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Journal d'un Ours Gamer

Journal d'un Ours Gamer

Par Waltrius Blog créé le 22/11/11 Mis à jour le 23/11/13 à 11h15

Plutôt baraque, plutôt pataud, et totalement inoffensif, le joueur de 24 ans que je suis est souvent comparé à un vieil ours. Après 60h de Skyrim, la vérité m'est apparue : A terme, les ours vont dominer le monde. La seule solution pour survivre était de leur vouer un culte sur Gameblog...

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L'Ours des salles obscures

Starship Trooper, c'est un peu la saga maudite du cinéma de Science Fiction. Tout d'abord parce que le premier épisode où la critique de la société patriotique et militariste des Etats-Unis se mêlait à une action gore mais efficace, peut facilement être qualifié de film culte du genre Science Fiction. Ensuite parce que les films 2 et 3, sortis en DtV (Direct to Video, et donc sans sortie ciné), peuvent quant à eux qualifiés de bouse intersidérale tant le résultat n'est qu'une bien pale copie (c'est rien de le dire) du premier. Et depuis, plus rien, nada. Une saga avec un pitch de base intéressant sombrait dans les néants de la médiocrité.

C'est l'émission de Salomé sur Allociné (Game in Ciné) qui m'aura rappelé l'existence et la sortie toute récente de la suite de la saga : Starship Trooper Invasion. Bon j'avoue, je l'avais trouvé à sa sortie en Août avant de purement et simplement l'effacer (sans l'avoir vu) parce que je trouvais la technique datée. Et puis grâce à Game in Ciné, dont la critique est plutôt positive, j'ai décidé de lui redonner une chance.

 

Bon d'abord pour les plus jeunes (et innocents) Starship Trooper, ça parle de quoi ?

Et bien c'est l'histoire de Johnny Rico, jeune étudiant qui s'engage dans l'infanterie mobile de la fédération planétaire pour suivre sa petite copine qui devient elle-même pilote dans la flotte. Un choix qu'il fait sans grande conviction, jusqu'à sa rupture avec la dite demoiselle, après quoi il s'apprête à tout lacher. Mais la Terre est attaquée par les « bugs », c'est aliens insectoïdes (devenus célèbres) et Rico décide finalement de s'engager volontairement dans le conflit. S'ensuivront de nombreuses batailles (très) sanglantes contre « les bugs », de nombreuses histoires de fesses, et une ascension de la bande des copains du début qui finiront tous (enfin presque) à des échelons haut-placés de l'armée de la fédération.

 

Johnny Rico, Carmen Ibanez et Carl Jenkins : Les 3 héros du film (modélisés différemment et au moins on a plus Denise Richards !) sont de retour

Starship Trooper Invasion se déroule plusieurs années après le premier film. Johnny Rico (qui a une tête et une voix de Big Boss à la MGS 3)est devenu un des généraux de la fédération, en charge de la défense de la Terre. Carmen Ibanez est devenu un commandant respecté de la flotte, tandis que Carl Jenkins est devenu un agent du renseignement craint et même douteux. Tout ce petit monde se retrouve ici suite à l'attaque par les bugs d'un poste avancé, puis à la perte de communication avec un des vaisseaux de la flotte ou se trouvait Carl Jenkins.

 

C'est d'abord un film ou on tire sur des bugs, et ça c'est cool

Clairement, niveau scénario, ne vous attendez pas à une tuerie, ni même à quelque chose d'original. On est dans du très classique, néanmoins et malgré les nombreux clichés, j'ai trouvé ça plaisant et distrayant. Du fan service il y en a : Si on perd les spots de propagande de la fédération « Would you like to know more ? », on retrouve les passages héroïques, les morts sanglantes, les fusillades déchainées, et...les boobs ! Et oui, dans l'infanterie mobile de la fédération, pas de ségrégation homme-femme, nous sommes tous égaux...jusque dans les douches. C'est pourquoi le premier film nous montrait les femmes de l'infanterie se doucher sans complexe avec les hommes. Invasion reprend l'idée, et on a droit à quelques scènes de nue (que des femmes, faut pas rêver, c'est un film japonais). Grosse modo, toutes les femmes du film passent par la case « boobs ». Ce n'est pas franchement utile, mais c'est assez rare dans un film CGI pour être noté.

Starship Trooper Invasion, c'est aussi de la fesse et du boobs, justifié...ou pas !

Il y a aussi quelques différences notables avec l'oeuvre originale comme les armures exosquelettes là ou le film de base donnait un uniforme très basique aux soldats. Les mechas, importation typique du Japon et ressemblant très fortement à ceux de Zone of the Enders, font leur apparition. Personnellement, je ne suis pas réfractaire à la nouveauté, sauf à la rigueur aux méchas, vraiment trop japonais dans leur traitement. 

Il faut retenir du scénario de belles scènes d'actions, de bravoures mega clichées mais toujours efficaces, et un esprit « warriors against the horde » très présents déjà dans les films.  Rien de nouveau sous le soleil, mais on passe un bon moment et c'est bien le principal.

 

Un homme un vrai, ça a des cicatrices, et une grosse voix

Bon alors bien sur, certains hurleront au nanard, et diront que je suis trop complaisant. Soyons réaliste, le film reste bourré de défauts, tolérables ou pas, ça dépendra de vous.

Il y a d'abord les clichés : Un personnage fort parlera toujours avec une voix bien grave à la Snake et arborera fièrement ses cicatrices gagnées au combat. Que ce soit Rico, Hero ou le commandant d'escouade (je me rappelle plus son nom), les héros sont tous des cancéreux de la gorge et des adeptes de la scarification. Les femmes sont quant à elle de préférences bien foutues (genre les jolies filles plates ça existe pas), nues, ou alors en combi ultra-moulantes. Surtout le héros sans peur doit toujours mourir en emportant avec lui des tas de bugs. On est malheureusement là beaucoup dans le cliché japonais du film d'action. Le pire WTF restant tout de même le soldat adepte des arts martiaux qui se la pète pendant 10 min, puis qui tente le mawashi geri sur un bugs avant de se faire déchiqueter...

 

Je vous en supplie, abandonnez l'idée des Mechas...

