et Uwe a du s'apercevoir uniquement au montage que le lien n'était pas assez visible, et a décidé qu'il fallait que la filiation se sente plus. Il a donc décidé de frapper fort... tout simplement en incrustant des images du jeu, dans son film. Alors en plus du fait qu'il soit assez ridicule d'incruster des images d'un jeu datant des années 90 dans un film des années 2000 (les graphismes commençant légèrement à dater), il a eu le mauvais gout d'en rajouter à des moments qui ne le justifient absolument pas ! Un plan global sur le Fjord ou se trouve l'île déserte (île portant le doux nom d'Isla de la Muerte.... Cherchez l'erreur...) est ainsi coupé pendant une demi seconde par une image du jeu ou un zombie se fait tirer dessus... Quand ça vous arrive la première fois, on croit à une erreur, un bug... mais non ! Parce que ça revient environ toutes les 20 min, même si la scène n'a rien à voir avec un combat contre des zombies ! WTF !!!

 Je ne vais pas aller plus loin, je crois que vous en avez assez eu ! En tout cas, le film est une merde sans nom, c'est clair. Mais avec quelques potes et surtout avec quelques bières, ça se regarde bien, entre les fous rires et les effluves de 1664. Ne serait-ce que pour voir le premier massacre de Uwe Boll, et comprendre à quel point cet homme est un monstre...

BONUS

Une des nombreuses scènes WTF du film...

 

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Lecture Geek

Gameblog, j'aime beaucoup. Plus qu'un site de news, c'est un site avec une ambiance, et surtout un podcast génial. Mais Ça reste un site internet qui ne pousse pas toujours son sujet au delà de la news (sauf dans les supers édito de Rahan). Certains Gamebloggers savent que je cherche depuis quelques temps déjà un "magazine" de jeux vidéo, un périodique qui aura un traitement intelligent du jeux vidéo, en plus d'une ligne éditoriale qui vise au delà de 12-20 ans.

J'ai essayé plusieurs magazines bien connus en France comme Joystick, Console + ou Jeux Vidéo Magazine. Aucun ne m'a réellement convaincu, à part peut être Joystick. J'ai un peu de mal avec la ligne trop "ado" des deux autres notamment. Il y a bien sur IG Mag, que j'aime beaucoup, bien que je le trouve un peu cher. Néanmoins c'est un de mes espoirs français et j'attend impatiemment une version iPad du magazine !

 

La presse papier française aborde le jeu vidéo d'un point de vue trop "ado" pour moi

Mais si je fais cet article, c'est parce que je pense avoir trouvé ce que je cherchais, pas en France, mais chez nos amis anglais ! Il s'agit du magazine Edge. Il existe depuis une vingtaine d'année, et est apparemment connu pour ses nombreux conflits avec les éditeurs, ses tests assez durs et le faible nombre de 10 sur 10 qu'ils ont pu donner. Edge est d'ailleurs souvent cité par Gameblog comme une source fiable et sérieuse.

Alors non je n'ai aucune action chez Edge, ni ne cherche à saboter Gameblog, je souhaite juste faire un peu plus connaitre aux plus jeunes (adultes) un magazine que je n'ai moi-même découvert que récemment et que j'apprécie énormément ;)

 Edge, c'est d'abord un art de la cover bien mise en scène

Moi ce qui m'a plu, outre l'édition iPad originale, bien pensée et le design très sympa du magazine (de superbes covers !), c'est sa liberté de ton, et surtout le côté adulte et fouillé des articles. Tous les mois, plusieurs chroniques traitent de sujets comme la direction artistique de Super Mario 3D Land, la pertinence aujourd'hui pour les développeurs de faire un salon comme l'E3 ou la débauche d'action mal perçue dans les derniers jeux annoncés. On est loin d'un ton très ado de nombreux magazines ou même de certains sites. Là on est bien plus dans un traitement intellectuel (parfois trop, c'est clair aussi) de l'industrie du jeu vidéo et des produits qu'elle nous propose. Et il faut le dire, ça fait du bien de se poser et de réfléchir sur l'industrie qu'on aime tant.

 

Le dernier numéro vient de paraitre, et est dédié à Beyond et à David Cage : À lire 

Bref, je vous conseille vraiment d'essayer. Malheureusement ça restera limité aux possesseurs d'iPad étant donné que le magazine papier ne sort pas en France. Néanmoins, pour les autres, je ne peux que vous conseiller de jeter un oeil au site internet du magazine qui reprend quelques reviews et quelques articles du magazine papier. Bien sur, c'est en anglais ! Ça peut donc en rebuter certains, mais si les journalistes ont une belle plume, ça reste tout à fait compréhensible pour un anglais convenable.

Ce mois-ci, le gros dossier du magazine est consacré à Beyond et à David Cage. J'ai bien hâte de le lire ! 

