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Journal d'un Ours Gamer

Journal d'un Ours Gamer

Par Waltrius Blog créé le 22/11/11 Mis à jour le 23/11/13 à 11h15

Plutôt baraque, plutôt pataud, et totalement inoffensif, le joueur de 24 ans que je suis est souvent comparé à un vieil ours. Après 60h de Skyrim, la vérité m'est apparue : A terme, les ours vont dominer le monde. La seule solution pour survivre était de leur vouer un culte sur Gameblog...

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Le temps d'un comics

Depuis quelques jours, un peu par hasard, je suis retombé dans une période Star Wars. J'ai commencé par relire mes vieux Clone Wars, et puis j'ai découvert qu'il existait en anglais toute une série de comics Star Wars basés sur la période de la 2ème trilogie : Star Wars Republic. Il s'agit d'un ensemble de 83 issues, comprenant les chapitres ayant servi à réaliser les compilations « Clone Wars » telles qu'on les connaît.

J'ai réussi à retrouver toute cette collection « Republic » et je vais essayer de vous faire partager mon avis sur les différentes histoires racontées, pour que vous puissiez voir si elles valent le coût. Comme je les dévore en ce moment, j'inaugure le test express de comics. Je vais donc condenser un peu mes anciennes critiques pour tenter d'en faire tenir 2 voir 3 dans un seul article.

 

La série "Republic" couvre l'Univers de Star Wars entre l'avant épisode 1, et l'après épisode 3


Prelude to Rebellion

On commence donc la série Republic par cette micro-histoire de 6 issues dédiée d'après son titre à l'origine de la rébellion qui va amener les Clone Wars. On suit donc le célèbre Ki Adi Mundi (un des maitres Jedi avec grosse tête qui meurt pendant la purge de l'épisode 3) sur Cerea, sa planète d'origine alors qu'elle est sujette à un grand débat sur « Pour ou contre la République ». En effet Cerea est adepte de l'harmonie avec la Nature et refuse pour l'instant le tout technologique de la République. Sur ce fond politique, Ki Adi Mundi va devoir déjouer le complot d'un homme politique véreux, complot dans lequel sa propre fille est impliquée.

L'histoire est sympathique, sans être passionnante parce que très clichée. Perso j'ai eu un peu de mal à accrocher, d'autant plus qu'au final, elle n'explique quasiment pas le début de la rébellion séparatiste mais s'attache beaucoup plus à expliquer les origines de Ki Adi Mundi.


Le style graphique est...spécial... J'ai l'impression de voir un style de BD franco-belge
 

Le dessin lui vaut le coup d'oeil. En lisant le comics, j'ai été frappé par le style franco-belge du dessin. C'est simple on se croirait dans un Titin. On a du mal à croire que le comics date de 2003 en voyant ce style. Ça peut paraître étrange et certains n'accrocheront pas du tout, mais ça se laisse appécier. Après sur le moment, j'espère que la suite ne sera pas comme ça parce que c'est sympa 2 minutes, mais ce n'est pas ce que je cherche dans un comics Star Wars. 

Donc un comics pas fondamentalement passionnant. L'histoire est clichée, mais le style du dessin vaut le coup d'oeil. Mais on reste avec un comics qui est loin d'être indispensable.

 

Une histoire finalement peu intéressante rend le comics très dispensable


Outlander

2 ème mini-série de Republic, Outlander se déroule intégralement sur Tatooïne. Les villes sont attaquées par des hordes de pillards Tuskens (les hommes des sables), unies sous un même drapeau et dirigées par un Tusken portant un sabre laser. Le conseil Jedi  qui e remet juste de la mort de Qui Gon Jin a vent de l'affaire et envoi Ki Adi Mundi pour enquêter sur ce renegat.

 

L'histoire, déjà bien plus intéressante, se déroule intégralement sur Tatooïne au milieu des pillards Tuskens

Le scénario est cette fois bien plus intéressant que pour Prelude to the Rebellion. La preuve en est que j'ai dévoré les 6 issues d'une seule traite. Le développement est bien moins évident, et surtout on apprend des tas de choses notamment sur la culture Tuskens. De plus l'histoire introduit de nouveaux Jedi et Siths qui je suppose (et je l'espère) auront une importance notable par la suite dans les Clone Wars. Intéressant, haletant, assez peu prévisible, vraiment Outlander vaut le coup côté scénario.

 

Des personnages récurrents (et intéressants) sont introduits

Côté dessin aussi d'ailleurs. On garde le style un peu vieillot de "Prelude to the Rebellion", mais en le modernisant un peu. S'il n'est pas parfait, il est indéniablement plus proche de l'idée qu'on se fait d'un comics, et se lit bien tranquillement. 

Outlander a été au final une bonne surprise et j'espère voir les nouveaux personnages introduits développés plus tard dans la série

 

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Trailer Time

On va finir par croire que je fais une semaine spéciale Borderlands 2 sur mon blog ! Pas du tout, celui-là n'était pas prévu à vrai dire (et une critique de Comics est en route), mais vu que Gameblog n'a pas encore publié la news, j'en profite !

Le trailer de lancement de Borderlands 2 est donc sorti. Dans la ligne classique des Trailers "cinématiques" on apprend pas grand chose sur le gameplay (et en même temps on le connait déjà !) mais on a le droit à une nouvelle dose d'humour et de baston.

Au passage les premiers tests (notamment celui d'IGN) sortent, et il récolte déjà de sacrés bonnes notes ;)

Enjoy

 

 

Voir aussi

Jeux : 
Borderlands 2
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Geek Art

Bon Borderlands 2 devrait arriver dans quelques jours dans ma boite aux lettres, et ce sera la fin de plusieurs mois d'attentes et le début d'une nouvelle chasse au loot sans merci !

Mais en attendant, je vous propose une petite sélection d'excellent fanart que j'ai pu trouver notamment sur DeviantArt (excellent site pour ceux qui ne connaitraient pas encore)

 

Au passage, je vous poste un superbe cosplay de la belle Moxxi que j'ai pu trouver. Je ne le fais jamais, et surtout je crois qu'il a été déjà été posté, mais là je suis grave fan, donc il a toute sa place ici ;)

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Coups de Gueule

J'hésite à acheter une WiiU...