Autre gros point noir : Les mechas. Je ne suis absolument pas fan de cet aspect de la culture japonaise qui veut qu'un héros se batte dans un robot au design ultra stylisé. Le mecha à la Avatar ou Alien passe encore, mais là c'est kitsch et absolument ridicule.

Voyons maintenant la technique. Réalisés par l'équipe à l'origine d'Appleseed (que j'avais beaucoup aimé mais qui vieilli mal à mon gout), les graphismes CGI datent malheureusement un peu. Bon ce n'est pas non plus hideux, mais on sent bien en regardant le film qu'aujourd'hui, on peut faire mieux, plus fluide, moins raide. Ceci étant dit, on s'y fait rapidement et au final on apprécie le film en oubliant cet aspect.

Techniquement c'est déjà un peu vieillot, mais on s'y fait 

Au final, je retiens tout de même un bon film d'action pas prise de tête pendant lequel j'ai passé un bon moment et ou je ne me suis pas dis toutes les 5 min « non mais c'est n'importe quoi ». On reste bien en deça du film original, mais le fan (et non pas le fanatique) devrait apprécier l'esprit et retrouver de bonnes sensations. On est néanmoins dans du fan-service bien balisé, bien classique. A voir donc, ne serait pour que pour regarder un petit film sympa de SF, à défaut de retrouver pleinement le mordant du film de Paul Verhoeven. 

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Mon jeu du moment

Ce que je recherche avant tout dans un jeu vidéo, c'est l'évasion. Je veux vivre autre chose, me plonger dans un univers riche, mur, parfois sombre, mais surtout travaillé. C'est pour ça que des jeux comme Bioshock, ou Deus Ex Human Revolution m'ont marqué. Le gameplay importe peu, seul compte l'histoire qu'ils racontent, c'est comme ça que je retiens un « grand » jeu. Alors quand j'ai appris que Arkane Studios présentait Dishonored comme le mix entre Bioshock et Deus Ex, j'ai tout de suite été attiré. Les visuels, les interviews, les previews, tous décrivaient ce jeun comme un bijou artistique : Il avait raison.

Dishonored, c'est un de ces rares jeux que j'achète D-Day, un des rares jeux pour lesquels j'estime que payer le prix fort en vaut totalement la peine. Conforté par des tests ultra-élogieux, je me suis rué dessus, malgré ma peur d'avoir des attentes bien au-dessus de la réalité. Ce jeu, je l'ai dévoré, et j'y rejoue avec plaisir, cependant, après une quinzaine d'heure de jeu (le juste milieu entre le rush et l'exploration poussée), Dishonored me laisse une impression curieuse, que je n'arrive pas encore bien à définir. J'espère que j'y arriverai dans cet article.

Un drôle d'impression parce que Dishonored, c'est un grand jeu, comme on en voit bien trop rarement. On peut difficilement défendre le contraire tant la direction artistique, le level design, et l'univers développé sont géniaux. On ressent presque les whatmilles heures de travail ainsi que le degré de finition qu'a dû demander la création de ce jeu.

Dishonored est-il le GOTY que nous attendions ? Non

Mais si je devais retenir une seule chose de Dishonored, c'est sa direction artistique. Le moteur graphique est celui de Bioshock, un peu boosté, donc ça a vieilli, et pourtant bon sang que c'est beau ! L'ambiance qui se dégage du titre est simplement bluffante. Le monde développé, et surtout la ville de Dunnwall, font clairement référence à une ville portuaire britannique de l'époque victorienne mais qui aurait technologiquement évolué différemment. On est pas dans du steampunk classique, mais pas loin non plus.

Que ce soit les personnages, qui ont de vrais gueules d'anglais (Slackjaw, Lord Pendleton, etc etc), ou les costumes (so British !), Dunwall transpire la révolution industrielle britannique, et la classe : J'ADORE ça. On peut en dire autant pour les lieux qui ont pour la plupart bénéficié d'un travail titanesque de perfectionnisme. Que ce soit le Golden Cat, cette maison close si proche de l'image qu'on se fait de certains clubs parisiens du XIXe siècle, ou les rues de Dunwall, sales, malades, et pourtant aussi réalistes qu'une rue de Londres à la même époque siècle, ou encore la soirée de Lady Boyle : Tous ont une véritable identité, une cohérence qui ne peut que forcer l'admiration du joueur. Pour que vous soyez comme moi un peu sensible à cette esthétique purement victorienne, vous ne pourrez qu'adhérer. Personnellement, je pense clairement que Dishonored est, artistiquement parlant, le meilleur jeu de 2012. Je n'ai pas encore vu cette année un travail aussi pointu sur l'ambiance, sur les décors, sur les costumes.

Dunwall est une ville superbement imaginée, le reflet d'un Londres qui aurait tourné différement

L'architecture des niveaux est aussi assez bluffante, tant plusieurs solutions, plusieurs chemins, sont envisageable à chaque fois. On peut posseder un garde et passer le contrôle inaperçu, ou alors tuer tout le monde, ou alors pirater le système de sécurité, ou alors contourner la porte grâce à un rat, ou encore passer simplement par les toits. Et là ce n'est qu'un échantillon, puisqu'en réalité, j'en découvre encore moi-même à chaque nouvelle partie. Chaque niveau est ainsi pensé de manière ultra cohérente et complète ou rien ne vient entraver les possibilités du joueur comme un mur invisible. En terme de level design donc, là encore Dishonored est impressionnant de finition et de travail, et c'est trop rare à l'époque des jeux en ligne droite.

Le Golden Cat, représentation parfaite de la maison close parisienne du XIXe siècle, est un parfait exemple du travail en termes de direction artistique : Génial

Au niveau du gameplay, on est à mi-chemin entre du Biochock et du Deus Ex : L'épée dans la main droite, le pouvoir (ou l'arbalète) dans la main gauche, on choisit les pouvoirs grâce à un menu en forme de roue. Au cours des niveaux, vous récoltez des runes, qui vous permettront d'améliorer vos pouvoirs, qui sont au nombre de 5 (je parle uniquement des actifs).