Voir aussi

Jeux : 
Beyond : Two Souls
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L'Ours des salles obscures

Hier soir, j'ai pu, comme pas mal de gameblogers, assister à une avant-première de Dark Knight Rises (DKR). Je vais tenter de vous donner un avis, à chaud, et en tentant de ne pas vous spoiler quoique ce soit.

 

Ce film, je l'attendais comme le messie. Je le voyais comme l'aboutissement d'une trilogie qui avait déjà fait un grand bond qualitatif entre Batman Begins et Dark Knight. DKR, je le voyais comme le perfectionnement de Dark Knight que j'ai regardé, avec la même passion et la même admiration qu'à sa sortie, il y a quelques jours. Je vénérais l'anarchie psychologique du Joker comme la décadence de Dent, et j'attendais encore plus de Bane. Des espoirs j'en avais beaucoup pour ce Batman, et c'est probablement là que ça a coincé quand j'ai finalement vu le film : J'en attendais trop.

Soyons clair pour commencer, ce Batman va diviser : DKR n'est pas un mauvais film de super-héros, ce n'est cependant pas ce que j'attendais, et surement pas un meilleur film que Dark Knight et ce pour pleins de raisons.

 

Le film n'est pas mauvais, c'est même un bon film de super-héros, bien au dessus de la norme (le dernier Spider-Man par exemple). Le style est identique à celui de DK, donc là dessus, tout le monde sera d'accord : c'est du lourd, cest un Nolan après tout. Il a toujours cette façon propre de filmer avec des plans froids, sobres, sans fioritures, et c'est ce qu'on aime dans le style de Nolan : C'est brut. La scène d'intro du film en est le parfait exemple : Pas ou peu d'images de synthèse, pas d'explosions tonitruantes. Juste une scène d'action rapide, brutale, mais net et sans bavure. La force brute est encore plus personifiée par Bane, dont le bruit des coups a été augmenté pour renforcer la brutalité du personnage et des combats avec Batman. Et c'est pour ce style vraiment brutal mais sans chichi qui se veut plus réaliste que j'aime Nolan.

 

Sombre et brutal, Bane est à l'image du film

L'autre point fort, c'est Gotham, et sa "révolution". Ce Batman s'inscrit plus dans la critique sociale que les autres. Bane étant décrit comme un mercenaire putschiste, il mène la "révolution" à Gotham et en fait l'expression d'une Amérique qui se rebellerait contre l'emprise des puissants financiers. Si j'estime que l'idée n'est pas poussée assez loin, elle a le mérite d'être bonne et d'exister. Encore une fois chez Nolan, la ville est sombre, même en plein jour. Le fait qu'une partie du film se passe pendant l'hiver ne fait que renforcer ce sentiment d'un endroit froid et sombre. Bref Gotham, qui est d'ailleurs déplacée pour l'occasion de Chicago à New York, est un point important du film, quasiment un personnage à part entière.

Sombre, froide : Gotham est quasiment un personnage secondaire 

Les personnages secondaires tirent aussi leur épingle du jeu. Clairement, Nolan a voulu renforcer les personnages autour de Batman, et faire ressortir l'Univers DC Comics tel que nous le connaissons. C'est vraiment un plus, puisqu'on découvre (ou redécouvre) des personnages bien campés. 

Alfred est quasiment pour moi le personnage le plus émouvant. Encore une fois Michael Caine et son accent british font des merveilles pour illustrer un personnage qui se veut la conscience morale de Wayne. Certaines scènes avec Alfred son poignantes.

Le lieutenant Blake, protégé de Gordon, a lieu aussi une évolution intéressante à travers le film et passe de jeune flic à vétéran de la police après avoir été façonné par les évènements du film. Son évolution est d'ailleurs....surprenante !

 

Le lieutenant Blake et Alfred sont parmis les personnages secondaires "forts"

Et Catwoman alors ? J'attendais pas mal de la performance de Anne Hathaway et j'avoue que je n'ai pas été déçu. La belle reprend à merveille le personnage de Selina Kyle (et ne sera jamais appelé « Catwoman » dans le film) pour un jeu ressemblant énormément à ce que nous joueurs avons pu voir dans Arkham City. Elle est belle, elle est ambiguë, elle est douée. J'ai vu quelques rumeurs comme quoi elle pourrait remettre sa combi cuir pour un spin-off. C'est quand vous voulez.

 

Anne Hathaway incarne à merveille Catwoman telle que je l'imagine... Je crois que je suis amoureux

Et Bruce Wayne dans tout ça ? Et bien Christian Bale dégage toujours autant de classe, même si je n'ai pas été soufflé par sa performance. Pas de panique cependant, son jeu était déjà excellent avant, il le reste, ni plus ni moins.