Ceux qui me suivent régulièrement le savent, ces derniers temps je suis un peu amer envers Nintendo. Sceptique face au concept de la WiiU, j'attendais beaucoup de l'E3 pour me donner des frissons, et me faire dire "celle la, je la VEUX". Au final, comme beaucoup, j'ai trouvé la conférence plan-plan et j'ai hurlé à la faute de communication, au n'importe quoi. Je pense toujours que Nintendo a râté sa com sur la WiiU, réiterant 1 an après la faute commise sur 3DS.

 

L'E3, ou l'échec de la Com de Nintendo

Je n'avais pas compris après l'E3, et je ne comprend toujours pas exactement ou Nintendo veut aller avec ce gamepad. Néanmoins, je salue et j'apprécie la volonté d'innover de Nintendo, qui malgré tout est bien là en terme de jouabilité.

Il y a aussi la puissance de la console qui m'a refroidi. Comme la Wii, la WiiU sera dépassée environ 1 an après sa sortie techniquement. On me répondra que la puissance ne fait pas tout, et c'est bien vrai. De très bons jeux sont sorti sur un Wii, une console SD pendant l'ère HD. Néanmoins, à termes cette différence de puissance m'a rebutté. Je ne joue plus à ma Wii depuis 2-3 ans, la ressortant occasionnellement pour être freiné par des graphismes d'une autre époque. Je ne suis pas un apotre des graphismes photo-réalistes, je dis juste qu'ils doivent m'attirer le regard, même s'ils ne tuent pas la gueule. Là, les vidéos qu'on a pu voir de l'E3 montrent certes des graphismes fins et colorés, mais rien de mieux que sur 360 ou PS3. Alors oui pendant 1 an, la console va tenir la route, mais une fois que les Next'Gen se lanceront, il va être dur de suivre et je crains le décrochage complet.

 

Techniquement, je crains un décrochage très rapide

Plus que la console, ce sont les jeux Nintendo qui ne me font pas rêver. L'exemple de New Super Mario Bros 2 est frappant : on copie-colle un concept certes bon mais qui sent de plus en plus le réchauffé. Et quand j'ai vu New Super Mario Bros WiiU, j'ai eu la même sensation : on prend les mêmes et on recommence ! 

Enfin, je pense toujours que Nintendo a râté le tournant du online, proposant un service certes en progression (en même temps c'est pas dur) mais toujours bridé par des idées à la rue comme les codes amis.

 

S'il y a une chose qu'on ne peut pas reprocher à Nintendo, c'est sa volonté de proposer quelque chose de différent

En lisant, on se dit que je déteste la WiiU, que je ne peux pas hésiter, que j'ai déjà fait mon choix. Et c'est aussi ce que je pensais il y a encore quelques jours. 

Il faut savoir que mon expérience de gamer s'est d'abord et avant tout forgé grâce à Nintendo. Ma toute première console a été une vieille gameboy, suivie par la Nintendo 64. J'ai grandi avec les Mario Kart, les Super Mario 64 et autres Donkey Kong. Les jeux Nintendo c'est n'importe quoi, mais ce sont surtout de bons jeux, avec une ambiance naïve mais qui arrive à bercer le joueur. J'ai adoré cette ambiance, et même aujourd'hui, plus vieux et plus proche de jeux comme Mass Effect, Witcher 2 ou Walking Dead, j'apprécie toujours une petit pause Super Mario 3D Land ou Super Smash Bros Brawl.

C'est avec Mario que j'ai grandi dans le jeu vidéo : L'esprit Nintendo m'a marqué durablement 

Et c'est là que Nintendo pourrait m'avoir, sur cette nostalgie, ces bons vieux jeux qu'on apprécie comme une madeleine de Proust. New Super Mario Bros WiiU a l'air d'être une énième preuve du manque de créativité latent chez Nintendo en ce moment (le fait que le prochain Zelda passe chez Retro Studios est une excellente nouvelle d'ailleurs), et pourtant, il me fait envie, parce qu'en y jouant j'aurais l'impression de revenir 20 ans en arrière quand je mettais la main pour la première fois sur Super Mario Bros.

Je pensais donc ne pas acheter la WiiU, mais maintenant j'hésite, tout simplement parce que malgré tout ce qu'on peut lui reprocher, j'aime l'esprit Nintendo.

 

J'ai beau gueuler après Nintendo, ce qu'ils proposent me fait encore envie

Je ne l'achèterai probablement pas en DayOne, parce que la console ne sera pas forcément au top techniquement, parce qu'il n'y a pas assez de jeux qui m'attirent l'oeil, et aussi à cause de son prix trop élevé pour l'instant. Mais il ne fait quasi aucun doute pour moi que, comme j'ai craqué pour la 3DS, je la prendrai quand il y aura plus de bons jeux estampillés Nintendo (et Ubisoft ;) ) dessus.

En réalité, j'en suis au même point qu'il y a 8 mois avec la 3DS : Le charme incontestable des jeu Nintendo m'a retourné, et donné envie d'avoir une console qui en soit ne m'attire pas tant que ça.

Voir aussi

Jeux : 
ZombiU (Wii U), Nintendo Land (Wii U)
Plateformes : 
Wii U
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Mon jeu du moment

Après un épisode 2 délicieusement malsain et dérangeant (cette fin quoi !), dire que j'avais hâte de voir le 3ème épisode est un doux euphémisme. Enfin, après 10 jours de retard (expliqué par la "validation du jeu par Sony Europe" WTF !) il est sorti sur le PSN Européen.

Cet épisode, je l'ai attendu, comme un gamin attend Noël. On dit souvent que l'attente est en réalité plus jouissive que d'ouvrir le cadeau. Et j'avoue, j'avais un peu peur que ça arrive, que je sois déçu par l'épisode, et qu'un de mes GOTY potentiel s'effondre. Mais comme je me trompais...

J'ai réussi à m'éviter tous les spoils pendant durant ces deux semaines, je vais donc essayer d'éviter d'en faire comme d'hab, ça vous détruirait l'expérience. Je vais tout de même aborder, avec le plus de distance possible, certains passages. Néanmoins, si vous voulez totalement vous préserver pour le jeu, je vous conseille de ne pas continuer la lecture.