  • Le clignement est le plus important et vous permet de vous téléporter
  • L'invocation des rats est très efficace quoique bien cruel
  • Le pli temporel ralenti (voir arrête) le temps
  • La rafale, c'est un peu la vague de force des jedis qui renverse tout sur son passage
  • La possession vous permet de contrôler un des gardes ou un animal pendant un laps de temps
  • La vision vous permet de voir à travers les murs

Le gameplay est simple d'accès, et donne une bonne sensation lors des phases d'assassinats et d'infiltration. Mais justement, c'est aussi cette sensation de puissance qui est un peu moins bien pensée que le reste : On est presque trop puissant...

Les pouvoirs sont assez nombreux et suffisamment variés

Alors Dishonored, j'y joue, je prends clairement mon pied, et puis plus j'avance, plus je me rends compte que, il manque quelque chose. Au début je pensais être le seul à penser ça, tant les critiques des sites et magazines étaient enthousiastes. Et puis j'ai vu que d'autres gameblogers pensaient la même chose. Il y a bien quelques trucs qui coincent dans Dishonored et qui l'empêchent d'être le GOTY que certains voudraient voir.

D'abord le scénario. Dans la structure on est très de Bioshock : Il y a donc des rebondissements, une histoire suffisamment intéressante pour qu'on ait envie d'avancer, d'en savoir plus. Mais contrairement à Bioshock qui baignait dans cette critique de l'Objectivisme Randien (que j'ai déjà développé sur ce blog ;) ) et qui donc avait pour lui un fond philosophique qui apportait un vrai plus, Dishonored ne nous implique pas plus que ça. Que le personnage soit muet importe peu (ça ne gênait pas dans Bioshock), c'est plus le manque d'approfondissement du monde dans lequel on évolue qui manque ici.

On est passé cet univers complexe si alléchant que la web-série nous présentait ?

Je m'explique : le meilleur exemple que j'ai, c'est le traitement de l'Outsider, ce « Dieu » qui donne ses pouvoirs à Corvo. Le personnage à un gros potentiel : On ne sait pas sur quel pied danser avec lui, est-ce notre allié ? Va t-il nous trahir ? Est-ce que tout cela n'est qu'un jeu pour lui ? Et bien on ne saura jamais, parce l'Outsider est simplement squeezé de la fin du jeu (qui est elle-même expédié en 1m30...). Mon problème, il est là. Arkane a visiblement créé un monde génial, ou religion, industrie (l'idée de l'huile de baleine comme moteur de l'industrie est excellente) et politique s'entremêlent. Mais Arkane ne s'en sert pas assez du tout ! On a l'impression d'effleurer un monde pourtant passionnant et profond avec une histoire au final TRES classique. Et ça c'est ma première grosse critique de Dishonored.

Quid de l'Outsider ? Pourquoi fait-il ça ? Quel est son vrai rôle au final ? Beaucoup de questions, trop peu de réponses

Le gameplay n'est pas non plus exempt de défauts. Globalement le jeu est trop facile. Je l'ai joué en hard, pour me donner un peu de piment, et je n'ai eu que peu de difficulté à le finir. On touche là à l'autre gros soucis de Dishonored : Corvo est trop puissant. Nos pouvoirs nous facilitent trop la tâche car les solutions aux obstacles nous apparaissent à la fin du jeu comme évidentes et on n'est quasiment plus bloqué. Certes il faut éviter à tout prix d'être encerclé par les gardes, mais leur intelligence artificielle est trop bancale pour qu'ils opposent un réel défi.

Par ailleurs, j'ai noté une trop grande simplicité des assassinats. Contrairement à un Hitman par exemple ou de nombreuses options sont offertes, ici, elles sont bien plus limitées, ce qui est d'autant plus dommage que les possibilités sont nombreuses dans le reste du jeu. Alors oui il y a l'option « non létale » : Ingénieuses, elles sont néanmoins trop facile à obtenir et raccourcissent considérablement le jeu ! Le niveau de la soirée de Lay Boyle, qui est un des plus beaux du jeu, se termine en 10 min trop chrono avec l'option non létale ! C'est du gâchis, et ça enlève une grande partie de l'intérêt du jeu. Au final, je ne voulais juste plus faire les options non létales parce qu'une mission passe de 1h30 de recherche du meilleur assassinat à 10 min, on entre et on ressort. Et ça, c'est mal pensé. Alors bien sur le jeu garde une bonne rejouabilité, du fait de la complexité des maps et des infos qu'on peut obtenir sur le monde, mais pour moi c'est le premier run qui compte.

 

Si Corvo n'est pas invincible (loin de là), ses pouvoirs le rendent trop puissant et simplifient beaucoup trop le jeu

Dishonored est un excellent jeu, c'est indéniable, mais ce n'est pas non plus le GOTY qu'on voudrait nous vendre. Il ne fait malheureusement qu'effleurer le monde passionnant qu'il nous présente et est même déséquilibré dans son gameplay ce qui aboutie à une expérience trop facile et trop courte. A côté de ça, on retient tout de même la meilleure direction artistique de l'année, ainsi qu'un monde aussi classe que passionnant.

Attention, s'il n'est pas parfait Dishonored reste un des meilleurs jeux auquel j'ai pu jouer cette année, et j'espère vraiment qu'une licence fondée sur le monde de Dunnwall en émergera tant le monde créé pourrait s'avérer profond et attirant.

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Jeux : 
Dishonored
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Lecture Geek

C'est le retour des chroniques sur les bouquins que j'ai aimé ces derniers temps. Encore une fois, il ne s'agit pas d'un livre directement lié à un jeu, mais plutôt de ce que je considère comme un must have de la culture littéraire geek : Dune

 

Depuis un an, je me lance dans la lecture des classiques de la Science Fiction moderne. J'ai pu lire les 5 tomes de fondation, puis les 2 premiers de Asimov (le troisième est toujours en attente dans ma bibliothèque. Ça faisait donc assez longtemps que j'avais envie de lire Dune sans jamais vraiment me lancer. Mais depuis ce week end, j'ai fini le premier tome, et au moment ou j'écris ces lignes, je suis déjà en train de dévorer le deuxième tome. 