Alors oui le film n'est pas mauvais. Mais qu'on le veuille ou non, il sera comparé à son prédécesseur. Et malheureusent, il ne soutient pas la comparaison. Certes le thème abordé est différent, l'époque également, mais il n'a jamais atteint à un seul instant Dark Knight dans sa complexité, et surtout dans la psyché de ses vilains.

 

Bien que classe et intéressant, Bane souffre inévitablement de la comparaison avec le Joker, infiniment plus complexe

Le premier WTF que j'ai eu en regardant le film a lieu dans les toutes premières minutes, dès l'introduction. En fait dès que Bane parle. Parce que oui, avec Bane, on touche le problème du doigt. Joker et Dent touchent quasiment à la perfection pour moi. Bane ne fait que l'effleurer. Oui il est classe physiquement, et son masque en jette dès le début. Mais pourquoi cette voix ? Quand Bane parle pour la première fois, on est surpris. L'accent est british (normal, Tom Hardy est anglais), mais surtout, il parle comme un Lord, avec des intonations différentes voir chantantes comme quelqu'un qui manierait parfaitement la langue de Shakespear. Et ça ne colle pas du tout avec l'idée que je me faisais du perso rien qu'en le voyant physiquement. On s'attend à une voix rauque, synthétisée, quelque chose qui reflète sa nature intelligente, brutale et violente, mais pas à un orateur. Mais bon, la voix est encore une perception subjective sur laquelle on peut passer outre. Ce qui ne passe pas par contre, c'est le fait que le personnage fasse pschiiiitt et qu'il s'avère finalement infiniment moins profond et complexe que l'étaient Dent et Joker. En mercenaire leader charismatique et révolutionnaire, il commençait pourtant bien, pour au final s'effondrer comme un soufflet dans les dernières scènes. Même ses scènes de combats, certes bien tournées et brutales, ne m'ont pas retourné la tête. Je ne pourrais pas développer sans spoiler, mais sachez qu'au final, Bane est malheuresement un méchant à peu près classe, mais relativement classique, et qui souffre vraiment de la comparaison avec ses prédecesseurs.

 

Malgré quelques belles scènes d'actions, le rythme n'est pas transcendant

Le rythme du film est aussi en cause. Attention, on reste dans un film de Nolan et en plus un Batman, donc ça reste punchy comme rythme surtout à certains moments (le début de la révolution de Bane par exemple). Ce que je veux dire, c'est qu'à quasiment aucun moment, on ne ressent ce frisson d'excitation comme pendant la scène de l'interrogatoire du Joker ou l'assaut de sa planque dans DK. A aucun moment je me suis dit "putain ça déchire !". Le film est lent je trouve. J'ai presque senti les 2h45 passer, chose à laquelle je ne m'attendais pas. Encore une fois, le film n'est pas mou, mais il n'y a que quelques moments un peu excitants suivi de moments parfois trop calmes.

 

Batman, c'est (mal) fini

Ensuite le scénario. Je l'ai malheureusement trouvé ultraclassique. Là ou le folie et l'anarchie du Joker faisanet tout le sel de DK, DKR ne trouve pas en Bane le même moteur pour son intrigue. L'idée de commencer 8 ans après DK était une bonne idée, comme celle de lancer une révolution à Gotham sur fond de crise financière et sociale. Mais finalement le tout n'est que peu exploité. La raison de tout ce plan bien huilé se révèle finalement hyper prévisible. On a quand même droit à un beau twist que je n'ai pas trop vu venir, ayant réussi à me préserver des spoils jusqu'au film. Mais seulement voilà, DK était une histoire classique mais bien foutue et surtout porté par des personnages fantastiques. DKR est une histoire classique un peu convenue portée par des méchants classiques. Du coup, on est moins en extase devant. Le pire restant la fin du film. Je ne vous la spoilerai pas, ni ne vous la detaillerai, pour que vous puissiez vous faire votre propre avis (et venir en débattre !). Personnellement, elle focalise toutes mes déceptions et constitue le coup de grace du film.

 

Il est temps de conclure ! DKR n'est pas un mauvais film, je prendrai même surement plaisir à le revoir une deuxième fois. Néanmoins, il ressemble bien plus à Batman Begins qu'à Dark Knight en termes de qualité, de scénario, et de rythme. On a un film plus lent, plus classique, moins barré. Inévitablement la question qui revient en sortant de la salle de cinéma c'est "alors ? Meilleur ou moins que Dark Knight ?". Répondre à cette question reviendra à prendre position sur un film qui va clairement diviser entre ceux qui adorent et ceux qui hurlent au scandale. Pour ma part, je n'ai pas retrouvé les frissons d'excitation de Dark Knight, la réflexion psychologique et dramatique du destin de Dent, ou la folie du Joker. J'ai donc fait mon choix et choisi mon camp : Dark Knight est clairement et en tout point supérieur à Dark Knight Rises qui, à défaut d'être un grand film, n'est qu'un film de super héros juste au dessus de la moyenne du genre.

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