 

Bon je ne vais pas m'étendre à nouveau sur le gameplay, c'est toujours aussi "point & click", simpliste, immersif. De même les défauts sont toujours là au niveau technique : une synchro-labiale pas parfaite, et des scènes qui ont tendance à freezer entre les changements de plans. Tout ça, ON S'EN FOUT ! 

On ne joue pas à Walking Dead pour jouer, on prends la manette pour regarder, mieux : pour être l'acteur d'une série. Dès la première scène le jeu nous le rappelle, entre le "reminder" de vos choix dans l'épisode 2, et le générique incrusté dans les premiers plans : On est au delà du jeu vidéo comme on l'entend habituellement. On nous raconte une histoire à laquelle on participe grandement, plus qu'on ne joue.

 

Plus que jamais, l'émotion ressentie par le joueur est au centre du jeu

Ici on retrouve notre groupe de survivants quelques temps après l'épisode 2, plus tendu et divisé que jamais. Harcelé par les bandits, le camp est menacé, d'autant plus que des médicaments de leur stock disparaissent. La paranoïa s'installe petit à petit, pourrissant un peu plus les relations déjà tendues entre Kenny et Lily.

Je me demandais si Telltale Games pouvait faire mieux que dans l'épisode 2 : la réponse est simple, et même évidente : OUI. L'épisode 2 était malsain, son climax, horrible mais un poil (mais vraiment un poil) prévisible. Là on est au delà de ça. 2 mots suffisent pour définir cet épisode 3 : Choc et émotion.

 

Après cet épisode, le groupe ne sera plus jamais comme avant

Pour le Choc, tout à lieu dans une scène. La tension monte (plans de la scène et musique aidants)...et là boom, tout s'effondre alors qu'on ne l'a pas vu venir. Sur le moment on ne réalise pas, on ne comprend pas. J'étais devant mon écran, sous le choc, en train de faire "Mais....Mais... Mais qu'est-ce qui s'est passé ?!". Et là, le mot immersion n'a jamais autant pris son sens à mes yeux : On devient Lee. C'est vous et votre coeur qui choisirez la suite à cet événement, vous n'avez pas le temps de réfléchir, vous ne voulez pas réfléchir, aveuglé par la colère. Une chose est sure, cet événement va bouleverser l'histoire et vous choquer au moins autant que ne le serait Lee. Et c'est là, dans cette scène que l'épisode devient culte : Vous ne voyez pas venir ce qui se passe, et vous le prenez en pleine tronche, vous laissant aussi sonné que ne le serait un des survivants.

L'émotion vient ensuite. Vous avez à peine le temps de vous remettre du choc précédent qu'une mauvaise nouvelle vient appuyer sur la plaie. Et si la scène précédente est un coup de poing en pleine figure, celle-ci vous la voyez venir, ce qui la rend d'autant plus douleureuse. Sa conclusion devrait d'ailleurs faire monter les larmes aux plus durs d'entre vous, tellement elle est poignante.

 

De nouveaux personnages viennent enrichir l'aventure

Ces deux moments définissent complètement l'épisode. Ils vous prennent tous les deux aux tripes, vous laissant littéralement vidé et épuisé par cette vague d'émotion que vous prenez en pleine tête. Tout le génie du jeu de Telltale est là, dans son écriture. On est Lee, non pas via le gameplay, mais via l'émotion.

Le reste de l'épisode se veut plus calme, plus classique, mais c'est pour mieux introduire de nouveaux personnages, approfondir la relation entre Lee et Clementine, et permettre de placer quelques phases de recherches point & click classiques. C'est plus lent, mais ça permet de se remettre de ses émotions.

 

Plus on avance, et plus on adore cette gamine intelligente, et hyper mature dans un monde pourri

Ce troisième épisode m'en a vraiment mis plein la tête, et jamais je n'ai été autant impliqué (sauf peut-être dans Mass Effect 3) dans un jeu.  En 2 scènes seulement, cet épisode 3 arrive a surpasser largement en terme d'émotion l'épisode 2. Il y a une maturité dans cette écriture qui me fout en l'air et qui me donne cette envie irrépréssible de continuer. Comme dans un Game of Thrones, on a peur de s'attacher à un personnage parce qu'on ne sait pas s'il va mourir, ni comment. Cette incertitude, c'est aussi la force de Walking Dead. On joue avec la peur aux ventre, pas pour soi, mais pour les autres. Je sais déjà que s'il arrive quelque chose à Clementine, je vais ressortir traumatisé de cette expérience !

Cet épisode m'a fait vibrer comme jamais, et Walking Dead est sans conteste un des meilleurs jeu auquel j'ai joué. J'attends la suite comme le messie, mais en attendant, vous DEVEZ le prendre, vous louperiez une expérience extraordinaire sinon.

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Le temps d'un comics

Suite à ma rechute dans l'Univers Mass Effect après le DLC Leviathan, j'ai décidé de dévorer les comics Mass Effect que je n'avais pas encore lu, et que j'avais un peu laissé tomber.

J'ai donc jeté mon dévolu sur Mass Effect Invasion, sans trop y croire, les comics issu de la série s'étant révélé la plupart du temps très décevants. En effet, les dessins sont parfois baclés, souvent dans la moyenne basse, et les scénarios, s'ils partent souvent d'une idée intéressante, sont expédiés trop rapidement et sont au final sans saveurs.

C'est donc avec un peu d'appréhension que je commence Invasion...

 

Scénario/Univers

Le comics s'intéresse à un trou scénaristique de Mass Effect 3 et se concentre sur la personne d'Aria, cette belle et dangereuse Asari (MODE ULTRA GEEK ON : Elle a la voix de Starbucks dans Battlestar Galactica en VF !) qui dirige le crime organisé sur la station Omega. En effet dans Mass Effect 3, on retrouve Aria dans la boite de nuit de la Citadelle ou elle nous apprend avoir été délogé d'Omega par Cerberus et contrainte de fuir. Mass Effect Invasion nous raconte comment Aria a perdu Omega. Bon ok, au début, comme pour les autres, je me dis que l'idée est sympa, mais que ça va encore être chiant à lire.