Ecrit en 1965, Dune c'est l'histoire d'une famille noble, les Atréïdes, qui se voit décerner en fief par l'Empereur la planète Arakkis, plus communément appelée Dune. Quasiment complètement désertique et inhospitalière, Arakkis produit néanmoins dans ses désert « l'épice », sorte de ressource-drogue indispensable au fonctionnement de l'Empire. Leto Atréïdes, le Duc, flaire néanmoins un piège monté par son pire ennemi, le Baron Harkonnen, et se prépare à l'attaque.

 

Les Fremens, les hommes du désert, vivent dans un environnement...hostile

Dès le début, je flaire le pitch comme je les aime : la saga familiale. On sait dès les premières ligne que le destin de Paul Atréïdes, fils de Leto et jeune héritier du duché, sera déterminant et formera la colonne vertébrale de la saga. Dès le début également, on sent que tout ça va mal finir, que le drame va arriver, la présence d'un traitre (et son identité très rapidement) révélée renforçant la tension latente du livre. Car en effet, tout nous indique que Leto est perdu, que le piège, politique, militaire et économique, est trop bien tenu, trop parfait pour qu'il puisse y échapper. Ça vous le prenez quasiment pour une vérité établie, sur laquelle on ne peut pas revenir, la vraie question que pose tout ce premier tome, c'est « quand ? ».  Mais perso, j'adore ce genre de « jeu des familles » et d'intrigues de pouvoir au sein d'un empire. Au final, c'est une structure narrative très classique, mais qui marche toujours autant pour moi.

 

Dune, c'est aussi (beaucoup) de politique, de manipulations, de trahisons : Un livre fondateur avec Fondation sur la question politique dans ce genre d'Univers de Science-Fiction

L'autre atout de Dune, c'est l'univers qu'il met en place. Il faut d'abord savoir que je suis un grand passionné du désert, un paysage qui m'attire énormément. J'étais donc un terrain favorable pour pleinement apprécier l'Univers de Dune. Mais petit à petit, et comme le découvre les personnages en même temps que nous, on se rend compte qu'Arakkis est une monde extrêmement complexe, un monde très religieux mais aussi marqué par le manque d'eau. C'est un monde ou les prophéties sont nombreuses, un monde qui attend le messie, un monde fanatisée aussi. Les Fremens, hommes du désert, sont ici simplement abordés, mais on ne doute pas qu'ils auront une importance énorme par la suite.

 

Les vers, une des figures emblématiques de Dune

Le « distille », cette tenue conçue pour recycler l'eau du corps (sueurs, condensation, déjections) et ainsi permettre survivre plus longtemps dans le désert, ou encore les vers, ces monstres gigantesques qui attaquent les énormes usines d'épices en plein désert : Autant d'élément qui rendent ce monde aussi passionnant que dangereux. Tout concorde à donner une ambiance à ce monde, une ambiance que j'ai adoré, et que j'ai hâte de retrouver.

Ce premier tome est donc le tome de la mise en place du monde de Dune et de la tragédie grecque qui se dessine dans le destin des Atréïdes. C'est aussi LA rampe de lancement pour Paul Atréïdes dont on sait qu'il deviendra LE personnage de la saga. Vraiment j'ai aimé me laisser porter dans un monde envoutant et par une histoire captivante comme on en fait plus assez souvent. C'est un classique, lisez-le !

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Lecture Geek

La sortie de RE 6 m'a replongé dans l'Univers des RE de manière inattendue. C'est en prenant le train pour un voyage de 3 bonnes heures que j'ai découvert le HS IG Mag spécial Resident Evil. Sorti en juillet, je l'avais ignoré à l'époque, et je le regrette amèrement aujourd'hui !

 

Ce HS est bien plus qu'un magazine ou même qu'un « mook », c'est un livre a part entière, un livre à lire si on est fan de la saga.

C'est en feuilletant une première fois le bouquin qu'on prend conscience du travail abattu par l'équipe d'IG Mag. Non content d'écrire 6 à 8 pages sur chaque épisode cannonique, IG Mag nous livre également les secrets d'épisodes moins  connus comme les épisodes des consoles portables (à part RE Revelations), les épisodes nomades (téléphone) ou même les « spin-off » consoles. Et là, je ne vous parle que des jeux ! L'équipe de rédaction a aussi travaillé sur les films (les pauvres), les influences des jeux, les comics et autres mangas. Cerise sur le cadeau, on a le droit à une véritable chronologie de la saga, ainsi qu'un guide pour chaque personnage, ennemis ou mêmes lieu. Ultra-complet, c'est probablement l'adjectif qui qualifie le mieux ce livre. 

Comme d'habitude avec les productions IG Mag, la mise en page est nikel. En plus d'avoir un mook qui passera sans problème pour un bon livre dans votre bibliothèque de geek, vous aurez droit à des textes le plus souvent bien écrits et parfaitement illustrés par des images in-game ou de superbes artworks. Vraiment c'est autant un plaisir pour les yeux que c'est agréable à lire.

Une pagination bien pensée et plutôt jolie pour une mine d'info sur la saga 

Malgré mon enthousiasme, j'ai tout de même remarqué quelques petites coquilles comme pour la partie sur RE Veronica ou pendant 2 pages, on nous parle de Jill... alors qu'il s'agit de Claire Redfield. C'est dommage, mais rien de méchant en soit, et c'est totalement excusé par la masse de travail qu'il a du falloir fournir pour aboutir à ce résultat.

Que vous soyez fan ou non (je ne suis personnellement pas un fanatique, ni même un joueur de la première heure), ce IG Mag vous apprendra beaucoup sur toute la saga et est probablement une excellente mise en bouche au dernière épisode. Je vous le recommande donc chaudement !

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L'Ours des salles obscures

Il y a peu, j'ai découvert les Honest Trailers, ce concept créé par un internaute (screenjunkies sur Youtube) qui refait les trailers d'un film en mettant en évidence toutes les incohérences (mais également tout le scénario, donc attention aux spoils !), les failles scénaristiques et ceci avec une voix "epic" digne des trailers de base.

C'est beau fait, bien écrit, et je trouve ça très drole. Voici un échantillon de ses meilleures parodies, mais n'hésitez pas à voir les autres, qui sont aussi très bon, ici.

Attention tout de même  si vous n'avez pas vu les films en question, ça spoil pas mal ;)

 

 

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James Cameron's Avatar
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Le temps d'un comics

En attendant un test de Borderlands qui devrait me prendre une éternité à rédiger, je continue ma série sur les comics Star Wars Republic avec cette fois 3 mini-séries.

 

Infinity's End

Après une super introduction du personnage de Quin Lan Vos, on le retrouve dans cette courte mini-série de 4 issues qui se déroule peu après sa « rééducation » de Jedi (rappelons que le personnage est amnésique et qu'il avait oublié sa formation de chevalier).

 

Dès les covers on comprend que le style graphique va être... spécial

Le comics commence par la disparition totale d'une planète, absorbé dans un vortex dont l'origine est inconnue. Contre l'avis de Mace Windu qui pense que Vos est encore très sensible au côté obscur, ce dernier est envoyé pour enquêter sur Dathomir, la planète des sorcières-amazones que les jedi soupçonnent d'être à l'origine de la catastrophe.

Côté histoire, c'est pas bien folichon. C'est clairement moins palpitant et accrocheur que Twilight et surtout le personnage de Vos n'est pas développé comme il le mérite. Résultat, on lit le comics sans grande passion, comme un stand alone qui ne fait pas avancer grand chose dans l'histoire globale.

 

Malgré une histoire très moyenne, Infinity's end vaut le coup rien que pour le style graphique unique : On aime ou on aime pas

Le dessin est quant à lui très particulier. Il tranche assez radicalement avec le style des mini-séries précédentes. Là on trouve quelque chose de plus enfantin, presque plus proche d'un style Arleston, d'un style hybride entre le comics et le manga. Ça donne ici des personnages parfois assez difformes, surtout concernant les visages. Au final ce n'est pas moche, c'est surtout déstabilisant, et ça ne convient pas spécialement à l'idée qu'on se fait d'un comics star wars.

Ce qu'il faut retenir au final, c'est qu'on a là un comics au style graphique assez à part, assez unique, mais avec une histoire ultraclassique. Donc rien d'indispensable !

 

Starcrasher

Pour Starcrasher, on va faire très rapide parce que l'histoire ne dure qu'une petite issue et qu'elle n'est en rien mémorable. Yoshi Raph-Elan, récemment promu chevalier Jedi s'ecrase sur une planète qui s'avère avoir été conquis par un super badass qui eut épouser la fille de l'ancien roi (à qui il a réglé son compte) pour asseoir son autorité et sa légitimité sur ce monde.

Starcrasher, c'est une histoire convenue au possible et un style beaucoup trop enfantin : Hors sujet 

Le scénario est ultra convenu, ne s'inscrit en rien dans le reste de la série, et se révèle au final très enfantin. C'est également le cas du dessin qui est plutôt fin et agréable à lire, mais se destine très clairement à un public plus jeune.

Bref, si vous ne lisez pas, vous ne loupez rien !

 

The hunt for Aurra Sing

Avec cette nouvelle mini-série de 4 issues, on s'attend à du lourd. Le titre parle de lui-même : Il s'agit de la poursuite par le conseil jedi de la tueuse et chasseuse de prime Sith : Aurra Sing.

Des covers stylisées pour une histoire qui fait pschit

Au casting, on retrouve bien sur Aurra Sing, mais également Ki Adi Mundi, son padawan A'Sharad Hett, le jedi tusken (dont le père a été tué par Sing), mais aussi Adi Galia et La femme sombre, l'ancien maitre d'Aurra Sing. On s'attend à de la confrontation, à de l'épique, à du tragique. Et bien rien de tout cela !

Truman, l'auteur, nous livre au final une histoire mollassonne, très classique, et que ne fais quasiment pas avancer l'histoire des personnages à l'exception d'A'Sharad Hett. Bref c'est clairement la déception qui prime à la fin de ces 4 issues.

 

Le style graphique est trop grossier pour nous faire croire au charisme des différents persos

Le style graphique de Fabbri, dessinateur en titre de la mini-série, est malheureusement un peu trop grossier, surtout en ce qui concerne les visages qui perdent considérablement en finesse, et donc en charisme. Les combats au sabre laser ne sont pas non plus très travaillés, ce qui fait que là encore on termine avec l'impression que c'était un pétard mouillé (surtout après avoir vu le style plutôt sombre et fin des covers).

Bref, c'est une déception j'en attendais beaucoup, surtout concernant l'évolution des personnages de la série, mais il n'en est rien.

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Le temps d'un comics

Avec la sortie de RE 6 (qui contrairement a beaucoup, me tente), je me suis lancé dans une grande séance de rattrapage en me procurant les anciens Resident Evil auxquels je n'ai pas joué. Mais aujourd'hui je ne vais pas vous parler de RE 2 auquel je joue en ce moment. Mes lecteurs savent que j'aime pousser mon sujet à fond, et lire le plus de choses possibles sur l'univers du jeu, notamment les comics lié au jeu en question. J'ai ainsi pu retrouver les vieux comics de RE, datant de 1998, et c'est de ça qu'on va parler maintenant !

Resident Evil Official Comics, c'est un recueil d'histoires plutôt qu'une série en 5 issues. Pour la plupart, elles se situent toutes entre RE 1 et RE 2. Elles sont parfois (très) courtes, et s'étalent parfois sur plusieurs épisodes.

 

On rengardant les covers, on y croit, on se dit que c'est pas trop dégueulasse...

Bon il faut d'abord remettre cette série dans son contexte. Elle sort en 1998, peu après la sortie de RE 2, et que donc tous les développements scénaristiques qui ont suivi (Jill dans Raccoon City, Leon en Espagne, BSAA,...) n'existent alors pas. Cela à son importance tout simplement parce que certaines histoires développées vont être carrément incohérentes avec la trame scénaristique officielle de la saga. Ainsi une des histoires centrales traitent du destin des STARS après RE 1. On sait que les survivants du manoir d'Umbrella sont pour la plupart partis pour l'Europe, au siège officiel d'Umbrella pendant les évènements de RE 2. Tous sauf Jill qui se trouve encore à Racoon City comme on le voit dans le RE 3. Le hic, c'est que dans le comics, elle part avec tout le monde en Europe. 