 

Aria va devoir défendre Omega contre les moissonneurs...et Cerberus

Et ben non ! Au contraire c'est même pas trop mal écrit. Bon ok, c'est pas du James Ellroy, mais ça se lit bien. On a même droit à des personnages plutôt intéressant comme le Général de Cerberus Oleg Petrovski, feru de stratégie militaire et de litterature. Aria ne change pas et est telle qu'on la connaît, dangereuse, intelligente, et pragmatique. 

Ici, et même si encore une fois, la division en 4 chapitres est trop courte pour pleinement développer l'intrigue et les personnages, l'auteur Mark Walters a eu l'intelligence de ne pas trop étaler l'histoire dans le temps et l'espace. Je m'explique : Dans les autres comics Mass Effect, le rythme est bien trop rapide. On passe par l'espace, plusieurs planètes, on avance dans le temps, et ceci en 4 issues de 20 pages chacunes. Impossible d'écrire quelque chose d'un peu approfondi avec si peu de place. Dans Mass Effect Invasion, les 4 issues se focalisent sur un événement précis, et court dans le temps : la prise d'Omega par Cerberus. ça nous laisse le temps de souffler, mais surtout, ça laisse à l'auteur le temps d'approfondir un minimum ce qu'il raconte. Ici j'ai eu l'impression que les dialogues étaient plus travaillés, plus intéressants à suivre que dans les autres comics de la série. Et c'est là que Invasion m'a accroché : Une meilleure gestion de son scénario ainsi que de l'espace et du temps qui lui sont impartis.

 

L'histoire est n'est certes pas digne d'un Walking Dead, mais elle a le mérite d'être cohérente avec la structure en 4 issues

Après le scénario n'est pas révolutionnaire non plus, et sert juste à combler ce vide dans l'histoire autour de Shepard. Ne vous attendez donc pas à des révélations, vous n'en aurez pas. Il n'y a pas de surprise : Ici dès le début on sait comment ça va finir.

Dessin

C'est l'autre bonne surprise de la mini-série ! Comme ceux qui me suivent ont pu le voir dans mes précédents articles, les dessins des comics Mass Effect, c'est pas le pied. On oscille généralement entre le pas mauvais et le franchement dégueux. Mais cette fois Bioware semble avoir mis la main sur un bon dessinateur : Omar Francia.

 

Aria dans "Redemption" puis dans "Invasion" : Clairement on a affaire au meilleur dessin des comics Mass Effect

Pour une fois, le dessin a un style propre, et pas une touche générique qui donne l'impression de sortir d'une usine. Aria est superbe, bien dessinée et à aucun moment je n'ai eu la sensation qu'elle ne ressemblait pas au personnage que je connaissais du jeu (comme ça a par exemple été le cas pour Liara). Chose assez rare pour être notée, les visages sont soignés, donc absolument pas ridicules ou disproportionnés. De même les combats sont plutôts bien dessinés, mais c'était déjà le cas dans les autres comics. Bon on a peu de prise de risque, le style étant totalement calqué sur ce qu'on connaît du jeu, seul les monstres issus de technologies moissoneurs sortent (un peu) des sentiers battus.

 

Bioware tient son meilleur dessinateur pour ses futurs comics : Omar Francia

Au final, le dessin m'a plus, et ne m'a a aucun moment rebuté, ce que je n'attendais pas.  Certes, il y a peu d'innovation en terme de design de la part de Omar Francia, mais ce qu'il fait, il le fait bien. On a un dessin travaillé, fin et précis, qui dénote des autres comics Mass Effect, possèdant un trait plus grossier.

Verdict

Lisez-le ! L'histoire est plaisante à lire, même si elle n'apporte pas de révélations tonitruantes sur l'Univers. On a la un rythme plus adapté à la "mini-série" et donc une histoire plus intéressante, plus cohérente. Et surtout le style graphique est bon. Bon c'est pas le comics de l'année, mais pour une fois, on a pas totalement l'impression de lire un pur produit marketing accompagnant la sortie du jeu... même si c'est le cas !

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Mon jeu du moment

En attendant (desespérément) la sortie de Walking Dead épisode 3 sur le PSN européen, je me suis décidé à acheter le DLC Leviathan de Mass Effect 3 pour patienter, sans grand enthousiasme au début je l'avoue. En fait, je n'aime pas trop me replonger dans un jeu plusieurs mois après l'avoir fini. Surtout un jeu comme Mass Effect 3 en fait. Le jeu est une conclusion (radicale...) et m'a tellement apporté émotionnellement (il est d'ailleurs concurrent avec Walking Dead pour mon GOTY 2012), que j'étais réticent à recommencer l'aventure pour un chapitre qu'on rajoute en plein developpement de l'intrigue. Et pourtant, très rapidement, le DLC m'a remis en plein dans l'ambiance, dans l'urgence et le drame de ce 3ème épisode. Le résultat est que maintenant, j'ai juste envie de recommencer Mass Effect 3 et de m'y replonger à 100%.

C'est bien beau tout ça, mais ce DLC, il vaut quoi ?

 

Le DLC "from ashes" avec le personnage prothéen m'avait laissé une impression mitigée. Il offrait une durée de vie minime (une seule mission) mais un personnage passionnant qui nous apprenait beaucoup sur la civilisation prothéenne. Le soucis, c'est que, sorti le même jour que le jeu complet, il passait clairement pour le "DLC escroquerie", retiré du jeu principal, pour être vendu en parallèle et faire des sousous. Ici pas de nouveau personnage, mais plus de gameplay (environ 2 grosses heures de jeu) et des révélations très intéressantes sur l'Univers.

 

Comme le DLC avec le Prothéen, beaucoup de dicussions et de révélations sont au menu

Commençons d'abord par le scénario. Ici, un scientifique de la Citadelle demande à voir Shepard sous pretexte qu'il détient des informations déterminantes pour le cours de la guerre contre les moissonneurs. Une fois dans le labo, il explique à Shepard qu'il étudiait les légendes sur les moissonneurs et qu'une a attirée son attention : Celle d'une créature, nommée Leviathan, qui aurait tué un moissoneur. Il tente d'expliquer ses découvertes mais est abattu par son assistant, visiblement controlé par une force inconnue. Shepard part donc à la recherche de ce "Leviathan" esperant l'utiliser contre les moissonneurs.