Ce que j'attends d'abord d'un comics issu d'un jeu vidéo, c'est qu'il étende et approfondisse intelligemment un background que j'aime. Autant le dire tout de suite, j'ai commencé ma lecture en étant plutôt enthousiaste, et je la termine en étant totalement déçu. Parce que oui, cette série de comics Resident Evil (il y en a d'autres, qui auront peut-être leur article), est nulle, et ce pour plein de bonnes raisons. 

On peut passer outre les incohérences scénaristiques avec la saga qu'on connaît : le comics est sorti en 1998, tout s'explique. On peut excuser aussi les visages bizarres : là encore vu les tronches pixellisées des persos en 98, on ne peut pas reprocher l'interprétation des dessinateurs. Mais il y a trop de choses absolument impardonnables dans ses 5 chapitres pour sauver ce comics de la ruine.

Que ce soit l'aventure de Barry Burton, ou le funeste destin du Zoo de Racoo City, les histoires sont simplement à vomir...

Les histoires pour commencer : Elles sont très souvent absolument moisies... Les auteurs ont du d'abord décider de leur ordre de publication en les jetant dans un escalier. On s'attendrait logiquement à un déroulement logique entre les évènements du manoir  et la perte de Raccoon City, et c'est le cas au moins au début. Mais dès la deuxième issue, ça part en sucette avec des retours en arrière inexpliqués (et non prévenus ce qui fait qu'on ne comprend rien) ou alors des histoires parallèles qui n'ont pas grand chose à voir avec l'histoire principale.

Mais l'incohérence de la timeline n'est pas le pire. C'est l'écriture qui remporte sans contexte ce qualificatif. Les histoires sont barbantes, incohérentes mais aussi expédiées en 15 pages pour certaines.

Ok, on retrouve quelques personnages et moments forts des deux premiers Resident EVil, mais c'est pas ce qu'on cherchait ! 

Les pires exemples que je retiens, c'est d'abord cette histoire ou on nous explique que Barry Burton est légèrement choqué par les évènements du manoir d'Umbrella (SANS DECONNER) et qu'il voit un psy. Sauf que Barry, visiblement comme tous ses petits camarades dans ce comics, attire les emmerdes. A l'hôpital, il croise son psy visiblement tendu qui doit gérer une crise inconnue dans l'hôpital. Barry découvre qu'il s'agit de zombies (des tests d'expériences illégales de l'hôpital) qui s'echappent et tuent tout le monde dans l'hôpital. En 15 pages, Barry va tuer une cinquantaine de zombie, retrouver et placer une bombe, tout faire péter, sauter du toit, tomber dans la piscine de l'immeuble d'en face, et retourner chez lui comme si de rien n'était...

Autre exemple, histoire encore plus courte, pas plus de 10 pages, mais plus inutile. Il s'agit d'agents d'Umbrella qui pilotent un hélico qui traine plusieurs containers. Leur mission, larguer ces « Bio Organic Weapons » sur des cibles choisies comme des concurrents d'Umbrella. Ils vont ainsi lacher dans la nature un virus G, un tyrant quelques lickers. Au moment de rentrer à la base (10 pages plus loin) un des sujets s'échappe de son container et fait exploser l'hélicoptère... Et là, je ne vous parle par de l'histoire ou on nous explique comment Jill a réussi à tuer un loup-garou sur le campus de Racoon City !

Bref, c'est nul, et ça ne présente aucune espèce d'intérêt pour le background.

Les dessins sont globalement acceptables, mais ne rentreront pas dans les annales 

Il y a bien quelques histoires qui relèvent le niveau comme cet épisode sombre sur une ile paradisiaque à la Dead Island ou l'histoire du scientifique « John » présumé ami d'Ada dans RE 2. Mais même l'histoire principale est confondante de nullité. Les STARS prennent l'avion pour aller en Europe, Umbrella colle le virus T dans l'avion. Malgré la mort des pilotes, Chris réussi à poser un 747 comme une fleur à Londres. S'ensuit une phase de recherche du QG d'Umbrella en Europe qui aurait pu être intéressante. Elle est retranscrite en 4 ou 5 planches ou les STARS tuent des zombies dans la tour de Londres, au musée de Madame Tussaud, dans la Tour Eiffel, dans le musée du Louvre ou encore en plein milieu de l'Oktoberfest à Munich. Tour ça pour retrouver le QG d'Umbrella en Allemagne... Dans un manoir ! Ces passages sont tellement mauvais et incohérents qu'on a envie d'écrire à l'auteur pour lui demander d'aller penser à son prochain récit sur l'autoroute ! 

La seule chose qui fasse vraiment peur, c'est de savoir qu'il y a une suite : Fire and Ice !

Le dessin n'est globalement pas trop mauvais et les canons classiques du comics américain. C'est sympa, sans plus. La nullité du comics est ailleurs.

Vous l'aurez compris : Fan ou pas de Resident Evil, ne le lisez pas ! A moins que vous ne soyez un collectionneur, ces histoires n'ont aucun intérêt et sont même profondément mauvaise. J'ai trouvé d'autres séries Resident Evil qui sont apparemment un peu meilleures, mais je demande à voir, parce que là, on part de loin !

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L'Ours des salles obscures

En plein milieu de ma lecture du HS de IG Mag sur la saga Resident Evil (Mook qui aura prochainement son propre article), j'ai découvert qu'un nouveau film Resident Evil en CGI venait tout juste de sortir pour concorder avec la sortie de RE 6. Je me suis empressé de me le procurer, même si le précédent, RE Degeneration, était assez mauvais. Mais si les films d'animation ne sont pas terribles, ils ont le mérite... de ne pas avoir Mila Jovovich dans le casting !

C'est donc sans grande conviction sur ce film que j'attends comme un nanard que j'ai regardé RE Damnation.

 

J'ai en réalité été agréablement surpris. Non pas parce que le film est bon, non, il est même très basique en fait, mais parce que je m'attendais à une bouse sans nom. Mais rentrons un peu dans le détail.

Le film commence par une longue explication géopolitique (simpliste hein, faut pas déconner) du pays ou vont se dérouler les faits. Dans cette « République Slave de l'Est » issue de l'explosion du bloc soviétique, sorte de super Ukraine, les oligarques ont pris le pouvoir. Mais les gens sont pas contents et « les combattants de la libertés » s'attaquent au gouvernement dirigé par une femme très particulière. Une guerre civile éclate et les USA pensent que des BOW (Bio Organic Weapons) sont utilisées dans les combats. Leon est envoyé sur place pour enquêter.

 

Ada Wong et Leon se retrouve en Europe de l'Est pour ce prologue à RE 6

Bon le pitch de base est plutôt très classique, mais ça a le mérite d'être plus accrocheur que pour Degeneration ou les films de Jovovich. Ça ne révolutionne rien, ne révèle pas forcément grand chose sur l'Univers Resident, et c'est au final très classique, mais ça se laisse regarder comme un film pop-corn. Les personnages ne sont pas bien fouillés (Sasha), voir carrément horripilants (JD), mais on prend plaisir (peut-être de manière honteuse ou coupable) à suivre cette histoire.

Tyrant et Lickers sont présents : le film est 100 % fan service

On a quand même droit à pas mal de fan service entre la présence d'Ada, des plaguas, des lickers et autres Tyrants, mais après tout c'est pour ça qu'on regarde ce genre de film. Les scènes d'actions sont globalement bien foutues (même si ça n'invente rien) et sont un des raisons pour lesquelles j'ai passé un bon moment.

 

Les nouveaux personnages ne sont pas très travaillés : Passable

Bon évidemment, on échappe pas aux WTF en plein milieu d'une scène. Entre l'Ukraine aussi riche que les USA, la présidente ancien agent du KGB qui maitrise les arts martiaux (au point de tenir tête à Ada Wong), et Leon qui est juste too much (mais coupez lui ces mèches bordel !), la meilleure suspension volontaire d'incrédulité est mise à rude épreuve !

 

Le combat entre Ada et la présidente : Un grand moment de WTF

J'ai pris un plaisir presque honteux à regarder RE Damnation. Je sais que c'est un film moyen, bourré de fan service et de clichés, ponctué de plusieurs WTF, et pourtant j'ai accroché. Attention, on ne va jamais au delà du film pop-corn qu'on regarde entre minuit et 2h du matin parce qu'on a rien d'autres à faire. Mais perso, j'ai bien aimé, et je l'ai largement plus apprécié que Degeneration ou les films de Jovo-machin (ces derniers me filent carrément de l'urticaire...)

Maintenant chacun se fera son avis ! Moi, je file continuer à lire mon IG Mag !

Voir aussi

Groupes : 
Resident Evil
Jeux : 
Resident Evil 6
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Le temps d'un comics

Aujourd'hui je reviens après un week end de folie sur Borderlands 2 (dont le test arrivera...un jour) avec la deuxième partie de mon dossier sur les comics Star Wars avec 2 nouvelles mini-série : Emissaries to Malastare et Twilight

Emissaries to Malastare

 

Après un très bon Outlander ou Ki Adi Mundi récupérait un padawan en la personne de A'Sharad Hett, le pillard tusken, on retrouve le conseil Jedi cette fois en mission (du moins la moitié du Conseil) sur la planète Malastare. Le gouvernement légitime de la planète Lannik, ainsi que le mouvement terroriste de cette même planète, s'accordent pour lancer des négociations de cessez-le-feu sur Malastare, sous l'égide des Jedis en tant que médiateurs. Mais les négociations tournent mal et la situation dégénère avec le Conseil au milieu.

Le comics se base malheureusement sur le fan service pour palier une histoire peu passionnante  

Bon l'histoire n'est pas passionnante mais pas inintéressante non plus. On voit par exemple venir le complot à des kilomètres, et la mini-série est découpé en 2 parties, une sur Malastare, une autre sur Nar Shaada, ce qui nuit à son développement. Personnellement, j'ai été un peu décontenancé par cette deuxième partie de l'histoire, qui n'a au final que peu de rapport avec le pitch initial.En contre-partie, l'histoire du Jedi Tusken avance (un peu), on nous présente Quin Lan Vos, un futur (gros) personnage de la série, et on a droit à ne nombreux clins d'oeil à la seconde trilogie de Georges Lucas (Discussion avec Anakin jeune padawan, course de podracers sur Malastare, retour de Sebulba). En dehors de ça, rien d'extraordinaire : On est ici assez clairement dans le fan service. On aime ou on aime pas.

 

On garde ce style de dessin un peu vieillot mais qui évolue vers quelque chose de plus contemporain

Le dessin reste toujours un peu dans ce style vieillot mais pas désagréable des séries précédentes, et on note néanmoins une évolution (certes lente mais réelle) vers un style plus adapté à un comics moderne. Donc globalement le dessin n'est pas désagréable à l'oeil, loin de là, mais il ne devrait pas non plus soulever les foules.

Cette mini-série joue clairement sur le fan service : C'est pas désagréable, mais ça ne réinvente rien. Je préfère largement quand les auteurs font avancer l'Univers Etendu, comme c'est le cas dans Twilight !

 


Twilight

 

Quin Lan Vos, jedi qu'on croise dans Emissaries to Malastare, se réveille  sur Nar Shaada, amnésique. Il a peu de temps pour réfléchir puisqu'il est attaqué par pluseurs groupes de bandits. Commence alors pour lui la (longue) quête de son passé, un voyage qui va le mener de Nar Shaada à  Coruscant, en passant par Ryloth (planète des Twileks) au cours de cette mini-série.

 

Le comics introduit Quin Lan Vos et Aayla Secura, deux personnages très présents dans l'Univers Etendu Star Wars

Sous ce pitch relativement classique se cache un des plus gros fils conducteurs de la série Republic : l'histoire du Jedi Quin Lan Vos. Et elle est plutôt très intéressante ! Ici on a clairement envie de continuer à lire, de comprendre comment il a perdu la mémoire, de savoir ce qu'est devenu Aayla Secura, sa jeune (et désormais connue) padawan qui a disparue. On ne s'ennuie pas un seul instant au fil des 6 issues. En plus on apprend énormément sur le personnages, sur ses origines, et on sent rapidement que son histoire va se complexifier du fait de son affinité avec le côté obscur. Twilight est un chapitre majeur de Republic qui pose les bases de toute l'histoire parallèle de Quin Lan Vos.