Tout comme le DLC sur le Prothéen, "Leviathan" apporte énormément à l'univers Mass Effect et se révèle indispensable au fan, les révélations finales permettant même d'expliquer certains points encore flous de l'histoire. En fait l'Univers de Mass Effect gagne en cohérence, et ça, on adore.

 

Vous repasserez plusieurs fois par le labo. L'endroit apporte pas mal d'originalité et d'ambiance au DLC

Après tout dépend de la catégorie de joueur ou vous vous classez. Si vous êtes un fan absolu, il vaut carrément le coup ne serait-ce que pour l'histoire développée. Si cet univers vous laisse indifférent, le DLC devrait vous laisser tout autant indifférent le gameplay n'étant pas révolutionnaire (même s'il offre à mon gout de beaux moments). Je fais parti des fans absolus, et si j'y suis allé un peu à reculons, je n'ai vraiment pas regretté le voyage.

 

Les environnements du DLC sont variés et bien travaillés

En termes de rythme, le DLC innove (un peu) en se posant comme une enquête. En effet, le scientifique n'a pas eu le temps de tout nous révéler et son assistant est fou : Il faut donc enquêter seul, avec les indices qui se trouvent dans le bureau. Rien de bien fou, on est loin de L.A Noire étant donné que les indices sont carrément indiqués. Néanmoins les réflexions de Shepard et IDA restent intéressantes à suivre au fur et à mesure de la progression de l'enquête. Il faudra également recouper les informations récoltés sur une carte de la galaxie et éliminer un à un les différents systèmes ou votre prochaine étape devrait se trouver. Ce labo, vous y reviendrez plusieurs fois tout au long du DLC, ce qui permet d'accentuer l'ambiance particulière qu'on y trouve. En dehors de ce lieu, on reste dans le très classique avec des phases de shoot contre des moissonneurs. On retrouve tout de même le souffle épique de certaines missions du jeu principal, notamment lors de l'invasion par des dizaines de moissoneurs volants d'un site de fouille à flan de falaise, ou lors d'une course poursuite avec un scientifique possedé. Je retiens toutefois la fin du DLC, sur une planète océanique ou l'ambiance est assez travaillée avec notamment une phase sous-marine ou on ne fait qu'avancer, écoutant les commentaires de Shepard en ne voyant pas plus loin que nos fusées éclairantes. Le gameplay y est quasi inexistant mais on y croit et on a envie de savoir ce qu'on va trouver dans les profondeurs.

 

La scène sous-marine est trop courte, mais immersive : j'aime

Globalement, le DLC accroche bien le joueur et on a envie d'en savoir plus. On apprécie les passages au laboratoire qui permettent d'accentuer l'ambiance particulière d'enquête qui règne dans le DLC. Les phases actions sont très classiques et n'évoluent pas, mais en réalité, ce n'est pas pour ça qu'on joue à Mass Effect.

Au final, Leviathan est indispensable à tout fan de l'Univers passionnant de Mass Effect. Les révélations sur les moissonneurs, l'ambiance particulière et quelques passages épiques valent le détour si on s'interesse à cet univers que j'aime tant. Perso, après l'avoir terminé j'ai juste envie de refaire Mass Effect 3. Je me suis d'ailleurs trouvé les derniers comics Mass Effect que je n'avais pas lu : Invasion et Homeworlds. Ils auront probablement droit à leur article prochainement ! 

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Le temps d'un comics

Assez peu d'actualité purement "jeu" pour moi en ce moment, étant donné que je refais Borderlands, et que je continue Skyrim. Néanmoins, je me replonge dans les séries et les comics ces derniers temps, mes critiques devraient donc être plus nombreuses sur ces sujets, au moins jusqu'à Walking Dead episode 3 ! 

Aujourd'hui, je vais parler de Catwoman. Avec Batman et la Cour des Hiboux, c'est un des autres comics qui est mis en avant dans les FNAC et compagnie ces derniers mois. Grand fan de Gotham, et ne connaissant pour ainsi dire rien de la mythologie de Catwoman, j'ai décidé de sauter le pas. Sachez néanmoins que j'ai lu le comics jusqu'à l'issue 12, et que le tome vendu en magasin (version française du moins) va jusqu'à l'issue 7 (ce qui a son importance !).

 

J'avoue avoir été attiré par la cover au premier abord, le dessin mettant en avant les formes "avantageuses" de Catwoman, tout en gardant un trait fin et précis. Le premier rôle d'un cover, c'est d'être belle et attirante. Ça a marché...et puis le reste à fait pschiiiit...

Scénario/Univers

Sur ces 12 premières issues, il va être assez difficile pour moi de vous faire un synopsis...tout simplement parce qu'il n'y a pas ou peu d'histoire de fond, de liant entre les chapitres. Et on touche là un gros problème du comics : C'est décousu. On est plus sur un receuil de plusieurs histoires courtes que sur une histoire s'étalant sur plusieurs épisodes comme pour La Cour des Hiboux par exemple. Certes ici aussi les histoires se suivent dans le temps, mais elles sont bouclées super rapidement, au maximum en 3 chapitres ! Il est donc assez difficile pour l'auteur d'approfondir les personnages, les vilains, les ambiances. Rien ne nous incite vraiment à lire la suite...

 

Jusqu'aux chapitre 8, les histoires s'enchainent... sans jamais vraiment convaincre de continuer

Et encore, les receuils de nouvelles, je connais, et j'aime bien. Mais là, comme le tout va trop vite et est assez peu approfondi, le scénario, ou plutôt LES scénarios, en deviennent chiants...

Le pitch ne décolle pas avant le chapitre 7 ou 8. Avant, on enchaine des histoires super clichées et sans intérêts. Heureusement quelques histoires sauvent un peu la donne après ce long démarrage. Je pense notamment à l'apparition de la Cour des Hiboux, de l'Ergot, ou des quelques chapitres sur la traque de Dollhouse. Mais, si interessant soient-ils (et encore, on est à des années lumières de Batman et la Cour des Hiboux), ces chapitres sont encore expédiés super rapidement ! L'apparition de la Cour des Hiboux dure un chapitre, soit 25 pages ! L'enquête sur Dollhouse est étalée sur 3 chapitres, mais reste hyper simpliste et ne permet pas de travailler son méchant correctement.

 

Les chapitres avec Dollhouse et la cour des hiboux, malgré leur rapidité, sauvent le comics de la catastrophe

Le scénario de ce comics souffre donc de deux gros problèmes, il est largement ininteressant et cliché, mais il est aussi trop irrégulier pour accrocher un lecteur suffisamment longtemps. Si vous tenez jusqu'au chapitre 7 ou 8, vous aurez des histoires un peu plus accrocheuses... mais expédiées trop rapidement. Bref j'esperais en apprendre plus sur l'heroine, et lire une histoire sombre et accrocheuse : rien de tout cela ! Ce n'est donc pas pour le scénario que vous acheterez Catwoman

Dessin

Globalement je qualifierai le dessin de "pas dégueulasse". Autant ce n'est clairement pas moche (sauf à certains moments), autant c'est bien en dessous de ce que j'ai pu voir dans d'autres comics. Les visages par exemple rendent pas trop mal, mais les corps et certains personnages secondaires (Spark par exemple) sont moins bien dessinés. Heureusement, Catwoman est généralement assez bien dessinée.

 

Le dessin est correcte, mais ne retourne pas la tête

Il y a un truc que je déteste dans les comics, c'est quand, en plein milieu d'une histoire, le dessinateur change et donc le style avec lui. Si le style de Guillem March est globalement propre et fin, le style de Adriana Melo est plus grossier, beaucoup moins fin. Heureusement Melo n'a dessiné que quelques issues (3 ou 4) sur l'ensemble. Il n'empêche que Melo a dessiné 7 et 8, c'est à dire en plein milieu de l'intrigue, avant un retour de March. Ça nuit pas mal à la cohérence graphique de l'ensemble.

Le style graphique change pour 3-4 chapitres en plein milieu du comics... et devient moins fin

Mais le gros problème du dessin selon moi, c'est encore l'hyper sexualisation de l'ensemble.

Dès le premier chapitre, Catwoman couche avec Batman, comme ça, cash. Outre le fait qu'avoir une telle scène dans l'univers Batman (et ce même si le personnage de Selina Kyle est fondé sur la féminité extravertie) me fait bizarre, je trouve aussi très racoleur de mettre ça dès le premier chapitre...Alors oui Catwoman, c'est la femme libre, et elle se balade tout le temps en combi cuir, mais bon, les auteurs ont un peu tendance à trop la montrer en soutif, ou en décoleté plongeant et à la dessiner avec des courbes plus que généreuses. Ça réduit le personnage à une cambrioleuse bimbo (que l'écriture ne vient pas renforer), alors qu'Anne Hathaway avait réussi à rendre le personnage aussi intelligent que sexy dans TDKR.

 

Dès le début on comprend que Catwoman va être (trop) erotisée, alors qu'elle n'a pas besoin de ça

Au départ le dessin m'avait plu via la cover, mais m'a deçu sur le long terme, tant il se concentre sur son héroïne et la sexualise au possible, au détriment du reste. Au final, je dirai que ce dessin est dans la moyenne, pas plus.

Conclusion

 Et ben c'est pas brillant. Ce comics me laisse un gout amer. J'y croyais pas mal, et au final il se révèle très moyen, combinant un scénario bateau avec un dessin correcte mais sans plus. Le fait d'enchainer Catwoman après avoir lu La Cour des Hiboux n'a pas du aider, c'est sur. Mais il demeure que je ne conseille pas ce comics, surtout vu que les quelques chapitres interessants ne sont pas dans le volume vendu en France (qui va du chapitre 1 à 7). Gardez vos sous pour acheter autre chose, à la rigueur un autre comics sur Catwoman ! Moi, en tout cas, c'est mal parti pour que je lise la suite.

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Le temps d'un comics

Entre Arkham City, que j'ai terminé en début d'été, The Dark Knight Rises que j'ai vu en juillet, et l'engouement des gameblogers pour les comics Batman, j'ai eu aussi envie de me lancer avec La Cour des Hiboux et Batman par Grant Morrison. Aujourd'hui je vais parler de La Cour des Hiboux, dont j'avais déjà entendu beaucoup de bien depuis quelques mois.

SPOILERS ALERT

 

 

Scénario/Univers

Alors que Bruce Wayne dévoile à Gotham ses plans de reconstruction des quartiers de la ville, un homme est retrouvé mort, criblé de couteaux et cloué au mur. Il a apparemment eu le temps de laisser un dernier message sur le mur avant de mourir "Bruce Wayne mourra demain". Batman va progressivement découvrir que la mort de la mystérieuse victime implique une société secrète de Gotham, inactive et dont le secret n'a survécu que dans une comptine populaire "la Cour des Hiboux".

 

L'aspect "détective" de Batman n'est pas en reste

Si le pitch de base peut sembler simple dit comme ça, il n'en est rien. Dès la fin du premier chapitre, on est dedans, et à fond même. Dans un batman, ce que je recherche, ce n'est pas tant le super-héros que le côté détective, l'enquête, et surtout les bad-guys, toujours issus d'un thème de la folie et de la psychiatrie.Et bien là j'ai été servi ! L'enquête est bien présente, et étude de la scène du crime, ouverture de vieux dossier, ou autopsies jalonnent ce premier tome. Cette partie n'est d'ailleurs jamais ennuyeuse, ce qui n'est pas toujours évident dans certains comics ou les monologues de réflexion ont parfois tendance à s'éterniser. On retrouve également les personnages secondaires bien connus de l'univers Batman comme le commissaire Gordon, Nightwing, Damian Wayne, Robin etc.