 

Le style du dessin devient de plus en plus fin au fil des mini-séries

Niveau dessin, on continue la lente mutation vers un dessin plus moderne, plus fin. Si j'avoue ne pas être un grand fan du style de Vos, il faut reconnaître qu'il est original. Les scènes d'actions sont desormais dessinées avec un style plus moderne ou les mouvements amples et stylisés sont capturés. Bref, niveau dessin là aussi c'est un plaisir à lire

Au final un super comics qui introduit des personnages super importants pour l'Univers Etendu, et ça, on aime !

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L'Ours du Metro

Quasiment un an après la création de mon blog avec un premier article dédié à Rayman Origins, un véritable coup de coeur, je reviens cette fois avec Rayman Jungle Run, le jeu mobile iOs et Android. 

J'avais vraiment adoré Rayman Origins, tant pour la précision de son gameplay, parfaitement réglé et parfaitement dosé en termes de difficulté, que pour la direction artistique aux couleurs chatoyantes et à l'esprit déjanté. Un peu comme TigerSuplex, je pensais (et pense toujours) que Rayman détrônait Mario au royaume de la plateforme 2D.

 

Je ne suis pas un grand fan des jeux mobiles, probablement à cause de ma culture de gamer qui veut que je recherche plus de grosses expériences scénarisées plutôt que de petits moments de gameplay pur. Et c'est bien ce qui a failli tuer mon expérience de Jungle Run.  Ce jeu, j'avais vraiment hâte de mettre les mains dessus. D'abord parce que je voulais voir ce que Michel Ancel pouvait proposer comme jeu mobile, et ensuite parce que retrouver l'esprit Rayman ne pouvait que m'attirer.

Parlons un peu du jeu et de son gameplay. Ici pas de joystick virtuel foireux ou de croix digitalisée : Rayman avance tout seul, et il n'y a qu'un bouton. Il s'agira de faire sauter, voler ou frapper Rayman avec ce seul bouton tout au long des niveaux, souvent courts, en adéquation avec le support iOs qui veut que vous puissiez jouer n'importe ou, n'importe quand. Il faut donc aller d'un point A à un point B, tout en ramassant le plus de Lums possible pour faire un bon score.

 

On retrouve les environnements fins et colorés de Rayman Origins

Paradoxalement, mon premier contact est mauvais. Graphiquement, ça envoie toujours du bois. C'est beau, c'est coloré, c'est fluide, et l'écran retina renforce le tout admirablement bien. Bref, on prend toujours cette claque graphique que Rayman Origins avait su mettre à bon nombre de gamers. La musique de Christophe Heral du menu aide tout de suite à se mettre dans l'ambiance d'ailleurs.

Et puis on lance le premier niveau, et c'est là que j'ai eu ma desillusion. Comme je l'ai expliqué pour le gameplay, on ne joue qu'avec un bouton... Donc on ne fait que sauter au bon moment... Et là on se dit « ouais c'est beau mais bon, on regarde plutôt qu'autre chose... ». Je m'attendais probablement trop à un jeu comme Rayman Origins en terme de gameplay et face à cette simplification j'ai été déçu...mais pas au point de lâcher l'affaire.

 

Contrairement à ce que je pensais à ma première impression, le gameplay de Rayman est très bien pensé

 J'ai donc enchainé les niveaux. Et puis, à force d'avancer, on commence à y prendre goût. Les niveaux se complexifient (rien d'insurmontable pour l'instant tout de même) et le level design extrêmement bien pensé se révèle progressivement. Les sauts demandent de plus en plus de précisions, le contrôle du vol demande plus d'attention : Bref le jeu demande de plus en plus de concentration et en devient addictif. 

Et c'est là que j'ai compris que le jeu était excellent, et qu'on touche à son génie. Conçu pour un support plus nomade qu'une console nomade, Jungle Run ne pouvait pas, ne devait pas reprendre les mécaniques classiques d'un jeu de plateforme 2D. Il devait apporter un plaisir immédiat, un gameplay simple mais prenant, et des niveaux courts, jouables en 2-3 minutes (même pas). Il fallait tout de même un peu de complexité sous peine de lasser le joueur. Impossible de la placer dans le gameplay sans trahir l'esprit du support : Ancel et son équipe ont donc travaillé sur le game design pour nous forcer à contrôler nos sauts de plus en plus précisément. Avoir tout les Lums et donc accéder aux niveaux secrets demandera de refaire les niveaux plusieurs fois pour les maitriser de mieux en mieux. Très rapidement le tout devient addictif et on a plus envie de lâcher l'affaire.

 

Jeux de courses, scoring, plateforme : Tout est fait pour rendre le jeu ultra addictif

Ancel a réussi à créer un excellent mix entre un jeu gamer et un jeu casual puisque je pense que le jeu conviendra aux deux catégories de joueurs. Il ne faut surtout pas s'attendre comme moi à un jeu gamer pur : Ce n'est pas l'objectif et ce serait incohérent compte tenu du support. Il faut prendre ce jeu comme ce qu'il est, c'est à dire une expérience mobile très sympa, et un tentative de gameplay aussi simple qu'addictif et au final précis.

Seul vrai reproche qu'on peut faire au jeu : Il est court. On en fait très rapidement le tour. Heureusement, j'ose espérer que recueillir tous les Lums demandera un peu plus de temps et que quelques mises à jours rallongeront les niveaux à la manière d'un Angry Birds.

Si j'ai d'abord été déçu, j'ai vite compris que mes attentes étaient impossibles à réaliser, et j'ai finalement su déceler le génie qui se cache derrière ce « running game à un bouton ». Gameplay précis mais simple d'accès, charme à toute épreuve, et level design extrêmement bien foutu font de ce jeu mobile une des meilleures expériences iOs que j'ai pu avoir. Vu son prix, vous auriez tort de passer à côté ! J'espère qu'Ubisoft nous en proposera d'autres comme ça !

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