 

La Cour des Hiboux, avec l'ergot au centre : Un design simple mais malsain et efficace

Côté ennemi, on est aussi gâté. En tant que nouvel acteur de l'univers Batman, on ignore encore tout de la Cour des Hiboux, le véritable ennemi ici. L'apparition de ces membres est distillée avec suffisamment de parcimonie et de mystère pour nous tenir en haleine tout le long. Savoir que cette Cour regroupe des humains normaux dont l'identité est cachée et qui controleraient Gotham dans l'ombre depuis des décénnies ne peut qu'éveiller la curiosité.

Il y a aussi "l'ergot", cet espèce de guerrier masqué très baleze. Il est aussi assez de charismatique, surtout grâce à son costume représentant un hiboux. Ses aptitudes ne sont pas forcément identifiables tout de suite (elles le seront au cours de l'épisode), mais ça permet de renforcer son côté sombre et mystérieux. On est loin de la folie du Joker, de la brutalité d'un Killer Croc, ou même du côté joueur de l'Homme Mystère ici. On est face à un bad-guy plus classique, moins fou, mais toujours très charismatique. Surtout il a le mérite d'être complètement nouveau et d'enrichir un peu plus, avec la Cour, la légende globale de Batman et de Gotham.

 

La scène du labyrinthe est un vrai bijou ou les auteurs jouent avec la confusion du lecteur

Je tenais également à faire un focus sur la scène dans le labyrinthe, un des moments forts du comics. Batman est ainsi piegé par la Cour dans une sorte de labyrinthe de marbre blanc ou il reste prisonnier plusieurs jours. Le chevalier noir y est aussi affaibli physiquement (il ne peux que boire, et en ignorant si l'eau est droguée ou pas) mais aussi et surtout mentalement. Et on l'observe tenter de trouver une sortie et commencer à y laisser peu à peu la raison. Le passage est aussi génial car il joue avec le lecteur. Non content de nous faire croire que Batman a enfin trouvé une sortie, ou qu'il devient peu à peu schyzophrène, le comics voit sa pagination et sa structure bouleversée. Pendant 6 pages, nous sommes obligé de tourner la BD pour continuer à lire, pous la mettre carrément à l'envers, puis enfin, la lire de droite à gauche. L'effet est génial et immédiat puisque que comme Batman, on a un moment de flottement ou on ne comprend pas, on se demande ce qui se passe, on est un peu perdu.

Ce petit truc, je l'ai trouvé génial et extrêmement bien pensé pour impliquer le lecteur et lui faire ressentir la désorientation du héros.

Globalement, le scénario est passionnant,  gagne en puissance au fil des chapitres, et termine sur un final qui augure du meilleur pour le tome 2 !

Ce nouveau méchant de l'Univers de Gotham est assez charismatique 

Dessin

Ceux qui me suivent savent que j'attache énormément d'importance au dessin. Et bien de ce côté là non plus je n'ai pas été déçu. Ne vous attendez pas à retrouver un style "vieux comics", là on a un style plutôt moderne comme je les aime, alliant classicisme, visages taillés à la serpe et trait fin. On est clairement pas dans un comics au rabais niveau dessin.

Les covers sont souvent très classes comme vous pouvez le voir, et n'utilise que peu de couleur, leur permettant de claquer un peu plus. Simplicité et efficacité, c'est tout ce que j'aime !

 

Niveau design, Bruce Wayne est assez classique, mais on ne leur demande pas d'innover là dessus. Par contre, je suis complètement fan du design des ennemis. 

Les membres de la Cour des Hiboux est simplement illustrée par des gens en costume cravate ou robe de soirée, mais portant un masque ultra épuré représentant une chouette effraie. Simple, mais assez dérangeant pour être malsain.

L'ergot est quand à lui plus travaillé. Un costume sombre qui vaut surtout pour son masque reproduisant la tête d'un hibou grâce a un habile assemblage très steampunk à mon gout.

 

Le comics offre un dessin fin, soigné et moderne comme j'aime 

Vraiment le dessin est excellent (Oui je peux apprécier autre chose que du Turner !) et j'espère qu'il sera de la même qualité dans le tome 2

Conclusion 

C'est du tout bon ! La Cour des Hiboux combine un scénario original (pour Batman), mystérieux, stressant et sombre avec des dessins fins, travaillés et modernes. Il fait clairement partie des must have en terme de comics Batman, du moins si vous cherchez du Batman contemporain

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Mon jeu du moment

Après Heavy Rain, le style cinématographique de plusieurs jeux m'a attiré. En tête de liste, j'ai tout de suite pensé à L.A Noire. Grand fan de l'adaptation en film de L.A Confidential, l'ambiance Los Angeles des 40's du jeu ne pouvait que m'attirer.

 

Développé en 7 ans, au terme d'un parcours plus que chaotique, on pouvait s'attendre à une catastrophe. Il n'en est rien, même si on sent parfois ce developpement tumulteux dans l'intrigue. Ça ne m'a en tout cas pas empêché de prendre mon pied en jouant à ce Ace Attorney pour adulte. Comme d'habitude, je ne ferai pas l'impasse sur les points noires du jeu (il y en a malheureusement), mais sachez déjà que L.A Noire est un de ces jeux auquel il FAUT avoir joué, et qui a toute sa place dans votre ludothèque.

Des cadavres, vous allez en fouiller !

Le jeu est une sorte de point & click, ou le joueur incarne donc un inspecteur de la police de Los Angeles. Passage de scène de crime au peigne fin, interviews musclées, poursuite de suspects et fusillade seront donc votre pain quotidien. La partie la plus intéressante reste bien sur la collecte d'indice et les interrogatoires qui suivent. Durant ces interrogatoire, vous devrez essayez de savoir si le suspect ment, s'il bluffe, ou bien s'il dit la vérité. Vous pourrez le secouez un peu pour lui faire cracher le morceaux, mais une accusation de mensonge devra toujours être étayée par une preuve. Le gameplay est intéressant, sans être bouleversant, mais je reviendrai dessus plus en détail quand j'aborderai les points négatifs. Ce n'est en tout cas pas l'intérêt majeur du jeu, même si j'ai aimé jouer les enquêteurs en costard cravate et feutre.

 

Beaucoup de visages connus, et diablement bien modélisés

La raison principale qui fait que L.A Noire vaut le coup, c'est sa technologie d'animation faciale. Autant le dire tout de suite, les visages sont les plus humains, et les plus réalistes que j'ai pu voir dans un jeu vidéo. Le moteur d'Heavy Rain, et même je pense de Beyond, est à mes yeux surpassé, et de loin. Jamais je n'ai vu une telle fluidité, un tel réalisme dans les traits des personnages. Le fait que le jeu soit servi par un casting impressionnant avec de nombreuses têtes connues, renforce un peu plus ce "wow effect" qu'on a la première fois qu'on joue. Au delà du côté purement esthétique de l'animation, l'effet renforce considérablement cette impression de regarder une série, avec des vrais acteurs. C'est également ce point qui me fait dire que les acteurs de cinéma ont absolument toute leur place dans le processus de création d'un jeu vidéo. Il est indéniable que sans cette technologie, mais aussi ses acteurs qui la soutiennent, le jeu serait un peu plus communs. Jamais la frontière entre un jeu d'acteur et un visage digitalisé n'a été aussi fine, et on aime ça ! 

Alors oui, c'est parfois un peu surjoué, peut-être à cause des capteurs et du fait qu'on demande parfois aux acteurs de surjouer la scène pour que les mouvements du visage soient bien captés par les instruments. Je n'ai par contre pas vraiment ressenti le syndrome Uncanney Valley développé dans plusieurs tests et selon lequel plus on se rapproche du réalisme, plus on a tendance, à repérer les imperfections des visages et des réactions. Franchement, à part le côté surjoué de certaines scènes, ça ne m'a pas choqué.

 

La femme fatale, une histoire de flic, des meurtres : Tout les ingrédients du film noir

L'autre gros atout de L.A Noire, c'est son ambiance. Je suis moi-même un grand fan de ces films noirs et de l'époque des 40's à Los Angeles. Entre les flics corrompus, les belles chanteuses, les belles voitures et une bande son de dingue, L.A Noire m'a littéralement séduit. Certes la ville n'est pas toujours très vivante et il n'y a rien à y faire de réellement intérassant en dehors des enquêtes, mais elle conserve, dans les lieux visités, les paysages représentés, une forte identité à la L.A Confidential. Et puis les acteurs, comme leurs personnages, ont des gueules, des vrais, comme dans les films du genre. Bref, la direction artistique est géniale, comme la musique qui nous transporte véritablement dans l'époque. Encore une fois, je pense qu'on peut remercier Rockstar pour cette bande son hautement inspirée.

 

Elsa, la femme fatale, est également chanteuse et illustre parfaitement la qualité de la bande son du jeu

 Parlons un peu du scénario, le dernier gros point fort du jeu. Là ou Heavy Rain s'apparentait plus à un film, L.A Noire est plus une série à la Mad Men ou Boardwalk Empire. Chaque enquête est un épisode, certains sont liés entre eux, d'autres non. Au final, ils s'imbriquent (presque) tous dans la grande histoire qui est celle de l'ascension et la chute de Cole Phelps, ancien marine désabusé, et desormais inspecteur de police.

Le scénario regroupe les grands clichés du film noir américain : les flics pourris, les alcooliques, les femmes fatales, les producteurs de cinéma libidineux, les jeunes filles naïves, ils y sont tous ! Mais bon sang que c'est bon de se sentir au milieu de tout ça. Les dialogues avec vos coéquipiers sont délicieusement cyniques (à la GTA) et ces derniers le plus souvent assez charismatiques. Mention spéciale à Roy Earle le flic des moeurs et à Elsa Lichmann, la chanteuse d'origine Allemande, que j'ai adoré.

Les enquêtes sont de petites histoires, qui permettent de faire avancer la grande, celle de Cole Phelps

Les histoires racontés dans chaque enquêtes sont très souvent intéressantes (pas toujours), et très largement inspirées des faits divers de l'époque. En effet, le studio a épeluché les journaux de Los Angeles datant de 1947 pour s'inspirer des grosses affaires et faits divers de l'époque. Il en résulte des histoires le plus souvent crédibles et donc passionantes. De plus l'histoire à le bon gout de nous faire passer dans plusieurs services de la police de Los Angeles, ce qui va nous amener à traiter d'affaires aussi différentes que plusieurs homicides, un traffic de voitures volées, la poursuite d'un pyromane en série ou un traffic de morphine.

 

 

Les personnages secondaires ne sont pas en reste, et ont tous une vraie gueule

Maintenant, voyons les points noirs du jeu, parce qu'ils existent, et qu'on les ressent malgré la qualité de l'ensemble.

D'abord l'histoire. En effet, si chaque enquête est généralement accrocheuse, la grande histoire, celle qui les relie toutes, l'histoire de Cole, à tendance à mettre un peu de temps à décoller. Je vise ici particulièrement le deuxième tiers du jeu ou on se demande un peu ce qui se passe puisqu'on enchaine les enquêtes sans réel développement de la grande histoire. Néanmoins, ne vous arrêtez pas à cette baisse de rythme, le dernier tiers étant passionnant de bout en bout. 

Le gameplay est un peu léger. La ville par exemple est belle, mais vous n'aurez pas grand chose à y faire tant les quêtes annexes se limites à des fusillades qui se suivent et se ressemblent. Autre point les interrogatoires. A chaque réponse du suspect à vos questions, vous aurez le choix entre 3 propositions : Verité, doute, mensonge. Si la vérité et le mensonge sont assez bien délimité, le doute est plus bancale tant votre personnage va parfois se mettre à engueuler le suspect comme du poisson pourrie alors que vous aviez juste un léger doute sur sa déclaration et que la personne n'est apparemment pas suspecte. Un léger recalibrage des réactions aurait ainsi été nécessaire.

 

Los Angeles est un peu vide, et offre peu de quêtes annexes. Dommage, l'ambiance y est pourtant

Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé L.A Noire. Sa technologie inégalée, ses acteurs impliqués, son ambiance jazzy et sombre, comme ses histoires accrocheuses m'ont tous séduit. Il faudra passer sur quelques défauts de gameplay, et sur un rythme pas toujours régulier pour pleinement l'apprécier, mais il en vaut tellement la peine.

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